Grande Guerre : territoriaux bretons et normands du 87 DIT

02 décembre 2016

Gustave Téry, directeur de L'Œuvre

En construction

Mots clés :

fff

Gustave Téry, 1870 1928

 Gustave Téry3

 Téry portrait

 Portrait de Gustave Téry, 1924

Voir sa biographie :

http://tybalt.pagesperso-orange.fr/LesGendelettres/biographies/Tery.htm

Publications de Gustave Téry

Jean Jaurès Téry   Ecrits_de_T_ry

http://gallica.bnf.fr/Jean Jaurès 

Les allemands chez nous par Gustave Téry

Les all chez nous

Préface Téry   Fouriers de l'invasion

Les boches en Bretagne1   Les boche en Bretagne2

Même à Brest   Les allemands dans nos mines

En Bourgogne   La guerre sans fusils

Textes tirés du document suivant :

http://gallica.bnf.fr/Les allemands chez nous

oeuvre invasion all   oeuvre invasion all1

quelques redites   quelques redites1

Et j'entends déjà nos excellents patriotes de la vingt-troisième heure nous reprocher sérieusement d'avoir douté de notre pays.

Préparons-nous à ce joyeux paradoxe. Qui sait ? On en viendra peut-être à nous remontrer un jour prochain qu'en dépit de nos préjugés sur la culture du patriotisme, le meilleur moyen de faire pousser le drapeau, c'est encore de le planter sur le fumier...

Gustave Téry, révoqué de l'Education Nationale

Le conseil académique de Laon révoqua M. Gustave Téry en 1913, professeur de philosophie au lycée de Laon pour outrage au chef de l'Etat, M. Fallières.

Téry révoqué

Journal de la Meurthe et des Vosges, 24 mars 1914

Revocation Téry1

Révocation Téry2

 Les hommes du jour

 Téry1

 Gustave Téry a de l'encéphale,

un encéphale qui travaille sans cesse,

qui calcule, suppute, envie, ambitionne et complote.

 G Téru1

G téry2

G Tér3

G Téry4

Lire le document :

http://gallica.bnf.fr/Homme du jour Téry

Gustave Téry, directeur de L'Œuvre

L’Œuvre fut lancée le 13 mai 1904 par Gustave Téry, ancien rédacteur du Journal et du Matin, d’abord mensuel, ce périodique devint hebdomadaire (1910), puis quotidien (septembre 1915).

Devenu un quotidien, L’Œuvre vit augmenter ses tirages :

  • 55 000 exemplaires (1915),
  • 89 000 (1916),
  • 125 000 (1917),
  • 116 000 (1918),
  • 135 000 (1919),
  • 230 000 (1936),
  • 274 000 (1939).

Le journal fut rédigé par de brillants journalistes : Robert de Jouvenel , Georges de la Fouchardière, Henri Béraud, André Billy.

Son slogan « Les imbéciles ne lisent pas L’Œuvre » (1915), ses manchettes accrocheuses et la forte personnalité de ses journalistes garantirent son succès. Gustave Téry mourut en juin 1928 et fut remplacé par Henri Raud.

L’Œuvre afficha à l’origine des idées radicales-socialistes et pacifistes : pendant la Première Guerre mondiale y parut Le Feu d’Henri Barbusse, publié en feuilleton sous le titre Le Journal d’une escouade.

L’Œuvre fut favorable au Cartel des gauches (1924) et au Front populaire (1936). En politique extérieure, le journal restait pacifiste : le 4 mai 1939, un de ses journalistes, Marcel Déat, publia « Mourir pour Dantzig ? ».

Usant de l'ironie, luttant contre la censure et le bourrage de crâne, anti-conformiste ce journal radical proposait à ses lecteurs 4 pages d'articles.

Le 10 juin 1940, L’Œuvre quitta Paris pour Saint-Étienne puis Clermont-Ferrand ; le journal parut à nouveau à Paris le 24 septembre 1940. Marcel Déat, son directeur depuis le 5 juillet 1940, l’engagea dans la voie de la Collaboration. Rival des Nouveaux Temps,

L’Œuvre tirait en moyenne à 130 000 exemplaires, entre 1941 et 1944. Ses locaux étaient situés au 9, rue Louis-le-Grand, Paris-II e.

L’Œuvre cessa de paraître le 17 août 1944.

Gustave Tery mourut en juin 1928 et fut remplacé par Henri Raud. L'Œuvre (Gérant F. Potignat - Directeur François Nardot) afficha à l'origine des idées radicales-socialistes et pacifistes : pendant la Première Guerre mondiale et malgré la censure, y parut Le Feu d'Henri Barbusse, publié en feuilleton sous le titre Journal d'une escouade, rectifiant ainsi l'image de la guerre dans les tranchées.

L oeuvre 24 09 1915

 

 Les imbéciles ne lisent pas L'Œuvre 

 

Oeuvre 25 Fév 1917

L oeuvre 25 nov 1929

l oeeuvre immeuble

 Le siège du journal en 1923, 9 rue Louis-le-Grand, Paris 2 ème

Tombe Gustave Téry

 Tombe de Gustave Téry, Pléneuf-Val-André (22)

 Les feuilletons de L'Œuvre

 Oeuvre Gustave Théry

 L'oeuvre mariée  Oeuvre2

  

 Voir l'article sur Le feu d'Henri Barbusse :

http://87dit.canalblog.com/archives/2016/08/15/34179405.html

 

 L'oeuvre N20    Téry La chambre mort née

Voir les éditions de ce journal de 1915 à 1944 :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb34429265b/date&rk=922751;2

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01 décembre 2016

3 ème emprunt de la Défense Nationale, 1917

Mots clés :

Emprunt

 Emprunt de guerre1

«Je suis convaincu que tous les citoyens répondront à notre appel.

Hésiter à souscrire, ce serait retarder la fin de la guerre en ne donnant pas

sur-le-champ au pays tous les moyens de vaincre.»

(Discours de M. L.-L. KLotz, ministre des finances.)

Emprunt de guerre2

 Emprunt de guerre3

 Emprunt de guerre4

Les affiches 

DSC_3464

 Affiche de Jacques Carlu, 1917, Le petit capitaliste.

 Passant ! Fais tout ton devoir...,

si je me dérobais au mien, comment m'appellerais-tu ?

    DSC_3460    DSC_3456

Pour le Drapeau, pour la Victoire. 1917, imprimerie Devambez

Souscrire, c'est hâter son retour avec la Victoire. 1917, imprimerie Devambez

DSC_3450   DSC_3447

Pour que vos enfants ne connaissent plus les horreurs de la guerre. Imprimerie Devambez

Vous aussi, faites votre devoir avec toutes vos ressources. Imprimerie Crété

Hansi 3 emprunt

Vous aiderez nos héroïques soldats . Dessin de Hansi

Pour la Patrie versez votre or

 Affiche du 20 Avril 1917

 Debout gens de l'arrière !

Pensez à l'héroïsme de nos soldats,

au martyre de nos compatriotes dans les pays envahis.

 emprunt A Lelong

Affiche de A. Lelong, 1917

   Emprunt 1917 pour le dernier quart d heure

 Pour le dernier quart d'heure, aidez-moi !

  Emprunt 3 eme6

 Affiche de Besnard, 1917

  3 eme emprunt français1   3 eme emprunt français2

Pour la France qui combat !

Pour celle qui chaque jour grandit.

 emprunt Lieutenant Jean Droit   emprunt clos le 16

Dessin du Lieutenant Jean Droit  

La souscription va être close, le 16. Avez-vous souscrit ? 1917, l'Agenda Financier

  emprunt Brichon M   3 eme emprunt 1917 Daniel RIDGWAY KNIGHT

Dessin de M. Kivatizky

J'ai une perm'. Vous voyez, je viens souscrire à l'emprunt !

Faites comme moi et j'dirai que vous avez de la conversation. Brichou.                                  

 Le bas de laine des Français. Dessin de Daniel RIDGWAY KNIGHT

 

 Voir l'article sur Français versez votre or :

http://87dit.canalblog.com/archives/2015/01/13/31307330.html

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27 octobre 2016

Présentation du blog

Mots clés :

87 DIT, Belgique, Hill 60, Ypres.

Pour une bonne navigation à l'intérieur de ce blog,

 consulter les liens de la rubrique " Catégories ", colonne de gauche.

Vous trouverez dans ces pages le parcours des régiments d'infanterie territoriale du 10 ème corps d'armée (73 RIT, 74 RIT, 76 RIT, 79 RIT et 80 RIT) et du 12 ème corps d'armée (89 RIT, 90 RIT, 93 RIT, 94 RIT) lors de la Grande Guerre.

Toute cette information a été rassemblée à partir de livres, journaux, pages web.

Je n'ai pas la prétention de concurrencer l'excellent site :

http://chtimiste.com/

Toutes mes félicitations aux auteurs de ce site web.

The battlefields Ypres

Carte d'Ypres et de ses environs, lieux des opérations du 87 DIT.

Certains noms de lieu-dit sont orthographiés différemment de nos jours.

Orthographe    1914-1918        de nos jours

                          Ypres, Ypern         Ieper

                          Poelcappelle        Poelkapelle

                          Bixschoote           Bikchote

                          Boesinghe            Boezinghe

                          Dixmude              Diksmuide

Hill 60

Hill 60 : lieu de violents combats.

 

Page de gloire Hill60

Pages de Gloire, 20 Mai 1916

 

Mon grand-père  fut blessé grièvement dans l'un de ces villages vers les 4-16 Novembre 1914 (supposition de ma part : le 87 DIT comptât près de 3000 blessés pendant ces journées) puis rapatrié à Cherbourg où il mourut le 25 Novembre (115e jour de guerre) à l'âge de 36 ans.

Royer Mathurin

Cliquez sur les photos pour avoir la taille réelle.

Si pour une raison quelconque, un ayant-droit d'une des personnes référencées sur ce site désire la modification ou le retrait de la (les) photo(s) et des informations qui l'accompagnent, qu'il me contacte (colonne de gauche : contactez l'auteur).

 Bienvenue sur ce blog ... bonne lecture.

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25 octobre 2016

Indigènes

Mots Clés :

Tirailleurs, turcos, zouaves, spahis, armée d'Afrique, goumiers, indigènes, coupe-coupe, sabre d’abattis, force noire, force jaune, 

troupes coloniales, défilé de Lonchamp 13 juillet 1913, chéchia, y'a bon, banania, Annamites, Tonkinois,

Empires coloniaux d'Afrique en 1914

Afrique en 1913

Voir le lien :

http://www.unc-boissire-montaigu.fr/les-colonies-pendant-la-grande-guerre.html

Définitions

ARMÉE D’AFRIQUE

L’Armée d’Afrique n’était pas une armée d’Africains.
Le nom d’Armée d’Afrique fut donné au corps expéditionnaire français qui débarqua en Algérie le 14 juin 1830. Après la conquête du pays puis l’expansion coloniale au Maroc et en Tunisie, l’Armée d’Afrique désigna l’ensemble des unités présentes dans les trois pays du Maghreb. Elle avait dans ses rangs des soldats aux noms singuliers : spahis, goumiers, zouaves, méharistes…
Certaines formations comme les goums étaient presque exclusivement berbères. D’autres, telles que les unités de zouaves, étaient majoritairement européennes. D’autres encore, comme les bataillons de tirailleurs algériens, réunissaient des Arabes, des Européens d’Algérie et des Kabyles. Dans l’ensemble, les indigènes étaient majoritaires au sein de l’Armée d’Afrique.

INDIGÈNE
Indigène vient du mot latin « gens », qui désigne à la fois la souche, la race, la famille, le peuple. De cette racine, est issue une famille de mots liés à la naissance (engendrer, génération, germe…). L’indigène, dans son sens le plus ancien, est celui qui est né dans le pays où il vit. À partir du milieu du 16e siècle, ce mot a servi à désigner celui qui appartient à un peuple présent sur une terre avant qu’elle ait été colonisée. Dans l’Empire colonial français, l’administration distinguait deux populations : les indigènes et les Européens.

SPAHI
Les sibahis - mot d’origine turque - étaient des cavaliers de l’armée du sultan ottoman. Le dey d’Alger, gouverneur de l’Algérie, avait dans ses troupes des sibahis. Quand celui-ci fut vaincu par l’armée française en 1830, ils se mirent au service de la France. Leur nom devint spahis.
Des escadrons de spahis furent créés en Algérie, en Tunisie, au Maroc et au Sénégal. Ces compagnies de cavaliers se muèrent, durant la Deuxième Guerre mondiale, en escadrons de chars engagés dans les campagnes d’Afrique du Nord, d’Italie, de France et d’Allemagne.

TIRAILLEUR
Le tirailleur n’est pas celui qui « tire ailleurs », donc mal, comme le voudrait une étymologie ironique et farfelue. Le nom de tirailleur vient d’un verbe apparu au 18e siècle, tirailler, qui signifie tirer dans diverse directions, à de nombreuses reprises. Il fait référence à une tactique de combat selon laquelle des soldats de l’infanterie étaient déployés à l’avant du front pour harceler l’ennemi. Ces soldats étaient appelés tantôt voltigeurs, tantôt francs - tireurs ou tirailleurs. À partir de 1840, ce terme tirailleur fut donné aux soldats de certaines troupes d’infanterie constituées dans les colonies françaises : il y eut ainsi des tirailleurs algériens, marocains, tunisiens, sénégalais, malgaches, indochinois… Ces unités se caractérisaient par un recrutement majoritairement indigène mais pas exclusivement. Ainsi une compagnie de tirailleurs algériens réunissait des soldats indigènes, Arabes ou Berbères, et des soldats d’origine européenne tandis qu’une compagnie de tirailleurs sénégalais était en règle générale composée de soldats africains sous les ordres d’un officier européen épaulé par des sous-officiers africains et européens.

TIRAILLEURS SÉNÉGALAIS
Le corps des tirailleurs sénégalais fut créé en 1857 par le général Faidherbe, gouverneur du Sénégal. À l’origine, les soldats africains de ces unités d’infanterie étaient des Sénégalais. Au fur et à mesure des conquêtes coloniales, d’autres Africains s’engagèrent. Le terme de tirailleurs sénégalais fut conservé bien que les Sénégalais ne fussent plus qu’une petite minorité parmi des soldats qui venaient
de tous les territoires de l’Afrique occidentale et de l’Afrique équatoriale françaises, correspondant à 14 pays de l’Afrique d’aujourd’hui : Mauritanie, Sénégal, Guinée, Côte d’Ivoire, Mali, Burkina Faso, Bénin, Togo, Niger, Tchad, Centrafrique, Cameroun, Gabon et Congo.
Les tirailleurs sénégalais représentaient généralement la très grande majorité des effectifs des expéditions militaires qui partirent à la conquête de l’Afrique noire. Ils ont participé à la défense de la France dans les deux conflits mondiaux. Ils ont enfin contribué au maintien de l’ordre dans l’Empire colonial français jusqu’aux guerres d’indépendance du milieu du 20e siècle.

TURCOS

Tirailleurs algériens

ZOUAVE
Au début du 19e siècle, la confédération tribale kabyle des Zouaouas fournissait des contingents militaires au dey d’Alger, dignitaire turc qui régnait sur l’Algérie. Après la prise d’Alger par les Français en 1830, ces soldats changèrent de camp. Les troupes Zouaouas devinrent des régiments de zouaves au service de la France. Leur recrutement changea avec la création du corps des tirailleurs en 1842. Désormais, les indigènes d’Algérie rejoignirent majoritairement ces nouvelles formations d’infanterie tandis que les bataillons de zouaves recrutaient principalement des Européens. D’autres régiments de zouaves furent créés au fur et à mesure de l’expansion coloniale de la France.

GOUMIER
Le mot qawm en arabe littéral ( قوم ) se prononce « goum » au Maghreb : il désigne à l’origine un groupe d’êtres humains habitant sur un même territoire. Par extension, le goum désigne le contingent de soldats que cette communauté devait fournir à son souverain pour ses expéditions militaires. Les autorités coloniales françaises reprirent cette tradition après la conquête de l’Afrique du Nord aux 19e et 20e siècles. Les goums les plus connus furent ceux qui furent créés dans le royaume du Maroc mais il en existait aussi en Algérie et dans les confins sahariens. Au Maroc, les goums furent constitués parmi les tribus berbères de l’Atlas et du Rif.
Un goum regroupait environ 150 soldats indigènes encadrés par 2 officiers et 8 sous-officiers européens et indigènes. Le soldat d’un goum était appelé goumier.

Régiments d'infanterie fournis par l'Afrique

Régiments de marche fournis par la XIXe RM – ‘’ l’armée d’Afrique’’ :
- 4 régiments de zouaves à 6 bataillons (RZ) de recrutement européen,
- 9 régiments de tirailleurs indigènes - 7 algériens (RTA) et 2 tunisiens (RTT),
- 2 régiments de Légion étrangère (REI),
- 5 bataillons d’infanterie légère d’Afrique (BILA), unités de discipline.

Régiments des troupes coloniales :
- 12 régiments d’active (RIC) et 12 de réserve de recrutement métropolitain,
- des régiments de marche mixtes (Européens et Africains) pris sur les forces de pacification du Maroc, précurseurs de la Force noire dès août 1914.

 incorporés afrique

 Chiffres recensés par le Parlement en décembre 1924 établissant le bilan suivant pour les combattants.

Le recrutement, au début, vise à compléter les effectifs des garnisons sur place. C’est le cas du XIXe corps d’armée, basé en Algérie et en Tunisie. Deux divisions soit 35 000 hommes partent en août, ce sont principalement des divisions composées de zouaves et chasseurs à cheval de recrutement français, de tirailleurs et de spahis algériens et tunisiens de recrutement indigène. Des unités de la Légion étrangère quittent aussi l’Afrique du Nord pour la France. Lyautey, chargé de la pacification du Maroc, envoie également des effectifs. Ils comprennent la brigade de « chasseurs indigènes » du général Ditte (dans laquelle sert le lieutenant Juin) et un gros bataillon de tirailleurs sénégalais.

MA les colonies dans la guerre

Tenue militaire

 Armée coloniale GG Tenue militaire

Zouave, spahi, tirailleur algérien, tirailleur sénégalais, tirailleur marocain, légionnaire

Armée d afrique

 Zouave paquetage

 Paquetage d'un zouave pendant la Grande Guerre

Zouves au combat

Turcos au combat

 Tirailleur sénégalais 1916

L'uniforme réglementaire du tirailleur sénégalais, 1916

On voit qu'un coupe-coupe, accroché ici à son ceinturon, faisait partie de son équipement réglementaire.

Coupe-coupe ou sabre d’abattis de tirailleur sénégalais

Le coupe-coupe ou sabre d'abattis est un outil réglementaire des tirailleurs.

Son utilisation en 1914-1918 au cours des plus durs affrontements à l'arme blanche contribue à établir la réputation combative des troupes noires.

Elle leur a valu aux heures sombres de 1940 d'être souvent odieusement massacrés par les Allemands.

 

Moisson ségalaise

Il s'agit d'une carte postale française éditée pendant la Première Guerre mondiale. Elle montre un tirailleur sénégalais tenant dans sa main une tête d'un soldat allemand, tête qui vient d'être tranchée. Cette carte postale a pour titre « La moisson de Boudou-Badabou ».

Cette carte postale a été diffusée dès le début du conflit, à partir de 1914-1915.

Dès septembre 1914, des tirailleurs ont été envoyés au combat, sur tous les fronts. On les retrouve ainsi sur le front ouest, en Belgique, à Ypres, à l'automne 1914. On estime qu'au moins 600 000 soldats indigènes ont combattu pour la France au cours de la Grande Guerre. Les plus populaires d'entre eux, les tirailleurs sénégalais, étaient au moins 180 000. Ces soldats provenaient en réalité de l'Afrique Occidentale
Française et de l'Afrique Equatoriale Française. L'origine de leur nom tient au fait que les premiers tirailleurs sénégalais ont été recrutés au Sénégal, au milieu du XIXe siècle.

Défilé à Longchamp du 14 Juillet 1913

 Nos troupes coloniales

14 07 1913 nos troupes coloniales   14 07 1913 nos troupes coloniales-1

Le Petit Journal illustré, 13 juillet 1913

Le Petit Pasisien 15 07 1913

 Le Petit Parisien, 15 juillet 1913

 Le Matin 15 07 1913

Le Matin, 15 juillet 1913

Ts a Longchamp

14 juillet 1913 à Longchamp, par Katie Gabet

Y a bon le Miroir

  Le Miroir, 1913

Le tirailleur sénégalais, brave et fidèle serviteur de la mère-patrie, tout heureux et tout fier de défiler à Longchamp sous les yeux reconnaissants des Parisiens.

 14 juillet longchamp

 

Garde d honneur défilé 1913

 Garde d'honneur du 1 er régiment sénégalais lors du défilé du 14 juillet 1913

Bou dou

Parmis les Sénégalais
Qu'on fit venir pour la Revue
L' jour du quatorze juillet
Se trouvait, la chose est connue,
Un grand gaillard à la peau noire
Aux dents comme l'ivoire
Je vais vous conter son histoire
Dans cette chanson
D'abord, voici le nom
De ce brave garçon

Il s'appelait Bou-dou-ba-da-bouh
Il jouait d' la flûte en acajou
Je n'exagère pas
C'était l' plus beau gars
De toute la nouba, ah
Quand son régiment défilait
Au son joyeux des flageolets
Le Tout-Tombouctou
Admirait surtout
Celui d' Bou-dou-ba-da-bouh

En se promenant un matin
Au coin d' la rue du Quatre-Septembre
Il connut un p'tit trottin
Aux cheveux dorés comme l'ambre
Il s'aimèrent tout une semaine
Mais le Turgot, pas de veine,
Partit pour la terre africaine
Ce fut déchirant !
Et la blonde enfant
Disant en pleurant

Il s'appelait Bou-dou-ba-da-bouh
Il jouait d' la flûte en acajou
Et v'là qu'y s'en va
Dans le Sahara
Avec la nouba, ah
Toutes les femmes sont folles de lui
Et ce qui me désole c'est qu'aujourd'hui
Celles de Tombouctou
Doivent faire joujou
Avec Bi-di Bou-dou-ba-da-bouh

Un soldat de la Légion
Un jour, vint frapper à sa porte
Bien qu'elle tremblât d'émotion
Elle se contint et resta forte
Parlez-moi vite de lui, dit-elle
Voilà, Mademoiselle,
Je vous apporte des nouvelles
D'un de mes amis
A qui j'ai promis
D' vous dire ce que j' vous dis

Il s'appelait Bou-dou-ba-da-bouh
Il fit son devoir jusqu'au bout
Et dans un combat
Il est mort là-bas
Avec la nouba, ah
Oui mais en mourant, sur son coeur
Il a pris sa belle croix d'honneur
Mamzelle, c'est pour vous
C'était l' seul bijou
Du beau Bou-dou-ba-da-bouh

La force jaune

Armée des indes 1917

 Soldats de l'Armée des Indes originaires du Penjob.

Jean-Baptiste Tounasoud, 1917

L'armée recrute en Indochine, notamment en Amman et au Tonkin (Vietnam actuel).

Certains Annamites et Tonkinois sont exposés au feu des premières lignes ; beaucoup servent de main-d'oeuvre, ils travaillent dans les usines d'armement, entretiennent les routes, construisent des voies de chemin de fer, font de la mécanique ou du transport, deviennent brancardiers, infirmiers.

DSC_3583

 

Tirailleurs annamites (Indochinois) se reposant dans un camp militaire à Salonique en Grèce en 1916

Journaux de tranchées

Ils ont pour titre :

  • Aux 100.000 articles
  • Chéchia
  • Le Zouzou
  • Le sans-cravate

Aux 100

Aux Zouzou articles1

A zouzou2

 A zouzou3

A zouzou4

La presse

Le Rire sénegalais

 Le Petit Journal 08 08 1915

Clairon de zouaves1

Le Miroir Turcos

Le Miroir , 21 mars 1915

 

Sénégalais montant au front

Tirailleurs sénégalais montant au front

  Zouaves auxiliaires troupes

 Attaque zouaves

Zouaves Joffre

 Turcos prisonniers

 Turcos prisonniers1

Chasseurs d afrique

Camp sénégalais 1

Sénégalais tués

Documents tirés de la revue Illustrierter kriegs kurier oorlogskoerier

 19140101-Illustrierter_kriegs-kurier_=_oorlogskoerier_=_courrier_de_guerre-001-CC_BY(4)

  Turcos et nègres sénégalais dans un camp de prisonniers près de Berlin.

  19140101-Illustrierter_kriegs-kurier_=_oorlogskoerier_=_courrier_de_guerre-005-CC_BY(1)

 Les peuples qui aident les Français sur leur front.

 Au camp des nègres du Sénégal.

 Journal all force noire

 La civilisation européenne, caricature d'Arthur Johnson, 

 tirée du journal allemand « Kladderadatsch », n° 30, paru le 23 juillet 1916.

Pour les Allemands, le tirailleur sénégalais est l'illustration de la barbarie des Français. Et, l'iconographie allemande n'hésite pas à le représenter comme un cannibale, un sauvage assoiffé de sang. Cette imagerie nourrit un imaginaire et contribue à la «Honte noire » , propagande intense à l'encontre des troupes coloniales françaises occupant l'Allemagne (La Sarre et Ruhr) après la guerre.

Y'a bon 

Y a bon centanaire

 Ya bon pour tirailleurs

 Madame y a bon

y a bon tiraillaurs

Y a bon banania

 La marque « Banania » est née en novembre 1914, et a été créée par Pierre-François Lardet, ex-banquier, ex-journaliste, amateur d’art lyrique. Tout commence par sa fascination pour le voyage : en 1909, à son retour d’un voyage au Nicaragua, il tente, avec l’aide d’un ami pharmacien, de restituer la saveur puissante et tonique d’une boisson brésilienne. En 1912 il obtient un breuvage qu’il juge délicieux, composé de farine de banane « nourrissant au plus haut point », et de cacao « savoureux et parfumé », de crème d’orge et de sucre. Il se lance en 1914 dans la fabrication industrielle de cette boisson à Paris. Il restait à la nommer, plusieurs noms se succédèrent : Bacao, Bana-Cacao, Bananette, Bananose, Banarica, et enfin, Banania.

« A partir de la fin 1915, sur tous les murs de France, [apparaît] un tirailleur sénégalais en uniforme coiffé de sa chéchia rouge à pompon bleu, son fusil à ses côtés, qui déguste dans sa gamelle le ‘délicieux’ breuvage » . Nous sommes en pleine guerre et Pierre Lardet profite de la grande popularité des troupes coloniales pour lancer son produit. L'invention du slogan « Y'a bon » s'inspire de la représentation du langage « petit nègre » des tirailleurs sénégalais. On voit partout sur les murs de France, le visage toujours souriant du bon tirailleur.

Depuis la naissance de la marque, les temps ont changé, l’histoire est passée et le colonialisme a petit à petit disparu avec son cortège d’idées reçues, de stéréotypes envers les noirs. Aujourd’hui, le caractère méprisant, voire insultant de ces stéréotypes qu’il faut bien appeler racistes est devenu insupportable. Les publicités pour Banania témoignent de cette évolution.

Boites banania1

 

Boites banania2

 Pub Banania

  

«Je déchirerai les rires Banania sur tous les murs de France.»

Léopold Sédar Senghor, Hosties noires, 1948

 

 Banania p

 Premier encart publicitaire générique illustré imprimé dans les journaux à partir de 1915.

http://renawak.free.fr/tpe/index.htm

Hommages aux indigènes

 Troupes noires 1914

 Drapeau tirailleurs sénégalais

Drapeau tirailleurs sénégalais1

Drapeau tirailleurs sénégalais2

 Drapeau 73 sénégalais   Drapeau malgache

Insigne Afrique   Drapeau afrique 19000

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Documents de L'Illustration

 Voir les liens : 

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Troupes indigènes

Historia Indigènes

 

Zouaves Pierre Miquel1

 

Zouaves Pierre Miquel2

  Les Poilus de Pierre Miquel

Cartes postales

Carte sénégalais2   carte sénégalais1

                      Croix Rouge et tête noire, deux cœurs d'or 

 Honneur aux zouaves   Carte zouaves6

 

Moi pas peur   Carte sénégal

   Carte commandant purgation

Collection "Patrie"

Patrie zouaves à l assaut

 Patrie les zouaves

 Patrie roman d un sénégalais

Affiches pour les emprunts nationnaux

Pour le retour Crédit Foncier Algérie Tunisie

 Pour le retour, souscrivez. 4 ème emprunt national du Crédit Foncier d'Algérie et de Tunisie.

1918 Imprimerie Devambez 

Pour la Patrie Crédit Foncier Algérie Tunisie

Emprunt National 1920 Compagnie Alger   Emprunt de la Libération Alger

Emprunt 1917 Algérie

Souscrire, c'est hâter son retour avec la Victoire

Lucien Jonas, emprunt 1917

Aff77-2 Fr   Journée de l armé d affique 1917Fouqueray

 «JOURNÉE DE L'ARMÉE D'AFRIQUE et des Troupes Coloniales» - Juin 1917, JONAS

«JOURNÉE DE L'ARMÉE D'AFRIQUE et des Troupes Coloniales» - Juin 1917,

Charles FOUQUERAY 

Un bilan très lourd

Au total, entre 1914 et 1918, plus de 565 000 soldats indigènes ont servi dans l'Armée coloniale : 

  • 181 512 tirailleurs dits « sénégalais » mais venant en réalité de toute l'Afrique occidentale et équatoriale française, les plus nombreux, répartis au sein de 141 Bataillons de tirailleurs africains qui constituaient l'essentiel de ce que le général MANGIN appelait « la Force noire » 
  • 175 000 Algériens, dont 35 000 tués ou disparus.
  •   40 000 Marocains, dont 12 000 tués ou disparus.
  •   80 000 Tunisiens, dont 21 000 tués ou disparus. 
  • 180 000 Africains noires dont 25 000 tués ou disparus.
  •   41 355 Malgaches, dont 3 100 tués ou disparus.
  •   48 922 Indochinois, dont 1123 tués ou disparus.
  •    2 434 Somalis.
  •    1 067 Canaques et Polynésiens. 

A la fin de la guerre en novembre 1918, leurs pertes totales s'élevaient à 97 100 tués ou disparus. 

Bilan force noire

 Voir l'article sur les zouaves en Belgique :

http://87dit.canalblog.com/archives/2013/09/13/28010237.html

18 juillet 2016

Présentation du 87 DIT

Mots clés :

87 DIT, affectations des territoriaux, Bretagne, Général d'Urbal, Général Joppé, Général Roy, Hély d'Oissel. 

87 DIT fronton

Sous le frontispice, entourant la croix de guerre on trouve à droite les villages suivants :

Bixschoote, Kerteker, Bois triangulaire, Noordschoote, Steenstraat, Het-Sas et à gauche, Langemark, Pilkem, Les 3 chemins, Ypres, Boesinghe et au bas le tracé de l'Yser.

Commandants de cette division :

  • à la mobilisation : Général Roy
  • à partir du 25 mai 1915 : Général Joppé
Général Joppé 1884-1927

Général de division *** Maurice Joppé 1884 - 1927

Frontispice 87dit

(Le texte qui suit est imprimé dans le tableau) :

VIIIè Armée État Major 1er Bureau No 3.175 19 novembre 1914 Extrait de l'ordre général no 27.

