Mots Clés :

La Fayette, Harlem HellfightersCombattants de l’enfer, enlist, jazz, banjo, départ pour l'Europe, débarquement en France, Amérique, La Fayette we are here, 

Général La Fayette

 Lafayette7

 L’estampe ci-dessus a été réalisée par Jean Mathias Fontaine (1791-1853) d’après une huile sur toile d’Auguste Couder (1789-1873) peinte en 1836 pour la Galerie des Batailles du musée national du Château de Versailles. L’artiste représente les grands acteurs militaires français et américains de la guerre d’Indépendance américaine : le lieutenant-général de Rochambeau et le général Washington donnent les derniers ordres pour l’ultime attaque de Yorktown avant la reddition du général britannique, Cornwallis (1738-1805). Sont également représentés l’amiral de Grasse qui vient de remporter une victoire navale décisive dans la baie de Chesapeake, La Fayette et son célèbre espion afro-américain James Armistead Lafayette, ainsi que deux amérindiens.

En avril 1777, La Fayette (1757-1834), âgé de 20 ans, part à ses frais en Amérique, sans l’autorisation de Louis XVI, et se met au service de George Washington. Ce dernier lui donne le grade de Major General dans l’armée américaine. En 1779, Louis XVI choisit le lieutenant-général de Rochambeau pour commander le corps expéditionnaire français envoyé au secours de la Révolution américaine. Il missionne La Fayette pour prévenir Washington de l’arrivée de ce corps expéditionnaire. L’armée de Rochambeau, composée de 4 000 hommes, débarque dans la rade de Newport (Rhode Island) à partir du 13 juillet 1780.

L’objectif du siège de Yorkton est de bloquer le général britannique Cornwallis dans Yorktown (Virginie) et de le contraindre à une capitulation. Ce dernier attend un renfort de la flotte britannique, mais l’amiral français de Grasse remporte une victoire navale décisive pour le siège dans la baie de Chesapeake, le 5 septembre 1781. La flotte britannique doit faire demi-tour. Le siège débute le 28 septembre ; le corps expéditionnaire français commandé par de Rochambeau, renforcé par les troupes de l’amiral de Grasse, et les insurgents commandés par le général Washington prennent position. La Fayette participe à la bataille en tant que Major General aux côtés de Washington. Le général Cornwallis est contraint à la reddition le 19 octobre 1781.

La guerre ne s’arrête pas avec la victoire de Yorktown, mais elle fait prendre conscience à George III, qu’il faut négocier au mieux avec les rebelles américains et leur accorder l’indépendance. Les Anglais et les Américains signent des préliminaires de paix, puis les traités de Versailles et de Paris, du 3 septembre 1783, mettent fin au conflit, la Grande-Bretagne reconnaissant les États-Unis d’Amérique.

http://actualites.musee-armee.fr/histoire/la-fayette-nous-voila-episode-2/

Lafayette révolution

Lafayette American Patriot

 La Fayette juin 2016

 ASSOCIATION NATIONALE DES CROIX DE GUERRE ET DE LA VALEUR MILITAIRE

 La Fayette tombe

 Pershing à Picpus

 4/7/17, au cimetière de Picpus, discours du général Pershing,

présence des Américains pour l'Independence Day,

 Pershing à Picpus1

4/7/17, au cimetière de Picpus, discours du général Pershing,

présence des Américains pour l'Independence Day,

Cimetière Picpus 1917-1

 4 juillet 17, au cimetière de Picpus, célébration de l'Independence Day

Cimétière de Picpus écoliers

Ecoliers déposant des fleurs au cimetière de Picpus sur la tombe de Lafayette

le 4 juillet 1917 jour de la célébration

Pershing à pipus3

 Le général Pershing sur la tombe de La Fayette au cimetière de Picpus à Paris, 13 juin 1917

Le 4 juillet 1917, le général Pershing se receuille au cimetière de Picpus sur la tombe de La Fayette, héros de l'indépendance américaine.

"De tous les grands français, c'est lui qui nous est le mieux connu. L'enfant qui naît parmi nous apprend à lier ce nom à celui de Washington. Quand nos armées traversèrent l''océan pour défendre la liberté que la France elle même avait conquise, elles ne cherchaient qu'à payer une dette sacrée. "

L'ambasadeur des Etats-Unis en France.

