Grande Guerre : territoriaux bretons et normands du 87 DIT

11 janvier 2017

Usines de guerre, Kerhuon : poudrerie du Moulin-Blanc et Guipavas : pyrotechnie St Nicolas

Mots clés :

Kerhuon, obus, fabrication d'obus, poudrerie du Moulin-Blanc, poudrerie de St-Nicolas, poudre B, usine pyrotechnie St Nicolas, Bretagne, usine de guerre, coton-poudre, Guipavas, nitrocellulose,

Je remercie un copain d'Avril, habitant près de Brest pour sa contribution à la rédaction de cet article.

Pendant la Grande Guerre, la poudrerie de Kerhuon fabriquait de la nitrocellulose (coton-poudre) et la pyrotechnie de St Nicolas située à Guipavas fabriquait des obus, qu'elle remplissait de la poudre du Moulin Blanc.

obus all

 

rade de Brest

 La rade de Brest

Moulin-Blanc est en 2/3 rouge

Le site de St Nicolas se situe sur la même rive de l'estuaire à l'est de Moulin-Blanc

La poudrerie du Moulin-Blanc, Kerhuon

L'origine du nom Moulin-Blanc tient à la présence avant la construction de la Poudrerie du vieux moulin du Stangalard, aujourd'hui disparu, qui permettait de repérer les navires qui s'approchaient de la côte.

Le Moulin-Blanc fut le lieu d'implantation d'une Poudrerie d'État, un établissement où l'on fabriquait un explosif, le coton-poudre.

La Poudrerie du Moulin-Blanc fut construite entre 1886 et 1884. Elle prospéra jusqu'en 1940. Elle est détruite en 1940 avant l'arrivée des troupes allemandes. La présence de cette usine qui embaucha de nombreux ouvriers et ouvrières fut une chance pour le Relecq-Kerhuon et les campagnes environnantes. Le travail y était difficile : aux journées de douze heures s'ajoutait une discipline rigoureuse à cause des risques d'explosions et d'incendie.

L'année 1887 marqua le début de la production de coton-poudre, qui atteignit 1.000 tonnes en 1900. En 1907-1908, le travail se fit plus rare et l'entreprise dût licencier de nombreux ouvriers, engendrant des manifestations. Pendant la Première Guerre Mondiale, la production de coton-poudre explosa et les effectifs augmentèrent considérablement.

Quelques années plus tard, à la production de coton-poudre vinrent s'ajouter la réparation de wagons de marchandises et la fabrication de la nitroglycérine. 

En 1914, la poudrerie emploie 736 ouvriers et 221 ouvrières et en 1917, la production atteint jusqu'à 50 tonnes par jour avec 2500 ouvriers et 3000 ouvrières. La même année des grèves immobilisent l'établissement pendant cinq jours, à l'initiative des femmes qui revendiquent des augmentations de salaire. 

Après la défaite de 1870 contre les Prussiens, il est décidé de moderniser l'armée française et notamment l'artillerie. Pour mettre en oeuvre la nouvelle technique du coton-poudre, le site du Moulin-Blanc, proche du port militaire de Brest, de la voie ferrée et de l'eau du Costour, est choisi et l'usine commence à se construire à partir de 1875.

Sur 6 ha s'échelonnent les différents bâtiments nécessaires à la fabrication du coton poudre, procédé relativement complexe emprunté aux ingénieurs anglais. Très vite la production démarre et une centaine de personnes y travaille. Au début, l'usine est une annexe de celle de Pont-de-Buis-les-Quimerc'h, qui lui fournit ses cadres. Ainsi deux ingénieurs, Léopold Maissin et Albert Louppe, promis à de brillantes carrières se succèdent-ils au poste de directeur.
Une nouvelle technique, celle de la poudre B, associant les deux usines, détermine le développement et l'autonomie de la nouvelle poudrerie, qui emploie plus de 700 ouvriers en 1889. Prévue à l'origine pour produire une tonne de coton-poudre par jour, elle en fabrique cinq fois plus et il faut vite trouver des terrains pour le stockage, faire un barrage sur le ruisseau du Costour pour répondre aux énormes besoins d'eau. La main d'oeuvre est recrutée dans tout le Léon et le Finistère central. Les conditions de travail sont rudes (12 heures par jour, émanations toxiques de gaz) mais le salaire est bon et les avantages sociaux enviables (cantine, coopérative, société de secours mutuels).
Lorsque survient la guerre, la poudrerie devient un élément fondamental de la défense nationale et de nouvelles extensions sont nécessaires tandis que le nombre des employés passe à près de 3.000, dont de très nombreuses femmes venues remplacer les hommes partis au front. Une garderie-pouponnière est même installée à Sainte-Barbe.
Il faut donc imaginer l'activité intense à l'usine du Moulin-Blanc, à la Cantine et à la gare du Rody d'où partent les marchandises et où transite une partie des employés.

D'après Raymond Quentel, L'histoire du Relecq-Kerhuon et des Kerhorres, tome II, 1997

 Poudrerie du Moulin blanc

 moulin blanc poudrerie6

Kerhuon la poudrerie av guerre

 La poudrerie en 1914

Kerhuon la poudrerie sortie d usine

Kerhuon la poudrerie

 Kerhuon la poudrerie2

 Agrandissements successifs de la poudrerie

 Extrait de Raymond Quentel, L'histoire du Relecq-Kerhuon et des Kerhorres, 1997

 Moulin M

Marquage des obus :

  • BR Pyrotechnie St Nicolas de Brest Fab Brest
  • PB Poudrerie P Pont de Buis
  • M  Poudrerie P Moulin Blanc

http://forest.frenchboard.com/t391-abreviation-munitions-francaises

moulin blanc poudrerie5  Journée poilu finistère

Un agent technique de Moulin-Blanc fait une demande d'affiche auprès de l'Amiral de l'arsenal :

Monsieur l'Amiral,

Dérireux de possèder l'affiche de M. Th. Peyrolle, conformement à la note insérée dans le Brest télégramme ....

Cette affiche publicitaire est destinée à la Journée du Finistère du 10 Octobre 1915.

La poudrerie de St-Nicolas, Guipavas

Cette usine de fabrication et d'entretien des armements destinés à la Marine nationale n'est à l'origine qu'un simple dépôt de poudres de guerre. Construit sur 8 hectares, l'établissement s'étend par la suite sur 130 hectares et comprend des magasins de munitions ainsi que des ateliers où sont expérimentées des technologies de pointe. 

Kerhuon la poudrerie3

kerhuon anse2

Cette vue aérienne, probablement postérieure à la guerre, donne cependant un bon aperçu du site de Saint-Nicolas. En Guipavas et sur les bords de l'Elorn, il est accessible par mer et par voie ferrée. Les quais, à l'est, et la gare de Kerhuon permettent l'arrivée et le départ des approvisionnements et des produits finis.

pyrotechnie st nicolas

kerhuon anse

 Extrait de l'ouvrage de Raymond Quentel, Le Relecq-Kerhuon et les Kerhorres, page 161

Dépèche de Brest anse de Kerhon

 Dépèche de Brest anse de Kerhon1

Les lieux sont soumis aux règlements militaires.

La Dépêche de Brest, vendredi 15 mars 1918, page 4

Dès 1917, la nécessité d'agrandir le domaine de la Pyrotechnie s'impose. Les démarches d'expropriation de plus de 71 ha sont menées tambour battant, essentiellement aux dépens de la comtesse de la Poype, née Bonamy, qui doit même céder son château de Kerhuon.

agrand st nicola2

   La Dépêche de Brest, vendredi 15 mars 1918, page 4

La Poudre B, le coton-poudre, nitrocellulose

Le coton-poudre est un mélange de deux produits, CP1 et CP2. Les CP1 sont insolubles dans le mélange éther + alcool, solubles dans l'acétone et dans l'acétate d'éthyle. Ils contiennent environ 13,6  p. 100 de N2 ; leur densité est de l'ordre de 1,655. Les CP2 sont solubles dans le mélange éther + alcool, l'acétone et l'acétate d'éthyle. Ils contiennent environ 12  p. 100 de N2 ; leur densité est de l'ordre de 1,63.

On prépare le coton-poudre en partant de cotons à fibres courtes, séchées, que l'on soumet à la nitratation, par action d'un mélange sulfonitrique (composition approximative : 20  p. 100 de NO3H, 70  p. 100 de SO4H2, 10  p. 100 de H2O) à la température ambiante. Autrefois, l'opération se faisait par trempage en pots ou en auges, avec la turbine Selwig ou dans les vases Thompson. Aujourd'hui, on utilise des réacteurs en acier inoxydable munis d'agitateurs. Après la nitratation, le produit obtenu subit encore un certain nombre de traitements : essorage, lavage, stabilisation en autoclave à 110 0C, déchiquetage, cuisson dans l'eau à 100 0C, relevage et essorage.

Les CP1 sont des explosifs brisants, à déflagration instantanée, explosant sous l'action d'un détonateur de fulminate et d'une amorce de coton-poudre sec. Ils servent à la fabrication de poudres sans fumée.

Le mélange de CP1 et de CP2 fournit également la poudre de guerre appelée poudre B.

Usines produisant du coton-poudre :

  • 1911 Moulin-blanc
  • 1911 Angoulême
  • 1915 Toulouse
  • 1916 Bergerac

production fr coton podre

 obus all

 La poudre B est à base de coton-poudre ou fulmicoton ou encore pyroxyle. Le coton-poudre est un corps détonant qu'on obtient en traitant du coton cardé par un mélange d'acide sulfurique et nitrique. C'est de la nitrocellulose, corps éminemment explosible, surtout à l'état sec.

 La poudre B1

la poudreb2

La poudreB3

Vous vous prépariez à périr glorieusement.

La République pleine de sollicitude vous réserve une mort plus facile, en pleine paix.

Vous sauterez et vous danserez le quadrille sans musique.

Les ingénieurs, les poudriers, les polytechniciens et les nullités parlementaires vous contemplent.

Tenez-vous bien.

Le coton poudre

 Schéma de fabrication du coton à poudre

moulin blanc publicité

 Affiche publicitaire

Voir le lien :

http://gilles.berthou.pagesperso-orange.fr/Relecq/Relecq_pyro.htm

Le service des poudres

Fabrication d'obus à l'usine pyrotechnie St Nicolas, Guipavas

Avant guerre, les ateliers étaient exclusivement peuplés d'hommes. Pendant la guerre, les femmes remplacent les hommes mobilisés.

On embauche des jeunes filles dès 16 ans.

Elles représentent les 2/3 des 3.000 employés à la fin de la guerre.

Pyro Brest1

 Préparation des obus de 340 mn avant le chargement de la poudre explosive

Pyro Brest2

Dépôt des obus après le vernissage

Pyro Brest4

 Débossellement des douilles de 75 mn après usage.

Les douilles sont reconditionnées pour être réutilisées

Pyro Brest51

Bain de dégraissage des obus de 115 et 340 mn

Pyro Brest3

Marquage des obus

Pyro Brest6

 Alésage et nettoyage après le chargement des gaines des obus de 75 mn

Pyro Brest7

Lavage des obus de 75 mn

 

Voir l'article sur Citroën Javel, usine de guerre :

http://87dit.canalblog.com/archives/2016/10/29/34496651.html

 

Voir l'article sur les usines de guerre :

http://87dit.canalblog.com/archives/2016/11/29/34626278.html

 


09 janvier 2017

Les livres jeunesse pendant la Grande Guerre

Mots clés :

Les livres roses pour la jeunesse, Charlotte Schaller, Nos Gosses et la Guerre, Gustave Le Rouge /dessins de Victor Spahn, Histoire d'un brave petit soldat, Charlotte Challer, Histoire de deux petits alsaciens pendant la guerre, Nett, Lisbeth, Benjamin Rabier, chien de guerre, flambeau,

Les livres roses pour la jeunessse

 Les livres roses

 Les livres roses monenc

Livres roses traits héroique   Livres roses Oscar et Rosalie

Livres roses les héroines   Livres d or les oeufs d or

 Les instis héroiques

Les instis héroiques3

Les instis héroiques1

Les instis héroiques5

Voir le lien pour la revue, Les instituteurs héroïques :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9669124g.r=les%20instituteurs%20h%C3%A9roiques 

Charlotte Schaller, En guerre, album imprimé, Berger‐Levrault, 1915.

 En guerre

 Installation infirmière 

  Entrée en Alsace

Gloutenerie boche 

  Apothèose

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65116692/f1.image

Nos Gosses et la Guerre

Nos gosses et la guerre, texte de Gustave Le Rouge, dessins de Victor Spahn.

