Canalblog Tous les blogs Top blogs Emploi, Enseignement & Etudes Tous les blogs Emploi, Enseignement & Etudes
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Grande Guerre : territoriaux bretons et normands du 87 DIT
Grande Guerre : territoriaux bretons et normands du 87 DIT
Visiteurs
Ce mois ci 1 403
Depuis la création 2 240 261
Archives
Newsletter
13 juillet 2026

Le monument aux morts de Dijon

 

Mots-clés :

 

Dijon, monument aux morts, La Victoire, Poilus, Le Départ, Le Retour,

 

 

Lire les articles :

 

Les monuments aux morts, s'interdire l'oubli.

Représentations féminines sur les monuments aux morts

L'inauguration des monuments aux morts : une journée historique

 

Le principal monument aux morts de Dijon est officiellement nommé le Monument de la Victoire et du Souvenir. Inauguré le 9 novembre 1924, il est situé au centre du rond-point Edmond-Michelet, à la jonction du cours du Parc et du cours du Général-de-Gaulle.

Réalisé par l’architecte Drouot et sculpté par quatre Dijonnais, il a été inauguré le 9 novembre 1924, par le ministre de la Guerre, le Général Nollet.

 

Il retrace les grandes étapes du conflit.


Le monument aux morts est encadré par deux Poilus qui symbolisent les deux grandes batailles du conflit : la bataille de la Marne et celle de Verdun.

Au centre, du monument, on trouve une allégorie de la victoire qui couronne ceux qui sont tombés pour la patrie.

De part et d’autre, le départ et le retour des poilus sont évoqués.

 

Description et interprétation :

• Sculpteurs : Jean Dampt, Eugène Piron, Paul Gasq et Henri Bouchard
• Architecte : Auguste Drouot
• Entreprise : Gustave et Emile Pouffier
• Classé monument historique en 2020
• Plus de 3000 noms sont inscrits sur un Livre d’or enfermé dans le socle du monument.
• Le monument installé sur le rond-point est conçu en demi-cercle.

 

Coût historique de construction (1924) :

le budget prévu était de 350 000 francs en 1919.

 

Des allées en gravier, bordées de murets, permettent d'y accéder.

Au centre de cette esplanade, une croix de guerre est représentée. 


Le monument s’organise de manière symétrique à partir d’un édicule central qui présente de 
face la statue allégorique de La Victoire réalisée par Jean Dampt.

Sous les traits d’une jeune femme, la Victoire présente deux ailes majestueuses tandis qu’elle brandit de ses deux mains la couronne de laurier.

 

À gauche de cette statue figure un relief de Paul Gasq, illustrant Le Départ et à droite Le Retour d’Eugène Piron.

Chacun de ces haut-reliefs représente un cortège de soldats ainsi que quelques civils.

Sur Le Départ, les hommes donnent l’impression d’aller au combat d’un pas décidé au son du tambour.

 

À noter la présence d’un homme vêtu de son tablier d’artisans  et de ses sabots signifiant la mobilisation de l’ensemble des forces vives ainsi qu’une scène d’adieu entre un soldat embrassant son enfant dans les bras de son épouse.

 

Les sculpteurs :


• Henri Bouchard (1875-1960)


Originaire de Dijon, fils de menuisier, il se forme chez le sculpteur Creusot puis à l'école des Beaux-arts de la ville. Une bourse lui permet d'intégrer l’École des Beaux-Arts de Paris dans l'atelier du sculpteur Barrias. 
Prix de Rome en sculpture en 1901, il s'engage dans le 58e  RI de Dijon section camouflage.

Démobilisé en 1919, il réalise plusieurs monuments aux morts ainsi que les statues de Claus Sluter dans la cour de Bar et de Philippe le Bon square des ducs.


• Jean Dampt (1854-1945)


Originaire de Venarey-les-Laumes, il étudie à l'école des Beaux-arts de Dijon, puis à Paris avec Jouffroy et Dubois comme professeurs. Il débute au Salon en 1876.
Le musée des Beaux-Arts de Dijon conserve la cire de « la Victoire » du monument.