Le général d'Urbal, commandant la VIIIè Armée cite à l'ordre de l'armée :

La 87è Division territoriale

« Chargée pendant 3 semaines de la défense d'un secteur important, a brillamment rempli sa mission en infligeant à l'ennemi des pertes sensibles et en faisant preuve dans toutes les actions offensives ou défensives qu'elle a dû engager de solides qualités d'endurance et de bravoure »

Le général commandant la VIIIè Armée. Signé : D'Urbal

Général d'Urbal   Urbal100

Général d'Armée ***** Victor d'Urbal 1858 -1943 

 Pays de France Oissel

Général de Division *** Hely d'Oissel 1859 - 1937

Région fortifiée de Dunkerque et 36è Corps 11 mars 1916 Extrait de l'ordre général n° 29.

Le général Hely D'Oissel commandant la région fortifiée de Dunkerque et le 36è Corps d'Armée cite à l'ordre de l'Armée la 87è Division territoriale d'infanterie.

« A pris part à toutes les opérations qui se sont déroulées en Belgique depuis le mois d'octobre 1914. Par sa ferme attitude au feu au cours de violents combats aussi bien que par son endurance dans un service de tranchées très pénible, s'est montrée l'égale des troupes les plus solides.
Chargée, sous le commandement du général Joppé, pendant les plus mauvais mois d'hiver, de la défense d'un secteur que les intempéries, le terrain marécageux, les bombardements répétés et intenses de l'ennemi rendent particulièrement difficiles, a donné des preuves constantes du superbe esprit de devoir et de dévouement qui l'anime toute entière »

Le général commandant la région fortifiée de Dunkerque et le 36ème Corps d'Armée. Signé Hely d'Oissel

 

Hommage au 87 DIT

Extrait de L'Ouest-Eclair Novembre 1914

 

Anciens combattants 87DIT

Article publié par L'Ouest-Eclair, le 4 Décembre 1927

A la mobilisation d'août 1914, les hommes âgés de 34 à 39 ans furent incorporés dans 145 régiments d'infanterie territoriale (et dans la réserve territoriale pour ceux âgés entre 40 ans et 45 ans). Prévus à l'origine pour ne servir que de soutien aux régiments actifs (intendance, construction, etc),  les « Pépères », selon l'appellation familière de l'époque, se trouvèrent souvent en première ligne, principalement en Belgique, dans les régions du Nord et de l'Est de la France.

Leur sort en fut tout autrement !

Le général Nivelle en a fait tuer soixante mille pour rien en trois jours, au Chemin des Dames.

Les Territoriaux ont-ils été des combattants de premières lignes ?

Opérations de la 87 DIT de 1914 à 1917.

 1914

Mobilisée dans la 10e région. 

6 août – 7 octobre – transport par V.F., de Saint-Servan, à Valognes ; garde du littoral dans cette région.

A partir du 26 août, transport par mer et par V.F. dans la région du Havre ; travaux et défense.

A partir du 5 octobre, transport par mer à Dunkerque.

7 – 24 octobre – Mouvement vers Ypres.

A partir du 14 octobre, occupation et défense de la région de Zillebeke, Pilkem ; travaux.

Le 22 octobre, combat vers Bixschoote. 

24 octobre – 17 novembre – Relève d'une division britannique vers Langemarck et Steenstraate.

Engagée dans la BATAILLE D'YPRES :

Combats vers Weidendreft, Mangelaare et Kortekeer Cabaret. 

17 novembre – 6 décembre – retrait du front ; repos vers Killem, puis travaux vers Elverdinghe et Dickebusch. 

6 décembre 1914 – 24 janvier 1915 – Mouvement vers le front et occupation d'un secteur sur le canal de l'Yser, vers le pont de Knocke, le pont de Drie Grachten et Kortekeer Cabaret, réduit à droite, le 30 décembre, jusque vers la maison du Passeur. 

1915

24 – 29 janvier – Retrait du front (relève par l'Armée belge), et repos vers Proven. 

29 janvier – 30 mars – Mouvement vers le front et occupation d'un secteur vers Poelcappelle et Steenstraate (1)

30 mars – 13 avril – Retrait du front et repos vers Socx (2).

13 avril – 21 mai – Mouvement vers le front et occupation d'un secteur vers Langemarck et Steenstraate (3) .

Le 22 avril, attaque allemande par gaz ; violentes contre-attaques françaises.

Puis occupation, par des éléments, d'un nouveau secteur sur l'Yser au nord de Boesinghe. 

21 mai – 30 septembre – Retrait du front et repos vers Rexpoëde (éléments en secteur vers Steenstraate et Boesinghe) (4)

30 septembre 1915 – 26 février 1916 – Mouvement vers le front et occupation d'un secteur vers Steenstraate et Boesinghe, en liaison avec les armées belges et britanniques. 

1916

26 février – 18 mai – Retrait du front ; stationnement vers Rexpoëde :

Des éléments de la 87e D.T. participent à l'organisation de la défense de Dunkerque et à l'occupation du secteur du 36e C.A. 

18 mai – 5 juin – Occupation d'un secteur vers Steenstraate et Boesinghe. 

5 – 15 juin – retrait du front, et à partir du 7 juin, transport par V.F. dans la région d'Estrées-Saint-Denis ; repos. 

15 juin – 18 décembre – Mouvement vers le front et occupation d'un secteur vers Belval et l'Oise, réduit à gauche, le 2 décembre, jusque vers l'Ecouvillon. 

18 décembre 1916 – 26 février 1917 – Retrait du front ; repos vers Grand-Fresnoy et Sacy-le-Grand.

A partir du 27 décembre, travaux dans les régions de Villers-Cotterêts, de Senlis, de Ressons-sur-Matz et de Creil. 

1917

26 février – 12 mars – Instruction au camp de Pontarmé. 

12 – 17 mars – Mouvement vers Compiègne, puis occupation d'un secteur entre l'Oise et l'Ecouvillon. 

17 – 18 mars – Poursuite de l'ennemi (REPLI ALLEMAND) : Prise de Noyon. 

18 mars 1er avril – Travaux dans la région de Noyon. 

1er – 5 avril – Regroupement vers Roye et Porquericourt ; transformation de la 87e D.T. en 87e D.I. active. 

(1)  A partir du 11 mars 1915, une brigade de la 89e D.T. est à la disposition de la 87e D.T.

Du 14 au 30 mars, les deux brigades de la 89e D.T. sont aux ordres de la 87e D.T.

(2)  Du 30 mars au 9 avril 1915, l'une des brigades est mise à disposition de la 89e D.T. Du 9 au 13 avril, les deux brigades sont à la disposition de la 89e D.T.

(3) Du 17 avril au 26 août 1915, la 87e D.T. est augmentée d'une brigade territoriale.

(4) A partir du 25 août 1915, l’une des trois brigades est transportée par VF dans la région de Bruay.

Le 1 septembre, elle reconstitue, au 21e CA, la 81 DT avec l’une des brigades de cette division.

 

 Opérations des régiments composant le 87 DIT.

173 BT

73e Régiment d'infanterie territoriale
Guingamp, Le Havre, Les Flandres, Ypres, Saint-Julien, Boeringhe, Korteker-Cabaret, Pilkem
74e Régiment d'infanterie territoriale
Saint-Brieuc, Dunkerque, Belgique, Yser, Ypres, Langemarck

174 BT

76e Régiment d'infanterie territoriale
Vitré, Les Flandres, Ypres, Boesinghe, Paschendaele, Westroosbeke, Korteker, Het Sas, Steenstraat
79e Régiment d'infanterie territoriale
Granville, Ypres, Zonnebecke, Paschendaele, Bixchoote, Maison du Passeur, Driegrachten
80e Régiment d'infanterie territoriale
Saint-Lô, Bergues, Boesinghe, Paschendoele, Yser, Bixchoote

Composition organique du 87 DIT

73 RIT de août 1914 à avr 1917

74 RIT de août 1914 à avr 1917

76 RIT de août 1914 à juin 1916

79 RIT de août 1914 à juin 1916

80 RIT de août 1914 à juin 1916

100 RIT de avr 1915 à août 1915

102 RIT de avr 1915 à août 1915

11 RIT de juin 1916 à avr 1917

12 RIT de juin 1916 à avr 1917

Lire le sommaire des opérations du 87 DIT : 87e DIT

Lire les affectations des territoriaux : Affectations des RIT 14-18       Affectations des RIT


07 juillet 2016

Régions militaires, 10 ème région

 Mots clés :

10 ème région militaire, 10 corps d'armée, 87 DIT, Bretagne, général Defforges, général Franchet d'Espéret, Normandie, ordre de bataille août 1914, régions militaires. 

Les régions militaires en 1913

Régions milit 1914

Régions milit 1913

 La X ème région

Carte mobilisation 14 ouest

Les X ème et XI ème régions militaires

10 corps d armee 1914

La X ème région militaire

 10 corps de Rennes

 RI en Bretagne

 X corps d armée1 

 X corps d'armée2

http://www.ille-et-vilaine.fr/sites/default/files/asset/document/expo_itinerante_grande-guerre_bd.pdf

 Le Télégramme Régiments

Le Télégramme, 13 juilet 2014

Triple Entente contre Triplice

Le jeu fatal des alliances se met en branle et si les souverains hésitent, partout les militaires poussent à la guerre. La Russie, défenseur affiché des peuples slaves, donc de la Serbie, mais peu soucieuse aussi de voir l’Autriche accroître son emprise sur les Balkans, mobilise partiellement le 30 juillet, ce qui provoque la proclamation de danger de guerre par l’Allemagne, ce qui provoque à son tour la mobilisation générale russe le 31. La Russie est alliée à la France et à l’Angleterre au sein de la Triple Entente : l’Allemagne craint donc un encerclement et lance immédiatement deux ultimatums. Par le premier, elle demande à la Russie de renoncer à la mobilisation faute de quoi la guerre sera déclarée, ce qui arrive dès le 1er août.

Par le second, elle demande à la France quelle va être sa position et exige, en cas de neutralité, une occupation allemande des forts de Verdun et de Toul pendant toute la durée de la guerre. Cela est inacceptable mais le gouvernement français propose, le soir du 31 juillet, de retirer ses troupes à 10 km de la frontière, ce qui témoigne de sa non-volonté agressive. Devant la mobilisation allemande, il cède pourtant à la pression des militaires et, le 1er août, il annonce la mobilisation française qui sera effective le lendemain. Entre temps, le 31 juillet, Jean Jaurès, l’infatigable militant de la paix, a été assassiné par un nationaliste : le dernier obstacle à la guerre semble ainsi dramatiquement levé. La Belgique est neutre mais, première menacée par une offensive allemande, elle annonce elle aussi le 31 juillet la mobilisation pour le lendemain. L’Angleterre, alliée de la France et de la Russie, ne veut pas la guerre mais, inquiète, elle mobilise sa flotte.

L'Entente 1914

Ordre de bataille, Août 1914

Lire le document :

Présentation de l'armée de 14 à 39

ordre de bataille

Pour une meilleure lecture de cette roue, voir le site : 

http://www.carto1418.fr/ordredebataille

Voir le site affectation organique des unités :

http://iabem.free.fr/

Positions armées 1914

Positions des Armées en Août 1914

Le 10 ème corps d'armée :

C'est l'une des composantes de la V ème armée commandée par le Général Lanrezac.

Q.G. à Rethel. Effectif : 240.000 hommes.

Unité

Lieu

Commandant

1e corps Lille Franchet d’Espérey
2e corps Amiens Gérard
3e corps Rouen Sauret
10e corps Rennes Defforges
11e corps Nantes Eydoux
4e G.D.R. Valabrègue  
4e division de cavalerie Sedan Abonneau

Le général Lanrezac est limogé par le Général Joffre le 3 Septembre 1914 et remplacé par le Général Franchet d'Esperey.

Général Lanrezac

 Général Lanrezac 1852 -1925

Franchet d'esperet

Général Franchet d'Espéret 1856 - 1942

Franchet d Espéret 1915

 Le Général Franchet d'Espéret  en 1915

 Général Defforges

Les commandants du 10 ème Corps d'Armée sont :

  • à la mobilisation : Général Desforges
  • Au 10 Novembre 1914 : Général Wirbel
  • Au 10 Septembre 1915 : Général Antoine
  • au 24 Mars 1917 : Général Vandenberg

Composition du 10 ème CA :

Régiments mobilisés dans la 10 ème Région mais ne faisant pas partie du 10ème Corps d’Armée, les territoriaux :

73e RIT (10e Région) Guingamp d'août 1914 à avril 1917.
74e RIT (10e Région) Saint-Brieuc d'août 1914 à avril 1917.
76e RIT (10e Région) Vitré d'août 1914 à juin 1916.
79e RIT (10e Région) Granville d'août 1914 à juin 1916.
80e RIT (10e Région) Saint-Lô d'août 1914 à juin 1916.

100e Régiment d'Infanterie Territoriale d'avril à août 1915.

102e Régiment d'Infanterie Territoriale d'avril à août 1915.

11e Régiment d'Infanterie Territoriale de juin 1916 à avril 1917.

12e Régiment d'Infanterie Territoriale de juin 1916 à avril 1917.

Voir le lien :

http://www.fortiffsere.fr/armee1914/index_fichiers/Page920.htm

Composition de la 87e Division d'Infanterie Territoriale en Août 1914.

La 87 ème D.I.T est isolée du 08/14 au 04/17, puis active isolée à partir du 11/18 avec les 72, 91 et 136 ème R.I.

173ème Brigade d'Infanterie territoriale :

  • 73ème Régiment d'Infanterie territoriale (Guingamp).
  • 74ème Régiment d'Infanterie territoriale (Saint-Brieuc).

174ème Brigade d'Infanterie territoriale :

  • 76ème Régiment d'Infanterie territoriale (Vitré).
  • 79ème Régiment d'Infanterie territoriale (Granville).
  • 80ème Régiment d'Infanterie territoriale (Saint-Lô).

Plus :

2 escadrons du 24e régiment de dragons.
1 groupe territorial du 49e régiment d’artillerie de campagne.
1 (?) groupe territorial du 50e régiment d’artillerie de campagne.
3e compagnie du 10e bataillon territorial du génie.

Corps d'armée 10 Rennes

Voir les liens : 

http://centenaire.org/fr/des-bretons-des-bretagnes-en-guerre

http://archives.ille-et-vilaine.fr/sites/default/files/g-pec-0914-005-bd.pdf

Lire le document :

Affiches de mobilisation

En France le premier jour de la mobilisation est le dimanche 2 août 1914.

Déclaration de guerre de l’Allemagne  à la France le 3 Aout 1914.

Le 18 août, à la fin de la concentration, 2 700 000 soldats sont prêts à entrer en campagne, 680 000 sont dans les dépôts, 235 000 outre-mer, 65 000 sur mer, 200 000 territoriaux assurent la garde des voies de communication.

Pendant toute la guerre, 8,7 millions de soldats et de marins furent mobilisés, (6% de soldats indigènes, un tiers venu d'Afrique noire, la moitié du Maghreb) et 800 000 travaillèrent dans les usines d’armement en tant qu’affectés spéciaux.

La France compte en 1914, 38 millions d’habitants.

L'armée de terre française compte, en 1914, 5 armées mises à la disposition du commandant en chef. Ces 5 armées se composent de 21 corps d'armée correspondant chacun à une région militaire. Un corps d'armée comprend un quartier général, deux divisions d'infanterie, une artillerie de corps, une cavalerie de corps, des formations du génie, des services de santé, vétérinaire, trésorerie, poste, prévôté. il compte 38 000 hommes, dont 30 000 combattants et 13 000 chevaux, placés sous le commandement d'un général de division (2 étoiles). 

Au 1er août 1914, il y a déjà 880 000 hommes sous les drapeaux : il s'agit des classes 1911 à 1913, qui forment l'armée d'active (nés entre 1891 et 1893 : 21 à 23 ans).

La mobilisation appelle 2 200 000 hommes des classes 1900 à 1910 qui forment la réserve (nés entre 1880 et 1890 : 24 à 34 ans) et 700 000 des classes 1886 à 1899 qui forment la territoriale (nés entre 1866 et 1879 : 35 à 48 ans). À ces hommes contraints, se rajoutent les 71 000 engagés volontaires, qui soit devancent l'appel (le record est à 15 ans) soit sont étrangers (ces derniers sont 26 000 en 1914).

Total : 3 877 000 hommes mobilisés en août 1914, sur une population de 38 millions d'habitants, formant 94 divisions : 47 d'active (chacune de 17 286 hommes), 25 de réserve, 12 territoriale et 10 de cavalerie.

PS : Les hommes de la territoriale, âgés de 34 ans et plus, sont affectées à la défense des places fortes, des côtes et des points stratégiques.

Elles ne sont pas, en principe, destinées à entrer en campagne !

Organisation de l'armée française pendant la guerre de 1914-1918.

Généraux 1914-15

Les généraux de Corps d'Armées

Les Armées (5 en 1914), regroupant chacune 250.000 hommes environ.

En août 1914, 1.250.000 hommes furent mobilisés (régiments d'active).

  • 1 er Armée Dubail, 5 CA
  • 2ème Armée De Castelnau, 6 CA
  • 3ème Armée Ruffey, 4 CA
  • 4 ème Armée Langle de Cary, 3 CA
  • 5 ème Armée Lanrezac, 4 CA 
  • L'Armée d'Alsace Pau

- Le corps d'armée (40.000 à 60.000 hommes) commandée par un Général 4 / 5 étoiles.

- La division est constituée de différents corps d'armée, parmi lesquels, en ce qui concerne l'infanterie, des brigades (soit environ 20.000 à 30.000 hommes) commandée par un Général de Division 3 étoiles.

- La brigade est constituée de 3 régiments d'infanterie (environ 10.000 hommes) commandée par un Général 2 étoiles.

- Il y a 173 régiments d'infanterie RI dans l'armée française en 1914

  (En réalité, on en trouve le double car ils ont été dédoublés en régiments de réserve (n°200 à 373) et régiments d'active (n°1 à 173).

- Le régiment d'infanterie (3000 à 4000 hommes) est constitué de 3 ou 4 bataillons commandé par un Colonel.

- Le bataillon (environ 1000 hommes) est constitué de 4 compagnies commandé par un Commandant.

- La compagnie (environ 250 hommes) est constituée de 4 sections commandée par un Capitaine.

- La section (environ 60 hommes) est constituée de 4 escouades commandée par un Sergent, un Lieutenant, un Sous Lieutenant ou un Adjudant.

- L'escouade comprend environ 15 hommes commandée par un Caporal.

A la tête de sa compagnie le capitaine a 254 hommes sous ses ordres (4 sections de 59 hommes), plus un sergent major, un sergent fourrier, un caporal fourrier et 15 soldats hors rang de spécialités diverses.

Les officiers supérieurs :

Le chef de bataillon, commande quatre compagnies. Il dispose d'un lieutenant adjoint, un médecin aide major, quatre sous off, deux caporaux et cinq hommes, d'un atelier téléphonique de sept hommes opérant sur deux postes.

Le Colonel à la mobilisation commande 3400 hommes environ dont 70 officiers.

évolution de l'armée fr

 

30 juin 2016

73 RIT - 74 RIT - 76 RIT - 79 RIT - 80 RIT

Mots clés :

73 RIT, 74 RIT, 76 RIT, 79 RIT, 80 RIT, 87 DIT, biniou, bombarde, Bretagne, Général de Mitry, Normandie, Ypres.

                        Organisation du 87 DIT

 

Organisation 87 DIT

73 RIT

73 RIT photos 1914

Opérations du 73e Régiment d'infanterie territoriale :

Guingamp, Le Havre, Les Flandres, Ypres, Saint-Julien, Boeringhe, Korteker-Cabaret, Pilkem.

Le 73e d’infanterie territoriale est d’origine bretonne, il se recrutait parmi les rudes populations des Côtes-du-Nord. Peu d’apparence, ces gars bretons,    surtout sous l’uniforme. Corps trapu, sans élégance naturelle ou acquise, âme difficile à pénétrer, défendue encore par la particularité du langage. Parfois aussi, hélas ! Une tendance fâcheuse à boire. Mais ce sont des gens d’une résistance extraordinaire, dur à la souffrance, et dès qu’ils se sont donnés, d’un dévouement sans bornes, tenaces comme personne, très sensibles à l’honneur.

Lire l'historique sommaire de ce régiment : 73 RIT

Ordonnance du général de Mitry, le 27 Octobre 1914 :

De Mitry Général

« Des défaillances se sont produites récemment dans certains corps territoriaux, aucun fait de cette nature ne devra se produire à l’avenir. Je suis décidé à les réprimer avec la dernière énergie. Tout chef qui verra un de ses hommes reculer devra immédiatement lui brûler la cervelle. De plus un régiment de cavalerie sera mis sous vos ordres pour arrêter tout mouvement de repli au combat et assurer la police du champ de bataille ; il emploiera la force pour ramener les hommes à leur devoir ; s’ils n’ont la mort par-devant, ils l’auront par derrière. Vous voudrez bien aviser les troupes sous vos ordres de ces dispositions et en assurer la rigoureuse exécution. »

Voir la composition de l'état major de ce régiment : Composition du 73 RIT

 Monument aux morts Guingamp

Monument aux morts de Guingamp

 Ruellen

Citation au tableau d'honneur, mort pour la France.

 Voir le site suivant recensant 790 soldats de ce régiment décédés aux combats :

http://www.memorial-genweb.org/73 R.I.T.

Seules les 300 premières réponses sont affichées sur la première page, vous pouvez affiner votre recherche en renseignant le début du nom recherché dans le champ :

Précisions éventuelles
Nom commence par :


Pendant la Première Guerre mondiale, le 73e régiment d'infanterie territoriale de Guingamp fut doté de bombardes et de binious par son commandant, le lieutenant-colonel Aymar de Quengo de Tonquédec. Le magazine « L'Illustration » choisit un couple de sonneurs pour faire la couverture de son numéro du 3 juillet 1915.
Photo devenue symbolique de l'engagement des Bretons dans la Première Guerre mondiale

cornemuse 73 rit    bombarde 73 rit

sonneur bretons

Deux sonneurs breton sur le front.

Le colonel d'un régiment de territoriaux, du recrutement de Bretagne,

a adjoint à ses tambours et clairons

les deux intruments de la vieille Armorique.

 

Voir l'article sur Musique au front :
74 RIT

Ceux du 74 RIT

Opérations du 74e Régiment d'infanterie territoriale :

Saint-Brieuc, Dunkerque, Belgique, Yser, Ypres, Langemarck.

Le 5 octobre 1914, le régiment s’embarque au Havre pour Dunkerque, à bord des paquebots La Lorraine, Niagara et New Haven, et après un débarquement rendu difficile par l’état de la mer, il est dirigé vers Saint Omer.

Paquebot La Lorraine

Lorraine II

Caractéristiques de "La Lorraine" :

Chantiers & Ateliers de Penhoët, Saint Nazaire
Mis à flot : 20.09.1899  
Entrée en flotte : 08.1900
En service : 12.08.1914  
Retiré : 25.09.1917  
Caractéristiques : 11 168 tjb ; 4 202 tpl ; 170 x 18,26 m ; 22 000 cv ; 2 moteurs à pilon, triple expansion, 4 cylindres ; 21,5 nds, 20 nds en service ; 2 hélices ; 2 cheminées ; 2 mâts ; coque acier ; 446 passagers en premières classes, 116 en secondes et 552 en troisièmes. 

11.08.1900 : mis en service sur la ligne Le Havre – New York
25.07.1914 : dernier voyage sur la ligne avant la guerre    
12.08.1914 : réquisitionné, converti en croiseur auxiliaire sous le nom de Lorraine II 

Paquebot Le Niagara

Niagara

Caractéristiques du "Le Niagara" :

NIAGARA était l'ex CORSE lancé le 16 Mai 1908 aux chantiers de Saint Nazaire pour les Chargeurs Réunis.
 
Longueur 148 m  Largeur  17 m  2 hélices 8481 tx 

Paquebot Newhaven

Newhaven1Newhaven

Navire français ayant servi de navire-hôpital sous pavillon britannique, rendu à la France en 1919 

Caractéristiques du Newhaven :

Forges et Chantiers de la Méditerranée, au Havre
Lancé : 19 décembre 1910
En service : 03 juin 1911
Démoli : 1949
Caractéristiques : 1 888 t ; 92 m ; 9 000 cv ; 24 nds ; à turbines ; 3 hélices 

Visiter le site sur les navires de grande guerre :

http://www.navires-14-18.com

Le 14 Octobre 1914 le Colonel CHAUVEL adressait cet appel à ces vieux poilus du 74° :

Le 74° saura donner la mesure de sa valeur par son calme, son entrain et son endurance, dans les circonstances particulièrement difficiles.

 Chauvel« Français de Bretagne, vous avez montré une fois de plus que voue êtes toujours les dignes ascendants de ceux qui ont immortalisé votre Province devant l’Histoire ! Nous voici en Belgique, tâchons de faire sentir à cette brave nation, qui a tout sacrifié pour le salut de la France que nous venons pour la sauver. »

Lire l'historique sommaire de ce régiment :

74 RIT

Histo 47 rit

 Voir la composition de l'état major de ce régiment :

composition du 74 RIT

 Monument aux morts1 St Brieuc

Monument aux morts de Saint-Brieuc

Œuvre du sculpteur Françis Renaud (1887-1973), ce monument aux morts fut inauguré le 15 juillet 1923 dans les jardins des Promenades derrière le Palais de justice. D'une longueur de 13 m (20 m aujourd'hui), et 7,50 m de hauteur en son centre, le monument a coûté 80.000 F à la municipalité. La statue d’une hauteur de 3,40 m représente une figure allégorique, Victoire aux ailes entrouvertes. 692 noms sont inscrits sur ce monument.

La Touche

 Laroque

 Armand Fraval

Citations au tableau d'honneur, mort pour la France.

 Victor Courtel Lieut

Lieutenant Victor Courtel, tué à l'ennemi à Languemarck, le 10 Novembre 1914.

Victor Coutel (1876-1914) habitait avec ses 4 frères ( Jean marie, Joseph marie, Mathurin et Francois) et ses 5 sœurs (Marie josephe, Marie francoise, Marie louise, Césarine et Hortense ) le hameau du "Gasset" en La Prenessaye .
Son frère François, Maréchal des Logis (1890-1918) décèdera en 1918 au front. 

Voir le site suivant recensant 688 soldats de ce régiment décédés aux combats :

http://www.memorial-genweb.org/74 R.I.T.

 Seules les 300 premières réponses sont affichées sur la première page, vous pouvez affiner votre recherche en renseignant le début du nom recherché dans le champ :

Précisions éventuelles
Nom commence par :

Voir le journal de tranchée Le Bataillon de ce régiment :

http://87dit.canalblog.com/Le Bataillon

 Bat 74

76 RIT

Opérations du 76e Régiment d'infanterie territoriale :

Vitré, Les Flandres, Ypres, Boesinghe, Paschendaele, Westroosbeke, Korteker, Het Sas.

Lire l'historique sommaire de ce régiment : 

76 RIT

Voir le lien :

http://www.dumoul.fr/mili/14-18/regiments/76eRITal/historique/historique.php

En janvier 1918, le 76e R.I.T était définitivement dissous. Inutile de conclure sur un dithyrambe. Les faits parlent d’eux-mêmes.

Au reste, voici le tableau des récompenses distribuées : 2 croix d’officiers de la légion d’honneur,11 croix de chevalier de la légion d’honneur, 36 médailles militaires, 12 citations au corps d’armée, 164 citations à la brigade, 238 citations au Régiment.

Quel corps territorial en a d’avantage à son actif ?

 Monument aux morts1 Vitré

Monument aux morts de Vitré, œuvre de Jean Boucher  (1870-1939).

Voir le site suivant recensant 482 soldats de ce régiment décédés aux combats :

http://www.memorial-genweb.org/76 R.I.T.

Seules les 300 premières réponses sont affichées sur la première page, vous pouvez affiner votre recherche en renseignant le début du nom recherché dans le champ :

Précisions éventuelles
Nom commence par :

Voir le journal de tranchée Face aux Boches de ce régiment :

Face aux boches

Voir l'article sur Face aux Boches

http://87dit.canalblog.com/archives/2016/04/17/33676275.html

79 RIT

Opérations du 79e Régiment d'infanterie territoriale :

Granville, Ypres, Zonnebecke, Paschendaele, Bixchoote, Maison du Passeur, Driegrachten.

GranvilleHommage de L'Ouest Eclair, 18 Mai 1939 

 

Le 79 RIT s'est illustré à la Maison du Passeur : voir l'article 

http://www.canalblog.com/La maison du Passeur

 

Lire l'historique sommaire de ce régiment : 

79 RIT

Par ordre en date du 11 mars 1916, la 87° division territoriale d’infanterie, dont faisait partie le 79° RIT, est citée à l’ordre de l’armée dans les termes suivants :

 « a pris part à toutes les opérations qui se sont déroulées à X…, depuis le mois d’octobre 1914. Par sa ferme attitude au feu au cours de violents combats, aussi bien que par son endurance dans un service de tranchées très pénible, s’est montrée l’égale des troupes les plus solides.

Chargée, sous le commandement du général JOPPE, pendant les plus mauvais mois de l’hiver, de la défense d’un secteur que les intempéries, le terrain marécageux, les bombardements répétés et intenses de l’ennemi rendaient particulièrement difficile, a donné des preuves constantes du superbe esprit de devoir de dévouement qui l’anime toute entière »

 Monument aux morts Granville

Monument aux morts de Granville

Œuvre du sculpteur VEREZ, Georges (1877-1933), né à Lille (Nord).

Type de matériau : bronze

Inauguration le 6 août 1922.

Vignon

Lancesseur

Citations au tableau d'honneur, mort pour la France.

 Voir le site suivant recensant 395 soldats de ce régiment décédés aux combats :

http://www.memorial-genweb.org/79 R.I.T.

Seules les 300 premières réponses sont affichées sur la première page, vous pouvez affiner votre recherche en renseignant le début du nom recherché dans le champ :

Précisions éventuelles
Nom commence par :

80 RIT

Opérations du 80e Régiment d'infanterie territoriale :

Saint-Lô, Bergues, Boesinghe, Paschendoele, Yser, Bixchoote.

Lire l'historique sommaire de ce régiment : 

80 RIT

80 RIT témoignageBuissot Armand

Monument aux morts St_Lo

Monument aux morts de Saint-Lô

Œuvre du sculpteur GRISARD, Henri-Désiré (1872- ), né à Paris.

Type de matériau : bronze .

Inauguration le 2 Octobre 1921.

Choqueuse

 Cauville

Citations au tableau d'honneur, mort pour la France.

Voir le site suivant recensant 547 soldats de ce régiment décédés aux combats :

http://www.memorial-genweb.org/80 R.I.T.

Seules les 300 premières réponses sont affichées sur la première page, vous pouvez affiner votre recherche en renseignant le début du nom recherché dans le champ :

Précisions éventuelles
Nom commence par :

 Voir le site listant les régiments bretons pendant la Grande Guerre :

http://www.genealogie22.com/guerre-14-18

Hommage aux bretons

 

Les bretons dans la guerre1

 

Les bretons dans la guerre2

 Article paru dans Le Progrès du Finistère, 18 mars 1916

 

 

18 juin 2016

Bilan mondial, français, belge 14-18. Tant de morts !

Mots clés :

Bilan humain, bilan des troupes coloniales indigènes, bilan financier, état des pupilles, fusillés, Mathurin Méheut, morts pour la France, orphelins, perte par classe, pertes françaises par armes, Pertes par RI et RIT, prisonniers, veuves

Le Petit Journal Hommage aux morts

Tant de morts !