 Nos gosses et la guerre

Nos gosses et la guerre1

Nos gosses et la guerre2

Nos gosses et la guerre4

Nos gosses et la guerre5

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10315960d/f1.planchecontact

Histoire d'un brave petit soldat de Charlotte Challer, 1915

 Petit soldat2

 Petit soldat 3

 Petit soldat4

http://numerique.bibliotheque.toulouse.fr/collect/general/index/assoc.pdf

Histoire de deux petits alsaciens pendant la guerre, texte de Nett, dessins de Lisbeth

petits alsaciens0

 petits alsaciens1 

 petits alsaciens2

petits alsaciens3   

petits alsaciens4

http://gallica.bnf.fr/petits alsaciens pendant la guerre

Flambeau, chien de guerre

 Flambeau chien0

 Flambeau chien

Voir l'article sur Flambeau, chien de guerre :

http://87dit.canalblog.com/archives/2016/11/11/34552280.html

 

Voir l'article sur l'Histoire d'Alsace racontée par l'Oncle Hansi :

http://87dit.canalblog.com/archives/2016/08/31/34258930.html

22 décembre 2016

Gustave Téry, directeur de L'Œuvre

Mots clés :

Téry, les Allemands chez nous, l'invasion allemande, les Hommes du jour, directeur de L'Œuvre, 

Gustave Téry, 1870 1928

 Gustave Téry3

 Téry portrait

 Portrait de Gustave Téry, 1924

Voir sa biographie :

http://tybalt.pagesperso-orange.fr/LesGendelettres/biographies/Tery.htm

Publications de Gustave Téry

Jean Jaurès Téry   Ecrits_de_T_ry

http://gallica.bnf.fr/Jean Jaurès 

Les allemands chez nous par Gustave Téry

Les all chez nous

Préface Téry   Fouriers de l'invasion

Les boches en Bretagne1   Les boche en Bretagne2

Même à Brest   Les allemands dans nos mines

En Bourgogne   La guerre sans fusils

Textes tirés du document suivant :

http://gallica.bnf.fr/Les allemands chez nous

oeuvre invasion all   oeuvre invasion all1

quelques redites   quelques redites1

Et j'entends déjà nos excellents patriotes de la vingt-troisième heure nous reprocher sérieusement d'avoir douté de notre pays.

Préparons-nous à ce joyeux paradoxe. Qui sait ? On en viendra peut-être à nous remontrer un jour prochain qu'en dépit de nos préjugés sur la culture du patriotisme, le meilleur moyen de faire pousser le drapeau, c'est encore de le planter sur le fumier...

Gustave Téry, révoqué de l'Education Nationale

Le conseil académique de Laon révoqua M. Gustave Téry en 1913, professeur de philosophie au lycée de Laon pour outrage au chef de l'Etat, M. Fallières.

Téry révoqué

Journal de la Meurthe et des Vosges, 24 mars 1914

Revocation Téry1

Révocation Téry2

 Les Hommes du jour

 Téry1

 Gustave Téry a de l'encéphale,

un encéphale qui travaille sans cesse,

qui calcule, suppute, envie, ambitionne et complote.

 G Téru1

G téry2

G Tér3

G Téry4

Lire le document :

http://gallica.bnf.fr/Homme du jour Téry

g téry hommes de jour

 

Les Hommes du jour, 18 décembre 1915

Gustave Téry, directeur de L'Œuvre

L’Œuvre fut lancée le 13 mai 1904 par Gustave Téry, ancien rédacteur du Journal et du Matin, d’abord mensuel, ce périodique devint hebdomadaire (1910), puis quotidien (septembre 1915).

Devenu un quotidien, L’Œuvre vit augmenter ses tirages :

  • 55 000 exemplaires (1915),
  • 89 000 (1916),
  • 125 000 (1917),
  • 116 000 (1918),
  • 135 000 (1919),
  • 230 000 (1936),
  • 274 000 (1939).

Le journal fut rédigé par de brillants journalistes : Robert de Jouvenel , Georges de la Fouchardière, Henri Béraud, André Billy.

Son slogan « Les imbéciles ne lisent pas L’Œuvre » (1915), ses manchettes accrocheuses et la forte personnalité de ses journalistes garantirent son succès. Gustave Téry mourut en juin 1928 et fut remplacé par Henri Raud.

L’Œuvre afficha à l’origine des idées radicales-socialistes et pacifistes : pendant la Première Guerre mondiale y parut Le Feu d’Henri Barbusse, publié en feuilleton sous le titre Le Journal d’une escouade.

L’Œuvre fut favorable au Cartel des gauches (1924) et au Front populaire (1936). En politique extérieure, le journal restait pacifiste : le 4 mai 1939, un de ses journalistes, Marcel Déat, publia « Mourir pour Dantzig ? ».

Usant de l'ironie, luttant contre la censure et le bourrage de crâne, anti-conformiste ce journal radical proposait à ses lecteurs 4 pages d'articles.

Le 10 juin 1940, L’Œuvre quitta Paris pour Saint-Étienne puis Clermont-Ferrand ; le journal parut à nouveau à Paris le 24 septembre 1940. Marcel Déat, son directeur depuis le 5 juillet 1940, l’engagea dans la voie de la Collaboration. 

L’Œuvre tirait en moyenne à 130 000 exemplaires, entre 1941 et 1944. Ses locaux étaient situés au 9, rue Louis-le-Grand, Paris-II e.

L’Œuvre cessa de paraître le 17 août 1944.

Gustave Tery mourut en juin 1928 et fut remplacé par Henri Raud. L'Œuvre (Gérant F. Potignat - Directeur François Nardot) afficha à l'origine des idées radicales-socialistes et pacifistes : pendant la Première Guerre mondiale et malgré la censure, y parut Le Feu d'Henri Barbusse, publié en feuilleton sous le titre Journal d'une escouade, rectifiant ainsi l'image de la guerre dans les tranchées.

Les premiers numéros de L'Œuvre avant guerre.

La France n'est plus qu'une colonie allemande   pour une mère

Ce que n a pas dit Calmettte   Caillaux à l argent

 Le bottin du favoritisme   Mme Brignon

 L'oeuvre N20    Téry La chambre mort née

Publications de journaux de 1915 à 1944

L oeuvre 24 09 1915

 

 Les imbéciles ne lisent pas L'Œuvre 

 

lisez l oeuvre

  Oeuvre 25 Fév 1917

L oeuvre 25 nov 1929

l oeeuvre immeuble

 Le siège du journal en 1923, 1940-1944,

9 rue Louis-le-Grand, Paris 2 ème

Les feuilletons de L'Œuvre

 Oeuvre Gustave Théry

 L'oeuvre mariée  Oeuvre2

  

 Voir l'article sur Le feu d'Henri Barbusse :

http://87dit.canalblog.com/archives/2016/08/15/34179405.html

 

Voir les éditions de ce journal de 1915 à 1944 :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb34429265b/date&rk=922751;2

 

Tombe Gustave Téry

 Tombe de Gustave Téry, Pléneuf-Val-André (22)

 

17 novembre 2016

La main coupée de Cendrars

Mots clés :

Cendrars, la main coupée,

Blaise Cendrars 1887-1961

ee

La main coupée

Roman écrit en 1946, 30 ans après les événements. L’auteur a une bonne mémoire !

De nombreuses descriptions des relations entre la hiérarchie militaire et lui.

Cendrars n’aime pas les sergents !

J’ai aimé modérément ce livre. Une seconde main pour cette main coupée de Blaise Cendrars !

 la main coupée1

lamain coupée2   lamain coupée3

Main coupée Cend01   Main coupée Cend02

Main coupée Cend03   Main coupée Cend04

Main coupée Cend05   Main coupée Cend06

 Main coupée Cend1   Main coupée Cend2

 Main coupée Cend3   Main coupée Cend4

 Main coupée Cend5   Main coupée Cend6

 

Posté par 87DIT à 11:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

27 octobre 2016

Présentation du blog

Mots clés :

87 DIT, Belgique, Hill 60, Ypres.

Pour une bonne navigation à l'intérieur de ce blog,

 consulter les liens de la rubrique " Catégories ", colonne de gauche.

 

Pour voir tous les tags (mots clés) de ce blog, cliquez sur :

http://87dit.canalblog.com/archives/index.html#categories

  

Vous trouverez dans ces pages le parcours des régiments d'infanterie territoriale du 10 ème corps d'armée (73 RIT, 74 RIT, 76 RIT, 79 RIT et 80 RIT) et du 12 ème corps d'armée (89 RIT, 90 RIT, 93 RIT, 94 RIT) lors de la Grande Guerre.

Toute cette information a été rassemblée à partir de livres, journaux, pages web.

Je n'ai pas la prétention de concurrencer l'excellent site :

http://chtimiste.com/

Toutes mes félicitations aux auteurs de ce site web.

The battlefields Ypres

Carte d'Ypres et de ses environs, lieux des opérations du 87 DIT.

Certains noms de lieu-dit sont orthographiés différemment de nos jours.

Orthographe    1914-1918        de nos jours

                          Ypres, Ypern         Ieper

                          Poelcappelle        Poelkapelle

                          Bixschoote           Bikchote

                          Boesinghe            Boezinghe

                          Dixmude              Diksmuide

Hill 60

Hill 60 : lieu de violents combats.

 

Page de gloire Hill60

Pages de Gloire, 20 Mai 1916

 

Mon grand-père  fut blessé grièvement dans l'un de ces villages vers les 4-16 Novembre 1914 (supposition de ma part : le 87 DIT comptât près de 3000 blessés pendant ces journées) puis rapatrié à Cherbourg où il mourut le 25 Novembre (115e jour de guerre) à l'âge de 36 ans.

Royer Mathurin

Cliquez sur les photos pour avoir la taille réelle.

Si pour une raison quelconque, un ayant-droit d'une des personnes référencées sur ce site désire la modification ou le retrait de la (les) photo(s) et des informations qui l'accompagnent, qu'il me contacte (colonne de gauche : contactez l'auteur).

 Bienvenue sur ce blog ... bonne lecture.

Posté par 87DIT à 08:43 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , ,


15 octobre 2016

Conseils aux fantassins pour la bataille

Mots clés :

marmitage, marmites, combat, fantassins, devoirs du soldat, aménagement d'un poste de tir, combat dans un boyau, la charge, tirailleur, assaut à la grenade, combat dans la tranchée, préceptes du fantassin, les tirailleurs d'Ypres, comment on se sert de son fusil, 

 conseils aux fantassins   conseils aux fantassins30

conseils aux fantassins1   conseils aux fantassins2

conseils aux fantassins3   

conseils aux fantassins4   conseils aux fantassins5

conseils aux fantassins6   conseils aux fantassins7

conseils aux fantassins8

 conseils aux fantassins10   conseils aux fantassins11

conseils aux fantassins12 

comment on se sert de son fusil   comment on se sert de son fusil1

comment on se sert de son fusil2   comment on se sert de son fusil3

 conseils aux fantassins13   conseils aux fantassins16

conseils aux fantassins17

conseils aux fantassins20   conseils aux fantassins21

 conseils aux fantassins22

conseils aux fantassins23

conseils aux fantassins24

conseils aux fantassins26

 conseils aux fantassins27

conseils aux fantassins28

 

Voir le lien :

http://digital.slv.vic.gov.au/

18 juillet 2016

Présentation du 87 DIT

Mots clés :

87 DIT, affectations des territoriaux, Bretagne, Général d'Urbal, Général Joppé, Général Roy, Hély d'Oissel. 

87 DIT fronton

Sous le frontispice, entourant la croix de guerre on trouve à droite les villages suivants :

Bixschoote, Kerteker, Bois triangulaire, Noordschoote, Steenstraat, Het-Sas et à gauche, Langemark, Pilkem, Les 3 chemins, Ypres, Boesinghe et au bas le tracé de l'Yser.

Commandants de cette division :

  • à la mobilisation : Général Roy
  • à partir du 25 mai 1915 : Général Joppé
Général Joppé 1884-1927

Général de division *** Maurice Joppé 1884 - 1927

Frontispice 87dit

(Le texte qui suit est imprimé dans le tableau) :

VIIIè Armée État Major 1er Bureau No 3.175 19 novembre 1914 Extrait de l'ordre général no 27.

Le général d'Urbal, commandant la VIIIè Armée cite à l'ordre de l'armée :

La 87è Division territoriale

« Chargée pendant 3 semaines de la défense d'un secteur important, a brillamment rempli sa mission en infligeant à l'ennemi des pertes sensibles et en faisant preuve dans toutes les actions offensives ou défensives qu'elle a dû engager de solides qualités d'endurance et de bravoure »

Le général commandant la VIIIè Armée. Signé : D'Urbal

Général d'Urbal   Urbal100

Général d'Armée ***** Victor d'Urbal 1858 -1943 

 Pays de France Oissel

Général de Division *** Hely d'Oissel 1859 - 1937

Région fortifiée de Dunkerque et 36è Corps 11 mars 1916 Extrait de l'ordre général n° 29.

Le général Hely D'Oissel commandant la région fortifiée de Dunkerque et le 36è Corps d'Armée cite à l'ordre de l'Armée la 87è Division territoriale d'infanterie.

« A pris part à toutes les opérations qui se sont déroulées en Belgique depuis le mois d'octobre 1914. Par sa ferme attitude au feu au cours de violents combats aussi bien que par son endurance dans un service de tranchées très pénible, s'est montrée l'égale des troupes les plus solides.
Chargée, sous le commandement du général Joppé, pendant les plus mauvais mois d'hiver, de la défense d'un secteur que les intempéries, le terrain marécageux, les bombardements répétés et intenses de l'ennemi rendent particulièrement difficiles, a donné des preuves constantes du superbe esprit de devoir et de dévouement qui l'anime toute entière »

Le général commandant la région fortifiée de Dunkerque et le 36ème Corps d'Armée. Signé Hely d'Oissel

 

Hommage au 87 DIT

Extrait de L'Ouest-Eclair Novembre 1914

 

Anciens combattants 87DIT

Article publié par L'Ouest-Eclair, le 4 Décembre 1927

A la mobilisation d'août 1914, les hommes âgés de 34 à 39 ans furent incorporés dans 145 régiments d'infanterie territoriale (et dans la réserve territoriale pour ceux âgés entre 40 ans et 45 ans). Prévus à l'origine pour ne servir que de soutien aux régiments actifs (intendance, construction, etc),  les « Pépères », selon l'appellation familière de l'époque, se trouvèrent souvent en première ligne, principalement en Belgique, dans les régions du Nord et de l'Est de la France.

