Mots clés :

défilé du 14 juillet 1919, Petain, Joffre, Foch, Ronarch, cénotaphe, arc de triomphe, Pershing, tirailleurs marocains, goumiers algériens, chansons de Botrel, 

Deux semaines après la signature effective du traité de Versailles, le défilé du 14 juillet 1919 est l’occasion de rendre hommage à l’ensemble des troupes françaises et alliées qui ont combattu ensemble pendant le conflit. Institué en 1880, le traditionnel défilé militaire
républicain a d’abord lieu à Longchamp, puis sur le Champ-de-Mars devant l’École militaire. À partir de 1915, il se déroule sur les Champs-Élysées. 
La première manifestation officielle se déroule le dimanche 13 juillet après-midi, à l’Hôtel de Ville : c’est la remise aux trois maréchaux
de France, Pétain, Joffre et Foch, des épées commandées pour eux par les édiles parisiens, ainsi que la distribution de fourragères de
soie écarlate aux vingt-deux régiments qui ont conquis la fourragère rouge, en présence des chœurs de l’Opéra, groupés sur le terre-plein central de la place. Les vingt-deux drapeaux, ceux de la Légion étrangère, du régiment colonial du Maroc, des fusiliers-marins et
bien d’autres sont là, portés par les colonels de chaque régiment ; l’étendard du 2régiment de marche de tirailleurs est « si glorieusement usé » qu’il a fallu l’envelopper dans un filet. Le maréchal Pétain circule dans les rangs, s’entretenant avec les porte-drapeau et les soldats. Après la remise des épées, un lunch et un concert ont lieu dans la salle des fêtes du bâtiment et dans la cour d’honneur. 
Le Miroir, 20 juillet 1919

 Le Miroir Victoire

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 Voir l'article, le défilé du 14 juillet 1919 :

http://87dit.canalblog.com/archives/2013/04/22/26982523.html

 

Défilé de la Victoire à Londres, 19 juillet 1919 

 

Défilé de la Victoire Londres 1919

Défilé de la Victoire Londres 1919-1

Défilé de la Victoire devant le Victoria Memorial face à Buckingham Palace

Maréchal Foch à Londres

Le Maréchal Foch au défilé

Poilus Fr au défilé

Poilus français au défilé

Chars au défilé

 Chars au défilé

Japonais au défilé

Cavaliers japonais au défilé

troupes indiennes à Hampton Court

Troupes indiennes à Hampton Court

 Défilé victoire Londres 1919

 Roi des belges à Buckingham Palace

 Roi des belges à Buckingham Palace 

Foch et Douglas Haig à la gare Victoria

 Foch et Douglas Haig à la gare Victoria

Nurse au défilé de la Victoire à Londres

 Nurse au défilé de la Victoire à Londres

 Canadiens Canadiens_à_Ludgate_Circus

 Canadiens  à Ludgate Circus

 Troupes américaines à Londres

 Troupes américaines à Londres

Les chansons de Botrel

Botrel Barde

 

Pour nos morts, sonnez clairons :

Des morts tombés pour que la France vive encore
Voici l'appel. Après les sourds de profundis
Chantez-leur, ô clairons, de votre voix sonore
Les refrains martiaux qu'ils ont aimés jadis
Ils n'ont pas oublié la discipline ancienne
Qui les jetait debout au lever du soleil
Ils comprendront bien mieux votre voix que la mienne
Clairons, sonnez-leur le réveil !

Vous avez entendu le rude appel du cuivre
Ô vous dont nous parlons en frémissant d'orgueil
Et Dieu pour un instant vous permet de revivre
Devant les bien-aimés qui portent votre deuil
Hors du charnier qui va de la Flandre à l'Alsace
Vous vous êtes dressés silencieux et doux
Officiers et soldats, chacun est à sa place
Clairons, sonnez le garde-à-vous !

Ah, comme maintenant votre âme si vaillante
D'orgueil, d'amour, de joie aussi va tressaillir
Comme tremble un martyr devant la croix sanglante
Pour laquelle il a su longtemps saigner, souffrir
Car c'est pour vous montrer l'étendard tricolore
Pour lequel à vingt ans vous entrez au tombeau
Que je vous ai voulus debout là tous encore
Clairons, sonnez-leur "Au drapeau" !