67 millions de combattants :

42 millions chez les alliés,

25 millions chez les puissances centrales.

5,2 millions de morts chez les alliés,

3,4 millions de morts chez les puissances centrales.

 

Voir l'article sur les monuments aux morts en France

http://87dit.canalblog.com/archives/2015/07/13/32352029.html

 

Bilan humain mondial

Victimes ede

victimes 1 er gg

Parts des morts parmi les mobilsés

Bilan 14-18Le bilan 1418

Bilan4 morts

Bilan3 morts

Bilan humain France

En France, pendant la Première Guerre mondiale, le tribut payé par les poilus est impressionnant : 1 322 000 morts, 4 266 000 blessés (la moitié d'entre eux blessés deux fois), 1.100.000 invalides dont 60.000 amputés, 70 000 tués venus d'Afrique du nord et des milliers de Sénégalais.

Plus de la moitié des instituteurs mobilisés, 833 polytechniciens, 143 de l'ENS sont tombés au combat.

Ce conflit des plus meurtriers n’a pas épargné les populations civiles.

En Belgique, qu’ils ont envahie malgré sa neutralité, les Allemands ne s’attendaient à aucune résistance, mais les Belges ralentissent la progression de l’ennemi, qui exerce des représailles sur la population : 200 civils sont tués dans l’incendie de Louvain, 400 otages sont exécutés à Tamines, 200 à Andenne, 670 à Dinant, hommes, femmes et enfants confondus. En août et septembre 1914, lors de leur avancée en Belgique et dans le nord de la France, les Allemands incendient des villages, bombardent des villes sans défense, et font rien moins que 6 000 victimes civiles. 

Sur 1.383.000 morts :

  • 674.000 tués au feu
  • 225.000 morts suite à des blessures
  • 175.000 morts suite à des maladies : typhoïde, grippe, tuberculose, paludisme ...
  • 225.000 disparus

Pourcentage de tués par rapport au nombre de mobilisés : 

morts fr 14-18Lire le document :

Répartition des pertes françaises

MPF morts pour la fr

Le département qui a payé le plus lourd tribut à la Première Guerre mondiale est la Lozère : 6 239 natifs du département sont tombés, soit 5,08% de la population de 1911. Suivent la Mayenne (4,48%), la Vendée (4,37%) puis les Côtes-d’Armor (4,26%), premier département de Bretagne. 

  Pourcentage de morts part régions 14-18

 Répartition régionale

Pourcentage de prisonniers par rapport au nombre de mobilisés :

prisonniers

On estime que près de 900 Français sont décédés par jour pendant cette guerre (les disparus ne sont comptabilisés).

Si on ajoute le nombre des disparus au nombre des tués on obtient : 1182 décès par jour.

L'infanterie fut le corps d'armée le plus touché : un officier sur trois et un soldat sur quatre furent tués.

Il y eu en France 700.000 veuves de guerre

Bilan_grd_guerre

Statistiques de la Documentation Française

Morts pour la France

L'expression " monuments aux morts " s'applique ici aux édifices érigés par les collectivités territoriales - le plus souvent les communes - pour honorer la mémoire de leurs concitoyens " morts pour la France ", sauf dans les départements d'Alsace et de Moselle où, pour des motifs historiques, cette notion est remplacée pour la guerre de 1914-1918 par celle de " morts à la guerre ".

S'appuyant sur l'esprit de la loi du 25 octobre 1919, un usage s'est imposé, depuis la Première Guerre mondiale, comme référence pour les décisions municipales en la matière : l'inscription d'un nom se justifie pleinement lorsque le défunt, décédé au cours d'une guerre ou d'opérations assimilées à des campagnes de guerre, est titulaire de la mention "Mort pour la France", et est né ou domicilié légalement en dernier lieu dans la commune considérée. Certaines municipalités ont parfois étendu cette possibilité aux victimes dont le décès est consécutif à un fait de guerre, dès lors que les deux conditions susvisées (octroi de la mention "Mort pour la France" et lien direct avec la commune) sont respectées. L'article 2 de la loi du 28 février 2012 fixant au 11 novembre la commémoration de tous les morts pour la France précise désormais les modalités de cette inscription : "Lorsque la mention "Mort pour la France" a été portée sur son acte de décès dans les conditions prévues à l’article L. 488 du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de la guerre, l’inscription du nom du défunt sur le monument aux morts de sa commune de naissance ou de dernière domiciliation ou sur une stèle placée dans l’environnement immédiat de ce monument est obligatoire. La demande d’inscription est adressée au maire de la commune choisie par la famille ou, à défaut, par les autorités militaires, les élus nationaux, les élus locaux, l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre par l’intermédiaire de ses services départementaux ou les associations d’anciens combattants et patriotiques ayant intérêt à agir". Loi n° 2012-273 du 28 février 2012 :

www.legifrance.gouv.fr

http://www.defense.gouv.fr/site-memoire-et-patrimoine/memoire/sepultures-et-monuments-aux-morts/les-monuments-aux-morts

Lire le document :

ONACVG CONDITIONS MENTION MORT POUR LA FRANCE

Morts par années 14-18Morts par jour   1967                            956                             690                  450                      730

Pertes françaises par mois :

Pertes par mois1

 Pertes par mois 14-18

 Evolution des pertes 14-18

 Echèle : Chemin des Dames ; Avril 1917, 51700 tués

Nbre de morts 1914

Pertes importantes en 1914

Pertes par classes

Bilan par classe morts

 Les causes de décès, telles qu'elles apparaissent sur les fiches, sont assez peu précises (« Tué à l’ennemi », ou par un laconique « tué ». On peut y ajouter « Mort sur le terrain » ou encore « Disparu au cours d’un combat » ou tout simplement « Disparu »). Cependant, ce sont majoritairement des morts sur le champ de bataille (86 % des décès selon Stéphane Audoin-Rouzeau). La deuxième cause de décès est la mort par maladie « suite de maladie contractée en service » : pneumonies, tuberculose, maladies vénériennes, typhus, grippe espagnole. 

On trouve aussi des fiches concernant des civils, principalement morts dans des bombardements (« tués par obus » ou « blessés par éclats d’obus » ou « intoxication par gaz »), mais aussi portant la mention « fusillé ». Plus rares sont les civils morts en combattant les allemands avec la mention tué à l’ennemi.

Pertes Troupes indigènes GG

 L'apport colonial

 participaion réunion GG

Prisonniers de guerre en 1918

Prisonniers de guerre

Lire les documents :

Le terrible bilan 14-18

Pertes humaines  14-18

http://www.cairn.info/Bilan

Bilan de la guerre   Monument St Martin d'estréaux 42

Monument aux mort de Saint-Martin-d’Estréaux (42)

  Guillaume II le faucheur

Les 30 crimes du Kaiser

Le Petit Parisien du 17 Mars 1919

 Pertes armée de terre

Pertes armée de mer

Pertes tere et mer

Pertes pent la guerre 14-18

Situation au 1er Novembre 1918

Pertes françaises par armes :

Pertes globales 14-18

 

Pertes par armes

 

  • Marine                                                                                         0.70%
  • Civils                                                                                           0.10%
  • Service de santé (section d'infirmiers militaires, médecins..)     0.40%
  • Artillerie                                                                                      5.70%
  • Génie                                                                                           1.90%
  • Aviation, Aérostation                                                                  0.30%
  • Infanterie                                                                                    88.40%
  • Cavalerie ( cuirassiers, dragons, hussards, chasseurs)                 1.00%
  • Divers ( Train, Etat-major, gendarmerie....)                                 1.00%
  • Régiment inconnu                                                                         0.40%

Répartition des tués dans l'infanterie

  • Chasseurs : 8.6%
  • Bataillons coloniaux, régiments coloniaux, régiments d'infanterie coloniale, zouaves, tirailleurs, spahis..... : 17.6%.
  • Régiments d'infanterie territoriale : 3.5%.
  • Légion étrangère : 0.8%.
  • Divers (Groupe cycliste, régiments russes, groupes spéciaux) : <0.1%.
  • Régiments d'infanterie : 69.5%.

Les 393 régiments d'infanterie ont perdu, à eux seuls, à peu près 800 000 hommes.

Les régiments les plus touchés sont les régiments d'active (de 1 à 176) avec 560 000 morts.

Lire le document : 

Pertes par RI et RIT

Certains régiments qui lors de la mobilisation étaient formés de 3000 soldats ont été entièrement décimés, renforts compris :

1 RI de Cambrai : 2215 soldats, 8 RI de Calais/Boulogne : 3494 soldats, 18 RI de Pau/St Jean de Port : 3190 soldats,

21 RI de Langres : 3195 soldats, 26 RI de Nancy/Toul : 3683 soldats, 35 RI de Belfort : 3185 soldats,

67 RI  de Soissons/Condé-sur-Aisne : 3683 soldats, 91 RI de Mézières : 3352 soldats, 131 RI d'Orléans/Pithiviers : 4166 soldats,

149 RI d'Epinal : 3579 soldats.

Lire le document :

Pertes par batailles

Intensité des combats 14-18

Bilan 1918-1

Bilan 1918-2

Bilan 1918-3

Le journal des mutilés et réformés, 8 Mars 1924

L'armée française comptera 4.300.000 blessés dont la moitié l'ont été au mois deux fois.

 

Voir l'article sur les blessés de guerre :

http://87dit.canalblog.com/archives/2015/01/22/31362869.html

 

Ei

La France mutilée, 6 Janvier 1924

Bilan Belgique

  • 100 000 immeubles détruits ou gravement endommagés;
  • 1 300 édifices publics à reconstruire;
  • 40 367 soldats tués ou morts de leurs blessures ou de maladies;
  • entre 36 000 et 50 000 mutilés et invalides;
  • environ 100 000 hectares de terres bouleversées par les obus, couvertes de fils barbelés ou inondées;
  • Le cheptel de chevaux et de bêtes à cornes réduit de moitié, celui de porcs diminué de deux tiers;
  • 26 des 57 hauts-fourneaux dévastés;
  • 1 100 kilomètres de chemins de fer détruits;
  • 1 419 ouvrages d’art démolis.

Certaines villes comme Visé, Dinant, ou Louvain ont beaucoup souffert de la guerre, mais la majorité des destructions ont eu lieu en Flandre Occidentale, où le front s’est figé sur 60 kilomètres de long durant 4 ans.

Source : La Libre Belgique, 10 novembre 2012.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les fusillés de la grande Guerre

Monument fusillés Lille

 Monument aux morts des fusillés, Lille

De gauche à droite : Georges Maertens, Ernest Deceunick, Sylvère Verlhust, Eugène Jacquet,

Léon Trulin gît sur le sol.

Ces cinq poilus furent fussillés par les allemands pour espionnage et résistance.

923 exécutions sur 3.046 condamnations à mort.

C'est le chiffre donné par J. Dintilhac, en 1929 d’après l’Annuaire statistique de la France de 1923. ainsi réparties : 

  • 200 pour 324 condamnations à mort en 1914
  • 392 pour 648 en 1915
  • 156 pour 890 en 1916
  • 132 pour 883 en 1917
  • 43 pour 301 en 1918

Fusillés de la Grande Guerre

 Autre estimation

Ils avaient été fusillés "pour l'exemple".

Au total, environ 650 soldats ont été abattus pour des faits relevant de la désobéissance militaire durant la Première Guerre mondiale, pour un total de 740 fusillés au cours du conflit, en comptant les crimes de droit commun et l'espionnage. 

 

Voir l'article sur les fusillés :

http://87dit.canalblog.com/archives/2016/03/21/33541049.html

 

Bilan financier

Destructions massives de : 

  • 11.000 édifices publics (mairies, écoles, églises,...)
  • 350.000 maisons
  • 62.000 kms de routes
  • 2.500.000 hectares de terrains agricoles
  • 596.000  hectares de terrains bâtis
  • 5.000 kms de voie ferrées
  • 1.858 kms de canaux, à reconstruire, à réparer, à déminer, à restaurer

Le petit journal le prix des guerres

   Le Petit Journal illustré, 31 août 1919

 Le Petit Parisien le gouffre du budget

Le Petit Journal illustré, 25 Juillet 1920

 7 m par mois

 Plus de sept millards par mois en 1914

 

Les dépenses de guerre

 Le Matin, 20 Mai 1916

   Dépenses de guerre

 Fortunes Nationales

 DSC00545

DSC00550

Faire payer l allemagne

Lire les documents: 

Le coût abyssal de la grande guerre

Saignée dans_l'économie

Phrase de conclusion :
Coq aigle-1 14

L'aigle noir (Allemagne) se jettera sur le coq (France) qui perdra beaucoup de plumes mais frappera de son ergot ; il serait bientôt  beaucoup épuisé sans l'aide du léopard (Angleterre). L'aigle noir perdra sa couronne et mourra dans la solitude et la démence. Alors commencera une ère de paix et de prospèrité pour l'univers. Il n'y aura plus de guerre.

...et 22 ans plus tard, nouveau conflit !

Coq aigle 14-18

80m morts 2nd guerre mondiale

Voir l'article, bilan breton :

http://87dit.canalblog.com/bilan breton

 

Voir l'article, histoire des monuments aux morts :

http://87dit.canalblog.com/archives/2015/07/13/32352029.html

10 juin 2016

Cartes de l'évolution des fronts

Mots clés :

avancée allemande, concentration des troupes, front occidental 1914 à 1918, Front oriental russe, invasion de la Belgique et de la France, offensives alliées, territoires occupés.

Cartes les plus significatives montrant l'évolution des fronts pendant ces 4 années de guerre.

La guerre dans le monde GG

Carte des grandes batailles

Principales Batailles GG

 Cartes du front occidental

1914

Invasion Belgique France 1914

Concentrattion des armées 1914

Avancée all

 Avancée allemande et retraite française en Août 1914

 Légende avancée all

Front Nov 1914

1915 - 1916

Front 1915-1917

Carte grandes batailles14-18 Front ouest 1915-1916

1917 

1915-1917 guerre de positon

 Front ouest 1917

1918 

Carte front ouest 1918

 Les cartes des fronts

Voir le document :

http://gallica.bnf.fr/Cartes des fronts

GG avancées all

 Offensives allemandes printemps 1918

 Offensives allemandes, printemps 1918

 offensices alliées automne 1918

Offensives alliées, automne 1918

Cartes du front oriental russe

Front est 1914

 

Front est 14-18

 

Déroulement général des opérations d’août 1915 à septembre 1917.

Front russe 7 mai 1915

Position de front russe au 7 mai 1915

Front oriental russe 1915-1918

 

 

04 juin 2016

Monuments aux morts en France. "Maudite soit la guerre. Et ses auteurs !".

Mots clés :

Bénet, Durenne, dédicaces, empire colonial, financement, fonderies, Gourdon, granit, inauguration, marbreries, obélisque, ornements, piédestal, Pollacchi, Quillivic, Réal del Sarte, subventions, Val d'Osne, Edouard Rombaux-Roland, granit de Lanhelin.

Le Petit Journal culte du souvenir

 Lire le document :

TDC  La patrie en deuil

Rappel des pertes françaises

Morts pour la Fr Alfort

 1 mort pour 28 habitants.

40 morts par commune.

 

Voir l'article sur le bilan français et mondial :

http://87dit.canalblog.com/archives/2012/09/19/25330874.html

 

Mort pour la France

Il convient de rappeler que la mention « Mort pour la France » n'existait pas avant la Grande Guerre, elle a été instaurée en 1915 par la loi du 2 juillet, modifiée en 1922. 

L'expression " monuments aux morts " s'applique ici aux édifices érigés par les collectivités territoriales - le plus souvent les communes - pour honorer la mémoire de leurs concitoyens " morts pour la France ", sauf dans les départements d'Alsace et de Moselle où, pour des motifs historiques, cette notion est remplacée pour la guerre de 1914-1918 par celle de " morts à la guerre ". 

S'appuyant sur l'esprit de la loi du 25 octobre 1919, un usage s'est imposé, depuis la Première Guerre mondiale, comme référence pour les décisions municipales en la matière : l'inscription d'un nom se justifie pleinement lorsque le défunt, décédé au cours d'une guerre ou d'opérations assimilées à des campagnes de guerre, est titulaire de la mention "Mort pour la France", et est né ou domicilié légalement en dernier lieu dans la commune considérée. Certaines municipalités ont parfois étendu cette possibilité aux victimes dont le décès est consécutif à un fait de guerre, dès lors que les deux conditions susvisées (octroi de la mention "Mort pour la France" et lien direct avec la commune) sont respectées. L'article 2 de la loi du 28 février 2012 fixant au 11 novembre la commémoration de tous les morts pour la France précise désormais les modalités de cette inscription : "Lorsque la mention "Mort pour la France" a été portée sur son acte de décès dans les conditions prévues à l’article L. 488 du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de la guerre, l’inscription du nom du défunt sur le monument aux morts de sa commune de naissance ou de dernière domiciliation ou sur une stèle placée dans l’environnement immédiat de ce monument est obligatoire. La demande d’inscription est adressée au maire de la commune choisie par la famille ou, à défaut, par les autorités militaires, les élus nationaux, les élus locaux, l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre par l’intermédiaire de ses services départementaux ou les associations d’anciens combattants et patriotiques ayant intérêt à agir". Loi n° 2012-273 du 28 février 2012 : www.legifrance.gouv.fr 

http://www.defense.gouv.fr/les-monuments-aux-morts

Lire le document :

ONACVG CONDITIONS MENTION MORT POUR LA FRANCE

Introduction

La guerre franco-allemande de 1870-1871 a laissé des témoignages d’hommages aux soldats disparus. C’est en 1887, lors de la vague nationaliste boulangiste, qu’une association patriotique : le Souvenir Français invite les cantons et communes à édifier des monuments en mémoire de la campagne de 1870-1871. 

Après la guerre de 1870, la réalisation des monuments pour honorer les morts n'était pas habituelle et restait à l'initiative des communes ou des associations d'anciens combattants. Il faut préciser que les soldats ne portaient pas de plaque individuelle d'identité et qu'il était souvent difficile d'identifier les morts. Ceux-ci étaient alors enterrés dans des fosses communes, et non rapatriés vers les communes d'origine. 

Le Souvenir français a été créé en 1887, pour honorer leur mémoire et veiller à l'entretien de leurs sépultures. 

La République française n'a honoré que tardivement les morts de 1870-1871, la médaille commémorative de cette guerre n'ayant été accordée qu'à partir de 1911. 

Le critère jurisprudentiel pour désigner les noms devant être inscrits sur les monuments aux morts est celui du dernier lieu d'habitation dans la commune, afin que leur mémoire soit conservée, là où ces personnes étaient le mieux connu. 

En 1870, les pertes totales de le France s'élèvent à 138.871 tués, morts de leurs blessures ou de maladie, et à 137.623 blessés ; le nombre de monuments furent peu nombreux.

Monument Corbeil    monu soissons 1870-1

                                  Sculpteur : Paul Fournier

http://www.laguerrede1870enimages.fr/page190a.html

http://www.wikiwand.com/fr/Monument_aux_morts_de_la_guerre_de_1870_en_France

https://fr.wikipedia.org/wiki/Monument_aux_morts_de_la_guerre_de_1870_en_France

1919 : Loi relative à la commémoration et à la Glorification pour la France au cours de la grande guerre.

En 1919, les monuments aux morts expriment la douleur endurée pendant le confit de la Grande Guerre et la Victoire finale.

Les municipalités rendent hommage à leurs enfants morts pour la France.

Ils rappellent aux proches, veuves, enfants, frères, sœurs les souffrances endurées par les poilus.

C'est une manière de faire son deuil ; beaucoup de poilus n'ayant pas de sépulture.

En 1919, un consensus politique eut lieu pour ériger un monument aux morts dans les 36.000 communes de France.

Le monument rappelle l'Union sacrée de 1914.

Une certaine compétition se fit entre communes voisines pour ériger le monument le plus original.

Une frénésie à la construction des monuments aux morts se fit entre 1920 et 1929.

Certaines communes érigèrent 2 monuments.

16 monuments aux morts furent érigés par jour,

entre 1920 et 1925.

A côté des monuments aux morts existent aussi d’autres hommages, stèles, plaques publiques, privées ou religieuses.

Le type de monument le plus répandu est l'obélisque sur piédestal.

Loi du 25 Octobre 1919 :  Loi relative à la commémoration et à la Glorification pour la France au cours de la grande guerre

Aux mortd Clemenceau

 Les projets architecturaux

Planche monument aux morts

     Monument projet

 Croquis Monument1   Croquis Monument

Monument Essonne

 Dessin Monum Coq   Dessin monum2

Les types de poilus proposés par les fonderies : 

Quand une commune a connu de fortes pertes, les survivants ont deux façons de réagir : soit ils considèrent que le village a assez payé à la Patrie, avec le prix du sang, et le monument est très modeste, une simple stèle de marbre sur un mur de la mairie ; soit au contraire les survivants veulent honorer dignement et avec fierté leurs compagnons morts au champ d'honneur et en tel cas c'est un beau et coûteux monument qui est édifié. 

Beaucoup des monuments réalisés sont donc le produit  de l’industrie, surtout  pour les sujets en fonte ou en pierre reconstituée. Ainsi le catalogue des Marbreries Générales Gourdon, à Paris XVI, propose-t-il, pour 5 000 à 15 000 F, un Poilu sentinelle, un Poilu à la grenade, un Poilu mourant en défendant le drapeau, un  Poilu de garde, une France glorieuse, une France victorieuse, une France pleurant ses morts, une Gloire ailée, etc. (souvent en ciment  ou en pierre  reconstituée...),  ce  qui  donne des monuments répétés dans de nombreuses communes, des monuments que le voyageur de passage ne regarde même pas à cause d'une impression de « déjà vu ». 

Les catalogues des fonderies d’art proposent  des  modèles métalliques semblables, en fonte, en fonte à patine bronze. S’y ajoutent palmes du martyre ou de la victoire, croix de guerre, glaives, trophées, gerbes, inscriptions diverses, le tout en fonte ou en bronze. Tel modèle comme le Poilu victorieux d’Eugène  Bénet  proposé  par  des  fonderies d’art se retrouve dans près de mille communes de France.

 Poilus monuments aux morts

Le poilu bronzo

 http://pierresdememoire.fr/?page_id=1596

Une statue en fonte de fer bronzée de taille 1m60, pesait environ 200 kg.

Fonte de fer bronzée : Fonte (alliage de fer et de carbone supérieur à 1,8%) recouverte d’une couche de bronze en poudre.

Elle coûtait environ en 1920 :

  • 3 000 Frs en fonte de fer bronzée.
  • 5 000 Frs en bronze.
  • 15 000 Frs en pierre granit.

Plus 1 000 à 8 000 Frs pour la gravure des victimes suivant leur nombre.

Plus 3 000 Frs pour l'entourage du monument (grille de fer forgée).

Reconnaissance des matériaux :

Fonte de fer, bronze.

Métaux monum1

Métaux monum

Voir le lien :

http://e-monumen.net/wp-content/uploads/tutoriel_monumen_fr.pdf

Granit de Bretagne.

Le Kersanton ou la Kersantite, dite "pierre de Kersanton": pierre des sculpteurs bretons.

La kersantite, ou pierre de Kersanton (improprement appelé granite de Kersanton), est une roche magmatique filonienne, de composition proche du granite, de couleur sombre gris vert très foncé,  présentant un intérêt certain pour la sculpture, principalement celle à faciès sombre, qui a largement été utilisé dans l'architecture religieuse.

Propriété : la Kersantite est facile à tailler, mais plus la roche sera exposée à l'air, plus elle durcit et devient résistante à l'érosion.

Le Kersanton est largement utilisé dans l'architecture religieuse : calvaires bretons ( Plougastel-Daoulas; 1602-1604), porches d'église ( Lampaul-Guimiliau; 1533, Le Folgoët ; 1423), gisant de saint Ronan à Locronan... Au 19e et 20e, il sert pour les habitations, les tombeaux et monuments aux morts, et les phares (Creac'h à Ouessant, le phare de l'Ile Vierge).

Voir les liens :

http://www.hgsavinagiac.com/article-31193678.html

le kersanton une pierre bretonne 

Localisation du kersanton

Kersanton localisation  Riviere Daoulas

Le Kersanton   Kersanto XV S

Kersanto XVIII S   Kersanton XX S

http://kersanton.blog4ever.com/

http://www.volcanogeol.com/kersanti/kersant.htm

Exemple de réalisation en pierre de kersanton : l'enclos paroissial de GUIMILIAU :

Guimiliau

GUIMILIAU5   GUIMILIAU6

GUIMILIAU3   GUIMILIAU2

http://lili-polo.kif.fr/l-enclos-paroissial-de-guimiliau-a98946823

Monum Crozon1

 Exemple de monument aux morts en granit de Kersanton :

Crozon (29), Michel Kervevan, sculpteur

Poilu et Fusilier marin

AUX GLORIEUX ENFANTS DE CROZON MORTS POUR LA PATRIE

Ô VOUS QUI PASSEZ, NE NOUS OUBLIEZ JAMAIS

Lire le document :

Crozon le monument aux morts                                                                

Localisation des monuments

  • 40 % dans les cimetières des monuments
  • 22 % proche des églises
  • 18 % proche des mairies
  • 13 % sur les places publiques, au cœur du village.

Place du souvenir

Répartition des monuments par emplacement en Essonne

Les dédicaces

Vicor Hugo

 

Heureux ceux qui sont morts pour la terre charnelle

Mais pourvu que ce fût dans une juste guerre.

                                                                                                                         Charles Péguy

 

La guerre est le massacre de gens qui ne se connaissent pas

au profit de gens qui se connaissent

mais qui ne se massacrent pas entre eux.

                                                                                 Paul Valery

  •  « A nous le souvenir, A eux l’immortalité »
  • « Passant lis , souviens-toi. »
  • « Gloire à la France éternelle. Heureux ceux qui sont morts pour elle. »
  • « Commune X à ses Héros. »
  • « Vaincre ou mourir. »
  • « A nos libérateurs tombés à la commune X. »
  • « La commune X reconnaissante à ses glorieux enfants. »
  • « A nos enfants morts pour la France. Aux Alliés tombés pour notre délivrance ».
  • « Que maudite soit la guerre »
  • « Si tu veux la paix, prépare la guerre »
  • « Guerre à la guerre – Fraternité  entre les peuples »
  • « Aux familles des morts, pour exalter la grandeur de leur sacrifice »
  • « Contre la guerre. A ses victimes. A la fraternité des peuples. Que l'avenir console la douleur. »
  • « Maudite soit la guerre. Et ses auteurs ! »
  • « Que l’avenir console la douleur. »

Hymne de Victor Hugo, Juillet 1851. 

  • Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie 

          Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie. 

  • Entre les plus beaux noms leur nom est le plus beau. 
  • Toute gloire prés d'eux passe et tombe éphémère ; 
  • Et, comme ferait une mère, 
  • La voix d'un peuple entier les berce en leur tombeau ! (Hymne Victor Hugo)
  • Gloire à notre France éternelle ! 
  • Gloire à ceux qui sont morts pour elle ! 
  • Aux martyrs ! aux vaillants ! aux forts ! 
  • A nous le souvenir, à eux l'éternité, 
  • Qui veulent place dans le temple, 
  • Et qui mourront comme ils sont morts !  
  • C'est pour ces morts, dont l'ombre est ici bien venue, 
  • Que le haut Panthéon élève dans la nue, 
  • Au-dessus de Paris, la ville aux mille tours, 
  • La reine de nos Tyrs et de nos Babylones, 
  • Cette couronne de colonnes 
  • Que le soleil levant redore tous les jours ! 
  • Gloire à notre France éternelle ! 
  • Gloire à ceux qui sont morts pour elle ! 
  • Aux martyrs! aux vaillants1 aux forts ! 
  • A ceux qu'enflamme leur exemple, 
  • Qui veulent place dans le temple, 
  • Et qui mourront comme ils sont morts ! 
  • Ainsi, quand de tels morts sont couchés dans la tombe, 
  • En vain l'oubli, nuit sombre où va tout ce qui tombe, 
  • Passe sur leur sépulcre où nous nous inclinons ; 
  • Chaque jour, pour eux seuls se levant plus fidèle, 
  • La gloire, aube toujours nouvelle, 
  • Fait luire leur mémoire et redore leurs noms ! 
  • Gloire à notre France éternelle !
  • Gloire à ceux qui sont morts pour elle ! 
  • Aux martyrs ! aux vaillants! aux forts ! 
  • A ceux qu'enflamme leur exemple, 
  • Qui veulent place dans le temple, 
  • Et qui mourront comme ils sont morts ! 

Financement, coût des monuments

Monum Plassac

 Monum Plassac1

 Monum Bourdonné

La loi du 25 octobre 1919 définit les conditions de commémoration et de glorification des morts pour la France pendant la Grande Guerre. 

Le financement de la construction du monument est assuré par : 

  • Souscription publique.
  • Subvention municipale.
  • Subvention de l'Etat selon la loi du 25 octobre 1919 (la subvention est calculée en fonction de l'effort et des sacrifices consentis).
  • Parfois par des dons. 

Le financement se fit à l'initiative des mairies, du clergé, des associations des Anciens combattants.

On fit appel à la souscription (les sommes sont très variables allant de 0,50 cts à plus de 1000 francs, aux dons privés, aux tombolas, à la vente d'insignes, organisations de fêtes, de concerts, de bals, quêtes des mariages à la mairie. quêtes des enfants des écoles, etc...

Les noms des bienfaiteurs furent affichés dans les mairies.et publiés dans le journal L’Observateur. 

commune descoublac

 Appel aux dons de Monsieur le Maire

Un monument coûtait en moyenne 17.000 €

(1 Fr 1920 = 1 € 2014 environ).

Exemple d'estimation :

Pour un poilu "type résistance de Pourquet", le prix du monument s'élève à 28 800 F se décomposant ainsi :

  • Allégorie en bronze patiné « Poilu » de Pourquet…….... 11 000 F
  • Piédestal en granit……………………………………… 16 000 F
  • Palme et couronne……………………………………… 450 F
  • Lettres gravées…………………………………………. 1 000 F (par tranche de 25 noms)
  • Maçonnerie…………………………………………….. 350 F

Toute inscription en sus est facturée 2F50, la lettre dorée.

 Poilu résistance Pourquet     Pourquet

Type poilu "Résistance"                      par Ch. Pourquet

Le soldat de Pourquet intitulé Résistance connut l'un des plus gros succès de la statuaire commémorative de série : on en dénombre plusieurs centaines d'exemplaires répartis dans toute la France. La version en calcaire, taillée dans les ateliers de l'artiste, n'est pas la plus fréquente, distancée de très loin par l'édition en fonte de fer bronzée de la fonderie du Val-d'Osne (n° 854 du catalogue). Quelques rares exemplaires en bronze existent également. Le modèle en plâtre de la composition fut présenté à Paris, en 1921, au Salon de la Société des Artistes Français (n° 3875 du catalogue). 

 Devis install monu aux morts   Monument Escoublac laBaule

Devis pour l'installation du monument aux morts d'Escoublac-La Baule

Monu Escoublac

Voir le prix des monuments aux morts en Saône-et-Loire :

inventaire monuments aux morts Saône et Loire

Subventions de l'Etat :

Il n’y a pas d’obligation légale, mais une reconnaissance officielle assortie d’une incitation financière d’ailleurs modeste : la loi de finances de 1920 prévoit 4 à 15 % de la dépense totale en fonction du nombre des morts par rapport à la population. Une subvention complémentaire dépend de la richesse de la commune : de 11 % pour les plus pauvres à 1 % pour les plus riches. Il y a eu en plus des aides départementales. Il fallait donc souvent des dons, des apports en nature (terrain, matériaux) ou en travail pour boucler le budget.

