Mots clés :

Botrel, Bretagne, chansons de chez nous, chansons de route, chansons en sabots, Dinan, La Paimpolaise, les chants du bivouac, Pont-Aven, Tranchées.

Théodore Botrel

Portrait de Paul Jobert

Théodore Botrel né en 1868 à Dinan, décédé en 1925 à Pont-Aven.

Théodore Botrel Le monde illusré

Article du Monde Illustré du 17 Juin 1899

Botrel La Paimpolaise

 Botrel Soldat

Botrel, soldat du 41 RI de Rennes

Botrel, né à Dinan-22 en 1868, est le fils d'un forgeron pauvre. Il entre aux Chemins de Fer comme employé. Le soir, il se produit sur la scène des modestes cafés-concerts de Dinan.. Le succès, viendra  en 1895 lorsque Mayal interprétera La Paimpolaise. A la déclaration de guerre en 1914, il a 46 ans. Il ne sera donc pas mobilisé autrement que comme artiste aux armées, ce qui lui permet d’échapper à cette réalité qu’il met si joyeusement en musique.

41 RI Botrel

 Le 41e RI, régiment de Théodore Botrel. Carte postale. Collection J.-Y. Coulon.

http://enenvor.fr/eeo_actu/wwi/chansons_du_temps_de_guerre_botrel_et_les_autres.html

Une croix dans la tranchée

 

Nous suivions la tranchée à vingt mètres des Boches,
Silencieux, le dos voûté, le pied glissant.
Et les canons « tapaient » là, près de nous, si proches
Que le vent des obus nous fouettait en passant.

 

Nous voyions, à travers les créneaux, La Boisselle,
Son petit cimetière et son ilot brumeux :
Paysage banal qu’un frôlis de ton aile
A fait sublime – Ô Gloire ! et pour jamais fameux.

 

Nous bonjourions les gâs bretons du dix-neuvième
A leurs postes d’écoute au bout des longs boyaux :
On se disait deux mots – « brezonnek » parfois, même –
Les « Tiens bon ! » se croisaient avec les « Kénavos ».

 

Quand, tout à coup, je vis au ras de la tranchée
Une petite croix faite avec deux roseaux :
Croix sans date et sans nom, timidement cachée
Comme en font les enfants sur les tombes d’oiseaux.

 

Qui donc était ce mort ? Quand tomba-t-il ? Mystère !
Il était de ceux-là qu’on note « disparus »
Et qui, devant les yeux des remueurs de terre,
Sous un coup de leur pic, un soir, sont reparus.

 

On ne dérange pas le corps du camarade :
On salue, on se signe et le travail reprend ;
Si bien qu’il reste encor (là sous la fusillade
Soldat jusqu’au-delà du tombeau) dans le rang !...

 

…Et devant l’humble croix, saisi d’un trouble étrange,
Je me sentis jaloux de ce mort radieux
Qui, face à l’Ennemi, dans son linceul de fange
Dormait le grand sommeil des héros et des dieux !

 

Théodore Botrel

Voir les liens :

http://botrel-jean-francois.com/Theodore_Botrel/Sommaire.html

http://www.cpa-bastille91.com/cartes-postales/theodore-botrel/

http://www.cparama.com/forum/serie-theodore-botrel-t8717.html

http://collections.banq.qc.ca/bitstream/52327/1987071/1/0000238702.pdf

http://www.bm-dinan.fr/

http://www.dutempsdescerisesauxfeuillesmortes.net/botrel theodore.htm

 Mouchoir Rouge Botrel    Botrel Paimpolaise

 Ses œuvres

Ses chansons sont principalement Folkloriques, patriotiques et religieuses.

Elle sont réunies par thémes : 

- Chansons de chez nous,
- Chansons en sabots,
- Chansons en dentelles
- Chansons de la fleur de lys,
- Chansons en dentelles
- Chansons pour Lison
- Chansons des clochers à jour
- Chansons de Jean-qui-chante
Sans compter les poésies, contes et légendes, les 'Coup de clairons. On compte plus de 400 chansons !

Il soutient les soldats de la guerre 14-18 en donnant de nombreuses représentations.

La bonne chanson4    Botrel Nous ne les ublirons pas

  Botrel refrain de guerre    Botrel fleur de blé noir

Chansons de chez nous, 1898

Ce recueil, Chansons de chez nous fut couronné par l'Académie française en 1898.

Chanson de chez Nous 1    Chansons de chez nous

 Catalogue complet Botre1    Catalogue complet Botrel2

Voir le lien :

http://gallica.bnf.fr/Chansons de chez nous

 Restons chez nous

I

Enfin ! te voilà revenu

Mon pauvre gâs, de la grand'ville !

