Mots clés :

Trains, chemins de fer, trains sanitaires, hôpitaux roulants, hôpitaux, évacuation sanitaire, transports sanitaires, cheminement des blessés, réseau ferroviaire, hôpitaux d’évacuation, blessures de guerre,

   Lire les articles : 

Les chemins de fer pendant la Grande Guerre

Blessures de guerre

De la ligne de feu à l'hôpital ... et retour

 

 Réseau fer 1913

 Transport sanitaire

Zones des armées1

Zones des armées2

Zones des armées3

  Larousse train sanitaire

Larousse train sanitaire2

 Tri des soldats blessés

Tri des soldats blessés à la gare.

Les trains sanitaires, dénommés en fonction de leur provenance (PLM, Midi, Nord, Est, Etat ou P.O.) sont de trois types :

1 - les IMPROVISES qui, au début de la guerre, se composent de 33 à 37 wagons de marchandises ou de bestiaux, dont le plancher est revêtu de paille.

2 - les PERMANENTS au nombre de 5 puis 6, constitués de wagons de luxe,

3 - les SEMI-PERMANENTS créés à partir du 1ier octobre 1914, formés de voitures de voyageurs à intercirculation pour couchés et assis, avec WC et chauffage à vapeur.

Les trains sanitaires sont rattachés à 8 gares régulatrices : Gray, Is-sur-Tille, Saint-Dizier, Troyes, Noisy-le-Sec, Le Bourget, Creil et Dunkerque.

http://hobbiesdejp.free.fr/Collections/14_18/Sanitaire/14_18

Les transports d'évacuation des blessés de guerre se font au moyen de trains sanitaires permanents ou improvisés, pour les grands blessés dont le transport nécessite beaucoup de soins et de ménagements, et de trains ordinaires pour les malades dont l'état moins grave permet la station assise.

Les trains sanitaires permanents, les seuls qui nous occupent aujourd'hui, sont organisés dès le temps de paix. Leur installation a fait l'objet d'études nombreuses et approfondies de la part du service de santé de l'armée, ce qui permet l'évacuation des grands blessés dans les meilleures conditions d'hygiène et de confort.

Ces trains constituent de véritables hôpitaux roulants. Chacun comprend vingt-trois wagons. Un wagon est spécialement réservé à la chirurgie (instruments, objets de pansement, appareils à fractures, etc.), à la pharmacie et à la lingerie. Seize wagons sont consacrés aux blessés, avec 8 lits par wagon, soit au total 128 blessés par train. Un wagon est réservé aux officiers, au nombre de quatre: un médecin major, médecin chef du train; un médecin aide-major, un pharmacien major, un officier d'administration affecté au train comme gestionnaire. Un autre wagon est destiné aux infirmiers (28 y compris les gradés).

Trois voitures sont réservées à la cuisine, à la dépense et aux provisions; ces voitures sont particulièrement bien aménagées, rien n'a été négligé pour que la préparation des aliments puisse être aussi parfaite qu'il est possible pour des hommes blessés et malades; un cuisinier de métier, assisté de deux aides, tous trois prévus dans le personnel, sont préposés à cet office. Le vingt-troisième wagon sert pour mettre les débarras et le combustible.

Tous les wagons communiquent entre eux par des plates-formes qui permettent au personnel de circuler d'un bout à l'autre du train.

Cheminement des blessés

gares chinement blessés

Cheminement blessés

Evacuation sanitaire

En 1914, l’évacuation sanitaire par voie ferrée repose sur 5 trains sanitaires et sur 15 trains dits « improvisés » en mesure d’accueillir 396 blessés et 48 personnels soignants. Cette méthode, loin d’être optimale (matériel inadéquat et temps de parcours trop élevé) engendre la création de trains sanitaires « semi-permanents » composés de voitures aménagées pour le transport de blessés couchés. Leur nombre évolue rapidement : de 137 trains en 1916, on en compte 142 en 1918 lorsqu’un sixième train sanitaire permanent est intégré au parcours.

Les étapes d'évacuation par voie ferrée sont les suivantes :

  • Étape 1 : départ du convoi à partir d’une gare d’évacuation;
  • Étape 2 : transit dans une gare de régulatrice des communications pourvue d’une structure hospitalière et d’un médecin « régulateur »;
  • Étape 3 : nouveau départ vers une gare de répartition au sein de laquelle les blessés sont évacués et dirigés vers des zones de traitement;
  • Étape 4 : une fois vide et désinfecté, le train repart vers les zones armées.

Au cours de la Première Guerre mondiale, on dénombre près de cinq millions de personnes évacuées en 12 000 rotations de trains sanitaires.

Source : La médecine militaire - Le service de santé des armées (Eric Deroo)

blessés de guerre

 Lors de la Grande Guerre, le blessé doit suivre un itinéraire long et très hiérarchisé du front jusqu’à son hôpital de convalescence. Après la bataille de la Marne, les blessés graves sont traités près du front tandis que traitements, convalescences et rééducations se déroulent dans les hôpitaux de l’Intérieur. Certains soldats n’arriveront à Versailles que 12 à 18 mois après leur blessure. Néanmoins, lors de certaines périodes de pointe, les blessés ne mettront que quelques jours à faire le voyage.

Tableau stats évacuations

Stats service de santé

Le service de santé : 

Le service de santé de l'armée était composée de 168 000 non-combattants placée sous la direction d’une émanation du ministère de la Guerre.