La première subvention est allouée en proportion du nombre des habitants de la commune morts au cours de la guerre par rapport au chiffre de la population déterminé par le recensement de 1911 (barème n°1).

Barème1

La seconde subvention – dite "complémentaire" – est allouée en proportion de la valeur du centime communal rapporté à la population. Encore appelé centime additionnel, le centime communal est la majoration autrefois pratiquée au profit des communes, également des départements, du montant de certains impôts.

Barème2

 subventions essonne

 Subventions accordées en Essonne

Lire le document :

http://www.biblio.univ-evry.fr/memoires 14-18

Ornements les plus courants

  • la couronne de feuilles de chêne (ou la branche de chêne), symbole des vertus civiques
  • la couronne de feuilles de laurier (ou la branche de laurier), symbole des vertus militaires
  • la palme de victoire en métal ou gravées dans la pierre
  • la croix de guerre 1914-1918, plus ou moins épurée au point de n'être parfois qu'une simple croix pattée

Le poilu lui-même peut être représenté, en buste ou à la taille réelle (avec son équipement, et dans diverses attitudes).

Assez souvent, peuvent figurer des civils (tels qu'une femme veuve et un(e) enfant) penchés sur une tombe ou tenant un bouquet.
Ponctuellement, le civil représenté peut être muni d'un signe particulier en référence à la région ou à une activité spécifique,
générale (comme une charrue tirée par un cheval évoquant de toute évidence le monde agricole), ou bien plus précise, comme un outil (un louchet à tourbe à La Faloise).

Les marbreries, fonderies

  • Les fonderies du Val d'Osne Paris (siège) et Osne-le-Val, Haute-Marne (usines).
  • Les établissements artistiques Edmond Guichard à Castenaudary (Aude).
  • Les fonderies de Tusey prés de Vaucouleurs (Meuse).
  • Les établissement métallurgique A. Durenne fondeur Paris (siège), Sommevoire et Wassy, Haute-Marne (usines)
  • Les fonderies Corneau-Deville à Charleville (08)
  • La fonderie Salin à Dammarie-sur-Saulx (55)

La fonderie du Val d'Osne

En 1878, le Val d'Osne rachètera le fonds de modèles de la fonderie d'art Ducel et l'intégrera dans ses catalogues. Repris par la fonderie d'art Durenne en 1931, le Val d'Osne fermera ses portes en 1986. Le personnel, les savoir-faire et une partie du fonds de modèles seront repris par la fonderie d'art GHM. Présentes dans le monde entier (une soixantaine de pays et une centaine de villes recensées à ce jour), les productions du Val d'Osne forment aujourd'hui une collection universelle, qui entre dans les musées et fait l'objet de mesures conservatoires.

 Val d Osne marbrerie  Fonderie du Val d'Osne

Fonderie d art Val d Osne

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Val d osne3  Val d osne6  Val d osne7  Val d osne2

 Planches du catalogue de la fonderie Val d'Osne, 1921 

Cliquez sur les vignettes pour obtenir leur taille réelle

Il fallait compter 4 800 francs pour une statue de poilu en fonte bronzée et 2 000 F pour un simple buste de poilu à la fonderie du Val d’Osne (tarif de 1921).

Voir le lien :

http://e-monumen.net/categorie/volumen/val-dosne-monuments-aux-morts/

http://www.monumentsauxmorts.fr/cariboost1/crbst_356.html

L'entreprise Edouard Rombaux-Roland, Jeumont.

Catalogue Roambaux5

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 Monument Rombaux-Roland

 Catalogue Rombaux15

Catalogue Rombaux14

Catalogue Rombaux9

 Catalogue Rombaux8

Catalogue Rombaux7

Catalogue Rombaux3

Catalogue Rombaux2

 

Catalogue Rombaux12

 Catalogue Rombaux16

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Catalogue Rombaux1

Catalogue Edouard Rombaux-Roland

Tarif Rombeaux

 Carrières Lanhélin

 Granit bleu de Lanhelin (35)

 Catalogue Rombaux10

Devis Roland1

 Voir le lien :

http://www.monumentsauxmorts.fr/cariboost1/crbst_354.html

GUICHARD Edmond- Fonderie

Cette fonderie située à Castelnaudary (Aude) a produit, après la guerre de 1914-1918, le célèbre Poilu "Montant la Garde" créé par le sculpteur E. Camus.

Ce modèle a été produit concurremment par la fonderie de Tusey (Meuse).

Guichard Poilu p1310151_56854287ac2a6    Coq Gauloisp1310154_5685428ce1248

Les établissements métallurgiques Antoine Durenne

A

 A Durenne   Monument Durenne

On ne passe pas Soldat au drapeau  Poilu victorieux  Soldat blessé

Croix de guerre

Coq gaulois

Planches du catalogue de la fonderie A. Durenne, 1921 

Cliquez sur les vignettes pour obtenir leur taille réelle

 Catalogue Durenne6   Catalogue Durenne7

 Catalogue Durenne1   Catalogue Durenne3

 Catalogue Durenne5   Catalogue Durenne4

Catalogue Durenne2

 Extraits de l'album N°8, 1921

 Voir les liens :

http://e-monumen.net/categorie/volumen/durenne-monuments-aux-morts/

http://www.monumentsauxmorts.fr/cariboost1/crbst_139.html

Établissements Hector JACOMET de VILLEDIEU dans le Vaucluse.

Le Poilu au repos, les deux mains sur le fusil.

Installés dans le Vaucluse à Villedieu, ces établissements se consacrèrent exclusivement à l'édition de ce poilu dans le succès n'eut d'égal que celui de Bénet ou de Pourquet. Cette fonte existait également en version peinte, ce qui accentuait le réalisme. 

Le poilu bronzo   Poilu Jacomet

 Poilu Jacomet Tintiniac   Monument Citray 36

 Tinténiac (35)                                                               Citray (36)

« Le poilu »

D’un caractère exclusivement commémoratif de gloire et d’héroïsme, ce monument est de nature à satisfaire tous les goûts et toutes les tendances.

Qu’il soit érigé sur une place publique, dans un square ou au cimetière, il est d’une allure imposante : et, dans sa simplicité, ce monument représente exactement ce que l’on veut qu’il représente.

Le projet que nous soumettons conviendra, nous en sommes certains, au plus grand nombre, parce qu’il est grandiose et simple en même temps.

Ce « Poilu » est en fonte de fer ciselée

Notre modèle est établi dans une seule grandeur de 1 m 60.

TON BRONZE PATINÉ
FONTE DE FER CISELEE ET BRONZEE AU FOUR
Absolument inaltérable
Au prix unique de 3.000 francs
(Franco d’emballage, port dû)

Nous pouvons livrer aussi, sur demande, ce même « Poilu », en ton pierre de taille ou peint couleurs naturelles. Mêmes prix et conditions.

La fonte de fer, inutile de le dire, est d’une résistance sans égale. Lorsque la pierre de taille et même le marbre auront subi les altérations du temps, la fonte sera toujours intacte et aussi belle qu’au jour de l’inauguration. Les générations passeront devant le monument sans que la moindre atteinte des intempéries l’ait effleuré, et ceci est un point capital sur lequel nous attirons tout particulièrement l’attention.

PIEDESTAL

Le piédestal peut-être fait sur place, par les tailleurs de pierres ou maçons du pays, avec plus ou moins d’embellissement, selon les ressources dont on dispose. 

MONUMENTS DIVERS 

Nous nous chargeons de l’exécution de tous projets de monuments, sur plan ou croquis donnés, en pierre dure ou tendre ou en marbre : R.F., Palmes, Croix de Guerre en bronze
Patiné garanti. -Plaques de marbre gravées, etc…- Prix et devis sur demande.

Le prix de ce Poilu au repos [les deux mains sur le fusil] est de 3000 francs au 10 juillet 1920.

Voir les liens :

http://lycees.ac-rouen.fr/anguier/memoire/spip.php?article147

http://monumentsmorts.univ-lille3.fr/auteur/205/jacomethector/

http://www.monumentsauxmorts.fr/cariboost1/crbst_352.html

UNION ARTISTIQUE INTERNATIONALE DE VAUCOULEURS, Fonderie

Œuvres : Poilu à l'écu (portant les noms des principaux champs de bataille de la guerre)

Pontorson Poilu à l'écu

Pontorson (50)

Les marbreries générales

Marbreries générales affiche

 Les Marbreries générales Gourdon à Paris ont proposé des monuments pour particuliers, pour collectivités dont des monuments aux morts. Elles pouvaient sous-traiter la fourniture des parties en bronze ou en fonte, sans que les fondeurs apparaissent. La statuaire pouvait être aussi bien française qu’étrangère, italienne, notamment. Un certain nombre de  monuments documentés par l’Inventaire des monuments historiques montre cette sous-traitance à Carrare et le recours à des ateliers de sculpture mécanique.

Adresse rue Poussin à Paris 

Productions : 

  • Ange porteur de lauriers
  • Buste de grenadier
  • Coq
  • France remettant une couronne de lauriers
  • Médaillon
  • Poilu combatant
  • Poilu mourant en défendant le drapeau
  • Pro Patria
  • Victoire
  • Victoire soutenant un poilu mourant 

 Marbreries Gourdon   Marin combattant Marbreries Goudon 1921

 Catalogue Gourdon, 1921

 Marbreries fénérales projet

 Projets de monuments

Voir le lien :

 http://www.fontesdart.org/fonte-d-art/les-themes-de-la-fonte-d-art/79-monuments-aux-morts.html

Marbreries générales catalogue   Marbreries générales Cozère

                                                                              Poilu mourant défendant le drapeau

Val d Osne marbrerie1

 Marbreries générales texte

Prix marbreries générales

Tarif, décembre 1921

Entreprise basée 33 rue Poussin à Paris et dirigée par Urbain GOURDON qui signa un certain nombre des oeuvres éditées par son entreprise. Cette firme avait à son catalogue plusieurs dizaines de modèles qu’elle réussit à vendre à plus de 500 communes. Elle a ainsi fournit Azé, Changé, Craon, Jublains.  

Une statue de 1,50 m en marbre représentant “La France Victorieuse”  était vendue 7.500 Francs,

“Le Poilu mourant en défendant le Drapeau” se négociait à 8.800 Francs franco de port, emballage en sus.

 Poilu Mourant défendant le drapeau Le Crotov    Poilu Mourant défendant le drapeau1

 Le Crotov

Voir le lien :

http://www.monumentsauxmorts.fr/cariboost1/crbst_353.html

Etablissements Henri Jacomet de Villedieu (Vaucluse) 

Le Poilu au repos [les deux mains sur le fusil]  Installés dans le Vaucluse à Villedieu, ces établissements se consacrèrent exclusivement à l'édition de ce poilu dans le succès n'eut d'égal que celui de Bénet ou de Pourquet. Cette fonte existait également en version peinte, ce qui accentuait le réalisme. 

 Poilu Villedieu Poilu Izeron

 

Sculpteurs

Sculpteurs célèbres

  • Landowski :  19 monuments dont Casablanca et Alger
  • Bouchard :      6 monuments
  • Bourdelle :      6 dont Montauban (pour 50 000 F qu’il sculpta gratuitement) SaintCyr, Palais de Tokyo à Paris
  • Maillol            pour son Roussillon natal : Elne, Ceret, Port-Vendres, Banyuls (offert)
  • Real del Sarte :     54 monuments
  • Sudre :            Beaucaire, Cerbère
  • Dardé :           Lodève (gracieusement)
  • Quillivic,       Chantre de la culture bretonne
  • Jan et Joël Martel     en Vendée...

Voir la liste des sculpteurs :

Liste des principaux sculpteurs

Sculpteurs monuments

RICHEFEU Charles Édouard- Sculpteur

Paris, 1868 -1945, Élève de D. Puech

Richefeu Poilu

 Jules Pollacchi, sculpteur

JeanPollachi sculpteur

Jules Pollacchi

Catalogue Jules Pollacchi

Voir le lien :

http://www.monumentsauxmorts.fr/cariboost1/crbst_351.html

 

Inauguration des monuments

Inauguration mm00    Inauguration mm000

Programme inauguraton mm

 Monum Elboeuf   Monum Elboeuf2

 

Monument aux morts Laurenan

 Laurenan dans les Côtes d'Armor, rassemblement de toute la population du village

pour l'inauguration du monument au morts, le 17 septembre 1922

Affiche inauguration N-D de Lorette

Affiche pour l'inauguration du monument de la nécropole nationale de N-D de Lorette, près d'Arras, le 12 juin 1932

Carte invitation monument aux morts

L’inauguration est l’occasion de rendre un hommage solennel aux enfants du pays morts pour défendre la France.

Le matin, un office religieux commence la journée et le prêtre du village bénit le monument.

La population est invitée à pavoiser, toutes les associations sont conviées : jeunesse, sapeurs pompiers, crosseurs. La Clique, et l’Harmonie interprètent Le Chant du Départ, la Marseillaise, et bien évidemment l’association des Anciens Combattants avec le Maire organisent la cérémonie et l’accueil des invités.

Le chant du départ

Les instituteurs jouent un rôle essentiel dans l’encadrement des enfants des écoles, qui chantent « L’Hymne aux morts » de Victor Hugo et à l’appel des noms des soldats répondent « morts pour la France ». Ils apportent des bouquets de fleurs parfois tricolores. 

Sous - Préfet, Sénateur, Député, Maire prennent la parole en soulignant le courage de toutes ces victimes. Le président, le secrétaire ou le trésorier des Anciens Combattants, anciens poilus, expriment avec émotion la souffrance endurée.
Ce sont les discours les moins conventionnels, et sans doute les plus intéressants. Certains soulignent que « l’affront de 1870-71 est enfin effacé »,

Des fëtes de nuit sont organisées.

Lire les documents :

inauguration monument aux morts D Labeau

inauguration 1925

 Inauguration_Monument

 Programme d'une journée de l'inauguration d'un monument aux morts

Ce fut l’occasion lors de l'inauguration de ces monuments de réciter le célèbre poème de Victor Hugo : 

Ceux qui sont morts pour la Patrie 

Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie
Ont droit qu'à leur cercueil On adore et l'on prie.
Entre les plus beaux noms leur nom est le plus beau.
Toute gloire près d'eux passe et tombe éphémère ;
Et, comme ferait une mère, la voix d'un peuple entier,
La voix d'un peuple entier les berce en leur tombeau !

Refrain-Chœur
Gloire ! Gloire ! à notre France éternelle !
A ceux qui sont morts pour elle !
Aux martyrs ! Aux vaillants ! Aux forts !
À ceux qu'enflamment leur exemple,
Qui veulent place dans le temple,
Et qui mourront comme ils sont morts !

C'est pour ces morts, dont l'ombre est ici bienvenue,
Que le haut Panthéon élève dans la nue,
Au-dessus de Paris, la ville aux mille tours,
La reine de nos Tyrs et de nos Babylones,
Cette couronne de colonnes
Que le soleil levant (bis) redore tous les jours !

Refrain-Chœur

Ainsi, quand de tels morts sont couchés dans la tombe,
En vain l'oubli, nuit sombre où va tout ce qui tombe,
Passe sur leur sépulcre où nous nous inclinons ;
Chaque jour, pour eux seuls se levant plus fidèle,
La gloire, aube toujours nouvelle,
Fait luire leur mémoire (bis) et redore leurs noms !

Refrain-Chœur

Poésie dédiée aux Morts pour la France

 Poésie monu morts

Charger les documents :

Discours d'inauguration

Inauguration monument Sains lès Fressin

http://www.as-lashha.com/medias/files/2012-10-23-cf-daniel-mouraux-poilu.pdf

http://missiontice.ac-besancon.fr/ienb4/1914-1918/wp-content/uploads/2014/07/1914-1918_monuments.pdf

http://pahclunytournus.fr/documents/portal651/pah-monuments-aux-morts-2014.pdf

http://www.mairie-crouttes.fr/app/download/8151596084/LE+POILU.pdf

http://www.archives-finistere.fr/victoire_endeuillee_apparition_lieux_memoire.xml

http://insitu.revues.org/11326

http://www.klm-mra.be/klm-new/frans/educatief/downloads/dossierpeda.pdf

 

Les sculpteurs célèbres

Maxime Réal del Sartre

 Sarte portrait2   Del Sarte portrait

Voir sa biographie : 

http://xaviersoleil.free.fr/maxime-real-del-sarte/

Il édifia 54 monuments aux morts !

La Victoire de Rouen

La Victoire Rouen

 Rouen La Victoir

 La Victoire Rouen5

 Rouen La Vicyoire7

  Rouen La Victoire1   Roue La Victoire2  

 La Victoire Rouen3 

L’année 1926 verra l’installation d'une œuvre colossale, le Monument de la Victoire. Edifiée devant le Palais de Justice, cette colonne de 9m50 en forme de faisceaux de licteurs romains, est surmontée d’une Victoire ailée et exalte le triomphe français de 1918. Au pied, deux poilus montent la garde, celui de gauche pouvant être Charles Maurras, dirigeant de l’Action Française. Deux bas reliefs rappellent les séjours rouennais des troupes britanniques et des réfugiés belges pendant le premier conflit mondial.

Monument Le Tréport

Monument Le Tréport1

Monument aux morts, Le Tréport

Monument aux Compiègne Del Sarte

Monument aux Compiègne Del Sarte1

Monument aux morts, Compiègne

Monument aux morts Les Eparges

Monument aux morts, Eparges

Monument aux morts St jean de luz

Monument aux morts de St-Jean-De-Luz

Terre de France fut le premier monument exécuté par Réal del Darte après la guerre. Il l'expose au Salon de 1919.

Un certain nombre de municipalités lui passent commande, dont la ville de St-Jean-de-Luz. 

POURQUET Charles-Henri- Sculpteur

Sculpteur - (1877-1943) né à Colombes (Hauts-de-Seine) ; habite Paris

Elève de Barrias et de Coutan. Sociétaire des Artiste français depuis 1907. Figure au Salon de ce groupement. Médaille d’or en 1929, hors concours. Légion d’Honneur en 1931.
Auteur de trois modèles de monuments aux morts coulés par le Val d’Osne : Poilu, Résistance, Buste.

Pourquet1   Pourquet2

Pourquet4   Pourquet5

Pourquet3    Pourquet6

 Articles parus dans L'Art Funéraire N°38 Juin 1922

BÉNET, Eugène-Paul (1863-1942) 

Né à Dieppe et demeurant à Paris, il est avec Charles-Henri Pourquet, un des plus grands pourvoyeurs de monuments au niveau national. Il est surtout connu pour sa collaboration avec la fonderie Durenne à qui il donna quelques modèles promis à une large diffusion tel “Le Poilu Victorieux” fabriqué à plusieurs centaines d’exemplaires. Moulée en fonte de fer bronzée, on trouve cette sculpture à Chevaigné-du-Maine, Saint-Ouen-des-Toits, Sennones et Trans.

Eugène Bénet

 Poilu Victorieux bénet

Monument aux morts, le Poilu victorieux
Sculpture de bronze d'Eugène-Paul BENET (1863-1942)
sur socle de béton, 1920, Beaumesnil (Eure)

http://histoire-des-arts.spip.ac-rouen.fr/Le Poilu Victorieux

https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Poilu_victorieux

http://vdujardin.com/blog/article-un-poilu-victorieux-de-eugene-benet-2-saint-benoit-79030978/

http://www.monumentsauxmorts.fr/cariboost1/crbst_140.html

http://monum1418somme.pagesperso-orange.fr/index.html.html

http://moulindelangladure.typepad.fr/monumentsauxmortspacif/sculpteurs_clbres_de_monuments_aux_morts/

Monu Bayeux

Monu Bayeux2

Monument aux morts, Bayeux (14)

Inauguration le 1 octobre 1922

Matériau : calcaire

Coût : 55.000 Fr

Henri Poublan, 1871-1931

Henro Poublan

 Henri Poublan dans son atelier.

Revenu du front, il répond à plusieurs commandes de monuments aux morts dans le Béarn (Arthez d’Asson, Bizanos, Gelos, Lescar, Nay, Pardies, Salies-de-Béarn) mais aussi dans toute la France (Montréjeau, Pissos, Le Vigeant) et au Vietnam, à Tourane (aujourd’hui Da Nang).

Enfin, son Buste de poilu est édité en série, en fonte, par la Société anonyme des fonderies et ateliers de construction du Val-d’Osne, que les communes peuvent choisir sur catalogue sous le numéro 512. Ce fut le cas notamment de la commune du Vigeant, dans la Vienne, en 1921.

Monum Gélos    Monum Montréjean

Monuments aux morts de Gelos et Montréjeau

Lire le document : 

Monument aux morts Montréjeau

 

Le livre d'Annette Becker

Un livre de référence sur les monuments aux morts.

Les monuments aux morts Beckett

 Soissons        Mort homme

 Soissons, sculpteurs : Lamourdedieu et Bartholomé

Le Mort-Homme, sculpteur : Jacques Froment-Meurice

 

Monuments en hommage à notre empire colonial

 

 Monum Afr noire reims

tirailleurs sénégalai32

 Monument aux morts, Bamako

tirailleurs sénégalais1   tirailleurs sénégalais2

Aux Tirailleurs Sénégalais morts pour la France

Leopold Sedar Senghor, Hosties noires (Tour, 1938) 

Nous vous apportons, écoutez-nous, nous qui épelions vos noms dans les mois que vous mourriez
Nous, dans ces jours de peur sans mémoire, vous apportons l'amitié de vos camarades d'âge.
Ah ! puissé-je un jour d'une voix couleur de braise, puissé-je chanter
L'amitié des camarades fervente comme des entrailles et délicate, forte comme des tendons.
Ecoutez-nous, morts étendus dans l'eau au profond des plaines du Nord et de l'Est.
Recevez le salut de vos camarades noirs, Tirailleurs Sénégalais
Morts pour la République.

Lire les fichiers

HDA Senghor Poème liminaire

Léopold Sédar Senghor

Mémoires de gloires et d'infortunes les tirailleurs sénagalais au secours de Reims  et de la France

Les monuments aux morts de la Guerre de 14-18 en Guadeloupe 

Monu Basse terre

MonumPointre à Pitre

 Monument aux morts, Pointre à Pitre

 Soldat guadeloupe   Poilu noir

Le monument aux morts de la ville de Saint Louis, à l’entrée du débarcadère, présente la statue d’un « poilu » de race noire. 

Inauguré le 19 octobre 1919, ce monument présentant le traditionnel poilu dans sa tenue bleu horizon tenant le fusil doté d'une baïonnette, fut dédié aux soldats de la Grande Guerre au lendemain de la signature du traité de paix signé à Versailles (le 28 juin 1919). Expression du patriotisme colonial, c'est avec ce monument que la commune de Saint-Louis appréhenda l'après guerre, vécut son deuil et perpétua son souvenir pour les soixante-quatorze de ses ressortissants “morts pour la France“.

 Poème guadeloupe

Voir le fichier :

http://insitu.revues.org/11721

Deux monuments de ma sélection

Villers-Cotterets

Voir le lien : 

http://villerscotterets.over-blog.com/article-86-inauguration-du-monument-au-mort-de-villers-cotterets-56914947.html

 Monument Villiers

Monument Villiers2

 Suippes (Marne)

Suippes monument aux morts

Suippes monument aux morts1

 Sculpteur : Desruelles

Ce monument représente une jeune paysanne venue se recueillir devant la tombe d'un poilu au milieu d'un ancien champ de bataille redevenu un champ de blé qu'on moissonne. 

Aujourd'hui, le champ de blé abrite la croix, la nourrit.

"Heureux ceux qui sont morts dans une juste guerre.

Heureux les épis murs, les épis moissonnés"

                                                                                                                     Charles Péguy

Voir le lien sur l'album des monuments aux morts :

http://monuments.piwigo.com/index?/category/1-monuments aux morts

Voir le film du CNRS

Capture8  Capture12

                                        Péronne, sculpteur : Paul Auban

Capture11  Capture7

 http://videotheque.cnrs.fr/visio=4376

 

   Voir l'article sur les monuments aux morts en Normandie

http://87dit.canalblog.com/archives/2014/10/15/30769821.html

 

Voir l'article sur les monuments aux morts en Bretagne

http://87dit.canalblog.com/archives/2014/02/03/29111160.html

 

Lire l'article sur Gloire à nos morts :

http://87dit.canalblog.com/archives/2015/07/13/32352029.html

27 mai 2016

Tenue militaire

Mots clés :

almanach Hachette, casque Adrien, croix de guerre, godillots, grades des armées françaises, le barda, les brodequins, tenues de alliés, tenues des ennemis, uniformes, grades des armées françaises, têtes et képis, atelier Godillot, cervelière.

La tenue militaire

Uniformes 14-18

Le petit journal habillement

Costumes alliés

Costumes alliés2

Tenues des alliés, Le Miroir du 20 Septembre 1914

 Le Petit Journal Uniformes

Le Petit Journal, 20 Avril 1919

Lire les documents :

Grades des armées françaises1

Grades des armées françaises2 

La tenue militaire

MA Uniformes

Valise pédagogique du poilu

Uniformes du 129 RITenue militaire de 1795 à 1914

Transformation du fantassin

 Têtes et képis

 Uniforme 1914

Visiter les sites sur l'évolution de l'uniforme français durant la première guerre mondiale :

http://www.lesfrancaisaverdun-1916.fr/

http://www.hervedavid.fr/francais/14-18/uniformes.htm

http://www.lesfrancaisaverdun-1916.fr/uniforme1024.htm 

http://gvc.14-18.pagesperso-orange.fr/index.html

Barda Sénégalais

Barda de tirailleurs sénégalais

  

Le barda 14-18                                            Le Barda, un équipement encombrant !

Voir le site de la société Maratier, Armes et costumes : 

http://www.maratier.com/

«Le sac, c'est la malle et même c'est l'armoire. Et le vieux soldat connaît l'art de l'agrandir quasi miraculeusement par le placement judicieux de ses objets et provisions de ménage. En plus du bagage réglementaire et obligatoire - les deux boîtes de singe, les douze biscuits, les deux tablettes de café et les deux paquets de potage condensé, le sachet de sucre, le linge d'ordonnance et les brodequins de rechange -- nous trouvons bien moyen d'y mettre quelques boîtes de conserves, du tabac, du chocolat, des bougies et des espadrilles, voire du savon, une lampe à alcool, et de l'alcool solidifié et des lainages (...) Et mon voisin dit vrai : chaque fois quand il arrive à son poste après des kilomètres de route et des kilomètres de boyaux, le poilu se jure bien que, la prochaine fois, il se débarrassera d'un tas de choses et se délivrera un peu les épaules du joug du sac. Mais chaque fois qu'il se prépare à repartir, il reprend cette même charge épuisante et presque surhumaine; et il ne la quitte jamais, bien qu'il l'injurie toujours ».

Extrait de Le feu , Henri Barbusse, 1916

Les pantalons rouges

Le colorant rouge utilisé pour les uniformes français provenait d'une teinture chimique, l'aniline, produite en Allemagne. Quand la guerre commence, les envois d'alinine provenant d'Allemagne cessent. Les Anglais, nous fournissent la teinture indigo, d'une couleur bleu clair : le bleu horizon.

Les brodequins

Ce nom dérive de la chaussure en toile et peau qui couvrait le pied et le bas de la jambe au XVe siècle. Quatre siècles plus tard, avec le modèle 1881 naît la chaussure militaire de marche, à laçage et cloutée. Le modèle 1917, le plus connu, était toujours fabriqué vers le milieu des années 1950, bien que concurrencé, en particulier par les fameuses Rangers. Le nom de GODILLOT, fournisseur de l'armée française pendant des décennies, lui est souvent substitué.

Godillots

Brodequins et bandes molletières

Alexis Godillot est « l’inventeur » de la différenciation du pied gauche et du pied droit. Fournisseur exclusif aux armées de matériels d’ambulance, objets de campement, de tentes, de selles, de chaussures montantes, etc., il s’enrichit en 1853 grâce à la guerre de Crimée, puis à la guerre d’Italie. Son brodequin clouté fera entrer Alexis Godillot dans l’Histoire. Le langage populaire va consacrer le personnage de son vivant. Dès 1865 le dictionnaire d’argot « le Lorédent-Larchey », donnera « godasse » comme déformation du mot Godillot.

Alexis Godillot

Atelier Godillot

Atelier Godillot

P9123997Tenue militaire en 1918, de gauche à droite :

Fusilier mitrailleur, grenadier fusilier, voltigeur, grenadier à main, tenue d'assaut.

Voir le lien :

http://france3-regions.francetvinfo.fr/Godillots

Casque Adrien M 1915

Avant le port de ce casque, 77% des blessures de guerre sont à la tête, le taux diminue  à 22% ensuite. Un attribut métallique fixé par une agrafe-crampon sur le devant du casque représente le régiment : une grenade surmontée d’une flamme pour l’infanterie, une ancre pour l’infanterie coloniale,  une grenade brochant deux canons croisés pour l’artillerie,  le caducée pour le service de santé  etc. 

Au début de la guerre, les soldats portent un képi de toile rouge. Ce couvre-chef offre une protection dérisoire et est peu discret sur le champ de bataille. Face au nombre important de pertes et de blessures à la tête, on imagine plusieurs solutions. Pour gagner en discrétion, les képis reçoivent des manchons de toile bleue, qui les rendent moins visibles aux yeux de l’ennemi. Pour améliorer la protection de la tête, on distribue aux soldats une cervelière, sorte de bol métallique qui se plaçait sous le képi. Cette parade n’est pas satisfaisante : la cervelière est inconfortable et donne fréquemment des migraines. Le casque d’acier réglementaire qui équipe progressivement les soldats à partir de 1915, ou casque Adrian, porte le nom de l’officier qui fut responsable du suivi du projet.

Cervillière2   Cervillière1

 La cervelière

Casque Adrien 26 08 1915

 

Le 26 août 1915, essayage des casques

DSC_3277

 

DSC_3774      DSC_3772

 

Casques Adrien ayant subits des impacts d'éclats d'obus

Voir le lien :

http://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/593/reader/reader.html#!preferred/1/package/593/pub/594/page/6

 Ancetres casques Adrien

Ancetres casques Adrian2

Les Annales, 23 Juin 1918

le casque adrian1

 casque adrian2

 Le Flambeau, 15 Octobre 1915

OriginaleL'illustration casque Adrien

 Casque Adrien

Casque Miroir2

Casque Miroir1

Le Miroir, 5 Septembre 1915

DSC_3308   

Casque du 102 RI

DSC_3314

Casque d'un médecin militaire

En 1914, le fantassin français ne possède pas de casque en acier, mais une casquette rouge ou un képi. Le premier casque en acier, dit casque Adrian, est fabriqué en 1915 ; c'est une sorte de calotte en métal très épais, 5 à 7 mn, avec une pointe descendant sur le nez, pesant 670 à 750 grammes.

Le casque à pointe allemand était début 1914 en carton bouilli, plus léger certes mais guère plus protecteur que la casquette !

La nécessité du casque se mesure au fait que plus de 80 % des blessures étaient des blessures à la tête.

