Mots clés :

Bénet, Durenne, dédicaces, empire colonial, financement, fonderies, Gourdon, granit, inauguration, marbreries, obélisque, ornements, piédestal, Pollacchi, Quillivic, Réal del Sarte, subventions, Val d'Osne, Edouard Rombaux-Roland, granit de Lanhelin, Charles Desvergnes.

Lire le document :

TDC  La patrie en deuil

Rappel des pertes françaises

Morts pour la Fr Alfort

 1 mort pour 28 habitants.

40 morts par commune.

 

Voir l'article sur le bilan français et mondial :

http://87dit.canalblog.com/archives/2012/09/19/25330874.html

 

Mort pour la France

Il convient de rappeler que la mention « Mort pour la France » n'existait pas avant la Grande Guerre, elle a été instaurée en 1915 par la loi du 2 juillet, modifiée en 1922. 

L'expression " monuments aux morts " s'applique ici aux édifices érigés par les collectivités territoriales - le plus souvent les communes - pour honorer la mémoire de leurs concitoyens " morts pour la France ", sauf dans les départements d'Alsace et de Moselle où, pour des motifs historiques, cette notion est remplacée pour la guerre de 1914-1918 par celle de " morts à la guerre ". 

S'appuyant sur l'esprit de la loi du 25 octobre 1919, un usage s'est imposé, depuis la Première Guerre mondiale, comme référence pour les décisions municipales en la matière : l'inscription d'un nom se justifie pleinement lorsque le défunt, décédé au cours d'une guerre ou d'opérations assimilées à des campagnes de guerre, est titulaire de la mention "Mort pour la France", et est né ou domicilié légalement en dernier lieu dans la commune considérée. Certaines municipalités ont parfois étendu cette possibilité aux victimes dont le décès est consécutif à un fait de guerre, dès lors que les deux conditions susvisées (octroi de la mention "Mort pour la France" et lien direct avec la commune) sont respectées. L'article 2 de la loi du 28 février 2012 fixant au 11 novembre la commémoration de tous les morts pour la France précise désormais les modalités de cette inscription : "Lorsque la mention "Mort pour la France" a été portée sur son acte de décès dans les conditions prévues à l’article L. 488 du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de la guerre, l’inscription du nom du défunt sur le monument aux morts de sa commune de naissance ou de dernière domiciliation ou sur une stèle placée dans l’environnement immédiat de ce monument est obligatoire. La demande d’inscription est adressée au maire de la commune choisie par la famille ou, à défaut, par les autorités militaires, les élus nationaux, les élus locaux, l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre par l’intermédiaire de ses services départementaux ou les associations d’anciens combattants et patriotiques ayant intérêt à agir". Loi n° 2012-273 du 28 février 2012 : www.legifrance.gouv.fr 

http://www.defense.gouv.fr/les-monuments-aux-morts

Lire le document :

ONACVG CONDITIONS MENTION MORT POUR LA FRANCE

Introduction

La guerre franco-allemande de 1870-1871 a laissé des témoignages d’hommages aux soldats disparus. C’est en 1887, lors de la vague nationaliste boulangiste, qu’une association patriotique : le Souvenir Français invite les cantons et communes à édifier des monuments en mémoire de la campagne de 1870-1871. 

Après la guerre de 1870, la réalisation des monuments pour honorer les morts n'était pas habituelle et restait à l'initiative des communes ou des associations d'anciens combattants. Il faut préciser que les soldats ne portaient pas de plaque individuelle d'identité et qu'il était souvent difficile d'identifier les morts. Ceux-ci étaient alors enterrés dans des fosses communes, et non rapatriés vers les communes d'origine. 

Le Souvenir français a été créé en 1887, pour honorer leur mémoire et veiller à l'entretien de leurs sépultures. 

La République française n'a honoré que tardivement les morts de 1870-1871, la médaille commémorative de cette guerre n'ayant été accordée qu'à partir de 1911. 

Le critère jurisprudentiel pour désigner les noms devant être inscrits sur les monuments aux morts est celui du dernier lieu d'habitation dans la commune, afin que leur mémoire soit conservée, là où ces personnes étaient le mieux connu. 

En 1870, les pertes totales de le France s'élèvent à 138.871 tués, morts de leurs blessures ou de maladie, et à 137.623 blessés ; le nombre de monuments furent peu nombreux : 900 environ.

Wikipedia : 

Le Traité de Francfort du 10 mai 1871 met fin à 6 mois de guerre. Il stipule, dans son article 16, que les deux États signataires s'engagent, sur leur territoire respectif, à entretenir les tombes de soldats morts pendant le conflit.  

Les soldats ne portaient pas plaque d'identification. On les ensevelissait anonymement dans des tombes collectives. Le nombre de militaires tués du côté français est estimé entre 105 000 et 140 000. 

L'édification de monuments commémoratifs a été, pour une part, l’œuvre du Souvenir Français et celle des sections de vétérans. C'est à partir de la loi de 1890, laissant aux communes, l'initiative de leur érection, que l'on voit se multiplier les monuments aux morts de la Guerre de 1870-1871, soit sur les emplacements de batailles, soit sur les places publiques, soit dans les cimetières communaux des villes et des villages. 

Ils témoignent également de la diffusion dans l'opinion de l'idéologie nationaliste, du culte du souvenir des morts au combat et du désir de revanche sur l'Allemagne à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. 

Contrairement aux monuments de la première guerre mondiale produits le plus souvent en série, à une époque postérieure, ce sont, dans leur grande majorité, des œuvres uniques. Leur intérêt architectural et artistique réside dans leur grande diversité, réalisés par des artistes affirmés, à l'âge d'or de la sculpture de la fin du XIXe siècle. Simples stèles, ils ont des formes variées : colonne, colonne tronquée, obélisque, obélisque tronqué, pyramide etc. accompagné ou non de statues avec inscription d'une dédicace et éventuellement du nom des victimes. 

 Monument Corbeil    monu soissons 1870-1

                                  Sculpteur : Paul Fournier

http://www.laguerrede1870enimages.fr/page190a.html

http://www.wikiwand.com/fr/Monument_aux_morts_de_la_guerre_de_1870_en_France

https://fr.wikipedia.org/wiki/Monument_aux_morts_de_la_guerre_de_1870_en_France

1919 : Loi relative à la commémoration et à la Glorification pour la France au cours de la grande guerre.

En 1919, les monuments aux morts expriment la douleur endurée pendant le confit de la Grande Guerre et la Victoire finale.

Les municipalités rendent hommage à leurs enfants morts pour la France.

Ils rappellent aux proches, veuves, enfants, frères, sœurs les souffrances endurées par les poilus.

C'est une manière de faire son deuil ; beaucoup de poilus n'ayant pas de sépulture.

En 1919, un consensus politique eut lieu pour ériger un monument aux morts dans les 36.000 communes de France.