Enlist, pour 30 $ par jour

Service militaire obligatoire

La Loi sur le Selective Service Act avait été envisagée en décembre 1916. Le Congrès vote la loi de conscription le 18 mai 1917. Elle autorise le gouvernement fédéral à constituer une Armée nationale par l’enrôlement obligatoire. Du 5 juin au 24 août 1917, 10.481.000 Américains, âgés de 21 à 30 ans, seule tranche d’âge concernée alors, s’inscrivent dans les bureaux de recrutement. Un tirage au sort organisé le 13 juillet sélectionne 500 000 hommes du premier contingent de l’Armée nationale, incorporé fin septembre, et 187 000 hommes pour compléter l’Armée régulière et la Garde Nationale.

Entrée en guerre des États-Unis

Dans un premier temps les Français comme les Britanniques, qui ont également envoyé une mission aux États-Unis en 1917, souhaitent l’amalgame des volontaires américains à leurs troupes respectives. Joffre propose aux Américains la solution qu’ils attendaient, la formation de grandes unités américaines indépendantes. Le 14 mai il signe un accord avec le secrétaire à la Guerre des États-Unis, Newton D. Baker (1871-1937), qui prévoit :

1 – l’envoi, dès le 1er juin 1917, d’un corps expéditionnaire constitué par la 1re division chargée de représenter au plus tôt le drapeau américain sur le front français ;

2- l’organisation d’une armée instruite aux États-Unis puis dans les camps de la zone des armées françaises ;

3- l’aide de la France à la formation d’officiers de troupe et d’état-major américains ;

4- la fourniture par les États-Unis d’une participation aux services généraux de l’arrière, destinée à l’entretien des forces américaines, sous forme de spécialistes : conducteurs, chemins de fer, pionniers, parcs d’artillerie, télégraphistes, etc.

Le 15 mai 1917 la mission française repart pour la France.

Enlist windows

De quel côté de la fenêtre es-tu ?

  

Voir l'article sur les affiches d'enrôlement :

http://87dit.canalblog.com/archives/2017/05/28/35320411.html

 

Les civils : un élan patriotique remarquable  et un soutien financier considérable

Soutien aux sammies

La célèbre cantatrice Ernestine Schumann-Heink pose entre deux combattants lors d’une manifestation promotionnelle pour les emprunts de guerre aux Etats-Unis. En 1918, la diva spécialiste de Wagner, fit une tournée dans tout le pays pour récolter des fonds et donna des concerts au profit des troupes. Un tiers des Américains mettant la main à la poche, 21 milliards de dollars furent levés pour soutenir l’armée.

Voir l'article sur Buy United States Liberty Bonds :

http://87dit.canalblog.com/archives/2017/05/21/35303779.html

Enregistrement des volontaires

24 millions d'hommes, agés de 21 à 45 ans seront enregistrés par les bureaux de recensement locaux, fin août 1918.

Ce sont 6,3 millions d'hommes qui seront reconnus aptes pour le service. Seulement 2,8 millions serviront dans l'armée d'active.

Bureau enlist

 Recrutement de volontaires pour les marines.

A la fin de la guerre, le corps des marines comptera près de 70.000 hommes.

 Volontaires américains en 1914. 

Cinquante hommes sont visibles sur la photographie, parmi eux ceux dont la signature figure sur le drapeau : Paul A. Rockwell (1883-1985), Kiffin Y. Rockwell (1892-1916) – En 1914 les deux frères sont journalistes – Fred Landreaux, Charles Trinkard (1891-1918) graveur de bijoutier à New York, Charles Beaumont, Dennis Dowd ( ?-1916), avocat à New York, Bob Scanlon, boxeur afro-américain, Bert Hall (1885- ?) Ingénieur mécanicien, James Jules Bach, ingénieur, Frederick W. Zinn (1892-1960), ingénieur civil, David W. King, étudiant à l’université d’Harvard, Robert Soubiran, pilote de course automobile, Eugene Bullard (1895-1961), premier pilote afro-américain en 1916.

Bureau enlist2

 Recrutement de jeune femmes dans les marines.

Près de 300 femmes seront chargées du secrétariat de l'état-major.

enrolement noirs américains

Au printemps 1917 à Chicago, des afro-américains prêts à s'engager dans le 8 ème régiment d'infanterie.