Leur sort en fut tout autrement !

Le général Nivelle en a fait tuer soixante mille pour rien en trois jours, au Chemin des Dames.

Les Territoriaux ont-ils été des combattants de premières lignes ?

Opérations de la 87 DIT de 1914 à 1917.

 1914

Mobilisée dans la 10e région. 

6 août – 7 octobre – transport par V.F., de Saint-Servan, à Valognes ; garde du littoral dans cette région.

A partir du 26 août, transport par mer et par V.F. dans la région du Havre ; travaux et défense.

A partir du 5 octobre, transport par mer à Dunkerque.

7 – 24 octobre – Mouvement vers Ypres.

A partir du 14 octobre, occupation et défense de la région de Zillebeke, Pilkem ; travaux.

Le 22 octobre, combat vers Bixschoote. 

24 octobre – 17 novembre – Relève d'une division britannique vers Langemarck et Steenstraate.

Engagée dans la BATAILLE D'YPRES :

Combats vers Weidendreft, Mangelaare et Kortekeer Cabaret. 

17 novembre – 6 décembre – retrait du front ; repos vers Killem, puis travaux vers Elverdinghe et Dickebusch. 

6 décembre 1914 – 24 janvier 1915 – Mouvement vers le front et occupation d'un secteur sur le canal de l'Yser, vers le pont de Knocke, le pont de Drie Grachten et Kortekeer Cabaret, réduit à droite, le 30 décembre, jusque vers la maison du Passeur. 

1915

24 – 29 janvier – Retrait du front (relève par l'Armée belge), et repos vers Proven. 

29 janvier – 30 mars – Mouvement vers le front et occupation d'un secteur vers Poelcappelle et Steenstraate (1)

30 mars – 13 avril – Retrait du front et repos vers Socx (2).

13 avril – 21 mai – Mouvement vers le front et occupation d'un secteur vers Langemarck et Steenstraate (3) .

Le 22 avril, attaque allemande par gaz ; violentes contre-attaques françaises.

Puis occupation, par des éléments, d'un nouveau secteur sur l'Yser au nord de Boesinghe. 

21 mai – 30 septembre – Retrait du front et repos vers Rexpoëde (éléments en secteur vers Steenstraate et Boesinghe) (4)

30 septembre 1915 – 26 février 1916 – Mouvement vers le front et occupation d'un secteur vers Steenstraate et Boesinghe, en liaison avec les armées belges et britanniques. 

1916

26 février – 18 mai – Retrait du front ; stationnement vers Rexpoëde :

Des éléments de la 87e D.T. participent à l'organisation de la défense de Dunkerque et à l'occupation du secteur du 36e C.A. 

18 mai – 5 juin – Occupation d'un secteur vers Steenstraate et Boesinghe. 

5 – 15 juin – retrait du front, et à partir du 7 juin, transport par V.F. dans la région d'Estrées-Saint-Denis ; repos. 

15 juin – 18 décembre – Mouvement vers le front et occupation d'un secteur vers Belval et l'Oise, réduit à gauche, le 2 décembre, jusque vers l'Ecouvillon. 

18 décembre 1916 – 26 février 1917 – Retrait du front ; repos vers Grand-Fresnoy et Sacy-le-Grand.

A partir du 27 décembre, travaux dans les régions de Villers-Cotterêts, de Senlis, de Ressons-sur-Matz et de Creil. 

1917

26 février – 12 mars – Instruction au camp de Pontarmé. 

12 – 17 mars – Mouvement vers Compiègne, puis occupation d'un secteur entre l'Oise et l'Ecouvillon. 

17 – 18 mars – Poursuite de l'ennemi (REPLI ALLEMAND) : Prise de Noyon. 

18 mars 1er avril – Travaux dans la région de Noyon. 

1er – 5 avril – Regroupement vers Roye et Porquericourt ; transformation de la 87e D.T. en 87e D.I. active. 

(1)  A partir du 11 mars 1915, une brigade de la 89e D.T. est à la disposition de la 87e D.T.

Du 14 au 30 mars, les deux brigades de la 89e D.T. sont aux ordres de la 87e D.T.

(2)  Du 30 mars au 9 avril 1915, l'une des brigades est mise à disposition de la 89e D.T. Du 9 au 13 avril, les deux brigades sont à la disposition de la 89e D.T.

(3) Du 17 avril au 26 août 1915, la 87e D.T. est augmentée d'une brigade territoriale.

(4) A partir du 25 août 1915, l’une des trois brigades est transportée par VF dans la région de Bruay.

Le 1 septembre, elle reconstitue, au 21e CA, la 81 DT avec l’une des brigades de cette division.

 

 Opérations des régiments composant le 87 DIT.

173 BT

73e Régiment d'infanterie territoriale
Guingamp, Le Havre, Les Flandres, Ypres, Saint-Julien, Boeringhe, Korteker-Cabaret, Pilkem
74e Régiment d'infanterie territoriale
Saint-Brieuc, Dunkerque, Belgique, Yser, Ypres, Langemarck

174 BT

76e Régiment d'infanterie territoriale
Vitré, Les Flandres, Ypres, Boesinghe, Paschendaele, Westroosbeke, Korteker, Het Sas, Steenstraat
79e Régiment d'infanterie territoriale
Granville, Ypres, Zonnebecke, Paschendaele, Bixchoote, Maison du Passeur, Driegrachten
80e Régiment d'infanterie territoriale
Saint-Lô, Bergues, Boesinghe, Paschendoele, Yser, Bixchoote

Composition organique du 87 DIT

73 RIT de août 1914 à avr 1917

74 RIT de août 1914 à avr 1917

76 RIT de août 1914 à juin 1916

79 RIT de août 1914 à juin 1916

80 RIT de août 1914 à juin 1916

100 RIT de avr 1915 à août 1915

102 RIT de avr 1915 à août 1915

11 RIT de juin 1916 à avr 1917

12 RIT de juin 1916 à avr 1917

Lire le sommaire des opérations du 87 DIT : 87e DIT

Lire les affectations des territoriaux : Affectations des RIT 14-18       Affectations des RIT

07 juillet 2016

Régions militaires, 10 ème région

 Mots clés :

10 ème région militaire, 10 corps d'armée, 87 DIT, Bretagne, général Defforges, général Franchet d'Espéret, Normandie, ordre de bataille août 1914, régions militaires. 

Les régions militaires en 1913

Régions milit 1914

Régions milit 1913

 La X ème région

Carte mobilisation 14 ouest

Les X ème et XI ème régions militaires

10 corps d armee 1914

La X ème région militaire

 10 corps de Rennes

 RI en Bretagne

 X corps d armée1 

 X corps d'armée2

http://www.ille-et-vilaine.fr/sites/default/files/asset/document/expo_itinerante_grande-guerre_bd.pdf

 Le Télégramme Régiments

Le Télégramme, 13 juilet 2014

Triple Entente contre Triplice

Le jeu fatal des alliances se met en branle et si les souverains hésitent, partout les militaires poussent à la guerre. La Russie, défenseur affiché des peuples slaves, donc de la Serbie, mais peu soucieuse aussi de voir l’Autriche accroître son emprise sur les Balkans, mobilise partiellement le 30 juillet, ce qui provoque la proclamation de danger de guerre par l’Allemagne, ce qui provoque à son tour la mobilisation générale russe le 31. La Russie est alliée à la France et à l’Angleterre au sein de la Triple Entente : l’Allemagne craint donc un encerclement et lance immédiatement deux ultimatums. Par le premier, elle demande à la Russie de renoncer à la mobilisation faute de quoi la guerre sera déclarée, ce qui arrive dès le 1er août.

Par le second, elle demande à la France quelle va être sa position et exige, en cas de neutralité, une occupation allemande des forts de Verdun et de Toul pendant toute la durée de la guerre. Cela est inacceptable mais le gouvernement français propose, le soir du 31 juillet, de retirer ses troupes à 10 km de la frontière, ce qui témoigne de sa non-volonté agressive. Devant la mobilisation allemande, il cède pourtant à la pression des militaires et, le 1er août, il annonce la mobilisation française qui sera effective le lendemain. Entre temps, le 31 juillet, Jean Jaurès, l’infatigable militant de la paix, a été assassiné par un nationaliste : le dernier obstacle à la guerre semble ainsi dramatiquement levé. La Belgique est neutre mais, première menacée par une offensive allemande, elle annonce elle aussi le 31 juillet la mobilisation pour le lendemain. L’Angleterre, alliée de la France et de la Russie, ne veut pas la guerre mais, inquiète, elle mobilise sa flotte.

L'Entente 1914

Ordre de bataille, Août 1914

Lire le document :

Présentation de l'armée de 14 à 39

ordre de bataille

Pour une meilleure lecture de cette roue, voir le site : 

http://www.carto1418.fr/ordredebataille

Voir le site affectation organique des unités :

http://iabem.free.fr/

Positions armées 1914

Positions des Armées en Août 1914

Le 10 ème corps d'armée :

C'est l'une des composantes de la V ème armée commandée par le Général Lanrezac.

Q.G. à Rethel. Effectif : 240.000 hommes.

Unité

Lieu

Commandant

1e corps Lille Franchet d’Espérey
2e corps Amiens Gérard
3e corps Rouen Sauret
10e corps Rennes Defforges
11e corps Nantes Eydoux
4e G.D.R. Valabrègue  
4e division de cavalerie Sedan Abonneau

Le général Lanrezac est limogé par le Général Joffre le 3 Septembre 1914 et remplacé par le Général Franchet d'Esperey.

Général Lanrezac

 Général Lanrezac 1852 -1925

Franchet d'esperet

Général Franchet d'Espéret 1856 - 1942

Franchet d Espéret 1915

 Le Général Franchet d'Espéret  en 1915

 Général Defforges

Les commandants du 10 ème Corps d'Armée sont :

  • à la mobilisation : Général Desforges
  • Au 10 Novembre 1914 : Général Wirbel
  • Au 10 Septembre 1915 : Général Antoine
  • au 24 Mars 1917 : Général Vandenberg

Composition du 10 ème CA :

Régiments mobilisés dans la 10 ème Région mais ne faisant pas partie du 10ème Corps d’Armée, les territoriaux :

73e RIT (10e Région) Guingamp d'août 1914 à avril 1917.
74e RIT (10e Région) Saint-Brieuc d'août 1914 à avril 1917.
76e RIT (10e Région) Vitré d'août 1914 à juin 1916.
79e RIT (10e Région) Granville d'août 1914 à juin 1916.
80e RIT (10e Région) Saint-Lô d'août 1914 à juin 1916.

100e Régiment d'Infanterie Territoriale d'avril à août 1915.

102e Régiment d'Infanterie Territoriale d'avril à août 1915.

11e Régiment d'Infanterie Territoriale de juin 1916 à avril 1917.

12e Régiment d'Infanterie Territoriale de juin 1916 à avril 1917.

Voir le lien :

http://www.fortiffsere.fr/armee1914/index_fichiers/Page920.htm

Composition de la 87e Division d'Infanterie Territoriale en Août 1914.

La 87 ème D.I.T est isolée du 08/14 au 04/17, puis active isolée à partir du 11/18 avec les 72, 91 et 136 ème R.I.

173ème Brigade d'Infanterie territoriale :

  • 73ème Régiment d'Infanterie territoriale (Guingamp).
  • 74ème Régiment d'Infanterie territoriale (Saint-Brieuc).

174ème Brigade d'Infanterie territoriale :

  • 76ème Régiment d'Infanterie territoriale (Vitré).
  • 79ème Régiment d'Infanterie territoriale (Granville).
  • 80ème Régiment d'Infanterie territoriale (Saint-Lô).

Plus :

2 escadrons du 24e régiment de dragons.
1 groupe territorial du 49e régiment d’artillerie de campagne.
1 (?) groupe territorial du 50e régiment d’artillerie de campagne.
3e compagnie du 10e bataillon territorial du génie.

Corps d'armée 10 Rennes

Voir les liens : 

http://centenaire.org/fr/des-bretons-des-bretagnes-en-guerre

http://archives.ille-et-vilaine.fr/sites/default/files/g-pec-0914-005-bd.pdf

Lire le document :

Affiches de mobilisation

En France le premier jour de la mobilisation est le dimanche 2 août 1914.

Déclaration de guerre de l’Allemagne  à la France le 3 Aout 1914.

Le 18 août, à la fin de la concentration, 2 700 000 soldats sont prêts à entrer en campagne, 680 000 sont dans les dépôts, 235 000 outre-mer, 65 000 sur mer, 200 000 territoriaux assurent la garde des voies de communication.

Pendant toute la guerre, 8,7 millions de soldats et de marins furent mobilisés, (6% de soldats indigènes, un tiers venu d'Afrique noire, la moitié du Maghreb) et 800 000 travaillèrent dans les usines d’armement en tant qu’affectés spéciaux.

La France compte en 1914, 38 millions d’habitants.

L'armée de terre française compte, en 1914, 5 armées mises à la disposition du commandant en chef. Ces 5 armées se composent de 21 corps d'armée correspondant chacun à une région militaire. Un corps d'armée comprend un quartier général, deux divisions d'infanterie, une artillerie de corps, une cavalerie de corps, des formations du génie, des services de santé, vétérinaire, trésorerie, poste, prévôté. il compte 38 000 hommes, dont 30 000 combattants et 13 000 chevaux, placés sous le commandement d'un général de division (2 étoiles). 