Le monument rappelle l'Union sacrée de 1914.

Une certaine compétition se fit entre communes voisines pour ériger le monument le plus original.

Une frénésie à la construction des monuments aux morts se fit entre 1920 et 1929.

Certaines communes érigèrent 2 monuments.

16 monuments aux morts furent érigés par jour,

entre 1920 et 1925.

 

84% des monuments furent édifiés en 1920 et en 1921.

A côté des monuments aux morts existent aussi d’autres hommages, stèles, plaques publiques, privées ou religieuses.

Le type de monument le plus répandu est l'obélisque sur piédestal.

Loi du 25 Octobre 1919 :  Loi relative à la commémoration et à la Glorification pour la France au cours de la grande guerre

Aux mortd Clemenceau

 Les projets architecturaux

Planche monument aux morts

     Monument projet

 Croquis Monument1   Croquis Monument

Monument Essonne

 Dessin Monum Coq   Dessin monum2

Les types de poilus proposés par les fonderies : 

Quand une commune a connu de fortes pertes, les survivants ont deux façons de réagir : soit ils considèrent que le village a assez payé à la Patrie, avec le prix du sang, et le monument est très modeste, une simple stèle de marbre sur un mur de la mairie ; soit au contraire les survivants veulent honorer dignement et avec fierté leurs compagnons morts au champ d'honneur et en tel cas c'est un beau et coûteux monument qui est édifié. 

Beaucoup des monuments réalisés sont donc le produit  de l’industrie, surtout  pour les sujets en fonte ou en pierre reconstituée. Ainsi le catalogue des Marbreries Générales Gourdon, à Paris XVI, propose-t-il, pour 5 000 à 15 000 F, un Poilu sentinelle, un Poilu à la grenade, un Poilu mourant en défendant le drapeau, un  Poilu de garde, une France glorieuse, une France victorieuse, une France pleurant ses morts, une Gloire ailée, etc. (souvent en ciment  ou en pierre  reconstituée...),  ce  qui  donne des monuments répétés dans de nombreuses communes, des monuments que le voyageur de passage ne regarde même pas à cause d'une impression de « déjà vu ». 

Les catalogues des fonderies d’art proposent  des  modèles métalliques semblables, en fonte, en fonte à patine bronze. S’y ajoutent palmes du martyre ou de la victoire, croix de guerre, glaives, trophées, gerbes, inscriptions diverses, le tout en fonte ou en bronze. Tel modèle comme le Poilu victorieux d’Eugène  Bénet  proposé  par  des  fonderies d’art se retrouve dans près de mille communes de France.

 Poilus monuments aux morts

Le poilu bronzo

 http://pierresdememoire.fr/?page_id=1596

Une statue en fonte de fer bronzée de taille 1m60, pesait environ 200 kg.

Fonte de fer bronzée : Fonte (alliage de fer et de carbone supérieur à 1,8%) recouverte d’une couche de bronze en poudre.

Elle coûtait environ en 1920 :

  • 3 000 Frs en fonte de fer bronzée.
  • 5 000 Frs en bronze.
  • 15 000 Frs en pierre granit.

Plus 1 000 à 8 000 Frs pour la gravure des victimes suivant leur nombre.

Plus 3 000 Frs pour l'entourage du monument (grille de fer forgée).

Reconnaissance des matériaux :

Fonte de fer, bronze.

Métaux monum1

Métaux monum

Voir le lien :

http://e-monumen.net/wp-content/uploads/tutoriel_monumen_fr.pdf

Granit de Bretagne.

Le Kersanton ou la Kersantite, dite "pierre de Kersanton": pierre des sculpteurs bretons.

La kersantite, ou pierre de Kersanton (improprement appelé granite de Kersanton), est une roche magmatique filonienne, de composition proche du granite, de couleur sombre gris vert très foncé,  présentant un intérêt certain pour la sculpture, principalement celle à faciès sombre, qui a largement été utilisé dans l'architecture religieuse.

Propriété : la Kersantite est facile à tailler, mais plus la roche sera exposée à l'air, plus elle durcit et devient résistante à l'érosion.

Le Kersanton est largement utilisé dans l'architecture religieuse : calvaires bretons ( Plougastel-Daoulas; 1602-1604), porches d'église ( Lampaul-Guimiliau; 1533, Le Folgoët ; 1423), gisant de saint Ronan à Locronan... Au 19e et 20e, il sert pour les habitations, les tombeaux et monuments aux morts, et les phares (Creac'h à Ouessant, le phare de l'Ile Vierge).

Voir les liens :

http://www.hgsavinagiac.com/article-31193678.html

le kersanton une pierre bretonne 

Localisation du kersanton

Kersanton localisation  Riviere Daoulas

Le Kersanton   Kersanto XV S

Kersanto XVIII S   Kersanton XX S

http://kersanton.blog4ever.com/

http://www.volcanogeol.com/kersanti/kersant.htm

Exemple de réalisation en pierre de kersanton : l'enclos paroissial de GUIMILIAU :

Guimiliau

GUIMILIAU5   GUIMILIAU6

GUIMILIAU3   GUIMILIAU2

http://lili-polo.kif.fr/l-enclos-paroissial-de-guimiliau-a98946823

Monum Crozon1

 Exemple de monument aux morts en granit de Kersanton :

Crozon (29), Michel Kervevan, sculpteur

Poilu et Fusilier marin

AUX GLORIEUX ENFANTS DE CROZON MORTS POUR LA PATRIE

Ô VOUS QUI PASSEZ, NE NOUS OUBLIEZ JAMAIS

Lire le document :

Crozon le monument aux morts                                                                

Localisation des monuments

Le monument s’inscrit dans un espace sacralisé, précisément délimité par des grilles, des chaînes soutenues par des piquets ou par quatre obus. Ces obus enchaînés pourraient alors avoir un sens pacifiste. L’entourage n’est pas toujours réalisé en même temps que le monument, il est parfois réalisé quelques années plus tard.

Souvent utilisée dans les cimetières, comme le permet la loi du 9 décembre 1905, la croix latine, que portent aussi certains monuments
édifiés sur des places publiques, ne saurait être considérée comme un emblème républicain... d’autant que la croix de guerre offre la possibilité d’une solution plus consensuelle. Les drapeaux sont souvent associés à la symbolique de la droite, alors que palmes, couronnes de laurier et urnes funéraires n’ont pas de signification politique particulière.

  • 40 % dans les cimetières 
  • 22 % proche des églises
  • 18 % proche des mairies
  • 13 % sur les places publiques, au cœur du village.

Place du souvenir

Répartition des monuments par emplacement en Essonne

Les dédicaces

Ceux qui pieusement

Vicor Hugo

 

Heureux ceux qui sont morts pour la terre charnelle

Mais pourvu que ce fût dans une juste guerre.