Le corps des marines fut fermé pendant tout le conflit aux afro-américains.

L'entrainement sur place

 US entrainement

 Conscrits s'entrainant à un combat à la baïonnette.

L'US force

 Conscrits des marines formant un groupe compact autour du drapeau US

et du drapeau des marines ayant pour symboles : l'aigle, le globe et l'ancre.

Le départ pour l'Europe

Barda US

 Doughboys équipés de leur barda (havresac)

Barda composition

 Contenu du havresac : 

  • une toile de tente
  • deux couvertures
  • une pelle
  • une gamelle
  • une gourde
  • une paire de sous-vêtement
  • deux paires de chaussette
  • une paire de chaussure de rechange
  • une serviette
  • une brosse à dent
  • du savon
  • divers ustensiles de cuisine

Départ pou l'Europe

 Train de transit vers les ports de la côte Est

Volontaire pour l Europe

 Emouvants adieux

Le débarquement en Europe

 Troups US monde

 Section 4—The Yanks Are Coming Annotated

 mensailing in fr

 Affiche maire St Nazaire

 Nous leur devons l'accueil le plus fraternel

Nantes Améric

Témoignons-leur notre reconnaissance et notre sympathie

 

Voir l'article sur les Américains chez nous :

http://87dit.canalblog.com/archives/2017/03/06/35008923.html

Voir l'article sur l'entrée en guerre des Américains :

http://87dit.canalblog.com/archives/2014/01/04/28847927.html

 

L'entrainement en France

Formation des US1

Formation de soldats américains par des instructeurs français à l’utilisation du fusil français Lebel, équipé d’un manchon Vivien-Bessières lance-grenades.

Formation des US2

Formation des troupes américaines.

Sammies à l'entrainement

L'Image de la Guerre, mai 1918

Dans l’ouvrage Inventaire de la Grande Guerre sous la direction de François Lagrange, Yves-Henri Nouailhat écrit que la France fournit aux troupes américaines tous leurs canons de 75 mm et de 155 mm ainsi que leurs obusiers de 155 mm, la quasi totalité de leurs chars, une grande partie de leurs canons à longue portée, de leurs avions, environ 57 000 mitrailleuses et fusils-mitrailleurs, 10 millions d’obus et plus de 206 millions de cartouches.

Tournée de jazz

 Le Télégramme jaz5

 Le Télégramme jaz6

 Le Télégramme Le Jazz

Pour leur bravoure, les Harlem Hellfighters (Combattants de l’enfer), recevront la croix de guerre à titre collectif.

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James Reese Europe, chef d orchestre au 369 ème régiment d'infanterie a fait connaître le jazz et le ragtime au public français.

Ses musiciens, originaires de New-York et de Porto-Rico, comptent Noble Lee Sissle au violon, Russel Smith, qui deviendra l'un des trompettistes les plus célèbres des années 1920, Herb Flemming qui fera une carrière internationale au trombone.

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Le chef d'orchestre, James Reese Europe

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 Soldat dansant

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Un petit air de banjo

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La culture : ils ont fait découvrir le jazz et le ragtime à la vieille Europe.

1919 : retour à New York pour les musiciens de l’orchestre de jazz du 369 régiment d’infanterie et leur chef, le lieutenant James Reese Europe (à gauche au premier plan). Ce dernier, figure de la scène musicale noire new-yorkaise, trouvera la mort le 9 mai de cette année-là, poignardé au cours d’une dispute avec l'un des membres de son groupe. Il a été enterré au cimetière national d'Arlington.

Le retour : un hommage au nom du sang versé Des femmes et des enfants font un accueil triomphal à leurs maris et pères du 369 régiment d’infanterie qui défilent sur la Cinquième avenue de New York le 21 février 1919. Surnommés les Harlem Hellfighters (Combattants de l’enfer), les soldats du régiment le plus connu d’Afro-Américains pendant la Première Guerre mondiale n’avaient pas été autorisés à participer à la parade d’adieu de la garde nationale de New York (appelée la division arc-en-ciel) en décembre 1917, au motif que le noir n’est pas une couleur de l’arc-en-ciel. Quatorze mois plus tard, malgré la ségrégation toujours présente, le colonel William Hayward a tout fait pour que ces hommes reçoivent un accueil digne de leurs sacrifices.