Au 1er août 1914, il y a déjà 880 000 hommes sous les drapeaux : il s'agit des classes 1911 à 1913, qui forment l'armée d'active (nés entre 1891 et 1893 : 21 à 23 ans).

La mobilisation appelle 2 200 000 hommes des classes 1900 à 1910 qui forment la réserve (nés entre 1880 et 1890 : 24 à 34 ans) et 700 000 des classes 1886 à 1899 qui forment la territoriale (nés entre 1866 et 1879 : 35 à 48 ans). À ces hommes contraints, se rajoutent les 71 000 engagés volontaires, qui soit devancent l'appel (le record est à 15 ans) soit sont étrangers (ces derniers sont 26 000 en 1914).

Total : 3 877 000 hommes mobilisés en août 1914, sur une population de 38 millions d'habitants, formant 94 divisions : 47 d'active (chacune de 17 286 hommes), 25 de réserve, 12 territoriale et 10 de cavalerie.

PS : Les hommes de la territoriale, âgés de 34 ans et plus, sont affectées à la défense des places fortes, des côtes et des points stratégiques.

Elles ne sont pas, en principe, destinées à entrer en campagne !

Organisation de l'armée française pendant la guerre de 1914-1918.

Généraux 1914-15

Les généraux de Corps d'Armées

Les Armées (5 en 1914), regroupant chacune 250.000 hommes environ.

En août 1914, 1.250.000 hommes furent mobilisés (régiments d'active).

  • 1 er Armée Dubail, 5 CA
  • 2ème Armée De Castelnau, 6 CA
  • 3ème Armée Ruffey, 4 CA
  • 4 ème Armée Langle de Cary, 3 CA
  • 5 ème Armée Lanrezac, 4 CA 
  • L'Armée d'Alsace Pau

- Le corps d'armée (40.000 à 60.000 hommes) commandée par un Général 4 / 5 étoiles.

- La division est constituée de différents corps d'armée, parmi lesquels, en ce qui concerne l'infanterie, des brigades (soit environ 20.000 à 30.000 hommes) commandée par un Général de Division 3 étoiles.

- La brigade est constituée de 3 régiments d'infanterie (environ 10.000 hommes) commandée par un Général 2 étoiles.

- Il y a 173 régiments d'infanterie RI dans l'armée française en 1914

  (En réalité, on en trouve le double car ils ont été dédoublés en régiments de réserve (n°200 à 373) et régiments d'active (n°1 à 173).

- Le régiment d'infanterie (3000 à 4000 hommes) est constitué de 3 ou 4 bataillons commandé par un Colonel.

- Le bataillon (environ 1000 hommes) est constitué de 4 compagnies commandé par un Commandant.

- La compagnie (environ 250 hommes) est constituée de 4 sections commandée par un Capitaine.

- La section (environ 60 hommes) est constituée de 4 escouades commandée par un Sergent, un Lieutenant, un Sous Lieutenant ou un Adjudant.

- L'escouade comprend environ 15 hommes commandée par un Caporal.

A la tête de sa compagnie le capitaine a 254 hommes sous ses ordres (4 sections de 59 hommes), plus un sergent major, un sergent fourrier, un caporal fourrier et 15 soldats hors rang de spécialités diverses.

Les officiers supérieurs :

Le chef de bataillon, commande quatre compagnies. Il dispose d'un lieutenant adjoint, un médecin aide major, quatre sous off, deux caporaux et cinq hommes, d'un atelier téléphonique de sept hommes opérant sur deux postes.

Le Colonel à la mobilisation commande 3400 hommes environ dont 70 officiers.

évolution de l'armée fr

 la division d infanterie

régiment et bataillon d infanterie

05 juillet 2016

Général Mangin, 1866 -1925

Mots clés :

Mangin, nos grand chef, félicitations du général Nivelle, reprise de Douaumont, grand officier à Verdun

portrit mangin   bureau mangin

 Il sort de St-Cyr en 1888, dans l'infanterie de marine. De 1895 à 1898, il participe à la mission Congo-Nil du capitaine Marchand.

Après divers commandement au Tonkin et en Afrique occidentale, il s'illustre au Maroc à partir de 1912.

A Verdun, il reprend brillamment Douaumont. En avril 1917, il commande la VI ème armée au Chemin des Dames. Nivelle le rendra responsable de cet échec. Relevé de commandemant, il est rappelé en décembre et, en juin 1918, il arrête l'armée von Hutier qui avancait sur Compiègne. Placé au commandement de la X ème armée les jours suivants, il réalise la brillante contre-attaque lancée à partir de la forêt de Villers-Cotterets, le 18 juillet 1918.

Après l'armistice, il commandera les forces françaises d'occupatoin en Rhénanie.

armée mangin 18 sept 1918

 Front au 18 septembre 1918

ligne de front sept 1918

Publications dans Le Miroir

Le miroir Mangin3

Le Miroir Mangin1

le miroir mangin2

Le miroir mangin7

 Le Miroir, 26 Novembre 1916

Le miroir Mangin5

Publications dans Lectures pour tous

Lecture pour pous Mangin

Nos Gd chef Mangin

Nos Gd chef Mangin1

 Nos Gd chef Mangin2

Nos Gd chef Mangin3

Nos Gd chef Mangin5

 Nos Gd chef Mangin6

Nos Gd chef Mangin7

Nos Gd chef Mangin8

 

Felicitatios Nivelle Mangin

 

Le Petit Journal 

30 juin 2016

73 RIT - 74 RIT - 76 RIT - 79 RIT - 80 RIT

Mots clés :

73 RIT, 74 RIT, 76 RIT, 79 RIT, 80 RIT, 87 DIT, biniou, bombarde, Bretagne, Général de Mitry, Normandie, Ypres.

                        Organisation du 87 DIT

 

Organisation 87 DIT

73 RIT

73 RIT photos 1914

Opérations du 73e Régiment d'infanterie territoriale :

Guingamp, Le Havre, Les Flandres, Ypres, Saint-Julien, Boeringhe, Korteker-Cabaret, Pilkem.

Le 73e d’infanterie territoriale est d’origine bretonne, il se recrutait parmi les rudes populations des Côtes-du-Nord. Peu d’apparence, ces gars bretons,    surtout sous l’uniforme. Corps trapu, sans élégance naturelle ou acquise, âme difficile à pénétrer, défendue encore par la particularité du langage. Parfois aussi, hélas ! Une tendance fâcheuse à boire. Mais ce sont des gens d’une résistance extraordinaire, dur à la souffrance, et dès qu’ils se sont donnés, d’un dévouement sans bornes, tenaces comme personne, très sensibles à l’honneur.

Lire l'historique sommaire de ce régiment : 73 RIT

Ordonnance du général de Mitry, le 27 Octobre 1914 :

De Mitry Général

« Des défaillances se sont produites récemment dans certains corps territoriaux, aucun fait de cette nature ne devra se produire à l’avenir. Je suis décidé à les réprimer avec la dernière énergie. Tout chef qui verra un de ses hommes reculer devra immédiatement lui brûler la cervelle. De plus un régiment de cavalerie sera mis sous vos ordres pour arrêter tout mouvement de repli au combat et assurer la police du champ de bataille ; il emploiera la force pour ramener les hommes à leur devoir ; s’ils n’ont la mort par-devant, ils l’auront par derrière. Vous voudrez bien aviser les troupes sous vos ordres de ces dispositions et en assurer la rigoureuse exécution. »

Voir la composition de l'état major de ce régiment : Composition du 73 RIT

 Monument aux morts Guingamp

Monument aux morts de Guingamp

 Ruellen

Citation au tableau d'honneur, mort pour la France.

 Voir le site suivant recensant 790 soldats de ce régiment décédés aux combats :

http://www.memorial-genweb.org/73 R.I.T.

Seules les 300 premières réponses sont affichées sur la première page, vous pouvez affiner votre recherche en renseignant le début du nom recherché dans le champ :

Précisions éventuelles
Nom commence par :


Pendant la Première Guerre mondiale, le 73e régiment d'infanterie territoriale de Guingamp fut doté de bombardes et de binious par son commandant, le lieutenant-colonel Aymar de Quengo de Tonquédec. Le magazine « L'Illustration » choisit un couple de sonneurs pour faire la couverture de son numéro du 3 juillet 1915.
Photo devenue symbolique de l'engagement des Bretons dans la Première Guerre mondiale

cornemuse 73 rit    bombarde 73 rit

sonneur bretons

Deux sonneurs breton sur le front.

Le colonel d'un régiment de territoriaux, du recrutement de Bretagne,

a adjoint à ses tambours et clairons

les deux intruments de la vieille Armorique.

 

Voir l'article sur Musique au front :
74 RIT

Ceux du 74 RIT

Opérations du 74e Régiment d'infanterie territoriale :

Saint-Brieuc, Dunkerque, Belgique, Yser, Ypres, Langemarck.

Le 5 octobre 1914, le régiment s’embarque au Havre pour Dunkerque, à bord des paquebots La Lorraine, Niagara et New Haven, et après un débarquement rendu difficile par l’état de la mer, il est dirigé vers Saint Omer.

Paquebot La Lorraine

Lorraine II

Caractéristiques de "La Lorraine" :

Chantiers & Ateliers de Penhoët, Saint Nazaire
Mis à flot : 20.09.1899  
Entrée en flotte : 08.1900
En service : 12.08.1914  
Retiré : 25.09.1917  
Caractéristiques : 11 168 tjb ; 4 202 tpl ; 170 x 18,26 m ; 22 000 cv ; 2 moteurs à pilon, triple expansion, 4 cylindres ; 21,5 nds, 20 nds en service ; 2 hélices ; 2 cheminées ; 2 mâts ; coque acier ; 446 passagers en premières classes, 116 en secondes et 552 en troisièmes. 

11.08.1900 : mis en service sur la ligne Le Havre – New York
25.07.1914 : dernier voyage sur la ligne avant la guerre    
12.08.1914 : réquisitionné, converti en croiseur auxiliaire sous le nom de Lorraine II 

Paquebot Le Niagara

Niagara

Caractéristiques du "Le Niagara" :

NIAGARA était l'ex CORSE lancé le 16 Mai 1908 aux chantiers de Saint Nazaire pour les Chargeurs Réunis.
 
Longueur 148 m  Largeur  17 m  2 hélices 8481 tx 

Paquebot Newhaven

Newhaven1Newhaven

Navire français ayant servi de navire-hôpital sous pavillon britannique, rendu à la France en 1919 

Caractéristiques du Newhaven :

Forges et Chantiers de la Méditerranée, au Havre
Lancé : 19 décembre 1910
En service : 03 juin 1911
Démoli : 1949
Caractéristiques : 1 888 t ; 92 m ; 9 000 cv ; 24 nds ; à turbines ; 3 hélices 

Visiter le site sur les navires de grande guerre :

http://www.navires-14-18.com

Le 14 Octobre 1914 le Colonel CHAUVEL adressait cet appel à ces vieux poilus du 74° :

Le 74° saura donner la mesure de sa valeur par son calme, son entrain et son endurance, dans les circonstances particulièrement difficiles.

 Chauvel« Français de Bretagne, vous avez montré une fois de plus que voue êtes toujours les dignes ascendants de ceux qui ont immortalisé votre Province devant l’Histoire ! Nous voici en Belgique, tâchons de faire sentir à cette brave nation, qui a tout sacrifié pour le salut de la France que nous venons pour la sauver. »

Lire l'historique sommaire de ce régiment :

74 RIT

Histo 47 rit

 Voir la composition de l'état major de ce régiment :

composition du 74 RIT

 Monument aux morts1 St Brieuc

Monument aux morts de Saint-Brieuc

Œuvre du sculpteur Françis Renaud (1887-1973), ce monument aux morts fut inauguré le 15 juillet 1923 dans les jardins des Promenades derrière le Palais de justice. D'une longueur de 13 m (20 m aujourd'hui), et 7,50 m de hauteur en son centre, le monument a coûté 80.000 F à la municipalité. La statue d’une hauteur de 3,40 m représente une figure allégorique, Victoire aux ailes entrouvertes. 692 noms sont inscrits sur ce monument.

La Touche

 Laroque

 Armand Fraval

Citations au tableau d'honneur, mort pour la France.

 Victor Courtel Lieut

Lieutenant Victor Courtel, tué à l'ennemi à Languemarck, le 10 Novembre 1914.

Victor Coutel (1876-1914) habitait avec ses 4 frères ( Jean marie, Joseph marie, Mathurin et Francois) et ses 5 sœurs (Marie josephe, Marie francoise, Marie louise, Césarine et Hortense ) le hameau du "Gasset" en La Prenessaye .
Son frère François, Maréchal des Logis (1890-1918) décèdera en 1918 au front. 

Voir le site suivant recensant 688 soldats de ce régiment décédés aux combats :

http://www.memorial-genweb.org/74 R.I.T.

 Seules les 300 premières réponses sont affichées sur la première page, vous pouvez affiner votre recherche en renseignant le début du nom recherché dans le champ :

Précisions éventuelles
Nom commence par :

Voir le journal de tranchée Le Bataillon de ce régiment :

http://87dit.canalblog.com/Le Bataillon

 Bat 74

76 RIT

Opérations du 76e Régiment d'infanterie territoriale :

Vitré, Les Flandres, Ypres, Boesinghe, Paschendaele, Westroosbeke, Korteker, Het Sas.

Lire l'historique sommaire de ce régiment : 

76 RIT

Voir le lien :

http://www.dumoul.fr/mili/14-18/regiments/76eRITal/historique/historique.php

En janvier 1918, le 76e R.I.T était définitivement dissous. Inutile de conclure sur un dithyrambe. Les faits parlent d’eux-mêmes.