                                                                                                                         Charles Péguy

 La guerre est le massacre de gens qui ne se connaissent pas

au profit de gens qui se connaissent

mais qui ne se massacrent pas entre eux.

                                                                                 Paul Valery

  •  « A nous le souvenir, A eux l’immortalité »
  • « Passant lis , souviens-toi. »
  • « Gloire à la France éternelle. Heureux ceux qui sont morts pour elle. »
  • « Commune X à ses Héros. »
  • « Vaincre ou mourir. »
  • « A nos libérateurs tombés à la commune X. »
  • « La commune X reconnaissante à ses glorieux enfants. »
  • « A nos enfants morts pour la France. Aux Alliés tombés pour notre délivrance ».
  • « Que maudite soit la guerre »
  • « Si tu veux la paix, prépare la guerre »
  • « Guerre à la guerre – Fraternité  entre les peuples »
  • « Aux familles des morts, pour exalter la grandeur de leur sacrifice »
  • « Contre la guerre. A ses victimes. A la fraternité des peuples. Que l'avenir console la douleur. »
  • « Maudite soit la guerre. Et ses auteurs ! »
  • « Que l’avenir console la douleur. »

  •  

    « A la mémoire de nos maris et enfants qui dorment loin de nous. »

Hymne de Victor Hugo, Juillet 1851. 

Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie 
Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie. 
Entre les plus beaux noms leur nom est le plus beau. 
Toute gloire prés d'eux passe et tombe éphémère ; 
Et, comme ferait une mère, 
La voix d'un peuple entier les berce en leur tombeau ! (Hymne Victor Hugo)
Gloire à notre France éternelle ! 
Gloire à ceux qui sont morts pour elle ! 
Aux martyrs ! aux vaillants ! aux forts ! 
A nous le souvenir, à eux l'éternité, 
Qui veulent place dans le temple, 
Et qui mourront comme ils sont morts !  
C'est pour ces morts, dont l'ombre est ici bien venue, 
Que le haut Panthéon élève dans la nue, 
Au-dessus de Paris, la ville aux mille tours, 
La reine de nos Tyrs et de nos Babylones, 
Cette couronne de colonnes 
Que le soleil levant redore tous les jours ! 
Gloire à notre France éternelle ! 
Gloire à ceux qui sont morts pour elle ! 
Aux martyrs! aux vaillants1 aux forts ! 
A ceux qu'enflamme leur exemple, 
Qui veulent place dans le temple, 
Et qui mourront comme ils sont morts ! 
Ainsi, quand de tels morts sont couchés dans la tombe, 
En vain l'oubli, nuit sombre où va tout ce qui tombe, 
Passe sur leur sépulcre où nous nous inclinons ; 
Chaque jour, pour eux seuls se levant plus fidèle, 
La gloire, aube toujours nouvelle, 
Fait luire leur mémoire et redore leurs noms ! 
Gloire à notre France éternelle !
Gloire à ceux qui sont morts pour elle ! 
Aux martyrs ! aux vaillants! aux forts ! 
A ceux qu'enflamme leur exemple, 
Qui veulent place dans le temple, 
Et qui mourront comme ils sont morts ! 

Financement, coût des monuments.

Le prix réel d’un monument aux morts est difficile à évaluer puisque des coûts annexes doivent être pris en compte : transport, aménagement du sol, plantations, etc. En outre, le prix des matériaux et du transport varie dans le temps et diffère d’une commune à l’autre en fonction de la date d’édification et de son accès ou non à une gare. Aussi, certaines communes ont recours à la vente sur catalogue, ce qui démontre l’existence d’un marché florissant pour les marbriers, sculpteurs, architectes. Par commodité, les municipalités passent un contrat à l’amiable avec le marbrier (marché de gré à gré) qui doit néanmoins être approuvé par le préfet. Il comprend l’identité des parties contractantes, la municipalité et l’entrepreneur des travaux, le devis ainsi que le coût total des travaux. Le projet peut également être attribué par une adjudication. Cette procédure de marché public peut concerner l’ensemble du projet ou uniquement une partie. Moins souple que le contrat à l’amiable, cette méthode est normalement gage de qualité pour la commune, le projet devant être en équilibre avec le budget communal.

Les matériaux utilisés sont souvent des pierres issues des carrières locales : la pierre de Marquise, la pierre de Lunel, pierre de Kersanton en Bretagne, ou le Stinkal dont les carrières se situent entre Calais et Boulogne ou encore la pierre du Hainaut également appelée pierre de Soignies (Belgique).

Monum Plassac

 Monum Plassac1

 Monum Bourdonné

La loi du 25 octobre 1919 définit les conditions de commémoration et de glorification des morts pour la France pendant la Grande Guerre. 

Le financement de la construction du monument est assuré par : 

  • Souscription publique.
  • Subvention municipale.
  • Subvention de l'Etat selon la loi du 25 octobre 1919 (la subvention est calculée en fonction de l'effort et des sacrifices consentis).
  • Parfois par des dons. 

Le financement se fit à l'initiative des mairies, du clergé, des associations des Anciens combattants.

On fit appel à la souscription (les sommes sont très variables allant de 0,50 cts à plus de 1000 francs, aux dons privés, aux tombolas, à la vente d'insignes, organisations de fêtes, de concerts, de bals, quêtes des mariages à la mairie. quêtes des enfants des écoles, etc...

Les noms des bienfaiteurs furent affichés dans les mairies.et publiés dans le journal L’Observateur. 

commune descoublac

 Appel aux dons de Monsieur le Maire

Un monument coûtait en moyenne 17.000 €

(1 Fr 1920 = 1 € 2014 environ).

Exemple d'estimation :

Pour un poilu "type résistance de Pourquet", le prix du monument s'élève à 28 800 F se décomposant ainsi :

  • Allégorie en bronze patiné « Poilu » de Pourquet…….... 11 000 F
  • Piédestal en granit……………………………………… 16 000 F
  • Palme et couronne……………………………………… 450 F
  • Lettres gravées…………………………………………. 1 000 F (par tranche de 25 noms)
  • Maçonnerie…………………………………………….. 350 F

Toute inscription en sus est facturée 2F50, la lettre dorée.

 Poilu résistance Pourquet     Pourquet

Type poilu "Résistance"                      par Ch. Pourquet

Le soldat de Pourquet intitulé Résistance connut l'un des plus gros succès de la statuaire commémorative de série : on en dénombre plusieurs centaines d'exemplaires répartis dans toute la France. La version en calcaire, taillée dans les ateliers de l'artiste, n'est pas la plus fréquente, distancée de très loin par l'édition en fonte de fer bronzée de la fonderie du Val-d'Osne (n° 854 du catalogue). Quelques rares exemplaires en bronze existent également. Le modèle en plâtre de la composition fut présenté à Paris, en 1921, au Salon de la Société des Artistes Français (n° 3875 du catalogue). 

