Mots clés :

les mains coupées, Hermann-Paul, Poulbot, Sans Pardon, Willette, Sans pardon,

En 1914, lors de l'invasion de la Belgique et du nord de la France, les exactions commises par les troupes allemandes alimentent la rumeur des mains coupées, qui devient un thème central de la propagande germanophobe. 

Willette sans pardon2

  à feu ! à poils ! et à sang !

Willette un brave

Willette il avait 7 ans

Dans « Sans-Pardon », édité par Devambez au cours de la Grande Guerre et tiré à un nombre d'exemplaires très limité, Willette nous a dépeint, d'après les journaux, et représenté en aquarelles saisissantes les atrocités allemandes.

Adolphe Willette publie durant les premiers mois de la guerre de 14-18 des compositions d’une rare violence, qui seront reprises en 1916 en recueil sous le titre Sans pardon. Consacrés aux exactions (souvent imaginaires) des troupes allemandes sur les populations civiles du Nord de la France, ces dessins se détachent de la production d’autres caricaturistes du temps (Steinlen, Poulbot) par leur recours au grotesque, au macabre, à la cruauté et à l’érotisme, à tel point qu’il est presque étonnant que la censure de guerre leur ait accordé son visa. Cet article étudie la manière dont l’outrance, chez le dessinateur, devient une arme de propagande dans la stigmatisation des barbaries allemandes, à mi-chemin entre l’héritage de la production satirique montmartroise « fin de siècle » et l’émergence d’un nouvel imaginaire des terreurs collectives, qui pousse l’humour de la Belle époque jusque dans ses derniers retranchements.

https://www.cairn.info/revue-societes-et-representations-2001-2-page-45.htm

Atrocités All

Août 1914. Les armées allemandes envahissent la Belgique. Quelques jours après, la rumeur se répand qu'elles commettent des atrocités : exécutions, prises d'otages, boucliers humains, viols, pillages et destructions... Les récits se multiplient, venant bientôt de l'est et du nord de la France. Ils atteignent leur paroxysme au début de septembre, avant la bataille de la Marne, puis cessent quasiment en octobre... Réalité, comme l'annonça très tôt la propagande alliée, ou «bourrage de crâne», comme l'ont prétendu les autorités allemandes et, après la guerre, un nombre croissant de sceptiques ? Les historiens irlandais John Horne et Alan Kramer ont mené l'enquête dans les archives de huit pays européens. Les sources livrent une réponse accablante : d'août à octobre 1914, près de six mille cinq cents civils belges et allemands ont été intentionnellement assassinés, des centaines de villages ou de villes ravagés par l'armée allemande. Comment la peur des francs-tireurs et de la résistance civile, mythe né pendant la guerre franco-prussienne de 1870, a-t-elle conduit les soldats allemands à des crimes systématiques et de grande ampleur ? Quelle fut l'influence des «atrocités» sur la propagande des deux camps, contribuant à donner au conflit mondial le sens d'une «croisade» contre la «barbarie» ? Comment ce thème, d'abord élément central du discours allié sur la «culpabilité allemande» et le jugement des criminels de guerre, a-t-il fini par rencontrer un scepticisme général, dès les années 20 ? 

Horn mains coupées1

 Horn mains coupées2

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Les mains coupées 

Dessins humoristiques

Ibels insomnie du kaiser

Dessin de H. G. Ibels

Tirez pas mains coupées

Haut les mains !

Tirez pas, Kamarades ! Nous sommes soldats comme vous.

 Poulbot c'est sa main

Herman-Paul la baque

 La bague.

Envoie le doigt avec, ce sera plus délicat !

Hermann Paul les mains

 

 Dessin de Poulbot

Dessins d’élèves

En juin 1916, M. Testard, professeur de dessin à l’École alsacienne de Paris, demande à ses élèves d’illustrer la guerre.

 Auteur : Charles Willms.

 

L’auteur est Jean Bruller, dit Vercors, l’auteur du Silence de la mer, publié clandestinement durant l’occupation. Jean Bruller a été élève de 1910 à 1921.

 Auteur : Alain Zuber, élève de 1910 à 1920.

Il est impossible de rattacher ce dessin à un récit particulier. Il fait sans doute référence aux exécutions de civils dans le Nord de la France et en Belgique en 1914. Les Allemands, craignant la constitution de corps francs comme en 1870, exécutèrent 6 400 civils en Belgique et en France. On peut cependant y voir une évocation de l’exécution de Edith Cavell, infirmière britannique exécutée par les Allemands le 12 octobre 1915 pour avoir fait évader des prisonniers de guerre.

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

https://www.les-crises.fr/le-mythe-des-mains-coupees-par-les-allemands-pendant-la-premiere-guerre-mondiale/

La presse

Bourreaux d'enfants

L'Est Républicain, 16 novembre 1914

 

Journal La haine

 Le Petit Journal, 14 octobre 1914

renouvelant ainsi les plus inhumaines pratiques de l'esclavage,

et de couper le poing droit à ces combattants futurs, comme ils l'ont fait ailleurs,

 Cabu.mains.coupées

Voir le lien :

http://centenaire.org/fr/atrocites-allemandes-vues-par-la-presse-satirique