Au reste, voici le tableau des récompenses distribuées : 2 croix d’officiers de la légion d’honneur,11 croix de chevalier de la légion d’honneur, 36 médailles militaires, 12 citations au corps d’armée, 164 citations à la brigade, 238 citations au Régiment.

Quel corps territorial en a d’avantage à son actif ?

 Monument aux morts1 Vitré

Monument aux morts de Vitré, œuvre de Jean Boucher  (1870-1939).

Voir le site suivant recensant 482 soldats de ce régiment décédés aux combats :

http://www.memorial-genweb.org/76 R.I.T.

Seules les 300 premières réponses sont affichées sur la première page, vous pouvez affiner votre recherche en renseignant le début du nom recherché dans le champ :

Précisions éventuelles
Nom commence par :

Voir le journal de tranchée Face aux Boches de ce régiment :

Face aux boches

Voir l'article sur Face aux Boches

http://87dit.canalblog.com/archives/2016/04/17/33676275.html

79 RIT

Opérations du 79e Régiment d'infanterie territoriale :

Granville, Ypres, Zonnebecke, Paschendaele, Bixchoote, Maison du Passeur, Driegrachten.

GranvilleHommage de L'Ouest Eclair, 18 Mai 1939 

 

Le 79 RIT s'est illustré à la Maison du Passeur : voir l'article 

http://www.canalblog.com/La maison du Passeur

 

Lire l'historique sommaire de ce régiment : 

79 RIT

Par ordre en date du 11 mars 1916, la 87° division territoriale d’infanterie, dont faisait partie le 79° RIT, est citée à l’ordre de l’armée dans les termes suivants :

 « a pris part à toutes les opérations qui se sont déroulées à X…, depuis le mois d’octobre 1914. Par sa ferme attitude au feu au cours de violents combats, aussi bien que par son endurance dans un service de tranchées très pénible, s’est montrée l’égale des troupes les plus solides.

Chargée, sous le commandement du général JOPPE, pendant les plus mauvais mois de l’hiver, de la défense d’un secteur que les intempéries, le terrain marécageux, les bombardements répétés et intenses de l’ennemi rendaient particulièrement difficile, a donné des preuves constantes du superbe esprit de devoir de dévouement qui l’anime toute entière »

 Monument aux morts Granville

Monument aux morts de Granville

Œuvre du sculpteur VEREZ, Georges (1877-1933), né à Lille (Nord).

Type de matériau : bronze

Inauguration le 6 août 1922.

Vignon

Lancesseur

Citations au tableau d'honneur, mort pour la France.

 Voir le site suivant recensant 395 soldats de ce régiment décédés aux combats :

http://www.memorial-genweb.org/79 R.I.T.

Seules les 300 premières réponses sont affichées sur la première page, vous pouvez affiner votre recherche en renseignant le début du nom recherché dans le champ :

Précisions éventuelles
Nom commence par :

80 RIT

Opérations du 80e Régiment d'infanterie territoriale :

Saint-Lô, Bergues, Boesinghe, Paschendoele, Yser, Bixchoote.

Lire l'historique sommaire de ce régiment : 

80 RIT

80 RIT témoignageBuissot Armand

Monument aux morts St_Lo

Monument aux morts de Saint-Lô

Œuvre du sculpteur GRISARD, Henri-Désiré (1872- ), né à Paris.

Type de matériau : bronze .

Inauguration le 2 Octobre 1921.

Choqueuse

 Cauville

Citations au tableau d'honneur, mort pour la France.

Voir le site suivant recensant 547 soldats de ce régiment décédés aux combats :

http://www.memorial-genweb.org/80 R.I.T.

Seules les 300 premières réponses sont affichées sur la première page, vous pouvez affiner votre recherche en renseignant le début du nom recherché dans le champ :

Précisions éventuelles
Nom commence par :

 Voir le site listant les régiments bretons pendant la Grande Guerre :

http://www.genealogie22.com/guerre-14-18

Hommage aux bretons

 

Les bretons dans la guerre1

 

Les bretons dans la guerre2

 Article paru dans Le Progrès du Finistère, 18 mars 1916

 

 

18 juin 2016

Bilan mondial, français, belge 14-18. Tant de morts !

Mots clés :

Bilan humain, bilan des troupes coloniales indigènes, bilan financier, état des pupilles, fusillés, Mathurin Méheut, morts pour la France, orphelins, perte par classe, pertes françaises par armes, Pertes par RI et RIT, prisonniers, veuves

Le Petit Journal Hommage aux morts

Tant de morts !

67 millions de combattants :

42 millions chez les alliés,

25 millions chez les puissances centrales.

5,2 millions de morts chez les alliés,

3,4 millions de morts chez les puissances centrales.

 

Voir l'article sur les monuments aux morts en France

http://87dit.canalblog.com/archives/2015/07/13/32352029.html

 

Bilan humain mondial

Victimes ede

victimes 1 er gg

Parts des morts parmi les mobilsés

Bilan 14-18Le bilan 1418

Bilan4 morts

Bilan3 morts

Bilan humain France

En France, pendant la Première Guerre mondiale, le tribut payé par les poilus est impressionnant : 1 322 000 morts, 4 266 000 blessés (la moitié d'entre eux blessés deux fois), 1.100.000 invalides dont 60.000 amputés, 70 000 tués venus d'Afrique du nord et des milliers de Sénégalais.

Plus de la moitié des instituteurs mobilisés, 833 polytechniciens, 143 de l'ENS sont tombés au combat.

Ce conflit des plus meurtriers n’a pas épargné les populations civiles.

En Belgique, qu’ils ont envahie malgré sa neutralité, les Allemands ne s’attendaient à aucune résistance, mais les Belges ralentissent la progression de l’ennemi, qui exerce des représailles sur la population : 200 civils sont tués dans l’incendie de Louvain, 400 otages sont exécutés à Tamines, 200 à Andenne, 670 à Dinant, hommes, femmes et enfants confondus. En août et septembre 1914, lors de leur avancée en Belgique et dans le nord de la France, les Allemands incendient des villages, bombardent des villes sans défense, et font rien moins que 6 000 victimes civiles. 

Sur 1.383.000 morts :

  • 674.000 tués au feu
  • 225.000 morts suite à des blessures
  • 175.000 morts suite à des maladies : typhoïde, grippe, tuberculose, paludisme ...
  • 225.000 disparus

Pourcentage de tués par rapport au nombre de mobilisés : 

morts fr 14-18Lire le document :

Répartition des pertes françaises

MPF morts pour la fr

Le département qui a payé le plus lourd tribut à la Première Guerre mondiale est la Lozère : 6 239 natifs du département sont tombés, soit 5,08% de la population de 1911. Suivent la Mayenne (4,48%), la Vendée (4,37%) puis les Côtes-d’Armor (4,26%), premier département de Bretagne. 

  Pourcentage de morts part régions 14-18

 Répartition régionale

Pourcentage de prisonniers par rapport au nombre de mobilisés :

prisonniers

On estime que près de 900 Français sont décédés par jour pendant cette guerre (les disparus ne sont comptabilisés).

Si on ajoute le nombre des disparus au nombre des tués on obtient : 1182 décès par jour.

L'infanterie fut le corps d'armée le plus touché : un officier sur trois et un soldat sur quatre furent tués.

Il y eu en France 700.000 veuves de guerre

Bilan_grd_guerre

Statistiques de la Documentation Française

Morts pour la France

L'expression " monuments aux morts " s'applique ici aux édifices érigés par les collectivités territoriales - le plus souvent les communes - pour honorer la mémoire de leurs concitoyens " morts pour la France ", sauf dans les départements d'Alsace et de Moselle où, pour des motifs historiques, cette notion est remplacée pour la guerre de 1914-1918 par celle de " morts à la guerre ".

S'appuyant sur l'esprit de la loi du 25 octobre 1919, un usage s'est imposé, depuis la Première Guerre mondiale, comme référence pour les décisions municipales en la matière : l'inscription d'un nom se justifie pleinement lorsque le défunt, décédé au cours d'une guerre ou d'opérations assimilées à des campagnes de guerre, est titulaire de la mention "Mort pour la France", et est né ou domicilié légalement en dernier lieu dans la commune considérée. Certaines municipalités ont parfois étendu cette possibilité aux victimes dont le décès est consécutif à un fait de guerre, dès lors que les deux conditions susvisées (octroi de la mention "Mort pour la France" et lien direct avec la commune) sont respectées. L'article 2 de la loi du 28 février 2012 fixant au 11 novembre la commémoration de tous les morts pour la France précise désormais les modalités de cette inscription : "Lorsque la mention "Mort pour la France" a été portée sur son acte de décès dans les conditions prévues à l’article L. 488 du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de la guerre, l’inscription du nom du défunt sur le monument aux morts de sa commune de naissance ou de dernière domiciliation ou sur une stèle placée dans l’environnement immédiat de ce monument est obligatoire. La demande d’inscription est adressée au maire de la commune choisie par la famille ou, à défaut, par les autorités militaires, les élus nationaux, les élus locaux, l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre par l’intermédiaire de ses services départementaux ou les associations d’anciens combattants et patriotiques ayant intérêt à agir". Loi n° 2012-273 du 28 février 2012 :

www.legifrance.gouv.fr

http://www.defense.gouv.fr/site-memoire-et-patrimoine/memoire/sepultures-et-monuments-aux-morts/les-monuments-aux-morts

Lire le document :

ONACVG CONDITIONS MENTION MORT POUR LA FRANCE

Morts par années 14-18Morts par jour   1967                            956                             690                  450                      730

Pertes françaises par mois :

Pertes par mois1

 Pertes par mois 14-18

 Evolution des pertes 14-18

 Echèle : Chemin des Dames ; Avril 1917, 51700 tués

Nbre de morts 1914

Pertes importantes en 1914

Pertes par classes

Bilan par classe morts

 Les causes de décès, telles qu'elles apparaissent sur les fiches, sont assez peu précises (« Tué à l’ennemi », ou par un laconique « tué ». On peut y ajouter « Mort sur le terrain » ou encore « Disparu au cours d’un combat » ou tout simplement « Disparu »). Cependant, ce sont majoritairement des morts sur le champ de bataille (86 % des décès selon Stéphane Audoin-Rouzeau). La deuxième cause de décès est la mort par maladie « suite de maladie contractée en service » : pneumonies, tuberculose, maladies vénériennes, typhus, grippe espagnole. 

On trouve aussi des fiches concernant des civils, principalement morts dans des bombardements (« tués par obus » ou « blessés par éclats d’obus » ou « intoxication par gaz »), mais aussi portant la mention « fusillé ». Plus rares sont les civils morts en combattant les allemands avec la mention tué à l’ennemi.

Pertes Troupes indigènes GG

 L'apport colonial

 participaion réunion GG

Prisonniers de guerre en 1918

Prisonniers de guerre

Lire les documents :

Le terrible bilan 14-18

Pertes humaines  14-18

http://www.cairn.info/Bilan

Bilan de la guerre   Monument St Martin d'estréaux 42

Monument aux mort de Saint-Martin-d’Estréaux (42)

  Guillaume II le faucheur

Les 30 crimes du Kaiser

Le Petit Parisien du 17 Mars 1919

 Pertes armée de terre

Pertes armée de mer

Pertes tere et mer

Pertes pent la guerre 14-18

Situation au 1er Novembre 1918

Pertes françaises par armes :

Pertes globales 14-18

 

Pertes par armes

 

  • Marine                                                                                         0.70%
  • Civils                                                                                           0.10%
  • Service de santé (section d'infirmiers militaires, médecins..)     0.40%
  • Artillerie                                                                                      5.70%
  • Génie                                                                                           1.90%
  • Aviation, Aérostation                                                                  0.30%
  • Infanterie                                                                                    88.40%
  • Cavalerie ( cuirassiers, dragons, hussards, chasseurs)                 1.00%
  • Divers ( Train, Etat-major, gendarmerie....)                                 1.00%
  • Régiment inconnu                                                                         0.40%

Répartition des tués dans l'infanterie

  • Chasseurs : 8.6%
  • Bataillons coloniaux, régiments coloniaux, régiments d'infanterie coloniale, zouaves, tirailleurs, spahis..... : 17.6%.
  • Régiments d'infanterie territoriale : 3.5%.
  • Légion étrangère : 0.8%.
  • Divers (Groupe cycliste, régiments russes, groupes spéciaux) : <0.1%.
  • Régiments d'infanterie : 69.5%.

Les 393 régiments d'infanterie ont perdu, à eux seuls, à peu près 800 000 hommes.

Les régiments les plus touchés sont les régiments d'active (de 1 à 176) avec 560 000 morts.

Lire le document : 

Pertes par RI et RIT

Certains régiments qui lors de la mobilisation étaient formés de 3000 soldats ont été entièrement décimés, renforts compris :

1 RI de Cambrai : 2215 soldats, 8 RI de Calais/Boulogne : 3494 soldats, 18 RI de Pau/St Jean de Port : 3190 soldats,

21 RI de Langres : 3195 soldats, 26 RI de Nancy/Toul : 3683 soldats, 35 RI de Belfort : 3185 soldats,

67 RI  de Soissons/Condé-sur-Aisne : 3683 soldats, 91 RI de Mézières : 3352 soldats, 131 RI d'Orléans/Pithiviers : 4166 soldats,

149 RI d'Epinal : 3579 soldats.

Lire le document :

Pertes par batailles

Intensité des combats 14-18

Bilan 1918-1

Bilan 1918-2

Bilan 1918-3

Le journal des mutilés et réformés, 8 Mars 1924

L'armée française comptera 4.300.000 blessés dont la moitié l'ont été au mois deux fois.