 

Attributs des différentes armes :

 

  • Artillerie : grenade brochant sur canons croisés ;
  • Artillerie Spéciale (chars) : heaume brochant sur deux canons croisés ;
  • Chasseurs alpins : cor de chasse ;
  • Génie : Cuirasse et pot-en-tête (casque léger porté par les sapeurs ; ce type de protection a été instauré par Vauban. Tous les officiers du Génie portent ce symbole sur leurs boutons d’uniforme depuis 1775) ;
  • Troupes d’Afrique du Nord, communément appelées « Armée d’Afrique » (Il s’agit des Chasseurs d’Afrique, des Spahis, des Zouaves et des Tirailleurs) : croissant ;
  • Infanterie : grenade à 12 flammes ; de même pour la gendarmerie (grenade en maillechort nickelé, en laiton pour la garde mobile) ;
  • Infanterie coloniale, tirailleurs coloniaux et sénégalais : grenade brochant sur ancre câblée ;
  • Troupes de marine : ancre ;
  • Corps médical : un caducée entouré de feuilles de laurier et de chêne ;
  • Infirmiers : croix rouge ;
  • Intendance : épées, drapeaux et faisceau.

 

 

Visiter les sites :

http://www.world-war-helmets.com/Casque-Francais-Adrian

http://france3-regions.francetvinfo.fr/playlist-histoires-14-18/Casque à pointre

Casque Adrien Isaac

Jules Isaac : Une Histoire dans la Grande Guerre

Lettre du 18 Avril 1915

Le casque à pointe Stahlhelm M1916 allemand

Les Allemands sont équipés dès le début de la guerre d'un casque à pointe conçu en 1842, dont l'extrémité est censée dévier sur les côtés les coups de sabre. Confectionné en cuir bouilli, il n'offre aucune protection réelle dans les combats de tranchée et est remplacé en 1916 par le Stahlhelm (casque d'acier). Symboliquement, le casque à pointe continu d'être utilisé pour les cérémonies, avant d'être complètement abandonné à la fin de la Première Guerre mondiale, avec la chute de l'Empire allemand.

Ce casque en acier, épais de 1,2 mm, poids de 2 kg environ, est plus résistant que le casque Adrien.

DSC_3303     DSC_3305

casque all

 

19140101-Illustrierter_kriegs-kurier_=_oorlogskoerier_=_courrier_de_guerre-001-CC_BY

19140101-Illustrierter_kriegs-kurier_=_oorlogskoerier_=_courrier_de_guerre-004-CC_BY

Allemands devant Anvers

Lire le document :

Le stahlhelm

Almanach Hachette 1918

 L'artillerie française

 Artillerie belge

 Artillerie italienne

 Voir le lien :

http://www.delcampe.net/ALMANACH-HACHETTE-1918

http://bleuhorizon2.canalblog.com/diplomes civils et militaires

http://france3-regions.francetvinfo.fr/playlist-histoires-14-18/capotes bleu horizon

La Belle Jardinière habille les poilus

La Belle Jardinière

 Belle Jardinière2

Images d'Epinal

Epinal GG1

Epinal GG2

Epinal GG5

Epinal GG4

Epinal6

 

Voir l'article sur les décorations militaires :

http://87dit.canalblog.com/archives/2016/05/09/33774338.html

 

19 mai 2016

Rôle des femmes à l’arrière

Mots clés :

agriculture, armement, Croix-Rouge, Femmes, Franciscaines, industries, infirmières, munitionnettes, obus, réquisitions, usines de guerre.

Appel à la mobilisation

Aux femmes fr 14Lire le document :

Appel aux femmes françaises 2 août 1914

Aux femmes françaises

 P1060947

Lire le document :

Parisien Femmes aux champs et solidarité

 The french women

P1050766

Le ministère des Munitions fait appel à l'aide féminine pour ses usines de guerre.

P1050769

Recrutement immédiat.

 P1060951

Voir les liens :

http://centenaire.org/sites/default/files/references-files/livret_extrait_femmes_dans_la_guerre.pdf

http://www.bridgemanimages.com/fr/explore/news/features/2014/mai/Women%20WWI

http://www.museedelagrandeguerre.eu/sites/default/files/pdf/2011/expo femmes g guerre journal.pdf

Femmes dans l'agriculture

Le petit journal agricole 11-12-2015_006

Les semailles2

 Les semailles1

Le Miroir, 30 Avril 1916

Les Annales 26 10 1917

  Femmes aux champs

Travaux femmes 1915

 19181001-De_oorlog_in_beeld_=_la_guerre_illustree_=_the_war_pictorial-001-CC_BY

 19181001-De_oorlog_in_beeld_=_la_guerre_illustree_=_the_war_pictorial-005-CC_BY

19181001-De_oorlog_in_beeld_=_la_guerre_illustree_=_the_war_pictorial-004-CC_BY

De Oorlog in bleeld, Octobre 1918

Au début du 20e siècle la France était un pays essentiellement agricole. Une fois les hommes mobilisés (Août, mois des moissons) les femmes et les enfants durent assurer les travaux agricoles.

En 1914, il y avait 8 500 000 travailleurs de la terre (5 237 000 hommes, 3 238 000 femmes).

3 700 000 agriculteurs furent mobilisés.

Population agricole pendant la guerre = 5 000 000 environ.

Femmes aux champsPhotographie de Jean-Baptiste Tournassoud prise en 1917 dans l'Oise.

Plus de chevaux pour tirer la herse. N'importe !

Trois robustes paysannes s'attellent à l'outil, peinent si bien que le permissionnaire,

à sa prochaine venue, retrouvera son champ en pleine prospérité.

http://clioweb.canalblog.com/trois robustes paysannes

Manque d'hommes pour les travaux agricoles, manque de chevaux également qui avaient été réquisitionnés pour la logistique.

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L'armée réquisitionne 730 000 chevaux en 1914 soit un cheval sur quatre.

Au total 1 500 000 chevaux ont été réquisitionnés ou achetés à l'étranger entre 1914 et 1918.

On utilise les chevaux pour le transport de l'artillerie lourde, des munitions, pour la nourriture des poilus.

Il faut 3 750 tonnes d'avoine par jour pour leur nourriture.

En 1917, la France manque d'avoine. L'armée réduit ses effectifs de 150 000 têtes sur les 960 000 en présence.

Les Franciscaines de St-Brieuc

FranciscainesP1040921

Les Franciscaines de la maison de retraite des Châtelets près de St Brieuc assurent les moissons au mois d'Août.

Texte et gravure publiés par L'Illustration.

Appel du Président du Conseil René Viviani aux femmes fançaises en Août 1914 :

Debout donc, les Femmes françaises, jeunes enfants, filles et fils de la Patrie !

Remplacez  sur le champ du travail ceux qui sont sur le champ de bataille.

Préparez-vous à leur montrer demain la terre cultivée, les récoltes rentrées,

les champs ensemencés !

Il n'y a pas dans ces heures graves de labeur infime, tout est grand qui sert le pays.

Debout, à l'action, au labeur !

Il y aura demain de la gloire pour tout le monde.

                                                                                                     René Viviani

 tréguier arrière

Marquage tonneaux de vin

 Le Miroir, 07 janvier 1917

Salut de la France

Almanach du Petit Parisien illustré, 1920

Voir le lien :

http://france3-regions.francetvinfo.fr/Agriculture

Femmes dans l'industrie

Les Annales ouvrières anglaises

 Les Annales, 27 Août 1916

Femmes dans les usines de guerre

Les Annales, 02 Juillet 1916

Femme à l usine de guerre

Bellanger Athis

Lire le document :

Bellanger Athis

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 Fabrication d'obus

L'Illustration, 22 avril 1916.

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Les femmes furent surtout employées dans l'industrie de l'armement, des chemins de fer et dans les services de santé.

En 1913, les industries d'armement employaient 5 % de femmes, en 1917 elles en employaient 26 %.

Pou nos usines

Taux horaire de la main-d’œuvre :

35 centimes pour les jeunes filles de 14 à 18 ans.

75 centimes pour les femmes.

1,50 franc pour les hommes.

Féminisme en Angleterre

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 L'Illustration usine de Lyon Flameng

 Aquarelle de Flameng

Usine de l’Eclairage électrique à Lyon, installée en trois mois dans le grand hall de l’Exposition de 1914 pour l’usinage d’obus de tous calibres.

Aujourd’hui, il y a plusieurs milliers d’ouvriers et d’ouvrières occupés dans cette usine, devenue une des plus importante de France par sa production.

Emplois des femmes en 1918

  • armement : 425 000
  • chemins de fer : 58 000
  • santé : 27 000

 Usine de munitions

Ces femmes sont appelées les "munitionnettes" notamment dans les usines Schneider.

Elles seront 5.200 à travailler à l'arsenal de Brest, 2.900 à la poudrerie de Pont-de Buis.

Elles travaillent dans les entreprises d'armement parfois plus de 10 heures par jour.

Les femmes ont fabriqué en quatre ans 300 millions d’obus et plus de 6 milliards de cartouches.

Emplois des femmes usines renaultEvolution de l'effectif aux usines Renault
production des usines renault

Femmes dans les usinesLire les documents :

Charger le document :

http://www.museedelagrandeguerre.eu/expo femmes guerre.pdf

Excelsior 12 février 1917Edition du 12 Février 1917

obus suzette

Usine Brest femmes

Munitionnettes de la pyrotechnie Saint-Nicolas, près de Brest

Tourner des obus1Munitionnettes de la pyrotechnie Saint-Nicolas, près de Brest

Marquage des obus

Le nombre d'obus usinés passe de 13.000 par jour en 1914 à 80.000 par jour en 1915.

Lire les documents sur le travail des femmes dans la région de Montbéliard :

Voir le lien :

http://www.ww1propaganda.com/posters/women posters

Femmes_britanniques

Extrait du Petit Journal illustré  du 18 Février 1917

GrandeMunitionnettes5

Lire le document de Historia :

Pas de victoire sans les femmes

Citroen femmes1

Lire le document :

Les dames de Javel

 

Dans les usines de guerre1

 

Dans les usines de guerre2

 

http://gallica.bnf.fr/Usines de guerre

 

Voir les liens :

http://gallica.bnf.fr/Atelier Citroën

http://www.industrie-techno.com/14-18-les-usines-en-guerre.38092

http://www.ville-lepecq.fr/uploads/2016/02/expo-14-18-ECPAD-bdef.pdf

http://www.ville-lepecq.fr/uploads/2016/02/expo-14-18-Hennef-bdef.pdf

Femmes infirmières dans les hôpitaux de guerre et maisons de convalescence. 

 

Voir l'article sur les femmes remarquables : 

Edith Cavell, Anne Morgan, Reine de Belgique...

http://87dit.canalblog.com/archives/2014/10/15/30769815.html

 

Infirmières1

Infirmières2

Infirmières3

Infirmières4

Extrait du guide du Poilu publié par le commandant Charton, le 15 Janvier 1916

 Comment les femmes voient la guerre 1 10 14

Article du journal Le Matin, 01 Octobre 1914

Comment les femmes voient la guerre 4 10 14

Aticle du journal Le Matin, 04 Octobre 1914

Comment les femmes voient la guerre 09 10 14

Article du journal Le Matin, 09 Octobre 1914

Diplome d'infirmière de guerre

Médiale infirmière

Brancardières

Soeur Gabrielle

Les infirmières militaires en service durant la Première Guerre mondiale sont surnommées les « oiseaux bleus » en raison de leur robe bleue et de leur voile blanc.

Croix-Rouge

Les années 1916 -1917 représentent un véritable tournant pour la Croix-Rouge. Elle ouvre ici un nouveau champ d’action, celui du secours sanitaire et social à la population, d’urgence puis suivi, qu’elle avait déjà touché du doigt avec les dispensaires puis l’assistance aux réfugiés. Elle met également en place une véritable méthodologie d’action dans ce domaine, pensée sur le long terme et constate ses grandes capacités de mobilisation, nationale et internationales. Cela se concrétise par l’inscription de cette nouvelle mission dans les statuts de la Croix-Rouge française et avec la création en 1919 de la Ligue des Sociétés de Croix-Rouge. En cette fin de guerre, alors que la France est exsangue et dépeuplée, cette nouvelle approche est aussi un soutien considérable pour l’Etat qui se lance dans une politique nataliste et sanitaire pour relever le pays.

A la gloire des femmes française

Dessin de S. Séeberger

Infirmières vannes 56

 Hôpital militaire, 56-Vannes 1914-1915

En Bretagne, 800 hôpitaux accueilleront plus de 800.000 blessés.

Femmes infirmières2

Action Croix Rouge

Actions de la Croix-Rouge Française de 1914 à 1925 

Poème Croix Rouge

Texte paru dans La Gazette des Ardennes

 Revue30-1

Lire le texte de Tony d'ULMES :

Revue hebdomadaire mobilisation des femmes1

Revue hebdomadaire mobilisation des femmes2

 Gestes d infirmières

Lire le document :

http://gallica.bnf.fr/Gestes d infirmières

Aux armes , citoyens ! Forgeons des nourrissons ! 

Fusil à répétition

 Voir le lien : 

http://musee.artillerie.asso.fr/Victoire-pdf/Petit%20journal.pdf

Humour

 Graine de poilus

Albert Guillaume Nos infirmières

Dessin d'Albert Guillaume

Et puis...dites leur que vous m'avez soigné comme un ange...

Ça vous coûtera un peu, mais ça leur fera tant de plaisir !

Fabiano grave blessure

Dessin de Fabien Fabiano

La plus grave blessure n'est pas celle qu'on panse.

 

03 mai 2016

La bataille de Verdun 1916 : 300 jours, 300.000 morts

Mots clés :

Argonne, armement, Bretagne, Colonel Driant, Colonel Raynal, Douaumont, Falkenhayn, Fleury, fort de Vaux, Guynemer, Hindenburg, les forts, Mort-Homme, munitions, Nivelle, obus, Pétain, Souville, Vaux-Chapitre, Verdun, Fernand Léger.

 

Voir l'article, le Mémorial de Verdun :

http://87dit.canalblog.com/archives/2016/09/21/34350383.html

 

Voir l'article, Verdun à travers la presse :

http://87dit.canalblog.com/archives/2016/06/07/33927102.html

 

Résumé de la bataille de Verdun

Verdun mai 1916-1

 Verdun mai 1916-2

Le Matin, 11 mai 1916

 Résumé Bat Verdun1   Résumé Bat Verdun2

 Le Petit Journal Illustré, 4 juin 1916

Carte Verdun Etain

Verdun et ses forts

Verdun et ses forts5

 

Verdun et ses forts

  Ceinture des forts Verdun

Verdun carte

Verdun, c'est une guerre tout entière insérée dans la Grande Guerre.

Ce fut aussi une manière de duel devant l'univers, une lutte singulière en champ clos.

Paul Valéry

 Bataille Verdun1

 Verdun et ses forts

 verdun eeee

Bataille Verdun2

 Le Petit Journal Illustré, 4 juin 1916

Les stratégies des Etats-majors

Côté français :

La situation fin 1915 :

  • L'Italie a choisi son camp : alliance avec l'Entente.
  • La Russie a subie de terribles défaites (Tannenberg 1914) et doit se reconstruire militairement.

Joffre médite une grande offensive coordonnée entre Français, Britanniques, Italiens, Russes.

Nous devrons attaquer tous en même temps et sur tous les fronts aux alentours de Juin 1916.

Côté allemand :

Le plan de Falkenhayn est différent.

Puisque l'Allemagne n'a rien à craindre de la Russie, il faut concentrer des forces colossales sur le front Ouest et tenter une percée au saillant de Verdun.

La décision d'attaquer sera fixée au 21 Février 1916.

Les Allemands lancent une grande offensive à Verdun, bien décidés à percer le front et « saigner à blanc » l’armée française selon une expression de l’Etat-major allemand. Les Français, sous la conduite du général Pétain, résistent au prix de pertes très élevées et de terribles conditions de combat.

Près de 259 bataillons d’infanterie français, sur les 330 existants, se sont battus à Verdun, presque une génération entière qui restera marquée par l’horreur des combats. Des combats dont la brutalité laissent de profondes séquelles chez les soldats touchés dans leur chair et dans leur esprit.

Plus de 300.000 morts, 400.000 blessés des deux côtés. Des corps pulvérisés empêchant les familles de faire le deuil. Par la violence qu’elle représente, sous toute ses formes, la brutalité, l’intensité et l’étendue des combats, le nombre de tués, de mutilés, Verdun demeure le symbole de la Grande guerre.

La « voie sacrée », sera empruntée par des millions de soldats pour rallier le saillant de Verdun.

L’industrie se met au service d’un gigantesque massacre avec environ 37.000.000 d’obus seront tirés, soit environ 4 obus par m².

Fort de Douaumond

Impacs d obus

Impacts d'obus.

On estime à 26 millions d'obus qui ont laminé les collines, fracturé les roches et rayé de la carte neuf villages.

Les forces en présence :

Côté français

le 21 février 1916 :
1 140 000 hommes,
281 pièces d'artillerie ;
le 28 mai 1916 :
1 727 pièces d'artillerie

Côté allemand 

le 21 février 1916 :
1 250 000 hommes,
1 257 pièces d'artillerie ;
le 28 mai 1916 :
2 200 pièces d'artillerie

 Chrono Bat de Verdun

Chronologie de la bataille de Verdun,1916

La bataille de Verdun chrono

 

L'avancée allemande

  • 21 février : attaque allemande sur la rive droite de la Meuse.
  • 25 février : prise du fort de Douaumont.
  • 26 février : prise de commandement de Pétain.
  • 6 mars : attaque allemande sur les deux rives.
  • 7 juin : le fort de Vaux est investi par les Allemands.
  • 23 juin : violente offensive (19 régiments) allemande - le village de Fleury tombe mais l'ouvrage de Froideterre résiste.
  • 11 juillet : ultime effort allemand vers Verdun mais le fort de Souville repousse l'assaut. L'état-major allemand renonce à poursuivre sa stratégie d'offensive.

La reconquête française

  • 26 février : le général Pétain est appelé pour réorganiser l'artillerie française et prendre les commandes de la bataille.
  • 17 août : reprise du village de Fleury.
  • 24 octobre : reprise du fort de Douaumont.
  • 2 novembre : réoccupation française du fort de Vaux.
  • 12 décembre : le général Nivelle remplace Joffre à la tête des troupes françaises.
  • 15-18 décembre : dernière offensive française, menée pour constituer une zone de sécurité autour des forts.

Cartes de la bataille de Verdun

Verdun l'enlisement2

 Verdun l'enlisement1

Front allemand : bleu

Front français : rouge

  Bataille de Verdun50

Verdun50

Bataille de Verdun51

Map of Verdun 1916

Map of Verdun 1916-1

Reconquêtes française Verdun

Voir le document :

Cartes Verdun

L'armement utilisé

 les munitions à Verdun-1

Munitions à Verdun

Le Miroir, 02 Avril 1916

Gros calibre verdun2

Gros calibre Verdun1

 Le Miroir, 9 Avril 1916

Mitrailleuses Vaux1

matrailleurs vaux2

 Le Miroir, 23 Août 1916

Obus Verdun2

Obus Verdun1

 Le Miroir, 23 Août 1916

Voir le lien :

http://france3-regions.francetvinfo.fr/Artillerie lourde

Verdun, images de Guerre

 Verdun images de Gloire

 Pour la gloire de Verdun     Clairon de Dauomont

Lire le document :

http://gallica.bnf.fr/Verdun, images de guerre

Verdun Argonne

http://gallica.bnf.fr/Verdun Argonne

Voir les liens :

http://education.francetv.fr/site-thematique/dans-l-enfer-de-verdun-o12005

http://histoiregeo.wixsite.com/verdun

1-Verdun 23 01 1916

Concentration des troupes allemandes dans la plaine de la Woëvre, à proximité de la région fortifiée de Verdun.

Fay

 

Hindenburg1

Maréchal Hindenburg

Le maréchal Hindenburg remplace le maréral Falkenhayn en septembre 1916.

Voir le lien :

http://france3-regions.francetvinfo.fr/Plan allemand

Attaque de la V ème armée allemande au nord de Verdun, sur la rive droite de la Meuse.

Verdun Fev 1916

 Avancée allemande en Février 1916

Colon Driant

Monument Col Driant

 http://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/?q=content/emile-driant#overlay-context=

  Déluge de feu

Un déluge de feu !

P1015718

P1015720

Colonel Driant

3-Verdun 25 02 1916

Les troupes françaises se replient, abandonnant sur place de nombreuses pièces d'artillerie et du matèriel.

Verdun 1 bataille 1916

 Illustration Pétain

4-Verdun 11 03 1916

La bataille s'étend sur la rive gauche de la Meuse. Violents combats au Mort-Homme et au village de Cumières.

Cote 304

Cote304-1

Bombardement cote304

5-Verdun 12 03 1916

 Brancardiers

6-Verdun 13 03 1916

Guynemer dans le ciel de Verdun.

 Chaput Guynemer2

 Chaput Guynemer1

 Le Miroir, 20 Août 1916

  Guynemer 100

Voir le lien :

http://france3-regions.francetvinfo.fr/Aviation à Verdun

 

Voir l'article sur Georges Guynemer :

http://87dit.canalblog.com/archives/2013/11/10/28393110.html

 

7-Verdun 10 04 1916

Verdun 2 avril 1916

 Verdun 2 avril 1916-1

Situation au 2 Avril 1916

Les français résistent avec acharnement aux poussées allemandes. Pétain déclare dans son ordre du jour : Courage, on les aura !

aff22 fr

 

On les aura. Charles Toché, 1916

 Pétain on les aura

 8--Verdun 01 05 1916

Joffre procède au remplacement de Pétain par le général Nivelle.

 Fort Douaumont 01 1916

Fort Douaumont 2015

9-Verdun 02 06 1916

Reddition du commandant Raynal : après une semaine de pilonnage, le fort de Vaux passe aux mains des allemands.

Les 22 et 23 juillet, les allemands utilisèrent des obus au gaz phosgène, un puissant gaz suffocant qui inprègne durablement les effets des combattants français.

Vaux le fort

 

Vaux galerie1   Vaux Galerie2

 

Les galleries du fort de Vaux 

Fort de Vaux 1916

  P1015708

P1015709

Pigeon fort de Vaux

 Héros à Vaux

Voir le lien :

http://france3-regions.francetvinfo.fr/playlist-histoires-14-18/Raynal

Patrie fort de Vaux

Lire les documents :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6313612d.r=.langFR

http://france3-regions.francetvinfo.fr/Vaux

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Notre journal, août 1931

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10-Verdun 11 07 1916

Une attaque allemande se heurte à la résistance du fort de Souville. Les allemands ne sont plus qu'à 4 km de Verdun.

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P1015703

Fort de Souville

11-Reprise de Fleury du 6 au 18 08 1916

Lire le document :

Carnet de guerre d'un chef de section devant Verdun

Verdun est terrible

Capture4 juilet 1916

 3 ponts Verdun2

3 pont Verdun1

 Le Miroir, 20 Août 1916

 Bataille de Dauoumont

 12-Verdun 15 12 1916

Une vaste opération française est lancée avec succès pour dégager la rive droite de la Meuse.

Verdun reconquete fr

Bataille de Louvemont

 Verdun monument aux morts

Salut aux soldats de Verdun

héroique défenseur verdun

Médiale de Verdun

Médiaille de Verdun

 Scott Douanmont

 Affiche de Georges Scott

 Patrie Verdun

Lire le document :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k889074z/f1.image.r=

Les grands hommes de Verdun

http://www.lesfrancaisaverdun-1916.fr/theme-grands-hommes.htm

Pétain 15-16

Philippe Pétain, 1856 - 1951

Général 3 étoiles, 60 ans en 1916

Miroir Mangin   Pays de Fr g Nivelle

 Général Nivelle, 1856- 1924

 Mangin5

 Général Mangin, 1866 - 1925

Voir les liens :

http://france3-regions.francetvinfo.fr/Pétain

http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/Philippe-Pétain 

http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/Robert Georges Nivelle 

http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/Charles Mangin

Joseph Joffre

La Voie sacrée

La voie ferrée est anéantie dès 1914. Pour transporter hommes et matériels on utilisa la route départementale longue de 55 km entre Bar-le- Duc et Verdun.

Villes traversées :

  • Bar-le Duc
  • Rumont
  • Chaumont-sur -Aire
  • Souilly
  • Vadelaincourt
  • Lemmes
  • Moulin Brulé
  • Verdun

Les territoriaux vont entretenir cette voie pendant 6 mois.

Flameng Verdun

6.000 camions transportent jour et nuit 15 à 20.000 hommes et 2.000 tonnes de munitions  par 24 heures sur 75 Km/7 m de large de Bar-le-Duc à Verdun (1 véhicule toutes les 5 secondes) : la noria.

8.200 territoriaux se relayent pour entretenir cette route large de 7 mètres.

Voie Sacrée9

Territoriaux Verdun

Territoriaux à l'entretien de la voie, peinture de Georges Scott

Voie sacrée Scott

Tableau de Georges Scott : la « Voie sacrée ».

 Voie sacrée40

Voie Sacrée NixévilleVoie sacrée 03 1916

 

Voie sacrée18

  Route sacrée Verdun1

Route sacrée Verdun2

L'Echo de Paris, 15 Avril 1916

 

Verdun Epinal

 

 Patrie voie sacrée

Lire le document :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63160306.r=.langFR

Voir les liens :

http://warartblog.wordpress.com/2014/06/11/la-grande-guerre-vue-par-georges-scott/

http://france3-regions.francetvinfo.fr/Route sacrée

http://france3-regions.francetvinfo.fr/Le Varinot train du front

MC14_voie sacrée

Verdun bataille de logistique

 Verdun bataille de logique2

Les Bretons à Verdun

12.000 bretons en première ligne à Verdun

 118 RI Verdun

Parcours du 118 ème RI à Verdun

Le 118 ème RI est stationné à Quimper et dispose d’une conscription cornouaillaise. Il sera des pires batailles, avec les autres régiments bretons comme le 116ème RI (Vannes), le 19ème RI (Brest) ou le 62ème (Lorient).

Les trois bataillons du 118ème arrivent ainsi fin mars 1916 dans le secteur de Verdun, avec les 116ème, le 19ème et le 62èm. Ce sont 12 000 Bretons qui veillent sur le secteur considéré à ce moment de la bataille comme le plus dangereux et le plus terrifiant de tout le frontde Verdun.

Depuis le 21 février 1916, les Allemands ont déclenché l’opération “Jugement” : ils veulent écraser l’armée française sous une pluie d’acier grâce à l’utilisation massive et concentrée de l’artillerie. Ce sera une gigantesque boucherie faisant 300 000 tués et 700 000 blessés en 10 mois.

Le 118ème s’installe dans le terrible “Ravin de la Mort”, le 30 mars 1916 pour y prendre position. Le nom donné à ce lieu par les soldats donne la mesure de ce qu’il incarne.

Ravin de la mort

Ravin de la mort4

 Poilus dans le ravin de la mort

Ravin de la mort2

 Ravin de la mort Miroir2

Ravin de la mort Miroir1

 Le Miroir, 7 Mai 1916

 Ravin de la Dame

 Le 116 ème RI de Vannes s'est illustré à Verdun le 17 Avril 1916 (Bras, Fleury, Douaumont) avec une perte de 75 hommes.

Les articles de presse

Février-Mars 1916 : Douaumont, rive gauche de la meuse.

 Les Annales Douaumont1

 Les Annales Douaumont2

 Les Annales, 25 Juin 1916

 Attaque All Verdun Le Miroir1 05 03 1916

Attaque All Verdun Le Miroir 05 03 1916

 Le Miroir, 05 Mars 1916

 Douaumont 25 02 -2

   Dauoumont 25 02-1

 Le Miroir, 04 Juin 1916

   Les héros de Douaumont

 Article paru dans Le Progrès de Finistère, le 4 mars 1916

 Juin-Juillet 1916 : Souville, Fleury, Vaux.

Rive droite rive gauche meuse2

Rive droite rive gauche meuse1

Le Miroir, 3 Juillet 1916

 

 Bretons la Guerre 23 juin 1916    Aux soldats de Verdun

L'Eclaireur du Finistère, 01 juillet 1916

Fort de Vaux

 La chute de Vaux est forcée

Souville Belleville1

 Souville,Belleville

Le Miroir, 27 Août 1916

 Le Miroir 3 Sept 1916

 Relève devant Verdun

Relève devant Verdun1

Le Miroir, 17 Septembre 1916

 

 

Les carnets de Verdun

Carnets de Verdun

Lire des extraits de cet ouvrage :

Carnets de Verdun

Les villages disparus

Vil détruits 1916

 Villages détruits

 Les villages détruits

 Villages détrits1916

 Bezonvaux

Bezonvaux 1

BEZONVAUX, 3

Fleury-devant-Douaumont

Fleury-devant-Douaumont

 

Voir le lien :

http://france3-regions.francetvinfo.fr/Fleury

Louvemont

Louvemont village 1913

 

Louvemont église

Louvemont

Haumont

 

Haumont village

 

Haumont église

 

Avocourt

 Avocourt

Voir le lien :

http://tourisme-pays-verdunois.eu/villages-detruits9-villages-detruits/

La bataille de Verdun vue par la philatélie

Verdun 1916       

Verdun 1916 1939

Verdun, Porte Chaussée, émis en 1939

Ossuaire Douaumont

Timbre émis en 2006

Colonel Driant

Timbre émis en 1956

Voie sacrée timbre

Timbre émis en 1976

anniversaire Verdun

Timbre émis en 1956

50 ème anniversair victoire de Verdun

Timbre émis en 1966

 

Timbre centenaire de Verdun

Timbre du centenaire

 

Voir les timbres émis sur la Grande Guere :

http://www.phil-ouest.com/Series.php?Nom_serie=Guerre_1418

Chansons sur Verdun

 Chanson sur Verdun1

 Chanson de verdun2

 

Chanson de la woevre    Ils ne passeront pas2

  Les enfants de Verdun

Verdun on ne passe pas

soldats de verdun 1918

 

Voir l'article sur les chansons pendant la Grande Guerre :

http://87dit.canalblog.com/archives/2013/03/09/26603845.html

 

Bilan de la bataille de Verdun : 2.000 morts/jour pendant 6 mois !

Sur quatre hommes qui montent au front, un seul revient indemme !

Bilan Verdun

 Pertes Verdun

Nombre de morts français par mois en 1916

Bilan Verdun

 

Verdun cimetières

 

De nombreux soldas, tombés sur un champs de bataille de Verdun et de l'Argonne, reposent encore dans le sol qui fut témoin de leur sacrifice. Les cimetières nationaux où leurs glorieuses dépouilles ont été rassemblées, demeurent, plus que les ruines, plus que la terre aux blessures encore ouvertes en beaucoup d'endroits, comme une évocation singulièrement poignante de luttes meurtrières et de souffrances indicibles. Daignent les pèlerins du souvenir, après s'être recueillis aux lieux mêmes de la bataille, venir s'incliner au passage sur ces tombes, modestes, mais combien riches en leçons d'héroïsme !

Voir les liens :

http://www.lesfrancaisaverdun-1916.fr/

http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/la-bataille-de-verdun

1916 ou l’année de rupture en matière d’utilisation de l’arme aérienne :

http://rha.revues.org/4102

Mobilisation industrielle et guerre totale : 1916, année charnière :

http://rha.revues.org/4072

Verdun 1916 : un choix stratégique, une équation logistique :

http://rha.revues.org/4122

Félix Valotton, 1865 -1925

Vallotton GV

http://www.lemondedesarts.com/DossierVallotton.htm

Verdun, tableau de guerre interprété, projections colorées noires bleues et rouges terrains dévastés, nuées de gaz,

1917. Huile sur toile. H. 114 ; L. 146 cm. Paris, musée de l’Armée, dist. RMN-GP. Inv. 21889, Eb 1518, achat, 1976, Succession F. Vallotton – Madeleine Lecomte du Nouÿ. 