  • 19 474 médecins de complément,
  • 1 707 médecins du cadre actif,
  • 2 320 pharmaciens, 2 500 dentistes, 
  • 120 350 infirmiers,
  • 10 100 infirmières militaires,
  • 5 239 officiers d’administration.

Pour une population mobilisée estimée à près de neuf millions d’hommes (59 % de la population masculine en âge de travailler), il y avait donc 1 médecin pour 425 soldats.

Il y eu 5 millions d’évacuations, 60 % de blessés, 40 % de malades,

  • 2 800 000 évacuations sur la zone de l’Intérieur et 2 200 000 sur la zone des Armées,
  • 2 pics très élevés : 1 600 000 évacués en 1915 et 1 500 000 en 1916.

Près d’un million en 1918 :

importance des évacuations de malades, 2 millions :

  • en 1915, 708 190 malades sur 1 600 000 (44 %),
  • en 1916, 629 047 malades sur 1 500 000 (42 %),
  • plus de 3 millions de blessés (3 025 613) dont environ 30 % du total de la guerre en 1915 et 1916 et 18 % en 1918

Evacutions importantes pendant le conflit :

  • 1914 : un sommet répondant aux évacuations d’août à octobre (400 000) ;
  • 1915 : deux sommets voisins de 300000 répondants aux opérations d’Artois et de Champagne 
  • 1916 : un sommet élevé (165000) répondant à la bataille défensive de Verdun et un plateau plus bas (entre 90000 et 100000) répondant à la bataille de la Somme ;
  • 1917 : un sommet (110 000) pour l’offensive du Chemin des Dames et la bataille des monts de Champagne ;
  • 1918 : une pente ascendante s’élevant à 100 000 puis à 200000 et traduisant la grande bataille terminale.

Hôpitaux d"évacuation

Les hôpitaux d’évacuation assurent l’hospitalisation transitoire de ceux qui ne peuvent être transférés plus loin et l’évacuation des autres vers les hôpitaux ou centres hospitaliers de l’Arrière, ou vers l’Intérieur. Il est installé près d’une gare régulatrice d’où partent les trains sanitaires se rendant, directement ou non, vers la zone de l’Intérieur.

À cet effet, l’hôpital d’évacuation se situe à la limite arrière de la zone des Étapes, d’où son appellation initiale d’« Hôpital d’origine des Étapes » (HOE).

Les hôpitaux d’évacuation ont vécu également de profondes modifications. Ils ont été classifiés en :

  • HOE 1 ou « HOE de première ligne » ou « HOE primaire », où arrivent les blessés venus des ambulances ou groupements d’ambulances. On y effectue un nouveau tri, la révision des pansements et un éventuel complément de traitement (500 lits) ;
  • HOE 2, accessibles depuis l’HOE 1 pour le traitement médico-chirurgical des blessés, puis des gazés après les premières attaques au gaz d’avril 1915 (3 500 lits, voire 5 000 en 1916);
  • HOE 3, proche d’une gare régulatrice, pour un nouveau tri, le contrôle avant évacuation vers la zone de l’Intérieur, où sont aussi réalisées, si nécessaire, des interventions chirurgicales.

S’ajoutent les centres spécialisés, vers lesquels sont dirigés depuis l’HOE 1 les éclopés et les convalescents. 

Blessés Hopital

groupe de blessés

groupe serbes

blessé hoe

Groupe infirmières

stats nat blessés

 Statistiques nationales des blessures en 1915 après l'usage du casque Adrian

Photographies de trains sanitaires

Trains sanitaire 1

Trains sanitaires 2

 Train sanitaire semi permanent

blessé dans tranchée

pretre bancardier

train sanitaite état

Pharmacie train sanitaire

Carte postale en français et anglais, éd. E.L.D., 18e série, 14 × 9 cm. Musée du Temps, Ville de Besançon, inv. 2011.0.3164.

Gérés par le Service de santé aux armées, les trains sanitaires, permanents ou improvisés, transportent, dans des conditions optimisées d’hygiène et de confort, les grands blessés du front, qui y reçoivent les premiers soins.

De ces véritables hôpitaux roulants, certains wagons sont réservés à la chirurgie, à la pharmacie et à la lingerie ; d’autres, aux lits des blessés, aux officiers (médecin major, médecin aide-major, pharmacien major, officier d’administration) et aux infirmiers ; d’autres enfin à la cuisine, à la dépense, aux provisions, aux débarras et au combustible.

L-illustration-13

L-illustration-7

 L'Illustration, 5 septembre 1914

Voir les liens :

http://forum.e-train.fr/viewtopic.php?f=5&t=62058&start=160

http://passeurdememoire.over-blog.com/article-trains-sanitaires-permanents-106285406.html

trains sanitaires Larousse juin 1916

ahicf  gares en guerre

Les évacuations sanitaires. Médecine et Armées

Santé en  guerre

Le Miroir, 18 avril 1915

Miroir train sanitaire1

Miroir train sanitaire2

 Miroir train sanitaire3

Miroir train sanitaire4

 Miroir train sanitaire5

Miroir train sanitaire6

Miroir train sanitaire7

Miroir train sanitaire8

Miroir train sanitaire9

Miroir train sanitaire10

Miroir train sanitaire11

Miroir train sanitaire12