 

Voir l'article sur les blessés de guerre :

http://87dit.canalblog.com/archives/2015/01/22/31362869.html

 

Ei

La France mutilée, 6 Janvier 1924

Bilan Belgique

 

  • 100 000 immeubles détruits ou gravement endommagés;
  • 1 300 édifices publics à reconstruire;
  • 40 367 soldats tués ou morts de leurs blessures ou de maladies;
  • entre 36 000 et 50 000 mutilés et invalides;
  • environ 100 000 hectares de terres bouleversées par les obus, couvertes de fils barbelés ou inondées;
  • Le cheptel de chevaux et de bêtes à cornes réduit de moitié, celui de porcs diminué de deux tiers;
  • 26 des 57 hauts-fourneaux dévastés;
  • 1 100 kilomètres de chemins de fer détruits;
  • 1 419 ouvrages d’art démolis.

Certaines villes comme Visé, Dinant, ou Louvain ont beaucoup souffert de la guerre, mais la majorité des destructions ont eu lieu en Flandre Occidentale, où le front s’est figé sur 60 kilomètres de long durant 4 ans.

Source : La Libre Belgique, 10 novembre 2012.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les fusillés de la grande Guerre

Monument fusillés Lille

 Monument aux morts des fusillés, Lille

De gauche à droite : Georges Maertens, Ernest Deceunick, Sylvère Verlhust, Eugène Jacquet,

Léon Trulin gît sur le sol.

Ces cinq poilus furent fussillés par les allemands pour espionnage et résistance.

923 exécutions sur 3.046 condamnations à mort.

C'est le chiffre donné par J. Dintilhac, en 1929 d’après l’Annuaire statistique de la France de 1923. ainsi réparties : 

  • 200 pour 324 condamnations à mort en 1914
  • 392 pour 648 en 1915
  • 156 pour 890 en 1916
  • 132 pour 883 en 1917
  • 43 pour 301 en 1918

Fusillés de la Grande Guerre

 Autre estimation

Ils avaient été fusillés "pour l'exemple".

Au total, environ 650 soldats ont été abattus pour des faits relevant de la désobéissance militaire durant la Première Guerre mondiale, pour un total de 740 fusillés au cours du conflit, en comptant les crimes de droit commun et l'espionnage. 

 

Voir l'article sur les fusillés :

http://87dit.canalblog.com/archives/2016/03/21/33541049.html

 

Bilan financier

Destructions massives de : 

  • 11.000 édifices publics (mairies, écoles, églises,...)
  • 350.000 maisons
  • 62.000 kms de routes
  • 2.500.000 hectares de terrains agricoles
  • 596.000  hectares de terrains bâtis
  • 5.000 kms de voie ferrées
  • 1.858 kms de canaux, à reconstruire, à réparer, à déminer, à restaurer

Le petit journal le prix des guerres

   Le Petit Journal illustré, 31 août 1919

 Le Petit Parisien le gouffre du budget

Le Petit Journal illustré, 25 Juillet 1920

 7 m par mois

 Plus de sept millards par mois en 1914

 

Les dépenses de guerre

 Le Matin, 20 Mai 1916

   Dépenses de guerre

 Fortunes Nationales

 DSC00545

DSC00550

Faire payer l allemagne

Lire les documents: 

Le coût abyssal de la grande guerre

Saignée dans_l'économie

Phrase de conclusion :
Coq aigle-1 14

L'aigle noir (Allemagne) se jettera sur le coq (France) qui perdra beaucoup de plumes mais frappera de son ergot ; il serait bientôt  beaucoup épuisé sans l'aide du léopard (Angleterre). L'aigle noir perdra sa couronne et mourra dans la solitude et la démence. Alors commencera une ère de paix et de prospèrité pour l'univers. Il n'y aura plus de guerre.

...et 22 ans plus tard, nouveau conflit !

Coq aigle 14-18

80m morts 2nd guerre mondiale

Voir l'article, bilan breton :

http://87dit.canalblog.com/bilan breton

 

Voir l'article, histoire des monuments aux morts :

http://87dit.canalblog.com/archives/2015/07/13/32352029.html

10 juin 2016

Cartes de l'évolution des fronts

Mots clés :

avancée allemande, concentration des troupes, front occidental 1914 à 1918, Front oriental russe, invasion de la Belgique et de la France, offensives alliées, territoires occupés, offensive Kerenski, offensive Broussilov, Bataille de Tannenberg,.

Cartes les plus significatives montrant l'évolution des fronts pendant ces 4 années de guerre.

La guerre dans le monde GG

Carte des grandes batailles

Principales Batailles GG

 Cartes du front occidental

1914

Invasion Belgique France 1914

Concentrattion des armées 1914

Avancée all

 Avancée allemande et retraite française en Août 1914

 Légende avancée all

Front Nov 1914

1915 - 1916

Front 1915-1917

Carte grandes batailles14-18 Front ouest 1915-1916

1917 

1915-1917 guerre de positon

 Front ouest 1917

1918 

Carte front ouest 1918

 Les cartes des fronts

Voir le document :

http://gallica.bnf.fr/Cartes des fronts

GG avancées all

 Offensives allemandes printemps 1918

 Offensives allemandes, printemps 1918

 offensices alliées automne 1918

Offensives alliées, automne 1918

Cartes du front oriental russe

Front est 1914

 Bataille de Tannenberg 1914

 Bataille de Tannenberg, 26 au 30 août 1914

front est fin 1914

front est fin 1915

ligne de front est 1916

 Offensive Broussilov

front est fin 1917

Offensive Kerenski et contre-offensive allemande

front est fin 1918

Le démantellement de la Russie

Front est 14-18

 Déroulement général des opérations d’août 1915 à septembre 1917.

Front russe 7 mai 1915

Position de front russe au 7 mai 1915

Front oriental russe 1915-1918

Voir le lien :

http://guerre1418.org/html/1918.html 

04 juin 2016

Monuments aux morts en France. "Maudite soit la guerre. Et ses auteurs !".

Mots clés :

Bénet, Durenne, dédicaces, empire colonial, financement, fonderies, Gourdon, granit, inauguration, marbreries, obélisque, ornements, piédestal, Pollacchi, Quillivic, Réal del Sarte, subventions, Val d'Osne, Edouard Rombaux-Roland, granit de Lanhelin.

Lire le document :

TDC  La patrie en deuil

Rappel des pertes françaises

Morts pour la Fr Alfort

 1 mort pour 28 habitants.

40 morts par commune.

 

Voir l'article sur le bilan français et mondial :

http://87dit.canalblog.com/archives/2012/09/19/25330874.html

 

Mort pour la France

Il convient de rappeler que la mention « Mort pour la France » n'existait pas avant la Grande Guerre, elle a été instaurée en 1915 par la loi du 2 juillet, modifiée en 1922. 

L'expression " monuments aux morts " s'applique ici aux édifices érigés par les collectivités territoriales - le plus souvent les communes - pour honorer la mémoire de leurs concitoyens " morts pour la France ", sauf dans les départements d'Alsace et de Moselle où, pour des motifs historiques, cette notion est remplacée pour la guerre de 1914-1918 par celle de " morts à la guerre ". 

S'appuyant sur l'esprit de la loi du 25 octobre 1919, un usage s'est imposé, depuis la Première Guerre mondiale, comme référence pour les décisions municipales en la matière : l'inscription d'un nom se justifie pleinement lorsque le défunt, décédé au cours d'une guerre ou d'opérations assimilées à des campagnes de guerre, est titulaire de la mention "Mort pour la France", et est né ou domicilié légalement en dernier lieu dans la commune considérée. Certaines municipalités ont parfois étendu cette possibilité aux victimes dont le décès est consécutif à un fait de guerre, dès lors que les deux conditions susvisées (octroi de la mention "Mort pour la France" et lien direct avec la commune) sont respectées. L'article 2 de la loi du 28 février 2012 fixant au 11 novembre la commémoration de tous les morts pour la France précise désormais les modalités de cette inscription : "Lorsque la mention "Mort pour la France" a été portée sur son acte de décès dans les conditions prévues à l’article L. 488 du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de la guerre, l’inscription du nom du défunt sur le monument aux morts de sa commune de naissance ou de dernière domiciliation ou sur une stèle placée dans l’environnement immédiat de ce monument est obligatoire. La demande d’inscription est adressée au maire de la commune choisie par la famille ou, à défaut, par les autorités militaires, les élus nationaux, les élus locaux, l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre par l’intermédiaire de ses services départementaux ou les associations d’anciens combattants et patriotiques ayant intérêt à agir". Loi n° 2012-273 du 28 février 2012 : www.legifrance.gouv.fr 

http://www.defense.gouv.fr/les-monuments-aux-morts

Lire le document :

ONACVG CONDITIONS MENTION MORT POUR LA FRANCE

Introduction

La guerre franco-allemande de 1870-1871 a laissé des témoignages d’hommages aux soldats disparus. C’est en 1887, lors de la vague nationaliste boulangiste, qu’une association patriotique : le Souvenir Français invite les cantons et communes à édifier des monuments en mémoire de la campagne de 1870-1871. 

Après la guerre de 1870, la réalisation des monuments pour honorer les morts n'était pas habituelle et restait à l'initiative des communes ou des associations d'anciens combattants. Il faut préciser que les soldats ne portaient pas de plaque individuelle d'identité et qu'il était souvent difficile d'identifier les morts. Ceux-ci étaient alors enterrés dans des fosses communes, et non rapatriés vers les communes d'origine. 

Le Souvenir français a été créé en 1887, pour honorer leur mémoire et veiller à l'entretien de leurs sépultures. 

La République française n'a honoré que tardivement les morts de 1870-1871, la médaille commémorative de cette guerre n'ayant été accordée qu'à partir de 1911. 

Le critère jurisprudentiel pour désigner les noms devant être inscrits sur les monuments aux morts est celui du dernier lieu d'habitation dans la commune, afin que leur mémoire soit conservée, là où ces personnes étaient le mieux connu. 

En 1870, les pertes totales de le France s'élèvent à 138.871 tués, morts de leurs blessures ou de maladie, et à 137.623 blessés ; le nombre de monuments furent peu nombreux : 900 environ.

Monument Corbeil    monu soissons 1870-1

                                  Sculpteur : Paul Fournier

http://www.laguerrede1870enimages.fr/page190a.html

http://www.wikiwand.com/fr/Monument_aux_morts_de_la_guerre_de_1870_en_France

https://fr.wikipedia.org/wiki/Monument_aux_morts_de_la_guerre_de_1870_en_France

1919 : Loi relative à la commémoration et à la Glorification pour la France au cours de la grande guerre.

En 1919, les monuments aux morts expriment la douleur endurée pendant le confit de la Grande Guerre et la Victoire finale.

Les municipalités rendent hommage à leurs enfants morts pour la France.

Ils rappellent aux proches, veuves, enfants, frères, sœurs les souffrances endurées par les poilus.

C'est une manière de faire son deuil ; beaucoup de poilus n'ayant pas de sépulture.

En 1919, un consensus politique eut lieu pour ériger un monument aux morts dans les 36.000 communes de France.

Le monument rappelle l'Union sacrée de 1914.

Une certaine compétition se fit entre communes voisines pour ériger le monument le plus original.

Une frénésie à la construction des monuments aux morts se fit entre 1920 et 1929.

Certaines communes érigèrent 2 monuments.

16 monuments aux morts furent érigés par jour,

entre 1920 et 1925.

 

84% des monuments furent édifiés en 1920 et en 1921.

A côté des monuments aux morts existent aussi d’autres hommages, stèles, plaques publiques, privées ou religieuses.

Le type de monument le plus répandu est l'obélisque sur piédestal.

Loi du 25 Octobre 1919 :  Loi relative à la commémoration et à la Glorification pour la France au cours de la grande guerre

Aux mortd Clemenceau

 Les projets architecturaux

Planche monument aux morts

     Monument projet

 Croquis Monument1   Croquis Monument

Monument Essonne

 Dessin Monum Coq   Dessin monum2

Les types de poilus proposés par les fonderies : 

Quand une commune a connu de fortes pertes, les survivants ont deux façons de réagir : soit ils considèrent que le village a assez payé à la Patrie, avec le prix du sang, et le monument est très modeste, une simple stèle de marbre sur un mur de la mairie ; soit au contraire les survivants veulent honorer dignement et avec fierté leurs compagnons morts au champ d'honneur et en tel cas c'est un beau et coûteux monument qui est édifié. 

Beaucoup des monuments réalisés sont donc le produit  de l’industrie, surtout  pour les sujets en fonte ou en pierre reconstituée. Ainsi le catalogue des Marbreries Générales Gourdon, à Paris XVI, propose-t-il, pour 5 000 à 15 000 F, un Poilu sentinelle, un Poilu à la grenade, un Poilu mourant en défendant le drapeau, un  Poilu de garde, une France glorieuse, une France victorieuse, une France pleurant ses morts, une Gloire ailée, etc. (souvent en ciment  ou en pierre  reconstituée...),  ce  qui  donne des monuments répétés dans de nombreuses communes, des monuments que le voyageur de passage ne regarde même pas à cause d'une impression de « déjà vu ». 