En décembre 1917, Vallotton, pour peindre la bataille la plus meurtrière de toute la Grande Guerre, tente une expérience picturale où le symbole de la résistance de l’armée française à l’invasion ennemie apparaît sous une forme quasi abstraite. Je termine mon Verdun, essai d’expression par des droites, ce qui ne veut pas dire cubisme, mais représenter des forces n’est pas commode et la droite s’indique
elle-même pour ces tentatives, note l’artiste dans son journal tandis que son article, Art en guerre, rejoint la réflexion menée dans Verdun : Que représenter dans tout cela ? Pas l’objet, bien sûr, ce serait primaire, encore qu’on n’y manquera pas, et cependant un Art sans représentation déterminée d’objet est-il possible ? Qui sait ! ...Peut-être les théories encore embryonnaires du cubisme s’y pourront-elles appliquer avec fruit ? Dessiner ou peindre des « forces » serait bien plus profondément vrai qu’en reproduire les effets matériels, mais ces « forces » n’ont pas de forme, et de couleur encore moins. ». La longueur du titre pourrait être une manière de légitimer par les mots la métamorphose de son style. Il représente un champ de bataille en proie au déluge dont l’espace est structuré de façon géométrique. La composition s’organise autour de faisceaux lumineux colorés se croisant au dessus de flammes et de nuées de gaz en formant des triangles, tandis que sur la gauche s’abattent les lignes obliques de la pluie. La vision d’ensemble est celle d’un paysage de guerre où s’affrontent 
des forces antagonistes, la violence des intempéries et celle des hommes qui se battent. Le tableau concentre visuellement le déchaînement des moyens mis en oeuvre pour détruire l’adversaire, la violence extrême des combats provoquant la désagrégation du paysage et l’effacement de l’humain derrière la machine. Le peintre ne cherche pas à rendre compte des instants décisifs du combat mais à donner une image synthétique de la guerre, d’où toute présence humaine a disparu. En 1919, chez Druet, Vallotton expose Verdun en compagnie de 1914... Paysage de ruines et d’incendies rebaptisé La Marne et de L’Yser, autre paysage dans le style de ceux de Champagne, comme si ces différentes façons de représenter la guerre étaient également acceptables ou également incomplètes.
«Voilà bien la guerre des machines et de la science sans les éléments de pittoresque chers à la peinture militaire d’autrefois. Par des volumes savamment juxtaposés et des grands pans colorés, Vallotton fixe les aspects infernaux du combat moderne ; sombres volutes, flammes géantes, fusées tragiques, bouillonnements de gaz jaunâtres, telle est l’oeuvre que lui suggère le nom légendaire de Verdun.

Le Crapouillot, 1er avril 1919

Lire le document :

Vallotton Verdun

Cartes postales humoristique

Verdun carte51

Forain Verdun

Dessin de Forain

A la gloire de Verdun   Verdun carte50

Carirature Verdun

Ils n'ont pas eu Verdun !

 Hécatombe boche

26 Février 1916

http://www.fortiff.be/index.php

http://gallica.bnf.fr/Imagerie satirique sur Verdun

Figaro Bataille Verdun

Mémorial de Verdun

Mémorial Verdun3

 

Mémorial de verdun2

 Mémorial de Verdun intérieur

Lire le document :

Verdun dossier de presse

Verdun dévasté

verdun détruit

 Le panorama de la guerre, 24 juin 1915

Ruines Verdun Cathédrale5

La Cathédrale

Ruines Verdun Pl d'armes

Place d'armes

Ruines de Verdun3

Ruines de Verdun

Ruines Verdun Rue Jacobins

Verdun, rue des Jacobins

 Ruines Verdun maison2

Ruines Verdun Séminaire

 Le séminaire

Ruines Verdun maisons4

Ruines Verdun maisons1

Ruines Verdun maisonns3

 Verdun bombardé

http://verdun2016.centenaire.org/fr/verdun-1916-la-bataille-par-antoine-prost

F.Léger Verdun

 

 

Verdun regards croisés

 

30 avril 2016

Les Tommies et Jocks en Somme

Mots clés :

19 RI, Albert, britannique, Combles, Douglas Haig, Général Fayolle, jocks, Joffre, Longueval, Pipers, Seeger, Somme, tanks, Thiepval, tommies, Wilfred Owen, bilan, Sir William Orpen.

Centenaire :

https://www.francebleu.fr/infos/societe/centenaire-de-la-bataille-de-la-somme

Bataille de la somme timbre1    Bataiille de la somme timbre2

La bataille de la Somme désigne une confrontation opposant les Britanniques et les Français aux Allemands pendant la Première Guerre mondiale, dont ce fut l'une des batailles les plus sanglantes.

 Bilan Somme GG

Voir les liens :

http://www.somme14-18.com/

http://www.cwgc.org/the-somme.aspx

https://www.youtube.com/watch?v=Kjg8RmPIoHw

The bloodiest Day

La première journée de cette bataille, le 1er juillet 1916,

détient le triste record de la journée la plus sanglante

pour l'armée britannique,

avec 58.000 victimes dont 19.240 morts.

Le front de moins de 40 km, vit s'affronter tour à tour plus de 3 millions d'hommes.

La bataille prit fin le 18 novembre 1916, avec parmi les belligérants environ 1 060 000 victimes, dont environ 442 000 morts ou disparus. 

Une reconstitution de la marche du corps expéditionnaire britannaique "The Pals March" se déroule chaque année du 27 juin au 1 er juillet entre Serre et Maricourt.

Voir les liens :

https://www.youtube.com/watch?v=C2KeNk_kiLU

http://www.dtic.mil/dtic/tr/fulltext/u2/a145295.pdf

Map british line1916-1  Map british line1916-2

 bat somme

 Carte 1 er juillet 1916

 Positions des armées au 1er juillet 1916

 Carte Somme 1916

 DSC_1447

 Le "Lochnagar Crater", à la Boisselle

À la Boisselle, le "Lochnagar Crater", impressionnant trou de mine de 100 mètres de diamètre et de 30 mètres de profondeur, est un vestige de la série d'explosions qui se déroula le 1er juillet 1916. Ici, elle eut lieu à 7h 28 marquant ainsi le déclenchement de la bataille de la Somme par les Britanniques.

Crater mémorial

 Cratère Boiselle1

Cratère Boiselle

Le trou de mine3    Le trou de mine5

La 34 ème division britannique perdit 6.380 officiers et hommes, le 1er juillet 1916

Voir les liens :

http://www.graveshamscouts.org.uk/lochnagar.html#top

http://www.ww1battlefields.co.uk/somme/laboiselle.html

Bilan de cette bataille de la Somme :

12 kms gagnés par les Britanniques, 10 kms gagnés par les Français !

pertes somme

 Pertes britanniques 1 juillet 1916

 D Haig Le Miroir 2 01 1916

 Le Miroir, 02 Janvier 1916

Haig le Miroir 09 01 1916

Haig 09 01 1916

Le Miroir, 09 Janvier 1916

Haig Le Miroir05 03 1916 -2

Haig le Miroir 05 03 1916-1

Le Miroir, 05 Mars 1916

 

L Excelsior 25 07 1916

L'Excelsior, 25 Juillet 1916

 

 L'illustration 29 juillet 1916

L'Illustration, 29 juillet 1916

En Picardie : Tommy vainqueurs des huns.

(On sait que nos alliés disent : les Huns, comme nous disons les Boches)

dessin  de J. Simont

Artllerie GB2

Artllerie GB1

Le Miroir, 20 Août 1916

Canne Somme2

Canne Somme1

Le Miroir, 20 Août 1916

Coloniaux britanniques1

Colloniaux britanniques2

Le Miroir, 27 Août 1916

 

Artillerie dand la Somme

Le Miroir, 23 juillet 1916

 annales-anglais-1916-2-avril

 annales-canadien-16-déc-17

 

Somme Artillerie Canadienne

 Peinture par Capitaine Kenneth Keith Forbes

Collection d'art militaire Beaverbrook

Thiepval le 16 juillet 1916, au cours de l'offensive de la Somme. L'artiste rend l'épuisement des artilleurs, qui semblent au poste depuis des heures. Une exposition prolongée au bruit et aux chocs des tirs faisait éclater les tympans et abîmait l'ouïe.

La plupart des artilleurs devenaient au moins partiellement sourds.

Fayolle le Miroir 17 09 1916-2

Fayolle Le Miroir 17 09 1916-1

 Le Miroir, 17 Septembre 1916

  Bataille de la Somme1

 Bataille de la Somme2

 Bataiile de la Somme3

 Mémorial de thiepal5

Carte Somme

La prise de Thiepval, le 26 Septembre 1916

Avance britannique

carte bapaume

le Petit Parisien, 28 Septembre 1916

Le temps Bataille de la Somme1

Le temps bataille de la Somme2

Le Temps, 23 Septembre 1916

O-F Thiepval

 L'Ouest-Eclair, 30 Juin 1916

Voir la vidéo :

https://www.youtube.com/watch?v=ubMWhn7vkw8

Thiepval, Sir William Orpen, 1917

 Tirpal20

Né en Irlande en 1878, William Orpen est désigné durant la Première Guerre mondiale comme l'un des peintres officiels auxquels le ministère de la Guerre britannique confie la mission d'arpenter le front occidental pour représenter le conflit. William Orpen réalise ses observations lors de deux séjours au front, en 1917 puis en 1918. Il en revient profondément marqué par les horreurs des tranchées. Il choisit, à l'inverse de la plupart de ses homologues, de représenter les cadavres et d'évoquer directement la mort dans ses œuvres.

           L'huile sur toile intitulée Thiepval (63x76 cm) est réalisée par William Orpen en 1917. Elle est élaborée à partir des observations réalisées par le peintre dans la commune du même nom, située dans le département de la Somme, siège, du 25 au 28 septembre 1916, de violents combats qui coûtent la vie à plus de dix milles Britanniques et à un nombre inconnu mais probablement similaire de soldats allemands.
           L'œuvre est une évocation directe des ravages, tant humains que matériels, causés par la guerre, suggérés par l'amoncellement de matériels abandonnés, les débris d'arbres et la présence de plusieurs ossements, dont deux crânes humains (l'un d'entre eux percé par une balle). Ces restes gisent encore sur place, un an après la fin des combats. Mais, comme un signe d'espoir, le cycle naturel reprend ses droits peu à peu, et quelques plantes, quelques touffes d'herbes éparses suggèrent que ce lieu où s'est déchaînée la violence humaine sera bientôt à nouveau recouvert par les près qui se trouvaient là avant les combats.

Le mémorial des pipers à Longueval

 Piper1    Piper

Pipers mémorial

 

Voir l'article, Musique au front :

http://87dit.canalblog.com/archives/2016/02/12/33354230.html

 

La Presse

       Troupes britanniques Somme Le Miroir 02 11 1916

Troupes britanniques Somme 1 Le Mirooir 02 11 1916

Le Miroir, 02 Novembre 1916

L Ancre canon chevaux

 Le Miroir, 18 Mars 1917

Albert somme1

Albert somme23

 L'Ancre (Albert) en 1917

Albert ruines   Basilique d Albert

Albert blessés anglais

 Somme1 tommy

 Somme2 tommy

 Somme3 Tommy

 Somme4 tommy

 Somme5 Tommy

 La Science et la Vie, juillet 1916

Fayolle Somme1

Fayolle Somme2

Le Miroir, 20 Août 1916

 

Fayolle Somme

Foch Somme

Le Miroir, 23 juillet 1916

Le monument franco-britannique : Thiepval

 Monument fr Brit

Le Mémorial de la Somme, érigé en 1932 par le gouvernement britannique, est dédié aux 73 367 disparus britanniques et sud-africains tombés entre juillet 1915 et mars 1918, et qui n'ont pas de tombes connues. Leurs noms sont gravés sur les 16 piliers qui constituent la base de l'édifice en arche, haut de 45 mètres. Il s'agit du plus important monument britannique en France, réalisé par l'architecte Sir Edwin Luytens. Ce "Memorial to the Missing" reste un véritable lieu de pèlerinage pour les Britanniques.

Le cimetière militaire témoigne des principes de commémorations britanniques : noms gravés sur une stèle ou un monument, uniformité des stèles et absence de toute distinction entre les morts, quels que soient leur grade militaire, leur rang social, ou leur religion. La Croix du Sacrifice, fixée sur une base octogonale, porte sur sa flèche une épée de bronze. Enfin la Pierre du Souvenir porte l'inscription tirée du livre de l'Ecclésiaste : « Leur Nom vivra à jamais » (Their Name Liveth for Evermore).

Voir les liens :

http://www.somme14-18.com/sites/www.prod/files/assets/files/livret final complet 1.pdf 

Figaro Bataille de la Somme

Les ravages de la guerre dans le département de la Somme

http://centenaire.org/sites/default/files/references-files/80-somme.pdf

http://www.cs.mcgill.ca/~rwest/wikispeedia/wpcd/wp/b/Battle of the Somme

http://fr.calameo.com/read/00011152640933cf9383e

http://www.museedelaguerre.ca/premiereguerremondiale/la-somme/

la bataille de la somme 1916

http://www.museedelaguerre.ca/premiereguerremondiale/histoire/batailles-et-combats/batailles-terrestres/la-somme/ 

Fine Somme sucsess

Lire le document :

En Somme film

Battle of Somme

 Tank C-15

 Patrie Tanks Somme

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63136859.r=La%20guerre%20des%20tanks

 Tommies et Gourkas

N°15, paru en 1917

Les Gurkhas (Gourkas) sont des unités des armées britanniques et indiennes recrutés au Népal.

Char Britannique Somme

 Char britannique dans la Somme

 Flameng Bat Somme3

 Flameng Somme 1916

 Flameng Somme1

Aquarelles de Flameng

Illustration tank

 L'Illustration du 2 décembre 1916

montre la "Première apparition d'un des nouveaux cuirassés de terre de l'armée britannique au milieu des positions allemandes,

à l'attaque du village de Flers, au nord de la Somme, le 15 septembre". 

 Lire le document :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63136859.r=.langFR

Le Rire En Somme

 Le Rire Rouge, 11 Novembre 1916

 Le Rire Haig

 Le Rire Rouge, 16 Septembre 1916

Le Petit Journal 05 06 1918

Le Petit Journal, 05 Juin 1919

Le Poilu de la Somme

 

Villages détruits

 

Ruines Albert1   Ruines Albert2

 Ruines Albert4

Eglise d'Albert

Soldat Britan Longueval

Soldat britannique dans les ruines de Longueval

 Ruines de Combles

Le village de Combles

 Patrie Prise de Combles

 Lire le document :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6314821c.r=

Tom et Gourkas2

Lire le document :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/Tommies et Gourkas

 

 

 Alan Seeger

Jeune poète américain, engagé volontaire à 26 ans dans la Légion Etrangère (au sein de la Division marocaine),, en Champagne dès l’hiver 1914-1915, il participe à l’offensive française de septembre 1915. Les pertes sont très importantes et son régiment gagne une citation à l’ordre de l’armée, avant d’être porté sur les champs de bataille de la Somme.
Le légionnaire Alan Seeger est tué devant Belloy-Santerre (au sud de Péronne) le 4 juillet 1916, jour de la fête nationale américaine.
Son service sous les armes lui a inspiré le célèbre et prémonitoire poème « Rendez-vous avec la mort » (I have a rendezvous with Death),

Ses restes seraient dans l'ossuaire de Lihons. Ce jour-là son régiment a perdu 869 hommes sur 2 000 pour prendre le village de Belloy-en-Santerre.

J'ai un rendez-vous avec la mort,

Je ne manquerai pas ce rendez-vous.

J'ai RV avec la mort

Alan Seeger portrait    seeger fiche

 Wilfred Owen, 18 mars 1893 - 4 novembre 1918 

Wilfred Owen

Dulce Et Decorum Est est un poème écrit par Wilfred Owen en 1917, pendant la Grande Guerre, et publié à titre posthume en 1920.

Ce poème est connu pour les images d'horreur qu'il évoque et sa condamnation de la guerre.

Il est doux et honorable de mourir pour la patrie.

Wilfred Owen4

Poème écrit les 8 Octobre 1917 - Mars 1918

Bretons en Somme

Carré Breton 19 RI Albert

 19 RI de Brest

Les Britanniques vus par La Baïonnette :

 Les britanniques N123-1

Les britanniques N123-22

 GUS BOFA

Vue, scrupuleusement exacte, du front de l'armée anglaise, qui est, comme chacun sait en France, une armée confortable.
- Sir, les Huns voudraient attaquer !
- Tout à l'heure, mon garçon, après le thé !       

Les britanniques N123-33

GUS BOFA

SOLLICITUDE
- Vous voilà trois et un mort... vous allez pouvoir faire un bridge !

Les Tommies Gus Bofa

 

La baionnette Tommy

La Baionnette Tommy 2

Les Tommies Sem

SEM
LA PART DE L'ANGLETERRE

Tommies 15 06 1915 

ALBERT GUILLAUME
ENTENTE CORDIALE
- Dites donc, quand vous serez enfin arrivé à Tipperary, vous m'enverrez des cartes postales !...

Voir le lien :

http://labaionnette.free.fr/

Thiepvev chemin de fer

 Tourisme de guerre

 

26 avril 2016

La Grande Guerre en chansons et poésies

Mots clés :

Alsace et la Lorraine, bleuets, Botrel, Butte rouge, Bérard, Canons, Cocorico, Craonne, Gothas, Libérateurs, Madelon, Marcelly, Montehus, On les aura ! , Oncle Sam, pioupious, Poilus, Tipperary, Tommy, Verdun, Victoire.

A chaque évènement de la Grande Guerre, une chanson peut être associée.

1914

La mobilisation, Août 1914

     Petits pioupious, soldats français, 1914
  Léon Marquet -Musique A.Michalon

   Petits pious

 Petits pioupious ! Soldats français 

Épris de lauriers et de gloire
Gardez la foi dans le succès
Enfants du Père "La Victoire"
Aux durs combats pour quelque temps
Partez gaiement pleins d'espérance
Petits pioupious, braves enfants !
Allez vous en sauver la France

 

Quand les clairons et les tambours
Pour le combat sonnent la charge
Les coeurs émus battent toujours
Et les All'boches n'en mènent pas large
Car en France comme au Maroc
Tu n'as pas peur de la mitraille
Coeur de français dur comme un roc
Quand vient l'instant de la bataille !

 

Petit soldat remplit ton coeur
Plein d'ardeur et plein de courage
De tous combats reviens vainqueur
Sachant tenir tête au carnage
Petit pioupiou fier et joyeux
Qui regarde la mort en face
Reste digne de tes aïeux !
Allons mon gars ! Rend nous l'Alsace !

 Réplique du soldat :

Refrain: 

Petits pioupious ! Soldats français
Épris de lauriers et de gloire
Nous partons tous, sûr du succès
Vrais fils du Père "La Victoire"
Aux durs combats pour quelque temps
Nous allons, remplis d'espérance
Tous bons soldats, tous bons enfants !
Nous allons défendre la France

 

Quand les clairons et les tambours
Pour le combat sonnent la charge
Nos coeurs émus battent toujours
Et les All'boches n'en mènent pas large
Mais en France comme au Maroc
Nous ne craignons pas la mitraille
Coeur de français dur comme un roc
Quand vient l'instant de la bataille !

 

Dans nos âmes pleines d'ardeur
Nous portons tous force et courage
Avec l'espoir d'être vainqueurs
Sachant tenir tête au carnage
Oui nous partons le coeur joyeux
Et regardons la mort en face
Dignes enfants de nos aïeux !
France ! Nous te rendrons l'Alsace !  

     Ah ! C'est la guerre, 1914

    X- Musique de E. jaquinot

 Les cris populaires 

Des " faut pas s'en faire"
"Nous on les auras"
Où "Tu marches dans les bégonias"
T'abîmes les plate-bande
Descends on te demande
"Les ? ou les rubans"
Ou bien "T'occupe pas des cancans"
"Et bouscule le pot d'fleur "
"Où encore est ta soeur ?"
"Est-ce qu'elle bat l'beurre ?"

 Mais le cri le plus réputé 

Est celui qu'on vient de lancer
C'est la guerre !
Quand on s'plaint chez les commerçants
Que tout augment ils disent vivement,
C'est la guerre !
Chez l'charcutier, chez le bougnat
Et même chez Mme Tiremoid'là
C'est la guerre !
Et la grand Coquotte maintenant
Au lieu d'quatr' sous vous prend vingt francs
C'est la guerre !

S'plaignant de la vie chère 

Quelques ménagères
Disaient l'autr' matin
En f'sant la queue d'vant de chez Potin
Ah vrai ! Tout augmente
Et ceux qu'on pas d'rente
Peuvent se brosser l'nombril
Où l'passer à la toile d'émeri
Il parait qu'l'on va 
Taxer les chiens, n'est ce pas ?
Et même les chats
 Ah ! Pour ça 
Dit Mme Durondard
J'ferai du pétard :
C'est la guerre !
J'ai pas d'chien, j'm'en fouts
Mais qu'on touche pas à mon matou
C'est la guerre !
 Pour qu'y soit content, mon poilu
Quand y r'viendra on n'd'ira plus
C'est la guerre !
Et je n'ai plus rien ajouté
Car la censure me l'a coupé
C'est la guerre !  

Entrée des Britanniques le 13 Août 1914

It's a Long Way to Tipperary

 C'est loin jusqu'à Tipperary

Ecrite en 1911 par Jack Judge et Harry Wiliams, It’s a long, long way to Tipperary était au départ une ballade irlandaise sentimentale et que Florrie Forde, une artiste de music hall populaire à l'époque, décida d’intégrer dans son tour de chant lors de sa tournée de l'île de Man en 1913. Cette chanson fut ensuite popularisée par les Connaught Rangers lorsqu'ils traversèrent Boulogne-sur-Mer le 13 août 1914. L'air est dès lors régulièrement repris par d'autres soldats de l'Armée britannique et cette chanson d’amour devint alors un des plus célèbres chants de marche des troupes alliées anglo-saxonnes lors de la Première Guerre mondiale.

It is a long way

 It's is a long way    It'is a long way1

 (Chorus) 

It's a long way to Tipperary,
It's a long way to go.
It's a long way to Tipperary
To the sweetest girl I know!
Goodbye, Piccadilly,
Farewell, Leicester Square!
It's a long long way to Tipperary,
But my heart's right there.

Up to mighty London
Came an Irishman one day.
As the streets are paved with gold
Sure, everyone was gay,
Singing songs of Piccadilly,
Strand and Leicester Square,
Till Paddy got excited,
Then he shouted to them there:

(Chorus) 

Paddy wrote a letter
To his Irish Molly-O,
Saying, "Should you not receive it,
Write and let me know!
If I make mistakes in spelling,
Molly, dear," said he,
"Remember, it's the pen that's bad,
Don't lay the blame on me!"

(Chorus)

Molly wrote a neat reply
To Irish Paddy-O,
Saying Mike Maloney
Wants to marry me, and so
Leave the Strand and Piccadilly
Or you'll be to blame,
For love has fairly drove me silly:
Hoping you're the same!

(Chorus)

  Version française

  Refrain 

C'est loin jusqu'à Tipperary,
C'est bien loin pour y aller.
C'est loin jusqu'à Tipperary,
À la plus douce fille que je connaisse!
Au revoir, Piccadilly,
Adieu, Leicester Square!
C'est loin jusqu'à Tipperary,
Mais mon cœur est là-bas.

 Jusqu'à la puissante Londres

Est un jour venu un Irlandais.
Comme les rues sont pavées d'or,
Bien sûr, tout le monde était gai,
Chantant des chansons de Piccadilly,
Strand et Leicester Square,
Jusqu'à ce que Paddy s'énerve,
Puis il leur a crié là-bas :

(Refrain)

 Paddy a écrit une lettre

À son irlandaise Molly-O,
Disant : "Si tu ne la reçois pas,
Écris et dis-le moi !
Si je fais des fautes d'orthographe,
Molly, ma chérie, dit-il,
Souviens-toi, c'est que la plume est mauvaise,
Ne rejette pas la faute sur moi !"

(Refrain)

 Molly a bien répondu

À l'irlandais Paddy-O,
Disant Mike Maloney
Veut m'épouser, aussi
Quitte le Strand et Piccadilly
Ou ce sera de ta faute,
Car l'amour m'a rendue bien bête :
J'espère que c'est pareil pour toi !

(Refrain)

Tommy s'en va en guerre1

Tommy s'en va en guerre2

 La Baïonnette N°50, 15 Juin 1916

L'invasion de la Belgique, Août 1914

Le Rhin franco belge, 1914
Georges Parmentier-H.Van deer Zanden
"Au vaillant peuple belge & son héroïque souverain le roi Albert 1er"
 

Le rhin franco-belge

 

Rhin FR Belge

 

Bataille de la Marne, 6-12 Septembre 1914

     Ce que chantent les flots de la Marne, 1915

J.Lenoir - Willems

Ce que chante les flots de l Marne

 

Le ciel est clair et bleu c'est dimanche
Et tout Paris a déserté le nid
Chacun sort et met sa toilette blanche
De grand matin le pêcheur est parti
A la Marne tout rayonne tout chante
Comme des vieux encore amoureux
Et les femmes sont toutes plus charmantes
On boit on rit on danse on est joyeux
Quand le soir descend silencieux
L'on entend un bruit mélodieux

 

C'est le chant des flots berceurs
De la Marne rieuse
Rythme qui charme le coeur
C'est la chanson joyeuse
Elle nous parle d'amour
A cette heure bénie
Bercez bercez les amants tout un jour
Aux flot joyeux de la Marne jolie

 

Mais certains jours de la Marne attristée
On  vit s'assombrir les jolis flots d'or
Car l'ennemi dans une folle poussée
Jusqu'à chez nous osa venir encore
Chacun connaît la célèbre bataille
L'effet complet de leur sinistre plan
Pourtant chez eux canons obus mitraille
Se fabriquait depuis quarante quatre ans
Aussi quand le combat fut fini
On disait en écoutant ce bruit

 

C'est le chant des flots berceurs
De la Marne rougie
Rythme qui brise le coeur
C'est la chanson meurtrie
Elle parle de combats
A cette heure émouvante
Pleurez pleurez nos chers petits soldats
Aux flots rougis de la marne sanglante

 

Depuis la rivière a repris sa lumière
Et sa splendeur et sa gaieté d'antan
Près des parents et des bons vieux grands-père
Les enfants jouent, c'est un tableau charmant
Sur les genoux ils écoutent l'histoire
De la Marne, de ses fiers défenseurs
Émerveillé par ce récit de gloire
Bébé s'écrie : Honneur à nos vainqueurs !
Maintenant sous l'étoile qui luit
Un murmur' monte de l'infini

 

C'est le chant des flots berceurs
De la Marne rêveuse
Rythme qui grise le coeur
C'est la chanson glorieuse
Elle parle des succès
De la France si belle
Chantez chantez la Liberté, la Paix
O flots sacrés de la Marne immortelle ! 

 

1915

 Incorporation par anticipation de la classe 16

Les bleuets, 1915

Botrel

Botrel les bleuets

I
Les fiers soldais de France,
Du falzard au képi
Etaient jadis garance :
Ils sont bleus aujourd'hui !
Refrain en chœur :
V'ià les bleus, les bleus, les bleus,
Les bleuets bleus des champs de France,
V'ià les bleus, les bleus, les bleus.
Les bleuets bleus victorieux !
Pour nous rendre invisibles
Sur les lignes de feu
C'est Joffre l'invincible
Qui nous a voués au bleu !
Via les bleus...
III
Les Poilus bien en forme.
Nos « Terribles Toriaux »,
Sont «bleus» sous l'uniforme
Comme les Bleus nouveaux !...
V'ià les bleus...
IV
L'Acier des « Rosalie »
Domine les bleuets :
C'est la moisson fleurie
De célestes reflets !
V'ià les bleus...
V
Fuyant à notre approche
Quand nous fondrons sur eux,
Eux aussi les sal's Boches
En resteront tout bleus !
V'ià les bleus...

Voir l'article : Théodore Botrel, chansonnier des armées

http://87dit.canalblog.com/archives/2014/12/12/31128708.html

 

Première bataille de Champagne, 12-16 février 1915

Hurlez , canons !

René Lecoeur

Bérard

 

Devant soudain l'orage, une armée accourue
Puis une autre est entrée
L'écho s'éveille et gronde aux lointains horizons
Hurlez canons

Voici le régiment, c'est la cavalerie
On charge, on s'échauffe, et l'on crie
Puis tout à coups dans l'air éclatent les clairons
Hurlez canons, hurlez canons !

Ardente est la mêlée, et sombre la fournaise
Dans la lutte que rien n'apaise
Un  appel retentit : Rendez-vous !
On répond : Hurlez canons !

Sous les balles de plomb, plus d'un homme succombe
Et meurt, et la boue est sa tombe
Et ce martyr est mort sans qu'on sache son nom
Hurlez canons, hurlez canons !

La guerre est monstrueuse, et lâche barbarie
Elle prend ses fils en batterie
Pour assouvir l'orgueil d'un grand Napoléon
Hurlez canons

Pauvre soldat couché dans la haute herbe noire
Soldat, ouvrier de la gloire
Sur vos os décharnés, les siècles passeront
Hurlez canons, hurlez canons !  

Batailles de l'Artois, 9 mai-18 juin 1915

2 grandes batailles soldées par des charges patriotiques sans espoir qui firent 100.000 fantassins et 2.200 officiers morts.

Le Cri du Poilu

Nine Pinson

 Le cri du poilu1

 V'là plus d'une année

Que dans les tranchées
Nos petits soldats,
Loin de tout l' monde, sont là-bas
Seuls dans la bataille
Ils bravent la mitraille
Ils n' pensent plus à rien
Qu'à tirer sur ces sales Prussiens
Mais quand ils sont au repos
Et qu'ils n'ont plus d' flingot
Couchés sur l' dos

À nos poilus qui sont su' l' front
Qu'est-ce qu'il leur faut comme distraction ?
Une femme, une femme !
Qu'est-ce qui leur ferait gentiment
Passer un sacré bon moment ?
Une femme, une femme !
Au lieu d' la sale gueule des Allemands
Ils aimeraient bien mieux certainement
Une femme, une femme !
Cré bon sang ! Qu'est-ce qu'y donneraient pas
Pour t'nir un moment dans leurs bras
Une femme, une femme !

Quand, en ribambelle,
Ils bouffent la gamelle
C'est vite avalé
En deux temps, ça n'a pas traîné
Penchés sur la paille
Allons-y, ils bâillent
Se f'sant, nous le tenons,
Presque tous la même réflexion
Et dans ces moments-là
À quoi pensent-ils tout bas ?
Ne cherchez pas !

À nos poilus qui sont su' l' front
Qu'est-ce qu'il leur faut comme distraction ?
Une femme, une femme !
Quand ils ont bouffé leur rata
Qu'est-ce qu'ils demandent comme second plat ?
Une femme, une femme !
Sapristi, pour calmer leurs nerfs
S'il leur arrivait comme dessert
Une femme, une femme !
Qu'elle soit grande ou petite, ma foi
Ça fait rien pourvu que ce soit
Une femme, une femme !

