Mots clés :

démobilisation, Guide du démobilisé, Abrami, costume Clemenceau, prime de démobilisation, retour à la vie civile, casque du souvenir, 

Tableau simplifié por démobilisés

Tableau simplifié por démobilisés1

Tableau simplifié por démobilisés2

Tableau simplifié por démobilisés3

 Démobilisés garre de l est4

Démobilisés garre de l est1

Démobilisés garre de l est2

Démobilisés garre de l est3

 Excelsior, 2 février 1919

Dès le lendemain de l’armistice jusqu’en mars 1921, cinq millions d’hommes rentrent dans leurs foyers de façon échelonnée, tout en restant soumis à une éventuelle reprise du service.

Les classes 1912 et 1913 sont démobilisées à l’été 1919 tandis que les dernières classes mobilisées ne le seront qu’en 1920 et 1921. Pendant cette période de transition où le conflit est terminé sans l’être complètement, les soldats réapprennent la vie civile dans un cheminement souvent ressenti comme un nouveau parcours du combattant (passage par le centre de regroupement, mise à jour des documents militaires, remise de quelques effets vestimentaires). 

Ces hommes redécouvrent le monde tel qu’il est hors des tranchées, avec ses lois de rentabilité et de concurrence, notamment dans le marché du travail.

 Titre de démobilisation

Titre de congé illimité de démobilisation de François Thomas (classe 1901) libéré le 28 août 1919 à Rennes au dépôt démobilisateur du 41e RI.

Le retour La Ridée

 Arc de triomphe dressé en l'honneur du retour des poilus dans un petit village du Morbihan

Le retour à la vie civile

Les soldats, après avoir participé à des opérations de nettoyage sur le front, sont orientés vers les dépôts de démobilisation via les centres de regroupement qui sont cependant supprimés en avril 1919 pour hâter la
démobilisation.

Pour accompagner le soldat dans sa sortie de guerre, un Guide du démobilisé dans la vie civile de huit pages est imprimé en 1919 traitant en particulier des rapports avec les propriétaires des logements, de l’exonération ou de la réduction des loyers ou encore de la prolongation des baux commerciaux.

Le démobilisé dans la vie civile

Poilu démobilisé

 Dessin humoristique.

 Le démobilisé habillé par le dépôt. 

Comment trouvé un emploi

 Guide du démobilisé dans la vie civile, Imprimerie nationale. 1919.

Première page intérieure. Huit pages pour donner des recommandations élémentaires pour réintégrer la vie civile après cinq années passées sous l’uniforme en temps de guerre.

Primes de démobilisation

Le soldat, ou ses ayant-droit en cas de disparition, touche à sa libération, auprès de la perception de son domicile, un pécule constitué à partir d’avril 1917 d’une partie de sa solde et d’une prime provenant des économies réalisées dans la gestion de l’ordinaire. En outre, une prime de démobilisation est votée le 22 mars 1919 : « propriété immédiate du démobilisé », elle se compose d’une part fixe (250 F) et d’une prime mensuelle de 15 ou 20 F par mois de service et se perçoit en plusieurs versements ou en bons de la défense nationale.

Soit, l'indemnité de démobilisation s'élève à 490 francs par année dans une unité combattante. 

Auparavant, le 6 février 1919, un décret avait attribué un pécule de 1 000 F aux ayant-droit d’un combattant mort pour la France (avec une majoration de 20 % par enfant de moins de 16 ans). Le 31 mars 1919 est aussi votée la loi qui modifie la législation des pensions (définitives pour les soldats blessés ou infirmes du fait de la guerre et renouvelables pour les veuves et enfants) et qui accorde des soins gratuits aux frais de l’État aux victimes de la guerre (l’« article 64 »). 

Carnet de pécule1

Carnet de pécule2

Carnet de pécule au nom de Toussaint Marie Ablain, de Renac, qui a 24 francs en « prêt ».

Les timbres de l’épargne des retraites ouvrières ont été réemployés pour le pécule de guerre.

« Costume Clemenceau » et casque souvenir.

Avant de quitter l’uniforme, les anciens soldats peuvent recevoir un complet civil de drap neuf à retirer au dépôt démobilisateur contre le reversement d’une indemnité de 52 francs. Selon les historiens, ce « costume à 52 francs » dit aussi « costume Abrami » du nom du secrétaire d’état ou « Clemenceau », fabriqué à partir de vêtements
militaires transformés, n’est adopté par les démobilisés que sous la contrainte des effets de la « cherté de la vie », la prime de 52 francs suffisant alors à peine à se vêtir convenablement. 

Les soldats démobilisés et les familles des soldats décédés sont également autorisés à conserver un casque sur lequel peut se fixer une plaquette en laiton portant les inscriptions prévues par le décret du 18 décembre 1918.

Abrami

Paris, M. Abrami, sous-secrétaire d'État aux Effectifs.

17 janvier 1918

 démobilisé visite médicale

 Paris, École militaire, démobilisation.

La visite médicale, 13 février 1919,

les démobilisés5

 Paris, école militaire, démobilisation, 13 février 1919.

Présentation du titre de démobilisation et législation des pièces.

Poilu démobilisé1

Paris, École militaire, démobilisation, 13 février 1919.

Un démobilisé essaie le complet national.

Fabriqué dans l’urgence à partir de stocks anciens ou de vêtements militaires transformés et teints, il a au début peu de succès et les hommes préfèrent percevoir l’indemnité équivalente ou un bon d’habillement de même valeur.

Par la suite, ils seront plus nombreux à opter pour le costume proposé, la somme de 52 francs ne suffisant pas à se vêtir correctement.

Plaque de casque

Plaquettes en laiton pouvant se fixer sur le casque-souvenir portant les inscriptions (Soldat de la Grande Guerre 1914-1918) prévues par le décret du 18 décembre 1918.

Casque honorifiques3

 Casques honorifiques fabriqués par les poilus après guerre

Casque honorifiques1   Soldat GG souvenir

 

 Voir l'article :

Les chemins de mémoire : sortir de la guerre