Les catalogues des fonderies d’art proposent  des  modèles métalliques semblables, en fonte, en fonte à patine bronze. S’y ajoutent palmes du martyre ou de la victoire, croix de guerre, glaives, trophées, gerbes, inscriptions diverses, le tout en fonte ou en bronze. Tel modèle comme le Poilu victorieux d’Eugène  Bénet  proposé  par  des  fonderies d’art se retrouve dans près de mille communes de France.

 Poilus monuments aux morts

Le poilu bronzo

 http://pierresdememoire.fr/?page_id=1596

Une statue en fonte de fer bronzée de taille 1m60, pesait environ 200 kg.

Fonte de fer bronzée : Fonte (alliage de fer et de carbone supérieur à 1,8%) recouverte d’une couche de bronze en poudre.

Elle coûtait environ en 1920 :

  • 3 000 Frs en fonte de fer bronzée.
  • 5 000 Frs en bronze.
  • 15 000 Frs en pierre granit.

Plus 1 000 à 8 000 Frs pour la gravure des victimes suivant leur nombre.

Plus 3 000 Frs pour l'entourage du monument (grille de fer forgée).

Reconnaissance des matériaux :

Fonte de fer, bronze.

Métaux monum1

Métaux monum

Voir le lien :

http://e-monumen.net/wp-content/uploads/tutoriel_monumen_fr.pdf

Granit de Bretagne.

Le Kersanton ou la Kersantite, dite "pierre de Kersanton": pierre des sculpteurs bretons.

La kersantite, ou pierre de Kersanton (improprement appelé granite de Kersanton), est une roche magmatique filonienne, de composition proche du granite, de couleur sombre gris vert très foncé,  présentant un intérêt certain pour la sculpture, principalement celle à faciès sombre, qui a largement été utilisé dans l'architecture religieuse.

Propriété : la Kersantite est facile à tailler, mais plus la roche sera exposée à l'air, plus elle durcit et devient résistante à l'érosion.

Le Kersanton est largement utilisé dans l'architecture religieuse : calvaires bretons ( Plougastel-Daoulas; 1602-1604), porches d'église ( Lampaul-Guimiliau; 1533, Le Folgoët ; 1423), gisant de saint Ronan à Locronan... Au 19e et 20e, il sert pour les habitations, les tombeaux et monuments aux morts, et les phares (Creac'h à Ouessant, le phare de l'Ile Vierge).

Voir les liens :

http://www.hgsavinagiac.com/article-31193678.html

le kersanton une pierre bretonne 

Localisation du kersanton

Kersanton localisation  Riviere Daoulas

Le Kersanton   Kersanto XV S

Kersanto XVIII S   Kersanton XX S

http://kersanton.blog4ever.com/

http://www.volcanogeol.com/kersanti/kersant.htm

Exemple de réalisation en pierre de kersanton : l'enclos paroissial de GUIMILIAU :

Guimiliau

GUIMILIAU5   GUIMILIAU6

GUIMILIAU3   GUIMILIAU2

http://lili-polo.kif.fr/l-enclos-paroissial-de-guimiliau-a98946823

Monum Crozon1

 Exemple de monument aux morts en granit de Kersanton :

Crozon (29), Michel Kervevan, sculpteur

Poilu et Fusilier marin

AUX GLORIEUX ENFANTS DE CROZON MORTS POUR LA PATRIE

Ô VOUS QUI PASSEZ, NE NOUS OUBLIEZ JAMAIS

Lire le document :

Crozon le monument aux morts                                                                

Localisation des monuments

  • 40 % dans les cimetières des monuments
  • 22 % proche des églises
  • 18 % proche des mairies
  • 13 % sur les places publiques, au cœur du village.

Place du souvenir

Répartition des monuments par emplacement en Essonne

Les dédicaces

Vicor Hugo

 

Heureux ceux qui sont morts pour la terre charnelle

Mais pourvu que ce fût dans une juste guerre.

                                                                                                                         Charles Péguy

 

La guerre est le massacre de gens qui ne se connaissent pas

au profit de gens qui se connaissent

mais qui ne se massacrent pas entre eux.

                                                                                 Paul Valery

  •  « A nous le souvenir, A eux l’immortalité »
  • « Passant lis , souviens-toi. »
  • « Gloire à la France éternelle. Heureux ceux qui sont morts pour elle. »
  • « Commune X à ses Héros. »
  • « Vaincre ou mourir. »
  • « A nos libérateurs tombés à la commune X. »
  • « La commune X reconnaissante à ses glorieux enfants. »
  • « A nos enfants morts pour la France. Aux Alliés tombés pour notre délivrance ».
  • « Que maudite soit la guerre »
  • « Si tu veux la paix, prépare la guerre »
  • « Guerre à la guerre – Fraternité  entre les peuples »
  • « Aux familles des morts, pour exalter la grandeur de leur sacrifice »
  • « Contre la guerre. A ses victimes. A la fraternité des peuples. Que l'avenir console la douleur. »
  • « Maudite soit la guerre. Et ses auteurs ! »
  • « Que l’avenir console la douleur. »

Hymne de Victor Hugo, Juillet 1851. 

  • Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie 

          Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie. 

  • Entre les plus beaux noms leur nom est le plus beau. 
  • Toute gloire prés d'eux passe et tombe éphémère ; 
  • Et, comme ferait une mère, 
  • La voix d'un peuple entier les berce en leur tombeau ! (Hymne Victor Hugo)
  • Gloire à notre France éternelle ! 
  • Gloire à ceux qui sont morts pour elle ! 
  • Aux martyrs ! aux vaillants ! aux forts ! 
  • A nous le souvenir, à eux l'éternité, 
  • Qui veulent place dans le temple, 
  • Et qui mourront comme ils sont morts !  
  • C'est pour ces morts, dont l'ombre est ici bien venue, 
  • Que le haut Panthéon élève dans la nue, 
  • Au-dessus de Paris, la ville aux mille tours, 
  • La reine de nos Tyrs et de nos Babylones, 
  • Cette couronne de colonnes 
  • Que le soleil levant redore tous les jours ! 
  • Gloire à notre France éternelle ! 
  • Gloire à ceux qui sont morts pour elle ! 
  • Aux martyrs! aux vaillants1 aux forts ! 
  • A ceux qu'enflamme leur exemple, 
  • Qui veulent place dans le temple, 
  • Et qui mourront comme ils sont morts ! 
  • Ainsi, quand de tels morts sont couchés dans la tombe, 
  • En vain l'oubli, nuit sombre où va tout ce qui tombe, 
  • Passe sur leur sépulcre où nous nous inclinons ; 
  • Chaque jour, pour eux seuls se levant plus fidèle, 
  • La gloire, aube toujours nouvelle, 
  • Fait luire leur mémoire et redore leurs noms ! 
  • Gloire à notre France éternelle !
  • Gloire à ceux qui sont morts pour elle ! 
  • Aux martyrs ! aux vaillants! aux forts ! 
  • A ceux qu'enflamme leur exemple, 
  • Qui veulent place dans le temple, 
  • Et qui mourront comme ils sont morts ! 

Financement, coût des monuments.

Le prix réel d’un monument aux morts est difficile à évaluer puisque des coûts annexes doivent être pris en compte : transport, aménagement du sol, plantations, etc. En outre, le prix des matériaux et du transport varie dans le temps et diffère d’une commune à l’autre en fonction de la date d’édification et de son accès ou non à une gare. Aussi, certaines communes ont recours à la vente sur catalogue, ce qui démontre l’existence d’un marché florissant pour les marbriers, sculpteurs, architectes. Par commodité, les municipalités passent un contrat à l’amiable avec le marbrier (marché de gré à gré) qui doit néanmoins être approuvé par le préfet. Il comprend l’identité des parties contractantes, la municipalité et l’entrepreneur des travaux, le devis ainsi que le coût total des travaux. Le projet peut également être attribué par une adjudication. Cette procédure de marché public peut concerner l’ensemble du projet ou uniquement une partie. Moins souple que le contrat à l’amiable, cette méthode est normalement gage de qualité pour la commune, le projet devant être en équilibre avec le budget communal.

Les matériaux utilisés sont souvent des pierres issues des carrières locales : la pierre de Marquise, la pierre de Lunel, pierre de Kersanton en Bretagne, ou le Stinkal dont les carrières se situent entre Calais et Boulogne ou encore la pierre du Hainaut également appelée pierre de Soignies (Belgique).

Monum Plassac

 Monum Plassac1

 Monum Bourdonné

La loi du 25 octobre 1919 définit les conditions de commémoration et de glorification des morts pour la France pendant la Grande Guerre. 

Le financement de la construction du monument est assuré par : 

  • Souscription publique.
  • Subvention municipale.
  • Subvention de l'Etat selon la loi du 25 octobre 1919 (la subvention est calculée en fonction de l'effort et des sacrifices consentis).
  • Parfois par des dons. 

Le financement se fit à l'initiative des mairies, du clergé, des associations des Anciens combattants.

On fit appel à la souscription (les sommes sont très variables allant de 0,50 cts à plus de 1000 francs, aux dons privés, aux tombolas, à la vente d'insignes, organisations de fêtes, de concerts, de bals, quêtes des mariages à la mairie. quêtes des enfants des écoles, etc...

Les noms des bienfaiteurs furent affichés dans les mairies.et publiés dans le journal L’Observateur. 

commune descoublac

 Appel aux dons de Monsieur le Maire

Un monument coûtait en moyenne 17.000 €

(1 Fr 1920 = 1 € 2014 environ).

Exemple d'estimation :

Pour un poilu "type résistance de Pourquet", le prix du monument s'élève à 28 800 F se décomposant ainsi :

  • Allégorie en bronze patiné « Poilu » de Pourquet…….... 11 000 F
  • Piédestal en granit……………………………………… 16 000 F
  • Palme et couronne……………………………………… 450 F
  • Lettres gravées…………………………………………. 1 000 F (par tranche de 25 noms)
  • Maçonnerie…………………………………………….. 350 F

Toute inscription en sus est facturée 2F50, la lettre dorée.

 Poilu résistance Pourquet     Pourquet

Type poilu "Résistance"                      par Ch. Pourquet

Le soldat de Pourquet intitulé Résistance connut l'un des plus gros succès de la statuaire commémorative de série : on en dénombre plusieurs centaines d'exemplaires répartis dans toute la France. La version en calcaire, taillée dans les ateliers de l'artiste, n'est pas la plus fréquente, distancée de très loin par l'édition en fonte de fer bronzée de la fonderie du Val-d'Osne (n° 854 du catalogue). Quelques rares exemplaires en bronze existent également. Le modèle en plâtre de la composition fut présenté à Paris, en 1921, au Salon de la Société des Artistes Français (n° 3875 du catalogue). 

 Devis install monu aux morts   Monument Escoublac laBaule

Devis pour l'installation du monument aux morts d'Escoublac-La Baule

Monu Escoublac

Voir le prix des monuments aux morts en Saône-et-Loire :

inventaire monuments aux morts Saône et Loire

Subventions de l'Etat :

Il n’y a pas d’obligation légale, mais une reconnaissance officielle assortie d’une incitation financière d’ailleurs modeste : la loi de finances de 1920 prévoit 4 à 15 % de la dépense totale en fonction du nombre des morts par rapport à la population. Une subvention complémentaire dépend de la richesse de la commune : de 11 % pour les plus pauvres à 1 % pour les plus riches. Il y a eu en plus des aides départementales. Il fallait donc souvent des dons, des apports en nature (terrain, matériaux) ou en travail pour boucler le budget.

La première subvention est allouée en proportion du nombre des habitants de la commune morts au cours de la guerre par rapport au chiffre de la population déterminé par le recensement de 1911 (barème n°1).

Barème1

La seconde subvention – dite "complémentaire" – est allouée en proportion de la valeur du centime communal rapporté à la population. Encore appelé centime additionnel, le centime communal est la majoration autrefois pratiquée au profit des communes, également des départements, du montant de certains impôts.

Barème2

 subventions essonne

 Subventions accordées en Essonne

Lire le document :

http://www.biblio.univ-evry.fr/memoires 14-18

Chanson monum aux morts

 

Livret de la revue locale « C’est à Quarante ans » (1922)
Arch. dép. Manche (BR 2866)

 

Ornements les plus courants

DSC_3532

 

  • la couronne de feuilles de chêne (ou la branche de chêne), symbole des vertus civiques
  • la couronne de feuilles de laurier (ou la branche de laurier), symbole des vertus militaires
  • la palme de victoire en métal ou gravées dans la pierre
  • la croix de guerre 1914-1918, plus ou moins épurée au point de n'être parfois qu'une simple croix pattée

Le poilu lui-même peut être représenté, en buste ou à la taille réelle (avec son équipement, et dans diverses attitudes).

Assez souvent, peuvent figurer des civils (tels qu'une femme veuve et un(e) enfant) penchés sur une tombe ou tenant un bouquet.
Ponctuellement, le civil représenté peut être muni d'un signe particulier en référence à la région ou à une activité spécifique,
générale (comme une charrue tirée par un cheval évoquant de toute évidence le monde agricole), ou bien plus précise, comme un outil (un louchet à tourbe à La Faloise).