Quand, dans la tranchée,
Ils passent la journée
Par les p'tits créneaux
Ils envoient aux Boches des pruneaux
Puis ils se reposent
Pensent à des tas d' choses
Qui leur font, cré nom
Passer dans tout l' corps des frissons
Avant de s'endormir
Ils ont dans un soupir
Le même désir

À nos poilus qui sont su' l' front
Qu'est-ce qu'il leur faut comme distraction ?
Une femme, une femme !
Il y a tant d'amoureux là-bas
Qui pourraient faire plaisir à
Une femme, une femme !
À ce moment, c'est l'essentiel
Il faudrait qu'il leur tombe du ciel
Une femme, une femme !
Et comme prière du soir
Bon Dieu d' bon Dieu, fais-nous donc voir
Une femme, une femme !

Souscription à l'emprunt national, premier emprunt
On les aura ! Quand on voudra !
Chanson lancée en Avril 1915 par le comique Henri Vilbert dans la "Scène du poilu" de la "Revue de guerre du chansonnier" Rip au Théâtre de Palais-Royal.

On les aura3   Emprunt on le aura

On les auras 2

On les aura

1916

Verdun, 1916

Pertes françaises : 300.000 morts, 500.000 blessés.

Les troupes allemandes sont commandées par le Prince héritier.

 POUR VERDUN

Elle est toujours debout, l'héroïque cité.

Opposant aux Germains, le mur infranchissable,

Des poitrines de nos preux, elle a résisté,

Sous un bombardement infernal, intenable.

Prodige de vaillance elle a improvisé,

Sous le feu des teutons, des travaux de campagne,

Il fallait se blottir. pour ne pas succomber.

Dans les trous des obus, et la faim pour compagne,

Nuit et jour, stoïque, sans ravitaillement,

Soutenir de l'airain, la plus grande avalanche,

Que l'on ait jamais vue! dans la neige et le sang,

Miracle d'héroïsme et superbe revanche,

De Verdun martyre, mais tenant sous son feu,

Les régiments entiers, qu'un César en furie.

Envoyait au combat, Horreur, « au nom de Dieu! »

Ce démon commandant l'infâme boucherie.

Excitait ses hordes, à se ruer sur nous !

Mille monstres d'airain, semaient les hécatombes,

Cet horrible charnier, rendait les vivants fous !

Un tumulte d'enfer tirait les morts des tombes !

Si Verdun, la martyre, a souffert et pleuré,

Elle n'a pas fléchi,sous la tragique épreuve.

Elle a vengé le Droit, l'Honneur, la Liberté,

De sa vallée ombreuse et pleine de sanglots,

Une voix a jailli, du fond de la fournaise.

Et cette jeune voix, promet des renouveaux

Écoute-là Kaiser, c'est notre Marseillaise.

(Août 1917)

Verdun !! On ne passe pas, 1916

Bérard

 PetiteVerdun on ne passe pas

 Un aigle noir a plané sur la ville, 

Il a juré d'être victorieux.
De tous côtés, les corbeaux se faufilent
Dans les sillons, dans les chemins creux,
Mais tout à coup, le coq gaulois claironne:
Cocorico, debout petits soldats,
Le soleil luit partout, le canon tonne,
Jeunes héros, voici le grand combat.

 Refrain :

 Et Verdun la victorieuse
Pousse un cri que portent là-bas
Les échos des bords de la Meuse,
Halte là ! On ne passe pas.
Plus de morgue, plus d'arrogance,
Fuyez, barbares et laquais,
C'est ici la porte de la France
Et vous ne passerez jamais.

 Les ennemis s'avancent avec rage
Énorme flot d'un vivant océan
Semant la mort partout sur son passage
Ivres de bruit, de carnage et de sang,
Ils vont passer... quand relevant la tête,
Un officier dans un suprême effort
Quoique mourant crie : à la baïonnette,
Hardi les gars, debout, debout les morts !

 Mais nos enfants, dans un élan sublime
Se sont dressés, et bientôt l'aigle noir
La rage au coeur impuissant en son crime,
Vit disparaître son suprême espoir,
Les vils corbeaux devant l'âme française
Tombent sanglants, c'est le dernier combat.
Pendant que nous chantons La Marseillaise,
Les assassins fuient devant les soldats.  

 L'Angélus de Verdun

Marcelly

Fiers soldats de Verdun, c'est l'angélus qui sonne 

Ouvrez vos coeurs, tous vos espoirs
Vous verrez fuir les aigles noirs
Et d'immortels lauriers, votre front se couronnent
C'est l'angélus, c'est l'angélus qui sonne

D'un coteau de Verdun, l'aube blanchit le faîte
Debout soldats français !
Une cloche ignorant la peur et la défaite
Prélude à son succès
Il la brandit, un jeune camarade
Qui parmi vous a fait le coup de feu
Et dédaignant l'atroce canonnade
A votre secours appelle son Dieu

Fiers soldats de Verdun, c'est l'angélus qui sonne
Ouvrez vos coeurs, tous vos espoirs
Vous verrez fuir les aigles noirs
Et d'immortels lauriers, votre front se couronnent
C'est l'angélus, c'est l'angélus qui sonne  

Reprises le 24 Octobre 1916 du fort de Douaumont, 2 Novembre 1916 du fort de Vaux.

Victoires du Général Mangin.

Les Coqs d'or

Botrel

Coq d'Or, du clocher de Calais
Que vois-tu là-bas dans les Flandres ?
Je vois tout un pays en cendres
La reine et le roi s'envoler

Coq d'Or, du clocher amiénois
Que vois-tu qui te désespère ?
Je vois la Vierge de Brebières
Sur son Jésus crisper ses doigts

Coq d'Or, du clocher de Soissons
Que vois-tu dans nos hautes plaines ?
Je vois des hordes inhumaines
Ramper à travers nos moissons

Coq d'Or, du clocher de Senlis
Vois-tu Reims et sa basilique ?
Je vois flamber la ville antique
De Jeanne d'Arc et de Clovis

Coq d'Or, du clocher de Verdun
Que vois-tu dans les Hauts de Meuse ?
Je vois une ruée affreuse
Qui se déclenche à vingt contre un

Coq d'Or, du clocher de Vitry
Que vois-tu là-bas dans l'Argonne ?
Je vois la forêt qui frissonne
Comme pour un second Valmy

Coq d'Or, du clocher de Strasbourg
Ne vois-tu rien venir de France ?
Je vois venir la délivrance
Qui s'avance au son du tambour

Coqs d'Or, prenez vite l'essor
Qu'attendez-vous là dans l'espace ?
L'heure proche où l'aigle rapace
Épuisé, s'offrira demi-mort
Aux ergots des Coqs d'Or 

Bataille de la Somme, 1916

Anglais ( Rawlonson) et Français (Fayolle) sont sur un front de 30 kilomètres.

Pertes considèrables côté anglais.

La butte Rouge

Francis Marry

 
La butte rouge

  La butte rouge2

1917

L’offensive du Chemin des Dames et de Craonne en avril 1917.

Les Héros de Craonne

J. Lanusse

 Les héros de Craonne

 Les héros de craonne1

 Chanson de Craonne, 1917

auteur anonyme 

 Chanson de craonne

Chanson de Craonne

 Chanson de Craonne1

http://www.youtube.com/watch?v=z-yRaEYQNQs

http://lhistgeobox.blogspot.fr/2010/11/226-la-chanson-de-craonne.html

http://www.crid1418.org/espace_pedagogique/documents/ch_craonne.htm

Lire le document :

Chanson de craonne

8 Août 1917, les allemands se replient sur la ligne Hindenburg.

Les troupes franco-anglaises attaquent sur la Somme, la résistance allemande faiblit, des unités entières se rendent.

 

Entrée en guerre des Etats-Unis, 1917

 Vive l'oncle Sam

Marcelly

Partant pour la guerre 

L'Tommy d'Angleterre
Chantait le joyeux "Tipperary"
La belle république
La grande Amérique
A son chant de victoire elle aussi
Tout ses soldats magnifiques
Viennent de lancer ce cri

 

Le plus joyeux refrain
C'est mon oncle Sam, Sam, Sam
Qui vient d'Amérique
Le plus grand citoyen
C'est mon oncle Sam, Sam, Sam
Il est sympathique
L'plus grand républicain
C'est mon oncle Sam, Sam, Sam
Vive la république
Chantons avec entrain
Vive les améris
Les amériquis
Américains !

 

Et quand ils défilent 
A travers la ville
En chantant ces couplets entraînants
Leurs yeux lancent des flammes
Et toutes les p'tites femmes
Leur lancent des baisers en les suivant
La foule partout les acclame
Et d'un air triomphant
Tous reprennent ce refrain :

 

C'est mon oncle Sam, Sam, Sam
Qui vient d'Amérique
Chanteurs et musiciens
C'est mon oncle Sam, Sam, Sam
Il est sympathique
Tout le long du chemin
C'est mon oncle Sam, Sam, Sam
Vive la république
Chantons avec entrain
Vive les améris
Les amériquis
Américains !

 

A cette jeune armée
Les nations alliées
Envoient leur plus fraternel salut
Et tous nos gavroches 
Leur ont dit, qu'les boches
Ils n'parlent que d'ces nouveaux poilus (?)
C'est mal parti pour les boches
Guillaume II est foutu

 

Notre meilleur copain
C'est mon oncle Sam, Sam, Sam
Qui vient d'Amérique
La terreur des germains
C'est mon oncle Sam, Sam Sam
Il est sympathique
La victoire de demain
C'est mon oncle Sam, Sam, Sam
Vive la république
Chantons avec entrain
Vive les améris
Les amériquis
Américains 

 

1918

La revanche française.

Cocorico ! ou l'aigle et le coq, 1918

    M.Bloch-L.Maubon / Musique de L.Daniderf

 Cocorico

 Il était un aigle puissant

Qui faisait des rêves de sang
Et qui voulait tenir le monde
Entre ses deux griffes immondes
Il roulait vers le coq gaulois
Ses gros yeux fourbes et sournois
Et l'entourait, diplomatique,
D'ambassadeurs trop pacifiques
Mais le jour où l'on a compris
Qu'il fallait prendre le fusil

Cocorico ! Le coq a chanté
Notre Marseillaise immortelle
Et quand il a battu des ailes
Au soleil de la liberté
L'aigle a compris dans un long sursaut
Que devant ses vaines menaces
Le coq lançait vibrant d'audace
Son appel à tous les échos
Debout les gars ! Debout les gars !
Cocorico !

Et quand l'aigle bouffi d'orgueil
De la France a violé le seuil
Il crut serrer la capitale
Dans ses deux griffes triomphales
Mais brisant l'élan du pillard
Du pays surgit en rempart
De milliers de fières poitrines
Qui lui firent courber l'échine
Et pour mieux le blesser au cœur
Dans un mâle frisson vainqueur

Cocorico ! Le coq a chanté
Notre Marseillaise immortelle
Et quand il a battu des ailes
Au soleil de la liberté,
L'aigle a compris qu'un mot, rien qu'un mot
Lancé sur notre territoire
Suffit pour que, couvert de gloire,
Tout soldat devienne un héros
Hardi les gars ! Hardi les gars !
Cocorico !

Désormais l'aigle est dépouillé
Et le sol qu'il avait souillé
Porte la fière cicatrice
De tout l'immense sacrifice
Ce n'est pas pour rien que des gars
Sont tombés bravement là-bas
Leur sang fait que dans tout le monde
La terre est déjà plus féconde
Pour saluer cet avenir
Et tous ceux qui surent mourir

Cocorico ! Le coq a chanté
Notre Marseillaise immortelle
Et quand il a battu des ailes
Au soleil de la liberté
L'aigle a compris que ce coq plus beau
Et toujours plus grand que la veille
Sait faire encore mille merveilles
Quand il lance à tous les échos
Cocorico ! Cocorico !
Cocorico ! 

 

30 Janvier 1918, attaque allemande sur Paris.

14 tonnes de bombes sont déversées sur Paris.

Sous les Gothas

Dranem

 Quand les Gothas viennent sur Paris 

J'vais à la cave me mettre à l'abri
Je retrouve là 
En pyjama
Un tas de gens 
Assis  sur des pliants
Le long du mur 
Dans un angle obscur
J'vis dernièrement 
Un couple étonnant
Deux bons vieux bourgeois
Madame aux abois
Criait à pleine voix

 Sers moi contre toi
Sers toi contre moi
Sers moi bien bien bien
Dis mon Hadrien
C'est fou c'que j'ai peur
J'sens plus mon coeur
Je vais mou, mou, 
Mourir de frayeur
Ah non de non j'entends l'canon
C'est pire que d'être au front
Et toujours plus fort 
Il redisait encore
Sers moi dans tes bras
Sers toi contre moi
Car voilà les Gothas !

 Ça leur suffit, et le lendemain
Nos deux bourgeois avaient pris le train
D'un coeur léger, 
Ils ont logé 
Dans le plus beau 
Des hôtels de Bordeaux
Mais le mari 
Durant toute la nuit
A quel écueil
N'a pu fermé l'oeil
Madame dans l'plumard
Ayant des cauchemars
Criait l'oeil hagard

 Sers moi contre toi
Sers toi contre moi
Sers moi bien bien bien
Dis mon Hadrien
C'est fou c'que j'ai peur
J'sens plus mon coeur
Je vais mou, mou, 
Mourir de frayeur
Ah non de non j'entends l'canon
C'est pire que d'être au front
Et toujours plus fort 
Il redisait encore
Sers moi dans tes bras
Sers toi contre moi
Car voilà les Gothas !

Neuf mois après tous ces incidents
Bien qu'la dame ait plus d'soixante quinze ans
Elle donna l'jour 
A un amour
De petit loupiot 
Qui f'sait cinq kilos
Les deux bon vieux 
Furent tellement heureux
Que chaque nuit 
Dès qu'on fait du bruit
Pour recommencer
Il faut s'embrasser
Et crient sans s'lasser

 Sers moi contre toi
Sers toi contre moi
Sers moi bien bien bien
Dis mon Hadrien
C'est fou c'que j'ai peur
J'sens plus mon coeur
Je vais mou, mou, 
Mourir de frayeur
Ah non de non j'entends l'canon
C'est pire que d'être au front
Et toujours plus fort 
Il redisait encore
Sers moi dans tes bras
Sers toi contre moi
Car voilà les Gothas !  

L'armistice, 11 Novembre 1918

 Gloire à nos libérateurs

Albert Geis

Bonne année 1919

Des héros comme jamais le monde n’en a connus
Tu as donné, ma France, à l’humanité
Des géants et des titans
Qui n’avaient pas peur de l’ennemi
Et qui n’ont jamais chancelé
Ni dans la tourmente, ni dans le vent
Fiers comme des sapins dans la tempête
Jamais ils n’ont recherché ni la puissance, ni l’argent
Ils ont combattu toujours pour un monde libre
Géants et titans
Ils ont souffert maintes années
Durs comme l’acier dans la misère et le danger
Fiers comme des sapins dans la tempête
Ils nous ont rendu la liberté
Ils ont infligé un sort terrible aux Boches
Géants et titans
L’Alsace restera reconnaissante aux Poilus
Qui sous le feu nourri de leurs armes
Ont repoussé les Boches au‐delà du Rhin
Forts comme des sapins dans la tempête

 

      Ils ont rendu l'Alsace et la Lorraine, 1919

 Ch Borel-Clerc/Ch.Potier

 Quand le bien aimé trésaille d'aise 

Au bruit des fers de nos chevaux
Entend vibrer la Marseillaise
Au bord du Rhin coulant ses eaux,
Nos régiments dans les rues de Saverne
Chantent gaiement nos airs nationaux
Et leur gaité dans les vieilles tavernes
A fait pâlir les sinistres bourreaux

Ils ont enfin rendu l'Alsace et la Lorraine
Eux qui raillaient la France et qui disaient "jamais ! "
Ils n'avaient su là-bas que déchaîner la haine
Mais le coeur de l'Alsace était resté français
Oui le coeur de l'Alsace était resté français

Metz et Strasbourg on vous pavoise
Grisez vous donc des trois couleurs
Aux toits pointus couverts d'ardoise
Flottez gaiement drapeaux vainqueurs
Vieux alsaciens, soldats et blondes filles
Passent légers sous des couches de fleurs
Et lentement voient dans les yeus qui brillent
La douce joie qui fait couler les pleurs

Ils ont enfin rendu l'Alsace et la Lorraine
Eux qui raillaient la France et qui disaient "jamais ! "
Ils n'avaient su là-bas que déchaîner la haine
Mais le coeur de l'Alsace  était resté français
Oui le coeur de l'Alsace était resté français  

La Madelon de la Victoire, 1919

Ch Borel-Clerc/Boyer  

La madelon de la Victoire    La madelon de la victoire6

 

Madelon de la Victoire5

 

Refrain : 

Madelon, emplis mon verre,
Et chante avec les poilus,
Nous avons gagné la guerre
Hein ! Crois tu, on les a eus !
Madelon, ah ! verse à boire
Et surout n'y mets pas d'eau
C'est pour fêter la victoire
Joffre, Foch et Clemenceau !

 

Après quatre ans d'espérance
Tous les peuples alliés
Avec les poilus de France
Font des moissons de lauriers
Et qui préside la fête ?
La joyeuse Madelon,
Dans la plus humble guinguette
On entend cette chanson : 

Oui Madelon !
A boire et du bon !

 Refrain

 II 

Madelon la gorge nue
Leur versait le vin nouveau
Lorsqu'elle vit toute émue
Qui ? le général Gouraud.
Elle voulut la pauvrette
Se cacher dans la maison
Mais Gouraud vit la fillette
Et lui cria sans façon : 

Ohé, Madelon !
A boire et du bon !"

 Refrain

 III 

Alors ce fut du délire
Chacun reprit ce refrain
Que l'écho se fut redire
A ceux du brave Mangin
Cette clameur enflammée
Courut le long du front
Et boentôt toute l'armée
Répétait à l'unisson :

 Ohé, Madelon ! 

A boire et du bon !"

 Refrain

 IV 

Sur les marbres et dans l'histoire
Enfants vous verrez gravés
Les noms rayonnants de gloire
De ceux qui nous ont sauvés
Mais en parlant de vos frères
N'oubliez pas Madelon
Qui versa sur leur misère
La douleur d'une chanson

Chantez Madelon 

La muse du front !

 Refrain

Le poème « La Victoire » écrit et déclamé par Mme Pascal Cazalis sera couronné par la Société Archéologique Scientifique et Littéraire de Béziers. Il est extrait du livre « Ecrit dans l’Ombre », Sommières 1918-1933 :

La Victoire

Elle sourit enfin aux combattants du Droit,

Dont les yeux éblouis regardent avec foi,

Dans un ciel empourpré, se dresser la Victoire !

O soldats, ô guerriers, c’est à ne pas y croire !

Ses ailes faisant l’arc sont le dais glorieux

Sous lequel passeront les hommes valeureux,

Ses bras sont surchargés de branches et de palmes

Qu’elle laisse tomber, sur leurs pas, lourds et calmes.

Elle marche en avant des troupes en renom,

Et sa force indomptée arrête le canon.

Son regard lumineux découvre tout l’espace,

En un rite sacré son geste plein d’audace

Fait surgir à nos yeux les pays reconquis ;

Sur l’Alsace debout plane un frisson exquis !

C’est le souffle vainqueur qui traverse la France,

Strasbourg, Metz et Colmar, voici la délivrance !

Dans le cri frémissant des peuples libérés,

La Victoire a mêlé ses hymnes préférés.

Sa grande voix s’étend jusqu’aux confins du monde,

Le Rhin qui vient à nous roule plus fort son onde,

L’ennemi terrassé mesure avec effroi

L’écroulement total du rêve de son roi,

L’humanité sauvée acclame la lumière,

Et les femmes en pleurs achèvent leur prière.

Venez, tous les soldats, venez vous apaiser,

La Victoire, aujourd’hui, vous donne son baiser.

Vous avez mérité l’heure d’apothéose,

Sur chacun de vos fronts, sa lèvre en feu se pose

Pour vous dire « merci » d’avoir voulu mourir,

D’avoir beaucoup souffert pour la reconquérir.

La traîne de sa robe a bravé la mitraille,

Ainsi que les drapeaux, elle a vu la bataille,

Dans le sang des martyrs, elle a rougi ses pieds ;

Sur sa tête, pourtant, sont restés les lauriers !

Peuples ! pour l’escorter servez-vous du délire,

De l’histoire écrivez une page à relire ;

Et vous aussi, debout, debout, ô tous les Morts !

Pour vivre l’Epopée animez-vous encore !

Vous, qui fûtes fauchés aux jours des hécatombes,

En ce jour triomphant, quittez un peu vos tombes.

Dans l’air impondéré, montez en unisson,

Vous avez une part de la riche moisson !

Et le long défilé suit la route guerrière,

Les troupes ont repris toute leur foi première,

La race délivrée en sa noble fierté

De la Mère-Patrie attend la Liberté !

1919

L'armistice, 11 Novembre 1919

Les troupes alliées défilent sous l'arc de triomphe et descendent les champs-Elysées.

Le Défilé de la Victoire

Leur jour de gloire (14 juillet 1919)

Botrel

Le défilé de la Victoire

C'est le jour de l'apothéose
Derrière leurs chefs à cheval
Nos héros dans le matin rose
Marchent vers l'arceau triomphal

 Déridant son front redoutable 

Voici Foch à l'oeil sibyllin
Pourquoi n'est il pas connétable 
Notre moderne Du Guesclin ?
Près de lui, Joffre, en qui s'incarne 
Le miracle du premier jour
Alors qu'il fixa sur la Marne
Son légendaire " - demi-tour !"
Voici l'ex généralissime, 
Le vainqueur de Verdun, Pétain, 
Complétant le trio sublime
Qui fixa, France, ton destin.
Plus loin, un glaive sur sa manche
Voici le sauveur de Nancy
Castelnau, qui tient la revanche 
De ses deuils cornéliens

Voici ceux qui changèrent en déroute 

Le dernier assaut du Kaiser,
Maistre, Fayolle, Humbert
Degoutte, Davenet, Gérard, Hirschauer, 
Renarque, et ses gars impassibles
Terre, et ses sombres artilleurs
Estienne, et ses tanks invincibles
Duval et ses aviateurs
Voici l'entraîneur énergique
Au profil de César altier
Mangin, le compagnon d'Afrique
De Marchand et de Martier
Voici cambrant sa fine taille, 
Gouraud, le martyr immortel
Gouraud, l'ange de la bataille
Jeune et beau comme un Saint-Michel

Mais derrière eux brillent des armes 

Ce sont les poilus, taisons nous...
Et l'on sent que la foule en larmes
Est prête à tomber à genoux
Car ils sont les grands anonymes
Humbles soldats et caporaux
Choisis parmi les plus sublimes
De nos plus sublimes héros
Sous sa grande arche triomphale
Paris les regarde passer
L'allure grave et martiale
Si grands qu'ils devraient se baisser
Ceux de Champagne, et du Mort-Homme
Ceux de la Meuse et de l'Artois
Des Dardanelles, de la Somme
Des Effarges et du Vauquois
Ceux du Vartard, ceux du Dickmud
Ont passé sous le bras levé
De la Marseillaise de Rude
Leur jour de gloire est arrivé !

 Mais tout en chantant l'allégresse  

De ceux qui défilent là-bas
Je songe aussi plein de tristesse 
A ceux qui ne défilent pas
Je songe aux aveugles sans nombre
Qui vont à tâtons devant eux
Pour que la France en sa nuit sombre
Puisse voir claire par leurs jeunes yeux
Je songe aux mutilés atroces
Dont les saints moignons se tendront 
Toujours vers leurs bourreaux féroces
Et pour toujours les maudiront
Je songe à ceux qui sous la terre
Dorment du sommeil de la mort
Dans le grand charnier solitaire
Qui va de l'Alsace à Nieuport
A ceux qui loin de notre rive
Dorment au fond dans leur vaisseau
Ou bien voguent seuls en dérive
A travers l'infini des eaux
Et c'est pour que sur chaque tombe
Sur chaque oublié, chaque mort
Sur chaque aveugle aujourd'hui tombe
Comme un petit brin d'ajonc d'or
Que sur ma lyre armoricaine
Je chante aussi de tout mon coeur
Ceux là qui furent à la peine
Et qui ne sont pas à l'honneur....  

Pour nos morts ! Sonnez clairons !

Botrel

 Des morts tombés pour que la France vive encore 

Voici l'affaire :

 Après les sourds "de profondis" 

Chantez leur, oh clairon de votre voix sonore
Des refrains martiaux qu'ils ont aimés jadis
Ils n'ont pas oublié la discipline ancienne
Qui les jetait debout au lever du soleil
Ils comprendront bien mieux leur voix que la mienne
Clairons sonnez leur le réveil

 Vous avez entendu le rude appel du cuivre 

Oh ! vous dont nous parlons en frémissant d'orgueil
Et Dieu pour un instant vous permet de revivre
Devant les bien-aimés qui portent votre deuil
Hors du charnier qui va de la Flandre à Alsace
Vous vous être dressés silencieux et doux
Officiers et soldats, chacun est sa place
Clairon, prenez le garde à vous !

 Ah comme maintenant votre âme si vaillante 

D'orgueil, d'amour, de joie aussi va tressaillir
Comme tremble un martyr devant la croix  sanglante
Pour laquelle il a su longtemps saigné, souffrir
Car c'est pour vous montrer l'étendard tricolore
Pour lequel à vingt ans vous entrez au tombeau
Que je vous ai voulus, debout là, tous encore
Clairon, sonnez leur vos drapeaux

Mais à nos morts tombés joyeux pour la patrie 

Afin que son renom soit plus fier et plus grand
Vous espérez encore une autre sonnerie
La dernière par vous entendue en mourant
Celle qui vous promet la goutte à boire, celle
Dont le rythme entraînant fera que nous mourrons
Comme vous si la France au combat nous rappelle
Sonnez nous la charge, oh ! clairon

Oh ! jeunes Dieux, tombés pour le salut du monde 

Mais à jamais vivants dans notre souvenir
Rentrez tous à présent dans la glaise féconde
Où grâce à vous demain va germer l'avenir
Et vous clairons ardents, que votre voix rageuse
Se modère, se radoucisse un peu
Pour chanter à nos morts une ultime berceuse
En leur sonnant le  couvre feu  

Les traités de 1920 : des traités de compromis.

Qui a gagné la guerre

Qui a gagné la guerre ?

C. Pothier, C. Borel-Clerc, 1919

C'est une question, qui devient populaire 
On entend partout sur des tons différents 
Quel est donc celui qui gagna cette guerre 
Dont le monde entier souffrait depuis longtemps ? 
Les uns disent : c'est l'Amérique ! 
Au blocus, dit l'autre, va l'honneur. 
Moi je réponds, cessez vos polémiques 
Car le vrai, le seul grand vainqueur,

Refrain :

C'est le Poilu, soldat de France 
Qui sans peur marchait au combat 
Bravant la lutte et la souffrance 
Le Poilu était toujours là! 
Le sac au dos, couvert de terre 
Oui c'est lui qui fit nos succès 
C'est lui qui l'a gagné, la guerre 
Le Poilu, le soldat Français!

Le civil s'écrie, j'ai tenu, j'imagine 
En faisant la queue au tabac, au charbon, 
Le sucre a manqué, j'ai bu d'la saccharine 
J'ai gagné la guerre avec mes privations! 
Du tout, dit un' jolie marraine, 
C'est l'amour qui fit t'nir jusqu'au bout. 
Taisez vous donc, clame un vieux capitaine, 
De tout temps, qui donna le grand coup ?

refrain

 

Gloire au Pt Wilson1

 

Gloire au Pt Wilson

 

Voir les liens :

http://www.chansons-net.com/histoire/index.php?param1=MI0296.php

http://darkmp3.ru/album-voix-et-chansons-de-l-histoire-1914-1918-9462454.html

http://www.le-blog-de-roger-colombier.com/2014/11/ma-grande-guerre.html

Livret Concert Poilus 2014

 

Voir l'article : chansons de la Grande Guerre

http://87dit.canalblog.com/archives/2013/03/09/26603845.html

10 avril 2016

La presse : magazines illustrés

Mots clés :

Excelsior, Le Monde illustré, L'Abeille de Seine-et-Oise, Le Petit Journal Illustré, L'Illustration, La Science et la Vie, Le Flambeau, Le Miroir, Le Pays de France, Les annales, La guerre illustrée.

Le Miroir

Le miroir 02 04 1916

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb40360453x/date

L'Illustration

 L'Illustration journal universel

19181116-L__illustration-001-CC_BY-1

 http://hetarchief.be/fr/zoeken?sort=issued-asc&Serie[0]=L%20%20illustration

 

Voir l'article sur L'Illustration :

http://87dit.canalblog.com/archives/2016/07/23/34113036.html

L'Excelsior

L'excelsior 01 11 1915

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32771891w/date

Les Annales

 19181208-Les_annales-001-CC_BY

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb34429261z/date.item

Le Flambeau

Le flambeau

 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32775703g/date

Le Pays de France

Le Pays de Fr Guynemer

Le_Pays_de_France,_No_137,_scan09,_page7 prise de craonne

 

La Guerre mondiale

La guerre mondiale 8 05 1915

Voir les éditions de cette revue de 1914 à 1917 :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb327844744/date&rk=21459;2

L'Abeille de Seine et Oise

L'abeille de Seine et Oise

 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb326806798/date

La Science et la Vie

Science et la vie

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb328658898/date

Le Petit Journal Illustré

Le Petit Journal Arras

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32836564q/date

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb328366671/date

http://expositions.bnf.fr/guerre14/albums/petit-journal/index.htm

Le Monde illustré

Fayolle le monde illustré

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32818319d/date

 Je sais tout

Je sais tout Pershing

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32795534m/date

 L'Evénement illustré 

 19170717-L'evenement_illustre__revue_hebdomadaire__documentaire__artistique_et_litteraire-001-CC_BY

 https://hetarchief.be/fr/L'évenement Illustré

De Oorlog in bleeld

 

19170301-De_oorlog_in_beeld-001-CC_BY

 

https://hetarchief.be/fr/media/de-oorlog-beeld-la-guerre-illustr%C3%A9e-war-pictorial/A2WfdRPJbTG8nrlWfv5f7BRM

 

Chargement des documents page par page

Les éditions illustrées :

http://www.supplement-illustre-du-petit-journal.com/histoire-presse-illustree.html

http://gallica.bnf.fr/html/und/presse-et-revues/revues-illustrees-durant-la-grande-guerre

 

30 mars 2016

Les fusillés de la Grande Guerre

Mots clés :

Causes des exécutions, Fusillés pour l'exemple, Les fusillés bretons, Léon Trulin, Mathurin Méheut, Monument des fusillés Lille, mémorial des fusillés de Souain à Sartilly, réhabilitation de caporal Lechat, Ernest Galliot, mutins, mutinés, Vingre.

Dossier fusillés M Meuheut

 Exécution de Ernest Galliot à Habarcq, le 7 Juillet 1915

Article 187 du Code de justice militaire : « Tout individu condamné à la peine de mort par un conseil de guerre est fusillé. » Ernest Galliot est passé par les armes le 7 juillet à Habarcq (Pasde-Calais), où son régiment cantonne.