La goule pâle, à moitié nu,

Le cœur mort et le corps débile

Reprends ta veste et tes sabots,

Chante tes chansons de naguère ;

T'as encor des jours longs et beaux

A vivre auprès de ton vieux père :

Notre petit coin est si doux !

Pour vivre heureux, restons chez nous !

II

Lorsque tu t'en fus, je t'ai dit :

« Reste, mon Yvon! » et la cloche

Sonna l’Angélus de midi

Avec un air de doux reproche ;

Nos pommiers te tendaient leurs bras

Chargés de bouquets blancs et roses.

Mais, alors, tu n'entendais pas

La voix des êtres et des choses :

Notre petit coin est si doux

Pour vivre heureux, restons chez nous !

III

Tu croyais ben trouver.. là-bas,

L'Amour, la Joie et la Fortune

Mais le Soleil que tu trouvas

N'était qu'un pâle clair de lune !

Pourquoi, si loin, aller chercher

Le vrai Bonheur qui ne peut être

Qu'à l'ombre du joli clocher

Qui, l'un et l'autre, nous vit naître ?

Notre petit coin est si doux !

Pour vivre heureux, restons chez nous !

IV

Tu sais que de nos vaillants bœufs

La force s'est encore accrue :

Toi, tu marcheras auprès d'eux;

Moi, je guiderai la charrue.

Puis, l'hiver, du matin au soir,

Nous irons semant à mains pleines

Les grains de seigle ou de blé noir,

Espoir des récoltes prochaines.

Notre petit coin est si doux !

Pour vivre heureux, restons chez nous !

V

L'Eté venu, tu goûteras

Comme jadis la joie extrême

De faucher à longs tours de bras

Le blé que tu semas toi-même ;

Et puis le soir, avec lenteur,

Nous fumerons notre pipée

Durant que monte la senteur

De l'herbe fraîchement coupée.

Notre petit coin est si doux !

Pour vivre heureux, restons chez nous !

VI

Mais. trouves-tu pas, pour nous deux

Un peu grande la maisonnette?

Si, comme autrefois, tu la veux,

Que n'épouses-tu l’Yvonnette ?

Hé?... tu souris : Dans quinze jours

Nous ferons la noce, j'espère !

Et, si Dieu bénit vos amours,

Je serai donc, enfin, grand-père !

Notre petit coin est si doux !

Pour vivre heureux, restons chez nous !

VII

La chose qui te manquera

C'est la Foi dont ton âme est veuve.,

Mais notre Recteur te fera

Une belle âme toute neuve :

Demande-lui de te bénir

Pour que le Roi de tous les êtres

Te laisse aimer, rêver, mourir

Dans le lit-clos de tes Ancêtres !

Notre petit coin est si doux !

Vivons ! Aimons ! Mourons chez nous !

Chansons en sabots, 1901

Chansons en sabots Botrel

 http://gallica.bnf.fr/Chansons en sabots

Les mousaillons

botrel en mer

Chansons de Botrel

  Botrel La Catholique    Botrel La Nationale

 Botrel le muguet    Botrel Cruelle Berceuse

Les chants du bivouac, publiés en 1915.

Le miroir 15 03 1915 Botrel

Le Miroir, 7 Mars 1915

botrel chant du bibouac

L'Image de la guerre, juin 1915

Botrel Chabnts du bivouac1    Les chants du bivouac

 TdM1 TdM2 TdM3

Lire la préface de Maurice Barrès :

Barrès Préface

Chant du bivouac en Bretagne

 Page 1

Lire les documents :

Botrel En Bretagne1

Botrel En Bretagne2

 

Page 61

Lire le document :

Botrel En Belgique

Lorraine

 Page 105

 Flandres

 Page 209

 

Page 165 

Lire le document :

Botrel En Alsace

 

Page 241

Lire les documents :

Botrel dans les tranchées1

Botrel dans les tranchées2

Chansons de route, 1915

Chansons de route Botrel    Botrel Chansons de route2

Voir le lien :

http://fr.wikisource.org/wiki/Livre:Botrel_-_Chansons_de_route,_1915.djvu

TABLE DES MATIÈRES 

Préface : « Trois auditoires de Botrel » (Eugène Tardieu). 