Une logistique impressionnante

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 14-18, le sport sort des tranchées de Michel Merckel

St Nazaire Logistique US

 Les Américains et l'entrepôt frigorifique 1917

Face aux boches

Cantigny

Le 27 avril 1918, la 1st Division est chargée d’un secteur actif du front au sein de la 1re Armée française. L’objectif est de déloger les Allemands retranchés dans le village de Cantigny. Le 28 mai, les Sammies, soutenus par un bataillon de chars et 175 pièces d’artillerie fournis par les Français, se lancent à l’assaut des positions allemandes et l’emportent. Mais le soir venu, l’artillerie allemande les bombarde pour préparer une contre-attaque. Les Américains résistent et les Allemands abandonnent le terrain au bout de trois jours de combat. Les Sammies payent un lourd tribut humain à cette victoire.

Bois de Belleau

Après une importante offensive allemande, les Américains sont chargés de garder les passages de la Marne et de protéger la direction de Meaux et de Paris. Le 31 mai, ils se déploient de part et d’autre de Château-Thierry, tenu par les Allemands. Les combats commencent le 1er juin, et les unités américaines empêchent les troupes allemandes de franchir la Marne. Les Marines mènent des combats acharnés. Le 25 juin, l’artillerie pilonne les positions allemandes, puis l’infanterie passe à l’attaque à 17h. Grâce à cette victoire et au courage des Marines, la réputation de l’armée des États-Unis est désormais établie. Mais l’inexpérience des Sammies face au feu des mitrailleuses et les préparations d’artillerie, parfois insuffisantes sont les principales causes des lourdes pertes humaines qu’ils subissent.

Saint-Mihiel

Le saillant de Saint-Mihiel est aux mains des Allemands depuis l’automne 1914. Après l’offensive allemande du 21 mars 1918, le flux logistique des Alliés à la hauteur d’Amiens est entravé. La réduction de Saint-Mihiel, confiée à l’armée américaine, est donc devenu un objectif prioritaire. La 1st Army doit dégager la voie ferrée Paris-Avricourt et établir une base de départ en vue de futures offensives entre Meuse et Moselle. Cette armée bénéficie de la protection et de l’appui des Britanniques et surtout des Français avec 3 000 pièces d’artillerie, 267 chars légers et 1 400 avions.

Les Allemands ont eu vent de l’opération et le 8 septembre Ludendorff ordonne d’abandonner le secteur, mais l’évacuation n’est pas terminée le 12 septembre quand les Américains déclenchent l’offensive. Au cours de la préparation d’artillerie, qui dure quatre heures, plus d’un million d’obus sont tirés sur le secteur. Le soir les objectifs fixés sont atteints et cette opération met fin à quatre années d’occupation pour la population.

Les Sammies sont à nouveau engagés le 26 septembre, lors de l’offensive déclenchée par Foch, sur un front de 24 km de l’Argonne à la Meuse. Le 7 novembre, au terme de nombreux combats, les troupes entrent dans les faubourgs de Sedan.

http://actualites.musee-armee.fr/histoire/la-fayette-nous-voila-episode-18/

Scott bois Belleau

 Attaque des Marines américains à Bois Belleau en 1918 par Georges Bertin Scott (1873-1942).

Flameng St Pierre Algle

Saint-Pierre-Aigle, 18 juillet 1918 par François Flameng (1856-1923)

Les troupes américaines progressent avec l’appui de chars Saint-Chamond.

 

Voir l'article sur les offensives américaines :

http://87dit.canalblog.com/archives/2014/01/05/28862639.html

 

La Victoire

 

Vive la Fr vers la victoire

Had a fine trip

 

Voir les liens :

L'art et les artistes :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32702564z/date&rk=150215;2

L'Amérique en France :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58649035?rk=42918;4

États-Unis dans la Première Guerre mondiale :

http://radio3des.com/etats-unis-dans-la-premiere-guerre-mondiale-le-6-avril-1917

World war I bookstore :

http://www.monongahelabooks.com/wwibooks.html

  

Voir l'article sur les lieux de mémoire américains :

http://87dit.canalblog.com/archives/2014/01/21/29004970.html