Mots clés :

Alain de Fayolle, bataille des frontières, Ernest Psichari, Nestor Outer, Rossignol, Virton.

Le 22 août 1914, quelque 27.000 soldats français périrent pendant des combats sur un front de 400 km de long. La plupart des morts tombèrent dans les Ardennes belges. Rien que dans le petit village de Rossignol, en Gaume, plus de 7.000 soldats perdirent la vie. Ce fut le jour le plus meurtrier de l’histoire de l'armée française.

 Nestor Outer

Aquarelle de Nestor Outer, originaire de Virton.

Il a dépeint cette journée tragique avec 70 aquarelles.

40.000 soldats.

27.000 français et 13.000 allemands,

c'est le nombre de soldats morts le 22 Août 1914, journée de l'offensive des Ardennes, de Lorraine et des Vosges (bataille des frontières).

Les régiments français les plus touchés sont :

24 RI : 800 soldats, 25 RI : 1200 soldats, 36 RI : 1000 soldats, 49 RI : 700 soldats, 74 RI : 800 soldats, 129 RI : 650 soldats.

Lieux des affrontements :

  • Bataille de Lorraine, 20 - 22 août 1914.
  • Bataille de Charleroi, 21 - 23 août 1914.

  • Bataille de Longwy, 22 - 23 août 1914.

  • Bataille de la Trouée de Charmes, 22 - 26 août 1914 entre Toul et Epinal.

  • Combats à Rossignol, 22 août 1914.

  • Combats à Virton; 22 août 1914.

Régiments ayant participés à ces combats :

  • 25e RI - combats de Roselies (22.8), de Le Roux/Belle-Motte (22.8)
  • 36e RI - combats de Pont-de-Loup/Châtelet (22.8)
  • 1er Régiment de Marche de Tirailleurs algériens - combat de Châtelet (22.8)
  • 136e RI - combats de Falisolle (22.8),
  • 71e RI - combat d'Arsimont (21 et 22.8)
  • 24e RI - combat d'Anderlues (22.8)
  • 74e RI - combat de Roselies (21 et 22.8)
  • 48e RI - combat de Ham-sur-sambre (22.8)
  • 129e RI - combats de Roselies (22.8), de Châtelet (22.8)

Rossignol

 Rossignon Gde rue

Eglise Rossignol

Rue de Rossignol

Bataille des frontières map

Bat des frontièresDésastres

Toutes les batailles livrées entre le 8 et le 24 août 1914 – toutes, sans exception – se soldent par des désastres. Le recul est général, la Belgique submergée, et les Allemands sont installés sur le sol français pour quatre ans. Ces semaines furent les plus sanglantes du conflit : en seize jours, la France déplore autant de morts qu’à Verdun durant les quatre premiers mois de la bataille défensive, de février à juin 1916.

Visiter les liens :

http://boutique.monde-diplomatique.fr/extrait-atlas-histoire2

http://rosalielebel75.franceserv.com/bataille-des-frontieres.html

Alain de Fayolle

Le seul jour du 22 août 1914, le sous-lieutenant Alain de Fayolle est mort pour la France, ainsi que vingt et un de ses camarades de promotion Saint-Cyr.

Le sous-lieutenant d’Infanterie Alain de Fayolle (1891-1914), chevalier de la Légion d’honneur, meurt pour la France dès le début de la Grande Guerre. Il avait prononcé le serment de monter à l’assaut « en casoar et gants blancs » et l’a tenu. Son camarade de promotion, le général de  brigade Jean Regnault lui rend ainsi hommage au cours d’une conférence prononcée à Versailles, en 1966 :

« Il n’est pas parti follement à l’assaut comme on nous l’a représenté, mais sa section éprouvée, arrêtée sous le feu, les hommes plaqués à terre et ne voulant plus se relever, il mit posément son casoar au képi, enfila ses gants blancs et se relevant, leur cria : "Et maintenant, allez-vous me suivre ?" Galvanisés par son sang-froid, ils s’élancèrent ; lui tomba.

Geste héroïque mais surtout acte voulu de commandement qui en fait la grandeur ».

 Fayolle

 De Fayolle

Lire le document :

St-Cyr

Cimetière de Rossignol

Rossignol cimetière

Rossignol cimetière1

Orée de la foret5

Orée de la foret2

Monument aux coloniaux

 Ernest Spatchari

Psichari Rossignol

Stèle Spatchari

Héroique dégense Marsouis

La guerre trouva Ernest Psichari au 2ème Régiment d’Artillerie Coloniale à Cherbourg. Il partit le 7 août avec l’ardeur la plus exaltée.  Le 22 août 1914, après douze heures d’une lutte sans répit, au moment où les combats s’achevaient et où les Allemands pénétraient dans le village de Rossignol, on le trouva tué auprès de ses pièces, le chapelet enroulé autour du poignet. Une balle l’avait frappé à la tempe.  Il avait trente ans.