 Devis install monu aux morts   Monument Escoublac laBaule

Devis pour l'installation du monument aux morts d'Escoublac-La Baule

Monu Escoublac

Voir le prix des monuments aux morts en Saône-et-Loire :

inventaire monuments aux morts Saône et Loire

Subventions de l'Etat :

Il n’y a pas d’obligation légale, mais une reconnaissance officielle assortie d’une incitation financière d’ailleurs modeste : la loi de finances de 1920 prévoit 4 à 15 % de la dépense totale en fonction du nombre des morts par rapport à la population. Une subvention complémentaire dépend de la richesse de la commune : de 11 % pour les plus pauvres à 1 % pour les plus riches. Il y a eu en plus des aides départementales. Il fallait donc souvent des dons, des apports en nature (terrain, matériaux) ou en travail pour boucler le budget.

La première subvention est allouée en proportion du nombre des habitants de la commune morts au cours de la guerre par rapport au chiffre de la population déterminé par le recensement de 1911 (barème n°1).  

Cette contribution étatique modeste s’accompagne cependant d’un contrôle important : la circulaire du 31 mai 1921 s’assure de la qualité esthétique des monuments, sous couvert de préserver « la protection de notre patrimoine artistique ». La commission préfectorale qui donne son accord à la construction apparaît en fait assez tatillonne et près d’une fois sur deux, fait reprendre un motif décoratif, supprimer une volute, abaisser une hauteur de quelques centimètres sans que l’on soit absolument convaincu du bien-fondé, esthétique ou technique, des modifications demandées. Certaines communes se voient refuser la subvention demandée.

Cette aide de l'état se termine en 1925 puisque la circulaire du 20 octobre 1924 arrête au 31 décembre de l’année 1924 les demandes de subvention. C’est donc bien sur les communes et sur les particuliers que repose l’essentiel de l’effort financier de la construction des monuments aux morts.

 Barème1

La seconde subvention – dite "complémentaire" – est allouée en proportion de la valeur du centime communal rapporté à la population. Encore appelé centime additionnel, le centime communal est la majoration autrefois pratiquée au profit des communes, également des départements, du montant de certains impôts.

Barème2

 subventions essonne

 Subventions accordées aux communes en Essonne

Lire le document :

http://www.biblio.univ-evry.fr/memoires 14-18

Chanson monum aux morts

 Livret de la revue locale « C’est à Quarante ans » (1922)
Arch. dép. Manche (BR 2866)

Ornements les plus courants

DSC_3532

  •  la couronne de feuilles de chêne (ou la branche de chêne), symbole des vertus civiques
  • la couronne de feuilles de laurier (ou la branche de laurier), symbole des vertus militaires
  • la palme de victoire en métal ou gravées dans la pierre
  • la croix de guerre 1914-1918, plus ou moins épurée au point de n'être parfois qu'une simple croix pattée

Le poilu lui-même peut être représenté, en buste ou à la taille réelle (avec son équipement, et dans diverses attitudes).

Assez souvent, peuvent figurer des civils (tels qu'une femme veuve et un(e) enfant) penchés sur une tombe ou tenant un bouquet.
Ponctuellement, le civil représenté peut être muni d'un signe particulier en référence à la région ou à une activité spécifique,
générale (comme une charrue tirée par un cheval évoquant de toute évidence le monde agricole), ou bien plus précise, comme un outil (un louchet à tourbe à La Faloise).

Les marbreries, fonderies

  • Les fonderies du Val d'Osne Paris (siège) et Osne-le-Val, Haute-Marne (usines).
  • Les établissements artistiques Edmond Guichard à Castenaudary (Aude).
  • Les fonderies de Tusey prés de Vaucouleurs (Meuse).
  • Les établissement métallurgique A. Durenne fondeur Paris (siège), Sommevoire et Wassy, Haute-Marne (usines)
  • Les fonderies Corneau-Deville à Charleville (08)
  • La fonderie Salin à Dammarie-sur-Saulx (55)

La fonderie du Val d'Osne

En 1878, le Val d'Osne rachètera le fonds de modèles de la fonderie d'art Ducel et l'intégrera dans ses catalogues. Repris par la fonderie d'art Durenne en 1931, le Val d'Osne fermera ses portes en 1986. Le personnel, les savoir-faire et une partie du fonds de modèles seront repris par la fonderie d'art GHM. Présentes dans le monde entier (une soixantaine de pays et une centaine de villes recensées à ce jour), les productions du Val d'Osne forment aujourd'hui une collection universelle, qui entre dans les musées et fait l'objet de mesures conservatoires.

 Val d Osne marbrerie  Fonderie du Val d'Osne

Fonderie d art Val d Osne

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Val d osne3  Val d osne6  Val d osne7  Val d osne2

 Planches du catalogue de la fonderie Val d'Osne, 1921 

Cliquez sur les vignettes pour obtenir leur taille réelle

Il fallait compter 4 800 francs pour une statue de poilu en fonte bronzée et 2 000 F pour un simple buste de poilu à la fonderie du Val d’Osne (tarif de 1921).

Voir le lien :

http://e-monumen.net/categorie/volumen/val-dosne-monuments-aux-morts/

http://www.monumentsauxmorts.fr/cariboost1/crbst_356.html

L'entreprise Edouard Rombaux-Roland, Jeumont.

Catalogue Roambaux5

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 Monument Rombaux-Roland

 Catalogue Rombaux15

Catalogue Rombaux14

Catalogue Rombaux9

 Catalogue Rombaux8

Catalogue Rombaux7

Catalogue Rombaux3

Catalogue Rombaux2

 

Catalogue Rombaux12

 Catalogue Rombaux16

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Catalogue Rombaux1

Catalogue Edouard Rombaux-Roland

Tarif Rombeaux

 Carrières Lanhélin

 Granit bleu de Lanhelin (35)

 Catalogue Rombaux10

Devis Roland1

 Voir le lien :

http://www.monumentsauxmorts.fr/cariboost1/crbst_354.html

GUICHARD Edmond- Fonderie

Cette fonderie située à Castelnaudary (Aude) a produit, après la guerre de 1914-1918, le célèbre Poilu "Montant la Garde" créé par le sculpteur E. Camus.

Ce modèle a été produit concurremment par la fonderie de Tusey (Meuse).

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Les établissements métallurgiques Antoine Durenne

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 A Durenne   Monument Durenne

On ne passe pas Soldat au drapeau  Poilu victorieux  Soldat blessé

Croix de guerre

Coq gaulois

Planches du catalogue de la fonderie A. Durenne, 1921 

Cliquez sur les vignettes pour obtenir leur taille réelle

 Catalogue Durenne6   Catalogue Durenne7

 Catalogue Durenne1   Catalogue Durenne3

 Catalogue Durenne5   Catalogue Durenne4

Catalogue Durenne2

 Extraits de l'album N°8, 1921

 

Catalogue Durennes

 

 Voir les liens :

http://e-monumen.net/categorie/volumen/durenne-monuments-aux-morts/

http://www.monumentsauxmorts.fr/cariboost1/crbst_139.html

Établissements Hector JACOMET de VILLEDIEU dans le Vaucluse.