• Paul Gasq (1860-1944)


Originaire de Dijon, il suit les cours de l'école des Beaux-Arts de Dijon puis de Paris. Il expose au Salon à partir de 1880 et obtient le prix de Rome en 1890. 
De 1932 à sa mort, il est conservateur du Musée des Beaux-Arts de Dijon. Il participe à plusieurs monuments dont celui de Carnot en 1898, celui aux époux Grangier en 1914…

Le musée des Beaux-Arts de Dijon conserve une tête de soldat en plâtre du monument aux morts (don de l'artiste).


• Eugène Piron (1875-1928)


Originaire de Dijon, il étudie à l'école des Beaux-arts de Dijon et Paris. Fils de sculpteur (Désiré Piron), il est l’élève de Barrias et Coutan.

Prix de Rome 1903, il réalise en 1896, la France victorieuse pour la cour du 27e  RI ainsi que de nombreux monuments aux morts dont celui de de Salon de Provence.

 

L'inauguration

 

Officiellement, le monument a été inauguré le 9 novembre 1924 par le maire de l'époque, Gaston Gérard, en présence du maréchal Pétain.

 

Cependant, à cette date de 1924, le monument n'était pas tout à fait terminé :

la grande sculpture centrale de la Victoire (par Jean Dampt) et les deux Poilus (par Henri Bouchard) n'étaient pas encore installés sur leurs socles.

 

Les artistes ont mis du temps à achever leurs œuvres, ce qui a poussé la municipalité à organiser une sorte de "seconde inauguration" ou une réception définitive des travaux à l'automne 1925, une fois le monument totalement achevé.

 

  • 1924 : L'inauguration officielle (le monument est incomplet).

  • 1925 : La fin réelle des travaux et l'achèvement du monument.

 

 

Le Petit Parisien, 10 novembre 1924

 

 

 

Le Départ

 

 

 

 

 

Sur Le Départ, les hommes donnent l’impression d’aller au combat d’un pas décidé au son du tambour.

À noter la présence d’un homme vêtu de son tablier d’artisans et de ses sabots signifiant la mobilisation de l’ensemble des forces vives ainsi qu’une scène d’adieu entre un soldat embrassant son enfant dans les bras de son épouse.

 

Le Retour

 

 

 

 

Sur Le Retour, les soldats en cortège reviennent au son des trompettes de la victoire.

Leurs casques présentent également une couronne de laurier. À noter la présence, en fin de cortège, d’un soldat blessé, aveugle, tenant une canne et accompagné d’une infirmière.

Ces derniers personnages renforcent encore la grandeur du sacrifice pour la patrie.

 

Allégorie de La Victoire

 

 

La Victoire, réalisée par Jean Dampt.

 

Au cœur du demi-cercle s'élève une haute figure allégorique féminine. Cette Victoire ailée est vêtue d'une robe drapée ; elle lève les bras vers le ciel pour brandir une couronne de lauriers, symbolisant le sacrifice héroïque et le triomphe de la patrie.

 

Le soldat de la bataille de la Marne

 

 

 

 

Statue symbolisant la bataille de la Marne

 

Le poilu de Verdun

 

 

 

Statue symbolisant la bataille de Verdun

 

Le dos du monument

 

 

Au dos du monument, un haut-relief d’Henri Bouchard représente sous les traits d’une femme coiffée d’un bonnet phrygien, la France qui accueille deux petites filles symbolisant l’Alsace et la Lorraine, ramenée par un soldat avec la mention :

« le soldat rend ses sœurs Alsace et Lorraine à leur mère France ».

 

Cette œuvre synthétise un double message :

celui de la victoire-revanche, légitimant le sacrifice pour la patrie et celui de l'unité de la nation française.

 

 

 

Le soldat rend ses sœurs Alsace et Lorraine à leur mère France

 

 

 

 

 

Photo colorisée par l'IA

 

 

 

Photo colorisée par l'IA

 

Commentaires