Pages 

1. Chantons légèrement ! Chanson-Préface 21 

2. Sur les routes du Kaiser 27 

3. La « petite maman » 33 

4. Avec mes sabots 39 

5. Le petit prince soldat 45 

6. La messe au camp 49 

7. Crucifié ! 55 

8. Italie, écoutez-moi donc ! 59 

9. Résurrections ! 65 

10. Dans la boue… 69 

11. Si le Kronprinz avait voulu 77 

12. Les « bleuets » 83 

13. Le soldat-prêtre 89 

14. La chasse au loup ! 93 

15. Printemps de guerre 99 

16. Le drapeau de Jacques Bonhomme 103 

17. La vierge du clocher d’Albert 109 

18. Il pleut, il pleut des bombes !… 113 

19. Jean-Sac-au-dos 119 

20. La marche des « Poilus » 123 

21. Les mains bénies 129 

22. Le pain K K 133 

23. La douleur du drapeau 139 

24. Des chacals, non des lions ! 143 

25. La victoire double, double… 147 Pages 

26. La grosse Bertha 153 

27. Arock, Bretonel !… 159 

28. En avant, Bretons !… 161 

29. Le sourire de Mireille 165 

30. Les A… E… Ou… Us ? 169 

31. Dans la houle des blés 175 

32. Si je meurs ici 179 

33. Au front 183 

34. Dunkerque, après Reims 189 

35. Le convoi de ravitaillement 192 

36. La crève-aux-Boches 203 

37. Le « refrain » du 41e 209 

38. Le « Kamarad » 215 

39. Lettre a l’ambulancière 221 

40. Les « quatre jours » 227 

41. Une croix dans la tranchée 233 

42. Les cuistots 237 

43. Le retour du roi-héros 243 

44. « Jean Gouin » 247 

45. L’Horatius Coclès Breton 253 

46. Noël a Jeanne 257 

47. Salut a toi, mon régiment !… 263 

48. Le « Lusitania » 267 

49. Les gas axphyxiants 273 

50. Les vins du Rhin 277 

51. Nous pleurerons nos morts, demain !… 283 

52. En passant par ton Berlin 287 

53. Tant pis pour eux !… 293

Chant Borel 1915

 Au front, 1915

 Botrel témoignage Joppé

 Témoignage du Général Joppé envers Botrel

4 et Hun Botrel

4 et Hun Botrel1

Chanson écrite par Botrel pour la journée du Finistère, le 10 octobre 1915

 Le 25 juillet 1925

 Botrel monument2        Botrel OF 28 07 1925

L'Ouest-Eclair, 28 Juillet 1925

 Monument T Botrel1

Description : Stèle en granit blanc de Bourgogne. Une fontaine et un bassin semi-circulaire entourent le monument. Localisation à l’origine : Paimpol, place de la Vieille-Tour (Côtes-d’Armor).

Inscriptions : sur la face principale de la stèle : THEODORE BOTREL 1868-1925, sur l’arrière : Paris / Paimpol / Canada / Belgique / J’aime le parfum de la Paimpolaise / Son église et son grand pardon / J’aime surtout la Paimpolaise / Qui m’attend au pays breton, sur la stèle, en bas à gauche : Pierre Lenoir, sculpteur 1928.

 Botrel kenavo

La Dépêche de Brest, 28 Juillet 1925

 Botrel Lisieux4

 

Botrel Lisieux1

 Botrel Lisieux2  Botrel Lisieux3

 

Tombe de Botrel

Sa tombe porte pour épitaphe : « J’aime, je chante, je crois ».

 

    Voir l'article sur la chanson de la Grande Guerre :

http://87dit.canalblog.com/archives/2013/03/09/26603845.html

 

Botrel l'aigle et le tigre

Hommage à Clemenceau

À Théodore Botrel 

C’est la croyance populaire ! 

On dit que les chansons de bord 

Font danser dans le ciel polaire, 

Les blanches aurores du Nord. 

 

On dit aussi que la cadence 

De la rame et des avirons, 

Ralentit ou presse la danse, 

La danse ronde des Clairons. 

 

Botrel, plus grande est la magie 

De tes refrains évocateurs, 

Ô quelle merveille surgie 

Dans nos esprits et dans nos cœurs !  

 

Comme un preste vol d’alouettes 

Qu’éveillent les pas du semeur ; 

Comme une bande de mouettes 

S’enlève au rythme du rameur, 

 

L’essaim doré de nos légendes, 

Nos cantilènes d’autrefois, 

Vieux noëls, berceuses normandes, 

Ouvrent leurs ailes à ta voix. 

 

Entends-tu la note lointaine, 

Perçois-tu le frais gazouillis 

Du rossignol de la Fontaine, 

Du rossignol des Bois Jolis ? 

 

Écoute la Belle Françoise, 

Qui veut toujours s’y marier, 

S’y marier dans sa paroisse, 

Et qui se fait toujours prier. 

 

N’entends-tu pas la Belle Rose, 

La belle rose au rosier blanc, 

Qui désire et veut, mais qui n’ose 

Offrir son petit cœur tremblant. 

 

La Belle Rose me repousse : 

La mignonne attend, pour s’ouvrir, 

Que le petit doigt de ta Douce 

S’en vienne en passant la cueillir.