Le Poilu au repos, les deux mains sur le fusil.

Installés dans le Vaucluse à Villedieu, ces établissements se consacrèrent exclusivement à l'édition de ce poilu dans le succès n'eut d'égal que celui de Bénet ou de Pourquet. Cette fonte existait également en version peinte, ce qui accentuait le réalisme. 

Le poilu bronzo   Poilu Jacomet

 Poilu Jacomet Tintiniac   Monument Citray 36

 Tinténiac (35)                                                               Citray (36)

« Le poilu »

D’un caractère exclusivement commémoratif de gloire et d’héroïsme, ce monument est de nature à satisfaire tous les goûts et toutes les tendances.

Qu’il soit érigé sur une place publique, dans un square ou au cimetière, il est d’une allure imposante : et, dans sa simplicité, ce monument représente exactement ce que l’on veut qu’il représente.

Le projet que nous soumettons conviendra, nous en sommes certains, au plus grand nombre, parce qu’il est grandiose et simple en même temps.

Ce « Poilu » est en fonte de fer ciselée

Notre modèle est établi dans une seule grandeur de 1 m 60.

TON BRONZE PATINÉ
FONTE DE FER CISELEE ET BRONZEE AU FOUR
Absolument inaltérable
Au prix unique de 3.000 francs
(Franco d’emballage, port dû)

Nous pouvons livrer aussi, sur demande, ce même « Poilu », en ton pierre de taille ou peint couleurs naturelles. Mêmes prix et conditions.

La fonte de fer, inutile de le dire, est d’une résistance sans égale. Lorsque la pierre de taille et même le marbre auront subi les altérations du temps, la fonte sera toujours intacte et aussi belle qu’au jour de l’inauguration. Les générations passeront devant le monument sans que la moindre atteinte des intempéries l’ait effleuré, et ceci est un point capital sur lequel nous attirons tout particulièrement l’attention.

PIEDESTAL

Le piédestal peut-être fait sur place, par les tailleurs de pierres ou maçons du pays, avec plus ou moins d’embellissement, selon les ressources dont on dispose. 

MONUMENTS DIVERS 

Nous nous chargeons de l’exécution de tous projets de monuments, sur plan ou croquis donnés, en pierre dure ou tendre ou en marbre : R.F., Palmes, Croix de Guerre en bronze
Patiné garanti. -Plaques de marbre gravées, etc…- Prix et devis sur demande.

Le prix de ce Poilu au repos [les deux mains sur le fusil] est de 3000 francs au 10 juillet 1920.

Voir les liens :

http://lycees.ac-rouen.fr/anguier/memoire/spip.php?article147

http://monumentsmorts.univ-lille3.fr/auteur/205/jacomethector/

http://www.monumentsauxmorts.fr/cariboost1/crbst_352.html

UNION ARTISTIQUE INTERNATIONALE DE VAUCOULEURS, Fonderie

Œuvres : Poilu à l'écu (portant les noms des principaux champs de bataille de la guerre)

Pontorson Poilu à l'écu

Pontorson (50)

Les marbreries générales

Marbreries générales affiche

 Les Marbreries générales Gourdon à Paris ont proposé des monuments pour particuliers, pour collectivités dont des monuments aux morts. Elles pouvaient sous-traiter la fourniture des parties en bronze ou en fonte, sans que les fondeurs apparaissent. La statuaire pouvait être aussi bien française qu’étrangère, italienne, notamment. Un certain nombre de  monuments documentés par l’Inventaire des monuments historiques montre cette sous-traitance à Carrare et le recours à des ateliers de sculpture mécanique.

Adresse rue Poussin à Paris 

Productions : 

  • Ange porteur de lauriers
  • Buste de grenadier
  • Coq
  • Urne
  • France remettant une couronne de lauriers
  • Médaillon
  • Poilu combatant
  • Poilu mourant en défendant le drapeau
  • Pro Patria
  • Victoire
  • Victoire soutenant un poilu mourant 

 Marbreries Gourdon   Marin combattant Marbreries Goudon 1921

 Catalogue Gourdon, 1921

 Marbreries fénérales projet

 Projets de monuments

Voir le lien :

http://www.fontesdart.org/fonte-d-art/les-themes-de-la-fonte-d-art/79-monuments-aux-morts.html

Marbreries générales catalogue   Marbreries générales Cozère

                                                                              Poilu mourant défendant le drapeau

Val d Osne marbrerie1

 Marbreries générales texte

Prix marbreries générales

Tarif, décembre 1921

Entreprise basée 33 rue Poussin à Paris et dirigée par Urbain GOURDON qui signa un certain nombre des oeuvres éditées par son entreprise. Cette firme avait à son catalogue plusieurs dizaines de modèles qu’elle réussit à vendre à plus de 500 communes. Elle a ainsi fournit Azé, Changé, Craon, Jublains.  

Une statue de 1,50 m en marbre représentant “La France Victorieuse”  était vendue 7.500 Francs,

“Le Poilu mourant en défendant le Drapeau” se négociait à 8.800 Francs franco de port, emballage en sus.

 Poilu Mourant défendant le drapeau Le Crotov    Poilu Mourant défendant le drapeau1

 Le Crotov

Voir le lien :

http://www.monumentsauxmorts.fr/cariboost1/crbst_353.html

Etablissements Henri Jacomet de Villedieu (Vaucluse) 

Le Poilu au repos [les deux mains sur le fusil]  Installés dans le Vaucluse à Villedieu, ces établissements se consacrèrent exclusivement à l'édition de ce poilu dans le succès n'eut d'égal que celui de Bénet ou de Pourquet. Cette fonte existait également en version peinte, ce qui accentuait le réalisme. 

 Poilu Villedieu Poilu Izeron

 Sculpteurs

Sculpteurs célèbres

  • Landowski :  19 monuments dont Casablanca et Alger
  • Bouchard :      6 monuments
  • Bourdelle :      6 dont Montauban (pour 50 000 F qu’il sculpta gratuitement) SaintCyr, Palais de Tokyo à Paris
  • Maillol            pour son Roussillon natal : Elne, Ceret, Port-Vendres, Banyuls (offert)
  • Real del Sarte :     54 monuments
  • Sudre :            Beaucaire, Cerbère
  • Dardé :           Lodève (gracieusement)
  • Quillivic,       Chantre de la culture bretonne
  • Jan et Joël Martel     en Vendée...