Mais, hommes morts tombés joyeux pour la Patrie
Afin que son renom soit plus fier et plus grand
Vous espérez encore une autre sonnerie
La dernière par vous entendue en mourant
Celle qui nous promet la goutte à boire, celle
Dont le rythme entraînant fera que nous mourrons
Comme vous si la France au combat nous rappelle
Sonnez-nous la charge, ô clairons !

Ô jeunes dieux tombés pour le salut du monde
Mais à jamais vivants dans notre souvenir
Rentrez tous à présent dans la glèbe féconde
Où grâce à vous plus beau va germer l'avenir
Et vous, clairons ardents, que votre voix rageuse
Se modère un instant, se radoucisse un peu
Pour chanter à nos morts une ultime berceuse
En leur sonnant le couvre-feu

Leur jour de gloire : 

Défilé Victoitr Botrel

 

C'est le jour de l'apothéose
Derrière leurs chefs à cheval
Nos héros dans le matin rose
Marchent vers l'arceau triomphal

 

Déridant son front redoutable
Voici Foch à l'œil sibyllin
Pourquoi n'est il pas connétable 
Notre moderne Du Guesclin ?
Près de lui, Joffre, en qui s'incarne 
Le miracle du premier jour
Alors qu'il fixa sur la Marne
Son légendaire " - demi-tour !"
Voici l'ex généralissime, 
Le vainqueur de Verdun, Pétain, 
Complétant le trio sublime
Qui fixa, France, ton destin.
Plus loin, un glaive sur sa manche
Voici le sauveur de Nancy
Castelnau, qui tient la revanche 
De ses deuils cornéliens

 

Voici ceux qui changèrent en déroute
Le dernier assaut du Kaiser,
Maistre, Fayolle, Humbert
Degoutte, Davenet, Gérard, Hirschauer, 
Renarque, et ses gars impassibles
Terre, et ses sombres artilleurs
Estienne, et ses tanks invincibles
Duval et ses aviateurs
Voici l'entraîneur énergique
Au profil de César altier
Mangin, le compagnon d'Afrique
De Marchand et de Martier
Voici cambrant sa fine taille, 
Gouraud, le martyr immortel
Gouraud, l'ange de la bataille
Jeune et beau comme un Saint-Michel

 

Mais derrière eux brillent des armes
Ce sont les poilus, taisons nous...
Et l'on sent que la foule en larmes
Est prête à tomber à genoux
Car ils sont les grands anonymes
Humbles soldats et caporaux
Choisis parmi les plus sublimes
De nos plus sublimes héros
Sous sa grande arche triomphale
Paris les regarde passer
L'allure grave et martiale
Si grands qu'ils devraient se baisser
Ceux de Champagne, et du Mort-Homme
Ceux de la Meuse et de l'Artois
Des Dardanelles, de la Somme
Des Effarges et du Vauquois
Ceux du Vartard, ceux du Dickmud
Ont passé sous le bras levé
De la Marseillaise de Rude
Leur jour de gloire est arrivé !

 

Mais tout en chantant l'allégresse 
De ceux qui défilent là-bas
Je songe aussi plein de tristesse 
A ceux qui ne défilent pas
Je songe aux aveugles sans nombre
Qui vont à tâtons devant eux
Pour que la France en sa nuit sombre
Puisse voir claire par leurs jeunes yeux
Je songe aux mutilés atroces
Dont les saints moignons se tendront 
Toujours vers leurs bourreaux féroces
Et pour toujours les maudiront
Je songe à ceux qui sous la terre
Dorment du sommeil de la mort
Dans le grand charnier solitaire
Qui va de l'Alsace à Nieuport
A ceux qui loin de notre rive
Dorment au fond dans leur vaisseau
Ou bien voguent seuls en dérive
A travers l'infini des eaux
Et c'est pour que sur chaque tombe
Sur chaque oublié, chaque mort
Sur chaque aveugle aujourd'hui tombe
Comme un petit brin d'ajonc d'or
Que sur ma lyre armoricaine
Je chante aussi de tout mon cœur
Ceux là qui furent à la peine
Et qui ne sont pas à l'honneur....