Mathurin Méheut qui fut obligé d’y assister écrit à sa femme, Marguerite : « Chose terrible, atroce, l’exécution d’un poilu du régiment qui s’était débiné au moment d’une attaque. Quel affreux moment. Je ne puis, même actuellement, rien te dire. Cela est tellement impressionnant devant le régiment ! »

Lire les documents :

Méheut fusillés pour l'exemple

Didacdoc 21 Fusillé Ernest Galliot

Base des fusillés de la Grande Guerre :

http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/arkotheque/client/mdh/fusilles_premiere_guerre/

Les fusillés par les allemands

Quatre hommes debout dos au mur : le monument des Fusillés Lillois immortalise les membres dirigeants du Comité Jacquet quelques instants avant qu’ils ne soient exécutés dans les fossés de la citadelle de Lille. Tout comme Léon Trulin gisant à leurs pieds, Eugène Jacquet, Georges Maertens, Ernest Deceuninck et Sylvère Verhulst ont animé dans Lille occupée un réseau destiné à transmettre aux Alliés des informations sur l’armée allemande. Arrêtés, ils seront condamnés à la peine capitale et fusillés le 22 septembre 1915.

 

Léon Trulin a 18 ans quand il s’engage au service des Britanniques. A partir de juin 1915, le jeune homme collecte avec une bande de copains – le plus jeune a 15 ans et les aînés à peine 18 – des renseignements sur l’occupant allemand en Belgique et dans le Nord. Arrêté près d’Anvers, Trulin sera fusillé le 8 novembre de la même année, dans les fossés de la Citadelle de Lille.

 

Monument fusillés Lille

 Monument aux morts des fusillés, Lille

De gauche à droite : Georges Maertens, Ernest Deceunick, Sylvère Verlhust, Eugène Jacquet,

Léon Trulin gît sur le sol.

Ces cinq poilus furent fussillés par les allemands pour espionnage et résistance.

Ce monument fut inauguré en 1929, puis reconstruit car en 1940, il fut détruit par les allemands durant la seconde guerre mondiale.

Léon turpin

 Il avait 18 ans.

Voir le lien :

http://clioweb.canalblog.com/archives/2015/01/02/31241674.html

Les fusillés par les français

923 exécutions sur 3.046 condamnations à mort.

C'est le chiffre donné par J. Dintilhac, en 1929 d’après l’Annuaire statistique de la France de 1923. ainsi réparties : 

  • 200 pour 324 condamnations à mort en 1914
  • 392 pour 648 en 1915
  • 156 pour 890 en 1916
  • 132 pour 883 en 1917
  • 043 pour 301 en 1918

Les causes de ces exécutions :

  • désertion
  • outrage
  • vol
  • ivresse
  • refus d'obéissance
  • voies de fait sur un supérieur
  • automutilation
  • homicide
  • abandon de poste
  • rébellion
  • mutinerie
  • tentative de meurtre

 Fusillés de la Grande Guerredécès fusillés

Lire le document :

rapport sur les  fusillés

Liste des fusillés

Autre estimation

Ils avaient été fusillés "pour l'exemple".

Au total, environ 650 soldats ont été abattus pour des faits relevant de la désobéissance militaire durant la Première Guerre mondiale, pour un total de 740 fusillés au cours du conflit, en comptant les crimes de droit commun et l'espionnage. 

DSC_0164

Voir les sites :

http://centenaire-14-18.fr/711-communes/index.html

http://www.reseau-canope.fr/pour-memoire/les-fusilles-de-la-grande-guerre/les-fusilles-de-la-grande-guerre

http://www.letelegramme.fr/histoire/fusilles-pour-l-exemple-ils-furent-51-en-bretagne-15-11-2014-10426033.php

Les fusillés1

les fusillés3

Le combattant du front, novembre 1934

Les fusillés bretons

51 fusillés bretons sur 63 n'ont toujours pas de réhabilitation.
Lire le document :

fusillés de Souain

Quatre caporaux du 336 RI (trois normands et Lucien Lechat breton né en 1891 à Le Ferré 35) furent exécutés à Souain près de Suippes le 14 Mars 1915 pour refus d'obéissance.

 Réha de Lechat1

Réha de Lechat2

 Réha de Lechat3

 Réha de Lechat4

Réha de Lechat5

  Fusillers de Souain

Réha de Lechat6

 Obsèque Lechat Le Ferret

 L'Ouest-Eclair, 17 Octobre 1924

Les documents çi-dessus sont issus du site : 

http://fr.calameo.com/read/0005290094eccbc8d530f

Lire le document :

Didacdoc 42 Fusillé Théophile Maupas

Monument aux morts de Riom (Puy de Dôme)

Monument Riom

Monument inauguré le 11 Novembre 1922

En 1922, à l’initiative de l’A.R.A.C. (association républicaine des anciens combattants), un monument dit de Vingré, érigé avec le concours de la Ville (municipalité Clémentel), est inauguré à la mémoire des victimes innocentes des conseils de guerre, fusillées pour l’exemple pendant la Grande Guerre ; violemment critiqué en 1941 par la Légion des Combattants (pétainiste), il est doté en 1944 d’une dédicace supplémentaire aux victimes de la Gestapo et de la Milice.

   Les innocents de Vingré

Anonyme, 1921

Sur l'air de "Mère et Maman

C'était six gars contents de vivre
Qu'avaient du prendre le flingot
Pour que la France puisse vivre
Ils firent la chasse aux Corbeaux
Mais dans la tranchée
Pas trop exposée
Un ordre leur vint : Ne restez pas là ! 
Et sans plus rien dire
Vite ils obéirent
Car les petits gars étaient de bons soldats
Mais l'ordre donné fut désapprouvé
Et d'abandon d'poste ils furent accusés

Au front : Justice est bientôt faite
Le Conseil de Guerre est constitué
La trahison semble parfaite
Et la sentence est : Fusillés !
Personn' ne veut croire
A leur triste histoire
De l'ordre donné, trace on trouverait
Peur ou négligence
C'est trahir la France
Et tous au poteau, on les emmenait
Leurs femm's et leurs goss's n'osaient les pleurer
Rougissant d'porter un nom si taré

Soudain un grand coup de théâtre
Les fusillés sont innocents
Et dans un grand amphithéâtre
On le proclame solennell'ment
Et les pauvres veuves
En rob's noires neuves
Écoutent ces mots "Au nom de la nation !
Que justice se fasse
Que la tach' s'efface
C'est le jour de la réhabillitation"
Puis on leur vota une somme d'argent
MAis c'la n'efface pas la tache de sang

Refrain:
Quelle sinistre erreur, quelle chose atroce
D'avoir fusillé ainsi ces pauvr's gars
Faut il que vraiment les homm's soient féroces
Pour que l'idée d'mort ne les arrêt' pas !
Il est bien assez de peines sévères
Vous pouviez choisir parmi ell's, pourtant
Mais, par crainte d'une erreur judiciaire
Vous ne deviez pas fair' verser leur sang !

 http://www.chansons-net.com/histoire/index.php?param1=MI0472.php

Voir les sites :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Martyrs_de_Vingr%C3%A9

http://saintsymphoriendelay.kazeo.com/le-298-ri-de-roanne-et-les-martyrs-de-vingre-avec-les-pacifistes-a121165792

Voir les documents :

Fusillés Vingre

Historia les mutinés de 1917 

Soldats fusillés pour l'exemple 

 

Voir l'article sur le bilan mondial et français :

http://87dit.canalblog.com/archives/2012/09/19/25330874.html

 

Le Petit Journal fusillé

 Argoval1

Argoval2

Argoval3

 Le feu, Henri Barbusse

 Mourir pour la patrie1

Mourir pour la patrie2

Mourir pour la patrie3

 

Les Croix de Bois, Roland Dorgelès

18 mars 2016

Blessures de guerre

Mots clés :

amputations, Croix-Rouge, docteur Clovis Vincent, gueules cassées, hôpitaux militaires, Lemordant, les gazés, mutilés, mutilés et réformés, Otto Dix, plan d'évacuation des blessés, reconversion des blessés, SSBM, Steinlen.

 

Nombre de blessés en France :

4,3 millions, dont la moitié furent blessés deux fois.

 

Blessés par année

 

  • 600.000 invalides
  • 300.000 mutilés et amputés
  • 42.000 aveugles
  • 15.000 gueules cassées
  • 140.000 gazés (estimation)

 Bilan 14-18 -9

Source : la  documentation française

Causes de blessures GG

Causes des blessures début 1915, avant le port du casque Adrien

Les morts des suites de leurs blessures représentent 7,5% des blessés évacués.

Nombre d'évacuations :

  • 1914 : 336.000
  • 1915 : 1.600.000
  • 1916 : 1.400.000
  • 1917 : 580.000
  • 1918 : 990.000

Lire le document :

MA Corps meurtris

Voir le lien :

http://centenaire.org/fr/tresors-darchives/les-archives-de-lassistance-publique

Le poste de secours divisionnaire situé dans la zone des combats constitue la première étape de la prise en charge du soldat blessé. Lorsqu’il n’est pas porté par des soldats valides, le blessé s’y rend grâce à des moyens rudimentaires, comme les brouettes porte-brancards, occasionnellement attelées à des animaux. Sa seule survie dépend en fait de l’aide apportée par les autres soldats, parfois au péril de leur vie. Arrivé sur place, le blessé est examiné. En fonction de son état et de ses chances de survie, il est évacué vers les hôpitaux de l’arrière. En réalité, le poste de secours, trop rudimentaire et peu hygiénique, n’est pas équipé pour opérer. Il est avant tout un lieu de triage des blessés, visant à séparer les « victimes valides » des « victimes sur civières ». Véritable interface entre le front et l’arrière, le poste de secours constitue cependant l’espace où sont prodigués les premiers soins en vue de prendre en charge la souffrance. Si les injections de morphine et les compresses d’huile camphrée -lorsqu’elles existent- visent à calmer les douleurs, les pansements, quant à eux, sont bien souvent dérisoires face aux plaies béantes et aux violentes hémorragies. Les soins apportés paraissent aléatoires tandis que l’agonie des soldats s’avère longue et douloureuse.

Au début de la guerre, les blessés étaient évacués directement vers les hôpitaux de l’intérieur dans des conditions précaires. Bien souvent ils décédaient avant leur arrivée à l’hôpital. 

La plupart des blessés ayant été touchés par des armes nouvelles (tirs d’artillerie et de shrapnel), la médecine doit intervenir sur des corps déchiquetés (blessures multiples, plaies criblées d’éclats métalliques), mutilés et souvent gangrénés. 

À l’automne 1915, l’organisation de la filière sanitaire est modifiée : désormais, les hôpitaux de l’avant (proches du front) assurent les soins immédiats ; les blessés stabilisés sont ensuite transférés à l’arrière dans un hôpital correspondant à leur état. 

 Si le Service de santé des armées s’appuie sur la Croix-Rouge pour la mise en route sanitaire et la formation des soignantes, l’établissement fonctionne ensuite exclusivement grâce à la générosité de civils, chacun selon ses moyens et ses compétences. 

La rééducation motrice est accompagnées de séances de psychothérapie basée sur l’auto-persuasion : l’état du blessé s’améliorera si le patient le désire ; « Vouloir, c’est pouvoir », « Tu auras fait ton devoir lorsque tu auras obtenu ta guérison », « Hâte-toi, la France a besoin de toi » ... lui sont quotidiennement répétés. 

Le recours à des séances d’électrochocs (dits « torpillage » par les poilus) était fréquent dans certains hôpitaux. L’idée prévalait en effet «qu’un muscle qui se contracte par l’électricité peut et doit le faire par la volonté».  

Localement, on côtoie les soldats hospitalisés mais aussi ceux qui sont rentrés chez eux, définitivement invalides, et la solidarité s’exprime publiquement. Des comités d’aide aux blessés et à leurs familles apportent une contribution matérielle.

Des soirées musicales ou théâtrales se montent à leur profit. Dans les écoles, on apprend aux enfants à respecter et à honorer ceux qui ont sacrifié leur corps à la Patrie. On aura bien besoin de cette solidarité. Plus de trois millions d’hommes, plus d’un quart des mobilisés, vont revenir invalides, mutilés, aveugles, « gueules cassées » ou psychologiquement détruits…

Types de blessures :

  • blessures à la tête, surtout avant l’utilisation du casque Adrien
  • blessures de la face, Gueules cassées
  • gazage, brûlures aux yeux, peau, poumons.
  • amputation des membres
  • blessures psychologiques

Plan d'évacuation des blessés

 19101113-L'evenement_illustre__revue_hebdomadaire__documentaire__artistique_et_litteraire-001-CC_BY

Le transport des blessés est effectué en ambulances hippomobiles ou automobiles depuis les formations sanitaires de première ligne vers les hôpitaux d’origine d’étape (H.O.E.). Structures hospitalières intermédiaires entre l’Avant et l’Arrière, les H.O.E. assurent une triple fonction : recueillir tous les blessés et malades arrivant du front, opérer les soldats intransportables et préparer les évacuations par trains et parfois en péniches vers les hôpitaux de l’Arrière. 

Face à cet afflux de blessés, les Hôpitaux permanents, militaires ou civils, sont rapidement saturés et des établissements temporaires vont ouvrir sur tout le territoire pour fournir des lits supplémentaires.
Début 1914, le service de santé de l'armée disposait de 41 hôpitaux militaires représentant 14.680 lits et d'environ 40.000 lits supplémentaires dans les hôpitaux mixes et civils.
La France compte fin 1918 environ 1.000 hôpitaux représentant 300.000 lits.

parcours d un blessé

Zone de triage : évaluation des blessures, orientation des blessés vers le bon hôpital.

Brancardiers hopitaux 14-18

 Ligne de feu

Ligne avant

Ligne arrière

 Blesssés de guerre évacuation

 Blessés Miroir

 Le miroir, 18 Avril 1915 : 

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65228040.image

 Tranchée transport d un blessé1   Tranchée transport d un blessé

 Blessé front

 Polyblessé, blessures tête et bras dues à des explosions d'obus

 brancardiers

 Hommage aux  brancardiers

 Dame anglaise Croix Rouge

  Ambulance Hippo

 SSBM5

Ambulance auto

 embarquement blessé

 TTrain sanitaire cambrais

 Blessés attendent d'embarquer dans un train sanitaire à la gare de Cambrai en 1916

Les hôpitaux

Voir le lien :

http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/Les Hopitaux

 Maison blanche Neuilly sur Marne 1500 lits

 Hôpital Militaire de Neuilly-sur-Marne, 1500 places

 Salle Nogent sur Marne

 Salle de pansements

  Hopital militaires

 19150128-L'actualité_illustré__revue_hebdomadaire-002-CC_BY

19150915-De_week__geïllustreerd_blad__geschiedenis__kunst__letterkunde-003-CC_BY

 

Le Miroir vaillantes infirmières

 Le Miroir, 21 mars 1915

Les pathologies

Amputations

Blessure par obus

 La blessure de gauche est réparable, la blessure de droite nécessite une amputation.

Scène d amputation

Scène d'amputation

 

DSC_3782

Scie chirurgicale française utilisée pour les amputations

 

Jeune amputé

Chirurgie reconstructrive

Les blessés de face, que l'on ne doit pas occulter, suivent des destinées différentes après la Première Guerre Mondiale. Beaucoup se rassemblent sous la bannière de "l'Union des Blessés de la Face" qui deviendra "l'Association des Gueules Cassées", voulue par le Colonel Picot, aidé par Albert Jugon et Bienaimé Jourdain. La réinsertion sociale de ces hommes, jeunes pour la plupart, va passer par de nombreuses difficultés affectives, familiales ou professionnelles.

  Grand blessé de la figure

 Gueules cassées

Guules cassées1    Gueules cassées2

Lire les documents :

Soigner et reconstruire

MA corps meurtris

 souscription gueules cassées

Lire le document :

http://www.gueules-cassees.asso.fr/

Les gazés

Soldats de la 55e division britannique rendus aveugles par les gaz lacrymogènes à la bataille de la Lys en 1918

Soldats de la 55e division britannique rendus aveugles par les gaz lacrymogènes à la bataille de la Lys en 1918

 

 Voir l'article sur la guerre des gaz :

http://87dit.canalblog.com/archives/2013/10/24/28280683.html

 

Le Post-traumatic stress desorder (PTSD)

Les névroses de guerre

Obusite

  Nevrosses de guerre

 Lire les documents :

http://blogs.aphp.fr/wp-content/blogs.dir/113/files/2014/08/troubles-psy Poirier.pdf

Jones warneuroses

Le torpillage

Clovis Vincent

Clovis Vincent, pionnier de la neurologie

Blessure spy

 Zouave Deschamps

deschamps1   droit des blessés

http://upload.wikimedia.org/Paul Meunier Le droit des blessés

Les blessés sur les cartes et affiches

salut au blessé

 L'Illustration, salut au blessé.

Dessin de Lucien Jonas

 L'envie mutilés

L'Illustration, L'envie, dessin de J. Simont

  Carte gloire et dévoument   Carte blessé 2

Croix rouge belge Charles Buchel   Croix rouge aide

Carte Croix Rouge   Ange de bonté

Blessés de la face Paul Goute

Blessés de la face par Paul Goute

Carte hopital

 croix rouge vin

Poulbot Blessé de guerre

 Les blessés vus par les peintres

Otto Invalides de guerre

Otto Dix 

Lemordant l'homme blessé

Lemordant, l'homme blessé

Peintre breton

 La mort en face

Steinle Les camarades 1916

Steinlen, les camarades

Steinlen Agriculteurs mutilés

Steinlen, agriculteurs mutilés

Steinlen mutil   Aide aux mutilés Steinlen 1915

Dessins de Steinlen

Défilé des mutilés Jean Galtier-Boissière 1919

Jean Galtier-Boissière 1919, défilé de mutilés

tablea

 ·· Paul Prévot. La salle III de l'hôpital Grand Palais, 1916

Bruger blessé

Otto2 Soldat blessé 1916

Otto Dix, soldat blessé

Œuvres de bienfaisance envers les blessés de guerre

Journées du poilu

Cercle militaire   Journée du Poilu Vendée 

Journée du Poilu Minervois   Journée du Poilu Paris

 

Lire l'article, la journée du poilu

http://87dit.canalblog.com/archives/2013/05/28/27270145.html

 

La Croix-Rouge

Sept millions et demi de prisoniers à secourir.

  • 4,1 provenant de l'Entente (2,5 millions Russes, 600.000 Italiens, 185.000 Britanniques, 2.500 Américains, 540.000 Français).
  • 3,7 provenant de la Triplice (2,2 millions Austros-Hongrois, 1,1 million Allamands).

En France, une journée des éprouvés de guerre est instituée en 1915 et un comité américain pour les régions françaises dévastées (ACDF) est constitué en mars 1918 par la fille du banquier Morgan.

En Angleterre, le YMCA (Young Men's Christian Association) apporte une assistance matérielle et morale aux soldats du front, aux blessés et aux prisonniers de guerre.

Comité US pour les régions dévastées

Comité américain pour les régions dévastées. Géo Cap, 1917

Pour la croix rouge Fr    Fonds Us pour blessés Fr

Pour la Croix-Rouge française. Amédée Forestier, 1915

Fonds américain pour les blessés français. 1917

  SSBM4    bléssés militSSBM1

Croix rouge Fr 1918

Timbre émis en 1918

SSBM2

Médiale SBM

Médaille SSBM (Socièté Française de Secours aux Blessés Militaires)

Médialle en croix avec représentation de deux femmes infirmières soulevant un homme alité et lui donnant des soins.

Voir le lien :

http://centenaire.org/fr/tresors-darchives/fonds-publics/autres-etablissements/archives/la-croix-rouge-francaise

http://vignetteaec.com/crx-rouge francaises

Reconversion des blessés

Rennes école des mutilés1

Rennes école des mutilés2

Mutilés Bretagne

 Le Télégramme, 13 Avril 1914

Ecole de Grignon2 Ecole de Grignon

  enne Ecole d'horticulture de Grignon

 Anglais reconversion2

 Anglais reconversion3

 Anglais en reconversion

bléssés au travail

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 Pince Lumière

En 1916, les Frères Lumière mettent au point une pince-main articulée, qui ne leur procure aucun bénéfice commercial : 5.000 pièces fabriquées à Lyon sont ainsi livrées gratuitement aux soldats mutilés.

Ce chef-d'oeuvre de précision assure le serrage de l'objet saisi et son immobilisation, ce qui pernet aux invalides de retrouver leur faculté de travail.

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 Prothèse5   prothèses

Catalogue Durillon

Accessoires professionnels

us blessé

Exposition au profit des blessés de guerre. Pal Sujan, 1917, Autriche-Hongrie

Les amputés de la main droite OE 25 08 1916

L'Ouest-Eclair, 25 Août 1916

Aux soldats convalensents

 ECOLE GOURAUD réinsertion

 Jambes américaine

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 Soldats aveugles1

Soldats aveugles2

Voir les liens : 

http://www.1914-1918.be/labo a ciel ouvert.php

http://www.biusante.parisdescartes.fr/sfhm/hsm/HSMx2002x036x004/HSMx2002x036x004x0409.pdf

https://lapremiereguerremondialehelha.wordpress.com/

Hommes du jour Blessés de guerre

La grande pitié de la chair humaine

 Le Petit Journal invalide

Lire le document :

http://gallica.bnf.fr/Les Hommes du jour blessés de guerre

Mutilés et réformés

Démobilisés

 Les demi mutilés

Voir les journaux de cette revue 1916 à 1937 :

http://gallica.bnf.fr/Mulilés et réformés

Larousse Médical Illustré du docteur Galtier-Boissière

Laraousse médical   Larousse médical1

Larousse médical2   Larousse médical3

Voir le lien :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/Larousse médical 1917

 cheval brancard

 blessures casque2

Blessures casque1

   Le Miroir, 30 Janvier 1916

 blessés bien soignés

 

Médaille des blessés de guerre

Médaille des blessés de guerre

 

Attribution

L'insigne a été crée par une loi de 11 décembre 1916, suite à une demande de l'écrivain nationaliste Maurice Barrès. Son attribution a été accordée aux blessés militaires, prisonniers de guerre, déportés et internés de la 2 nd guerre mondiale, puis aux blessés militaires des récents conflits.

Les blessures de guerre sont reconnues et homologuées, à l'aide de  certificats d'origine de blessures, rapport circonstancié, notification de pension, par les différentes directions des personnels militaires des trois armes.

L'insigne

Etoile émaillée rouge.

Ruban composé de 5 raies verticales, liseré rouge central de 3 mm encadré de 2 bandes blanches de 1 mm, puis d'un liseré jaune de 3 mm, puis liseré bleu de 3 mm, le tout délimité par des bandes blanches de 1 mm.

Retour en France des blessés

 

 gd blessés

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 Almanach du Petit Parisien illustré, 1921

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 Degré d invalidité3

 Degré d invalidité4

Degré d invalidité5

Degré d invalidité6

 Almanach du Petit Parisien illustré, 1920 

BALLADE DE L'ARMÉE DES INVALIDES

Nous sommes l'armée des invalides,
La plus belle armée du monde ;
Nous sommes presque un milliard,
En comptant les morts.

Les morts ne suivent pas,
Ils doivent rester en terre
Nous ne pouvons pas marcher au pas,
La plupart d'entre nous n'ont qu'une jambe.

Notre lieutenant se terre sous terre
Notre capitaine a un moignon
Notre maréchal est à terre,
Ce n'est plus qu'un tronc.

Nous sommes l'armée des invalides
Un homme sur deux a des membres de bois.
Les prothèses sont beaucoup plus belles.
Les aveugles lisent encore mieux avec les doigts.

Même si nous boitons, contre vous nous marcherons
Même si nous perdons à gauche la jambe droite dans l'action.
Nous sommes l'armée des invalides, le plus fort des bataillons
Et la fière avant-garde de la révolution

                                                                     Marco Valdo M.I. – 2014

10 mars 2016

La "germanisation" de l'Alsace

Mots clés :

Alsace, Hansi, Zislin, germanisation, le supplice d'un peuple.

Les documents de cet article sont tirés de la revue Les Annales.

Les illustrations sont des humoristes Hansi et Zislin.

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L'Illustration, 3 août 1918

Le Supplice d'un peuple

Le suplice d'un peuple1

 Le supplice d'un peuple2

L'Alsace-Lorraine allait-elle être indépendante, peut-être neutre ? Les Alsaciens et les Lorrains, ayant obtenu ce qu'ils réclamaient, abandonneraient-ils définitivement l'idée d'un retour à la France ? L'obstacle qui, depuis plus d'une génération, séparait la République et l'Empire, était-il définitivement écarté et le chemin était-il libre pour une réconciliation des deux nations ?

Les dépêches que l'agence officieuse allemande répandait en France, malgré les insistances des Alsaciens auprès de la direction de l'Agence Havas, ouvraient de nouveaux horizons à tous ceux qui poursuivaient l'idée décevante du pacifisme.

Les Annales, 5 décembre 1915

 Le supplice d un peuple3

Le supplice d un peuple4

« Depuis trente-sept ans, vous avez pu vous livrer en paix à vos différents travaux. La belle Alsace-Lorraine, pendant cet espace de temps, s'est développée d'une façon inespérée et des plus réjouissantes, à l'égal de l'Empire allemand, et n'a pas cessé de prospérer. Comme habitants de ce pays frontière, vous avez, naturellement, tout intérêt à ce que la paix se maintienne. Je me réjouis de pouvoir vous exprimer, comme ma conviction la plus sincère, que la paix européenne n'est pas en danger; elle repose sur des fondements trop solides pour que Ceux-ci puissent être si facilement renversés par les tracasseries continuelles et les calomnies inspirées par l'envie et la jalousie de certaines gens.

Mais Guillaume II ne se contenta pas de visiter les grandes villes militaires où l'appelaient des revues et des manœuvres.
Le programme de son voyage comprenait Colmar et un bon nombre de bourgs du vignoble alsacien qui se succèdent au pied des Vosges. Le kaiser y fut si bien reçu qu'en entrant au chalet de M. André Hartmann, au col de la Schlucht, il déclara (d'après la Strassburger Post) :
« Je suis un peu pochard, car, dans chaque ville et village, j'étais obligé de boire de ces vins excellents qu'on m'a offerts. »
Cela ne l'empêcha pas, d'ailleurs, d'accepter encore, le même jour, le vin d'honneur qui lui fut offert à la mairie de Colmar, où il répondit à M. Blumenthal: « ... Je suis heureux qu'il me soit donné, aujourd'hui, de vouer ma sollicitude à ce beau pays, dont le développement se
poursuivra sous l'égide pacifique de l'aigle allemand. »

 Les Annales, 4 juillet 1915

 Les supplices d un peuple5

Les supplice d un peuple5

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La seconde mesure fut plus générale : une loi imposait à la Délégation d'Alsace-Lorraine l'usage de la langue allemande. Comme les membres du petit Parlement du pays d'Empire ne comprenaient pas tous l'allemand, et comme même ceux qui le comprenaient ne le parlaient qu'imparfaitement et avec peine, cette loi muselait les débats et donnait au gouvernement une supériorité jusque dans l'expression
de sa pensée. Le premier jour où les débats durent se faire en langue allemande, le français ou le latin ne pouvaient plus être que de courtes citations, un député de Metz, Winsback, se leva et prononça ces mots :
Cum eremum faciunt, pacem vocant. (« Quand ils ont fait le désert autour d'eux; ils le nomment paix. »)

Les Annales 21 février 1915

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L'Alsace n'a connu l'union des esprits que passagèrement, sous l'influence des circonstances extraordinaires. Je ne la vois vraiment unie que lorsqu'elle fut entraînée par la gloire militaire de Napoléon ou soulevée par l'enthousiasme qui fit naître, à Strasbourg, La Marseillaise.
Elle fut aussi unie devant la brutalité de l'annexion.

Les Annales, date ?

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La Fête de la Lorraine Fidèle.

L'inauguration du monument, qui eut lieu le 4 octobre 1908, fut l'occasion d'une grande manifestation de la part de la population lorraine. Plus de cent mille personnes y assistèrent et virent, pour la première fois depuis de longues années, flotter librement, sur le champ de bataille, les couleurs tricolores. Dans un dernier geste de générosité, le gouvernement avait promis d'en entourer le monument. Les
autorités allemandes, tant civiles que militaires, assistèrent ou furent représentées à la cérémonie, et le préfet prononça lui même un discours qui, commençant en allemand, se termina en fiançais. 

Mais, le soir même, le général von Prittwitz und Gaffron déclara qu'il saurait prendre les mesures nécessaires pour que le scandale d'une pareille fête ne se renouvelât plus dans la région du XIVe corps d'armée.

La Glorification de la Patrie.
L'inauguration eut lieu le 17 octobre 1909. Elle fut la cérémonie la plus grandiose que l'Alsace ait vue durant toute l'annexion. Plus de soixante mille personnes y assistèrent. De nombreux Alsaciens émigrés en France revinrent à cette occasion et virent avec émotion des drapeaux aux trois couleurs flotter autour du monument. Ce fut un moment poignant, lorsque le voile tomba : toutes les musiques réunies entonnèrent ensemble La Marseillaise, qu'on n'avait plus entendue dans le pays depuis quarante ans. A ces sons, les yeux de tous se mouillèrent...
Parmi les nombreux discours qui furent prononcés, celui fait par M. Preiss, au banquet qui suivit la cérémonie, fut le plus applaudi. Il rappela l'union intime de l'Alsace et de la France. « Le drapeau de la France, dit-il, qui flottait au-dessus de ceux que nous pleurons et glorifions aujourd'hui, était, à Wissembourg, notre drapeau, le drapeau de l'Alsace. Ici, à Wissembourg, le deuil de la France est le deuil de l'Alsace. Il n'est pas possible de séparer la France et l'Alsace.

Les Annales, 3 octobre 1915

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Mis à l'Index de l'Empire
Les immigrés n'hésitèrent pas à poser catégoriquement ce principe, que l'Alsace-Lorraine n'avait aucun droit vis-à-vis de l'Empire. Avait-elle jamais eu des droits vis-à-vis de la France, puisque, avant 1870, elle n'avait pas existé et que les départements français ne sont que des
circonscriptions administratives ? En aurait-elle eu, si, comme l'intention en avait existé à un certain moment, elle avait été réunie comme province au royaume de Prusse ? Pourquoi, alors, les Alsaciens-Lorrains se plaignaient-ils de dépendre de Berlin ?

L'Alsace-Lorraine était le pays qu'on exploitait par droit de conquête.

L'Esprit Français du Clergé
Le clergé n'était pas exposé de la même façon aux chicanes administratives. Il fut donc plus libre et put conserver une attitude
d'opposition. C'est ce fait qui explique le grand nombre d'ecclésiastiques engagés dans la politique antiallemande.
Outre ceux de Lorraine, l'Alsace envoyait à Berlin les Oerber, Simonis et Winterer, parmi lesquels le dernier, surtout, était entouré de l'estime même de ses adversaires, pour la droiture de son caractère et l'intransigeance de ses opinions nationales.

Les Annales, 21 mars 1915

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Représaiilles Alsace

Les Annales, 7 mars 1915

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Le dessinateur Hansi avait fait le portrait d'un homme maigre, négligé dans sa toilette, portant lunettes, tenant un livre dans une main et levant trois doigts de l'autre pour énumérer les trois points de son discours.

Intitulée « Contre la Francisation », cette image portait cette inscription : « Mais il y a trois raisons qui nous forcent à entreprendre la lutte contre l'enseignement du français et la francisation de notre peuple germanique, à savoir :

1° Les raisons nationales allemandes ;
2° Les considérations pédagogiques et techniques ;
3° Parce que, nous-mêmes, nous ne savons pas le français.

Les Condamnations