Voir la liste des sculpteurs :

Liste des principaux sculpteurs

Sculpteurs monuments

RICHEFEU Charles Édouard- Sculpteur

Paris, 1868 -1945, Élève de D. Puech

Richefeu Poilu

 Jules Pollacchi, sculpteur

JeanPollachi sculpteur

Jules Pollacchi

Catalogue Jules Pollacchi

Voir le lien :

http://www.monumentsauxmorts.fr/cariboost1/crbst_351.html

Grands ateliers Jeanne d'Arc de Marcel Marron, Orléans.

Monument de Gy

Le monument aux morts de Gy 70700 (Haute-Saône) est composé d'une statue de poilu en sonorine (matériau moins cher que la fonte) bronzée de 2 mètres de haut.

La base est quant à elle réalisé en pierre calcaire dite des carrières de Comblanchien et l'emmarchement en pierre d'Andelarrot. Un coq de la victoire est sculpté en bas-relief sur la face antérieure de la base, alors que les autres faces sont gravées des noms peints des soldats morts pour la France. Les angles de la base sont composés de colonnes à chapiteaux ioniques. 

  • Fabricant Marcel Marron, 
  • Sculpteur Charles Desvergnes,

Le monument aux morts a été inauguré le 28 octobre 1923. 

Charles Desvergnes (1860-1928).

Sculpteur - (Jean) Charles Desvergnes, était le fils d'un fort modeste boulanger-pâtissier de Bellegarde (Loiret) dont le jeune talent fut reconnu par son entrée en 1874 dans l'atelier d'Henri Chapu, puis par son admission à l'École Nationale des Beaux-Arts.
Le Conseil Général du Loiret et sa ville natale financèrent ses années d'études et son hébergement dans un patronage catholique.
Se conformant aux usages du temps, le jeune homme se présenta au prix de Rome à partir de 1879. Il obtint finalement le deuxième prix (1887), puis le premier grand prix (1889 : Le retour de l'enfant prodigue).
Il s'installa à Paris, rue de Vaugirard, et concourut pour la décoration de divers édifices commandés par l'Etat, les municipalités et les évêchés : frontons du Petit Palais, monuments aux morts personnels et collectifs, décorations d’autels.

 Marron catalogue

 Modèle de "l'héroïque poilu de France" D 38 

 atelier J Arc

 Monument Beauvois-en-Cambrésis (59157)

Intérieur de l'église de Beauvois-en-Cambrésis (59157)  

Souvigny-en-Sologne 41600 (Loir-et-Cher)

 Intérieur de l'église de Souvigny-en-Sologne 41600 (Loir-et-Cher)

Monument Anglars-Nozac (46300)

Monument de Anglars-Nozac (46300)  

Monument Wingles (62410)

  Intérieur de l'église de Wingles (62410)

Inauguration des monuments

Dans chaque commune, l’inauguration du monument aux morts est l’occasion d’organiser une fête importante à laquelle de nombreuses personnalités politiques sont invitées. La cérémonie suit toujours plus ou moins le même déroulement. Une messe est donnée pour les soldats morts au champ d’honneur en présence des familles, des anciens com-battants et des autorités politiques et administratives. Ensuite, un cortège réunissant différentes associations et institutions locales est organisé avec pour point d’orgue l’arrivée devant le monument avec dépôt de gerbes, discours, Salut aux Drapeaux, Marseillaise, etc. Le soir, les festivités s’achèvent généralement par un concert.

Ces programmes ont vocation à renforcer la fonction funéraire du monument. La messe, par exemple, s’apparente à un service funèbre. L’église est généralement garnie de casques, de fusils et de drapeaux. Le dépôt de gerbes n’est pas sans rappeler le fleurissement des tombes. Il ne s’agit pas de célébrer la victoire ou des principes républicains mais bien de commémorer les morts sous les drapeaux, comme le suggère la litanie des noms de ces derniers prononcée durant la cérémonie. L’association des enfants à la cérémonie est également significative du souhait d’y intégrer toute la population aux côtés des représentants des anciens combattants.

Au sortir de la guerre, les poilus survivants considèrent le 11 novembre 1918 comme le « plus beau jour de leur vie », en témoigne le dernier poilu de Saint-Omer en 1993. Les associations d’anciens combattants joueront un rôle fondamental dans la célébration de l’armistice. En effet, le premier anniversaire de l’armistice en 1919 reste discret. Une seule cérémonie est organisée à Paris. C’est à cette occasion qu’est instaurée la « minute de silence » pour renforcer le caractère funéraire de la cérémonie. Ce n’est qu’en 1920 que l’armistice est célébré pour la première fois et il faut attendre la loi du 24 octobre 1922 pour que ce jour soit décrété fête nationale.

Inauguration mm00    Inauguration mm000

Programme inauguraton mm

 Monum Elboeuf   Monum Elboeuf2

 Inauguration monument aux morts89

Monument aux morts Laurenan

 Laurenan dans les Côtes d'Armor, rassemblement de toute la population du village

pour l'inauguration du monument au morts, le 17 septembre 1922

Affiche inauguration N-D de Lorette

Affiche pour l'inauguration du monument de la nécropole nationale de N-D de Lorette, près d'Arras, le 12 juin 1932

Carte invitation monument aux morts

L’inauguration est l’occasion de rendre un hommage solennel aux enfants du pays morts pour défendre la France.

Le matin, un office religieux commence la journée et le prêtre du village bénit le monument.

La population est invitée à pavoiser, toutes les associations sont conviées : jeunesse, sapeurs pompiers, crosseurs. La Clique, et l’Harmonie interprètent Le Chant du Départ, la Marseillaise, et bien évidemment l’association des Anciens Combattants avec le Maire organisent la cérémonie et l’accueil des invités.

Le chant du départ

Les instituteurs jouent un rôle essentiel dans l’encadrement des enfants des écoles, qui chantent « L’Hymne aux morts » de Victor Hugo et à l’appel des noms des soldats répondent « morts pour la France ». Ils apportent des bouquets de fleurs parfois tricolores. 

Sous - Préfet, Sénateur, Député, Maire prennent la parole en soulignant le courage de toutes ces victimes. Le président, le secrétaire ou le trésorier des Anciens Combattants, anciens poilus, expriment avec émotion la souffrance endurée.
Ce sont les discours les moins conventionnels, et sans doute les plus intéressants. Certains soulignent que « l’affront de 1870-71 est enfin effacé »,

Des fëtes de nuit sont organisées.

Lire les documents :

inauguration monument aux morts D Labeau

inauguration 1925

 Inauguration_Monument

 Programme d'une journée de l'inauguration d'un monument aux morts

Ce fut l’occasion lors de l'inauguration de ces monuments de réciter le célèbre poème de Victor Hugo : 

Ceux qui sont morts pour la Patrie 

Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie
Ont droit qu'à leur cercueil On adore et l'on prie.
Entre les plus beaux noms leur nom est le plus beau.
Toute gloire près d'eux passe et tombe éphémère ;
Et, comme ferait une mère, la voix d'un peuple entier,
La voix d'un peuple entier les berce en leur tombeau !

Refrain-Chœur
Gloire ! Gloire ! à notre France éternelle !
A ceux qui sont morts pour elle !
Aux martyrs ! Aux vaillants ! Aux forts !
À ceux qu'enflamment leur exemple,
Qui veulent place dans le temple,
Et qui mourront comme ils sont morts !

C'est pour ces morts, dont l'ombre est ici bienvenue,
Que le haut Panthéon élève dans la nue,
Au-dessus de Paris, la ville aux mille tours,
La reine de nos Tyrs et de nos Babylones,
Cette couronne de colonnes
Que le soleil levant (bis) redore tous les jours !

Refrain-Chœur

Ainsi, quand de tels morts sont couchés dans la tombe,
En vain l'oubli, nuit sombre où va tout ce qui tombe,
Passe sur leur sépulcre où nous nous inclinons ;
Chaque jour, pour eux seuls se levant plus fidèle,
La gloire, aube toujours nouvelle,
Fait luire leur mémoire (bis) et redore leurs noms !

Refrain-Chœur

Discours du maire de Guémené lors de l'inauguration, le 29 avril 1923.

"Au nom de la Municipalité, du Conseil Municipal et de la population tout entière de la commune de Guémené-Penfao, j'adresse un salut respectueux et ému à nos glorieux morts de la Grande Guerre, ainsi qu'à leurs familles éplorées, à vous pères, mères, épouses et enfants de ces chers disparus que je vois groupés là près de nous "à l'honneur".
Je n'aurais pas assez de mon coeur, de tout mon coeur, pour vous offrir les condoléances et les sympathies qui vous sont dues.
Lorsque le 2 août 1914, la Patrie en danger appela ses enfants pour défendre son sol sacré, tous d'un même élan, abandonnant leur foyer, partirent, quittant des êtres chers.
Que de souffrances endurées depuis ! et quel sublime sacrifice consenti pour la défense du sol national, pour la liberté et la civilisation !
La population toute entière de Guémené-Penfao, dans un même esprit de reconnaissance, demeurant fidèle à la mémoire de ces 299 morts au champ d'honneur, pour respecter leur souvenir et pour rappeler aux générations futures la grandeur de leur sacrifice, a dressé un monument qui rappellera ceux à qui elle doit de vivre aujourd'hui dans un pays victorieux et libre.
L'Allemagne, nous attaquant à l'improviste, brisant tout sur son passage, a dévasté toute une région de notre belle France, ruinant 10 départements. Vaincue, elle reste dans la paix ce qu'elle fut dans la guerre - fourbe et de mauvaise foi – et refuse de payer les réparations qu'elle doit.
Nous ne pouvons oublier tant de maux, et notre devoir est d'affirmer la volonté de la France d'exiger l'application du Traité de Versailles, et nous avons pleine confiance dans le gouvernement de la République pour y parvenir.
Ce monument que nous avons érigé est élevé sur des caveaux renfermant les restes de nos morts exhumés du front et ramenés dans leur pays natal.
Qu'il soit pour nos générations futures l'exemple du patriotisme et de l'amour de la Patrie et qu'il nous rappelle toujours que notre commune de 6 000 habitants fut des plus éprouvées avec les 299 des siens, qui ont payé le terrible tribut, et que bien d'autres encore porteront jusqu'à leur mort les traces de la lutte, malades, blessés ou mutilés.
La commune entière a voulu contribuer à cette oeuvre de reconnaissance et les souscriptions recueillies parmi les habitants s'élevèrent à 22 000 francs. Les 35 000 francs qui manquaient pour les caveaux, le mur décoratif et le monument lui-même furent couverts par une subvention votée à l'unanimité par le Conseil Municipal. Je dois en remercier les souscripteurs et les féliciter de ce geste généreux.".

Monument Guéméné

Monument de Guémené-Penfao 44290 (Loire-Atlantique)

Auteurs / Entreprises

 

Poésie dédiée aux Morts pour la France

 Poésie monu morts

Charger les documents :

Discours d'inauguration

Inauguration monument Sains lès Fressin

http://www.as-lashha.com/medias/files/2012-10-23-cf-daniel-mouraux-poilu.pdf

http://missiontice.ac-besancon.fr/ienb4/1914-1918/wp-content/uploads/2014/07/1914-1918_monuments.pdf

http://pahclunytournus.fr/documents/portal651/pah-monuments-aux-morts-2014.pdf

http://www.mairie-crouttes.fr/app/download/8151596084/LE+POILU.pdf

http://www.archives-finistere.fr/victoire_endeuillee_apparition_lieux_memoire.xml

http://insitu.revues.org/11326

http://www.klm-mra.be/klm-new/frans/educatief/downloads/dossierpeda.pdf

 

Les sculpteurs célèbres

Maxime Réal del Sartre

 Sarte portrait2   Del Sarte portrait

Voir sa biographie : 

http://xaviersoleil.free.fr/maxime-real-del-sarte/

Il édifia 54 monuments aux morts !

La Victoire de Rouen

La Victoire Rouen

 Rouen La Victoir

 La Victoire Rouen5

 Rouen La Vicyoire7

  Rouen La Victoire1   Roue La Victoire2  

 La Victoire Rouen3 

L’année 1926 verra l’installation d'une œuvre colossale, le Monument de la Victoire. Edifiée devant le Palais de Justice, cette colonne de 9m50 en forme de faisceaux de licteurs romains, est surmontée d’une Victoire ailée et exalte le triomphe français de 1918. Au pied, deux poilus montent la garde, celui de gauche pouvant être Charles Maurras, dirigeant de l’Action Française. Deux bas reliefs rappellent les séjours rouennais des troupes britanniques et des réfugiés belges pendant le premier conflit mondial.

Monument Le Tréport

Monument Le Tréport1

Monument aux morts, Le Tréport

Monument aux Compiègne Del Sarte

Monument aux Compiègne Del Sarte1

Monument aux morts, Compiègne

Monument aux morts Les Eparges

Monument aux morts, Eparges

Monument aux morts St jean de luz

Monument aux morts de St-Jean-De-Luz

Terre de France fut le premier monument exécuté par Réal del Darte après la guerre. Il l'expose au Salon de 1919.

Un certain nombre de municipalités lui passent commande, dont la ville de St-Jean-de-Luz. 

Voir la liste de ses oeuvres :

https://wiki2.org/en/List_of_works_by_Maxime_Real_del_Sarte

POURQUET Charles-Henri- Sculpteur

Sculpteur - (1877-1943) né à Colombes (Hauts-de-Seine) ; habite Paris

Elève de Barrias et de Coutan. Sociétaire des Artiste français depuis 1907. Figure au Salon de ce groupement. Médaille d’or en 1929, hors concours. Légion d’Honneur en 1931.
Auteur de trois modèles de monuments aux morts coulés par le Val d’Osne : Poilu, Résistance, Buste.

Pourquet1   Pourquet2

Pourquet4   Pourquet5

Pourquet3    Pourquet6

 Articles parus dans L'Art Funéraire N°38 Juin 1922

BÉNET, Eugène-Paul (1863-1942) 

Né à Dieppe et demeurant à Paris, il est avec Charles-Henri Pourquet, un des plus grands pourvoyeurs de monuments au niveau national. Il est surtout connu pour sa collaboration avec la fonderie Durenne à qui il donna quelques modèles promis à une large diffusion tel “Le Poilu Victorieux” fabriqué à plusieurs centaines d’exemplaires. Moulée en fonte de fer bronzée, on trouve cette sculpture à Chevaigné-du-Maine, Saint-Ouen-des-Toits, Sennones et Trans.

Eugène Bénet

 Poilu Victorieux bénet

Monument aux morts, le Poilu victorieux
Sculpture de bronze d'Eugène-Paul BENET (1863-1942)
sur socle de béton, 1920, Beaumesnil (Eure)

http://histoire-des-arts.spip.ac-rouen.fr/Le Poilu Victorieux

https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Poilu_victorieux

http://vdujardin.com/blog/article-un-poilu-victorieux-de-eugene-benet-2-saint-benoit-79030978/

http://www.monumentsauxmorts.fr/cariboost1/crbst_140.html

http://monum1418somme.pagesperso-orange.fr/index.html.html

http://moulindelangladure.typepad.fr/monumentsauxmortspacif/sculpteurs_clbres_de_monuments_aux_morts/

http://lycees.ac-rouen.fr/anguier/memoire/?lang=fr

Monu Bayeux

Monu Bayeux2

Monument aux morts, Bayeux (14)

Inauguration le 1 octobre 1922

Matériau : calcaire

Coût : 55.000 Fr

Henri Poublan, 1871-1931

Henro Poublan

 Henri Poublan dans son atelier.

Revenu du front, il répond à plusieurs commandes de monuments aux morts dans le Béarn (Arthez d’Asson, Bizanos, Gelos, Lescar, Nay, Pardies, Salies-de-Béarn) mais aussi dans toute la France (Montréjeau, Pissos, Le Vigeant) et au Vietnam, à Tourane (aujourd’hui Da Nang).

Enfin, son Buste de poilu est édité en série, en fonte, par la Société anonyme des fonderies et ateliers de construction du Val-d’Osne, que les communes peuvent choisir sur catalogue sous le numéro 512. Ce fut le cas notamment de la commune du Vigeant, dans la Vienne, en 1921.

Monum Gélos    Monum Montréjean

Monuments aux morts de Gelos et Montréjeau

Lire le document : 

Monument aux morts Montréjeau

 

Le livre d'Annette Becker

Un livre de référence sur les monuments aux morts.

Les monuments aux morts Beckett

 Soissons        Mort homme

 Soissons, sculpteurs : Lamourdedieu et Bartholomé

Le Mort-Homme, sculpteur : Jacques Froment-Meurice

 

Monuments en hommage à notre empire colonial

 

 Monum Afr noire reims

tirailleurs sénégalai32

 Monument aux morts, Bamako

tirailleurs sénégalais1   tirailleurs sénégalais2

Aux Tirailleurs Sénégalais morts pour la France

Leopold Sedar Senghor, Hosties noires (Tour, 1938) 

Nous vous apportons, écoutez-nous, nous qui épelions vos noms dans les mois que vous mourriez
Nous, dans ces jours de peur sans mémoire, vous apportons l'amitié de vos camarades d'âge.
Ah ! puissé-je un jour d'une voix couleur de braise, puissé-je chanter
L'amitié des camarades fervente comme des entrailles et délicate, forte comme des tendons.
Ecoutez-nous, morts étendus dans l'eau au profond des plaines du Nord et de l'Est.
Recevez le salut de vos camarades noirs, Tirailleurs Sénégalais
Morts pour la République.

Lire les fichiers

HDA Senghor Poème liminaire

Léopold Sédar Senghor

Mémoires de gloires et d'infortunes les tirailleurs sénagalais au secours de Reims  et de la France

Les monuments aux morts de la Guerre de 14-18 en Guadeloupe 

Monu Basse terre

MonumPointre à Pitre

 Monument aux morts, Pointre à Pitre

 Soldat guadeloupe   Poilu noir

Le monument aux morts de la ville de Saint Louis, à l’entrée du débarcadère, présente la statue d’un « poilu » de race noire. 

Inauguré le 19 octobre 1919, ce monument présentant le traditionnel poilu dans sa tenue bleu horizon tenant le fusil doté d'une baïonnette, fut dédié aux soldats de la Grande Guerre au lendemain de la signature du traité de paix signé à Versailles (le 28 juin 1919). Expression du patriotisme colonial, c'est avec ce monument que la commune de Saint-Louis appréhenda l'après guerre, vécut son deuil et perpétua son souvenir pour les soixante-quatorze de ses ressortissants “morts pour la France“.

 Poème guadeloupe

Voir le fichier :

http://insitu.revues.org/11721

Deux monuments de ma sélection

Villers-Cotterets

Voir le lien : 

http://villerscotterets.over-blog.com/article-86-inauguration-du-monument-au-mort-de-villers-cotterets-56914947.html

 Monument Villiers

Monument Villiers2

 Suippes (Marne)

Suippes monument aux morts

Suippes monument aux morts1

 Sculpteur : Desruelles

Ce monument représente une jeune paysanne venue se recueillir devant la tombe d'un poilu au milieu d'un ancien champ de bataille redevenu un champ de blé qu'on moissonne. 

Aujourd'hui, le champ de blé abrite la croix, la nourrit.

"Heureux ceux qui sont morts dans une juste guerre.

Heureux les épis murs, les épis moissonnés"

                                                                                                                     Charles Péguy

Voir le lien sur l'album des monuments aux morts :

http://monuments.piwigo.com/index?/category/1-monuments aux morts

Voir le film du CNRS

Capture8  Capture12

                                        Péronne, sculpteur : Paul Auban

Capture11  Capture7

 http://videotheque.cnrs.fr/visio=4376

 

   Voir l'article sur les monuments aux morts en Normandie

http://87dit.canalblog.com/archives/2014/10/15/30769821.html

 

Voir l'article sur les monuments aux morts en Bretagne

http://87dit.canalblog.com/archives/2014/02/03/29111160.html

 

Lire l'article sur Gloire à nos morts :

http://87dit.canalblog.com/archives/2015/07/13/32352029.html