Les marbreries, fonderies

  • Les fonderies du Val d'Osne Paris (siège) et Osne-le-Val, Haute-Marne (usines).
  • Les établissements artistiques Edmond Guichard à Castenaudary (Aude).
  • Les fonderies de Tusey prés de Vaucouleurs (Meuse).
  • Les établissement métallurgique A. Durenne fondeur Paris (siège), Sommevoire et Wassy, Haute-Marne (usines)
  • Les fonderies Corneau-Deville à Charleville (08)
  • La fonderie Salin à Dammarie-sur-Saulx (55)

La fonderie du Val d'Osne

En 1878, le Val d'Osne rachètera le fonds de modèles de la fonderie d'art Ducel et l'intégrera dans ses catalogues. Repris par la fonderie d'art Durenne en 1931, le Val d'Osne fermera ses portes en 1986. Le personnel, les savoir-faire et une partie du fonds de modèles seront repris par la fonderie d'art GHM. Présentes dans le monde entier (une soixantaine de pays et une centaine de villes recensées à ce jour), les productions du Val d'Osne forment aujourd'hui une collection universelle, qui entre dans les musées et fait l'objet de mesures conservatoires.

 Val d Osne marbrerie  Fonderie du Val d'Osne

Fonderie d art Val d Osne

Val d osne10  Val d osne4  Val d osne5  Val dosne5

Val d osne3  Val d osne6  Val d osne7  Val d osne2

 Planches du catalogue de la fonderie Val d'Osne, 1921 

Cliquez sur les vignettes pour obtenir leur taille réelle

Il fallait compter 4 800 francs pour une statue de poilu en fonte bronzée et 2 000 F pour un simple buste de poilu à la fonderie du Val d’Osne (tarif de 1921).

Voir le lien :

http://e-monumen.net/categorie/volumen/val-dosne-monuments-aux-morts/

http://www.monumentsauxmorts.fr/cariboost1/crbst_356.html

L'entreprise Edouard Rombaux-Roland, Jeumont.

Catalogue Roambaux5

 DSC00059

 Monument Rombaux-Roland

 Catalogue Rombaux15

Catalogue Rombaux14

Catalogue Rombaux9

 Catalogue Rombaux8

Catalogue Rombaux7

Catalogue Rombaux3

Catalogue Rombaux2

 

Catalogue Rombaux12

 Catalogue Rombaux16

 rombaux-roland-catalogues13_524c07b092a77

Catalogue Rombaux1

Catalogue Edouard Rombaux-Roland

Tarif Rombeaux

 Carrières Lanhélin

 Granit bleu de Lanhelin (35)

 Catalogue Rombaux10

Devis Roland1

 Voir le lien :

http://www.monumentsauxmorts.fr/cariboost1/crbst_354.html

GUICHARD Edmond- Fonderie

Cette fonderie située à Castelnaudary (Aude) a produit, après la guerre de 1914-1918, le célèbre Poilu "Montant la Garde" créé par le sculpteur E. Camus.

Ce modèle a été produit concurremment par la fonderie de Tusey (Meuse).

Guichard Poilu p1310151_56854287ac2a6    Coq Gauloisp1310154_5685428ce1248

Les établissements métallurgiques Antoine Durenne

A

 A Durenne   Monument Durenne

On ne passe pas Soldat au drapeau  Poilu victorieux  Soldat blessé

Croix de guerre

Coq gaulois

Planches du catalogue de la fonderie A. Durenne, 1921 

Cliquez sur les vignettes pour obtenir leur taille réelle

 Catalogue Durenne6   Catalogue Durenne7

 Catalogue Durenne1   Catalogue Durenne3

 Catalogue Durenne5   Catalogue Durenne4

Catalogue Durenne2

 Extraits de l'album N°8, 1921

 Voir les liens :

http://e-monumen.net/categorie/volumen/durenne-monuments-aux-morts/

http://www.monumentsauxmorts.fr/cariboost1/crbst_139.html

Établissements Hector JACOMET de VILLEDIEU dans le Vaucluse.

Le Poilu au repos, les deux mains sur le fusil.

Installés dans le Vaucluse à Villedieu, ces établissements se consacrèrent exclusivement à l'édition de ce poilu dans le succès n'eut d'égal que celui de Bénet ou de Pourquet. Cette fonte existait également en version peinte, ce qui accentuait le réalisme. 

Le poilu bronzo   Poilu Jacomet

 Poilu Jacomet Tintiniac   Monument Citray 36

 Tinténiac (35)                                                               Citray (36)

« Le poilu »

D’un caractère exclusivement commémoratif de gloire et d’héroïsme, ce monument est de nature à satisfaire tous les goûts et toutes les tendances.

Qu’il soit érigé sur une place publique, dans un square ou au cimetière, il est d’une allure imposante : et, dans sa simplicité, ce monument représente exactement ce que l’on veut qu’il représente.

Le projet que nous soumettons conviendra, nous en sommes certains, au plus grand nombre, parce qu’il est grandiose et simple en même temps.

Ce « Poilu » est en fonte de fer ciselée

Notre modèle est établi dans une seule grandeur de 1 m 60.

TON BRONZE PATINÉ
FONTE DE FER CISELEE ET BRONZEE AU FOUR
Absolument inaltérable
Au prix unique de 3.000 francs
(Franco d’emballage, port dû)

Nous pouvons livrer aussi, sur demande, ce même « Poilu », en ton pierre de taille ou peint couleurs naturelles. Mêmes prix et conditions.

La fonte de fer, inutile de le dire, est d’une résistance sans égale. Lorsque la pierre de taille et même le marbre auront subi les altérations du temps, la fonte sera toujours intacte et aussi belle qu’au jour de l’inauguration. Les générations passeront devant le monument sans que la moindre atteinte des intempéries l’ait effleuré, et ceci est un point capital sur lequel nous attirons tout particulièrement l’attention.

PIEDESTAL

Le piédestal peut-être fait sur place, par les tailleurs de pierres ou maçons du pays, avec plus ou moins d’embellissement, selon les ressources dont on dispose. 

MONUMENTS DIVERS 

Nous nous chargeons de l’exécution de tous projets de monuments, sur plan ou croquis donnés, en pierre dure ou tendre ou en marbre : R.F., Palmes, Croix de Guerre en bronze
Patiné garanti. -Plaques de marbre gravées, etc…- Prix et devis sur demande.

Le prix de ce Poilu au repos [les deux mains sur le fusil] est de 3000 francs au 10 juillet 1920.

Voir les liens :

http://lycees.ac-rouen.fr/anguier/memoire/spip.php?article147

http://monumentsmorts.univ-lille3.fr/auteur/205/jacomethector/

http://www.monumentsauxmorts.fr/cariboost1/crbst_352.html

UNION ARTISTIQUE INTERNATIONALE DE VAUCOULEURS, Fonderie

Œuvres : Poilu à l'écu (portant les noms des principaux champs de bataille de la guerre)

Pontorson Poilu à l'écu

Pontorson (50)

Les marbreries générales

Marbreries générales affiche

 Les Marbreries générales Gourdon à Paris ont proposé des monuments pour particuliers, pour collectivités dont des monuments aux morts. Elles pouvaient sous-traiter la fourniture des parties en bronze ou en fonte, sans que les fondeurs apparaissent. La statuaire pouvait être aussi bien française qu’étrangère, italienne, notamment. Un certain nombre de  monuments documentés par l’Inventaire des monuments historiques montre cette sous-traitance à Carrare et le recours à des ateliers de sculpture mécanique.

Adresse rue Poussin à Paris 

Productions : 

  • Ange porteur de lauriers
  • Buste de grenadier
  • Coq
  • France remettant une couronne de lauriers
  • Médaillon
  • Poilu combatant
  • Poilu mourant en défendant le drapeau
  • Pro Patria
  • Victoire
  • Victoire soutenant un poilu mourant 

 Marbreries Gourdon   Marin combattant Marbreries Goudon 1921

 Catalogue Gourdon, 1921

 Marbreries fénérales projet

 Projets de monuments

Voir le lien :

 http://www.fontesdart.org/fonte-d-art/les-themes-de-la-fonte-d-art/79-monuments-aux-morts.html

Marbreries générales catalogue   Marbreries générales Cozère

                                                                              Poilu mourant défendant le drapeau

Val d Osne marbrerie1

 Marbreries générales texte

Prix marbreries générales

Tarif, décembre 1921

Entreprise basée 33 rue Poussin à Paris et dirigée par Urbain GOURDON qui signa un certain nombre des oeuvres éditées par son entreprise. Cette firme avait à son catalogue plusieurs dizaines de modèles qu’elle réussit à vendre à plus de 500 communes. Elle a ainsi fournit Azé, Changé, Craon, Jublains.  

Une statue de 1,50 m en marbre représentant “La France Victorieuse”  était vendue 7.500 Francs,

“Le Poilu mourant en défendant le Drapeau” se négociait à 8.800 Francs franco de port, emballage en sus.

 Poilu Mourant défendant le drapeau Le Crotov    Poilu Mourant défendant le drapeau1

 Le Crotov

Voir le lien :

http://www.monumentsauxmorts.fr/cariboost1/crbst_353.html

Etablissements Henri Jacomet de Villedieu (Vaucluse) 

Le Poilu au repos [les deux mains sur le fusil]  Installés dans le Vaucluse à Villedieu, ces établissements se consacrèrent exclusivement à l'édition de ce poilu dans le succès n'eut d'égal que celui de Bénet ou de Pourquet. Cette fonte existait également en version peinte, ce qui accentuait le réalisme. 

 Poilu Villedieu Poilu Izeron

 

Sculpteurs

Sculpteurs célèbres

  • Landowski :  19 monuments dont Casablanca et Alger
  • Bouchard :      6 monuments
  • Bourdelle :      6 dont Montauban (pour 50 000 F qu’il sculpta gratuitement) SaintCyr, Palais de Tokyo à Paris
  • Maillol            pour son Roussillon natal : Elne, Ceret, Port-Vendres, Banyuls (offert)
  • Real del Sarte :     54 monuments
  • Sudre :            Beaucaire, Cerbère
  • Dardé :           Lodève (gracieusement)
  • Quillivic,       Chantre de la culture bretonne
  • Jan et Joël Martel     en Vendée...

Voir la liste des sculpteurs :

Liste des principaux sculpteurs

Sculpteurs monuments

RICHEFEU Charles Édouard- Sculpteur

Paris, 1868 -1945, Élève de D. Puech

Richefeu Poilu

 Jules Pollacchi, sculpteur

JeanPollachi sculpteur

Jules Pollacchi

Catalogue Jules Pollacchi

Voir le lien :

http://www.monumentsauxmorts.fr/cariboost1/crbst_351.html

 

Inauguration des monuments

 

Dans chaque commune, l’inauguration du monument aux morts est l’occasion d’organiser une fête importante à laquelle de nombreuses personnalités politiques sont invitées. La cérémonie suit toujours plus ou moins le même déroulement. Une messe est donnée pour les soldats morts au champ d’honneur en présence des familles, des anciens com-battants et des autorités politiques et administratives. Ensuite, un cortège réunissant différentes associations et institutions locales est organisé avec pour point d’orgue l’arrivée devant le monument avec dépôt de gerbes, discours, Salut aux Drapeaux, Marseillaise, etc. Le soir, les festivités s’achèvent généralement par un concert.
Ces programmes ont vocation à renforcer la fonction funéraire du monument. La messe, par exemple, s’apparente à un service funèbre. L’église est généralement garnie de casques, de fusils et de drapeaux. Le dépôt de gerbes n’est pas sans rappeler le fleurissement des tombes. Il ne s’agit pas de célébrer la victoire ou des principes républicains mais bien de commémorer les morts sous les drapeaux, comme le suggère la litanie des noms de ces derniers prononcée durant la cérémonie. L’association des enfants à la cérémonie est également significative du souhait d’y intégrer toute la population aux côtés des représentants des anciens combattants.

Au sortir de la guerre, les poilus survivants considèrent le 11 novembre 1918 comme le « plus beau jour de leur vie », en témoigne le dernier poilu de Saint-Omer en 1993. Les associations d’anciens combattants joueront un rôle fondamental dans la célébration de l’armistice. En effet, le premier anniversaire de l’armistice en 1919 reste discret. Une seule cérémonie est organisée à Paris. C’est à cette occasion qu’est instaurée la « minute de silence » pour renforcer le caractère funéraire de la cérémonie. Ce n’est qu’en 1920 que l’armistice est célébré pour la première fois et il faut attendre la loi du 24 octobre 1922 pour que ce jour soit décrété fête nationale.

Inauguration mm00    Inauguration mm000

Programme inauguraton mm

 Monum Elboeuf   Monum Elboeuf2

 Inauguration monument aux morts89

Monument aux morts Laurenan

 Laurenan dans les Côtes d'Armor, rassemblement de toute la population du village

pour l'inauguration du monument au morts, le 17 septembre 1922

Affiche inauguration N-D de Lorette

Affiche pour l'inauguration du monument de la nécropole nationale de N-D de Lorette, près d'Arras, le 12 juin 1932

Carte invitation monument aux morts

L’inauguration est l’occasion de rendre un hommage solennel aux enfants du pays morts pour défendre la France.

Le matin, un office religieux commence la journée et le prêtre du village bénit le monument.

La population est invitée à pavoiser, toutes les associations sont conviées : jeunesse, sapeurs pompiers, crosseurs. La Clique, et l’Harmonie interprètent Le Chant du Départ, la Marseillaise, et bien évidemment l’association des Anciens Combattants avec le Maire organisent la cérémonie et l’accueil des invités.

Le chant du départ

Les instituteurs jouent un rôle essentiel dans l’encadrement des enfants des écoles, qui chantent « L’Hymne aux morts » de Victor Hugo et à l’appel des noms des soldats répondent « morts pour la France ». Ils apportent des bouquets de fleurs parfois tricolores. 

Sous - Préfet, Sénateur, Député, Maire prennent la parole en soulignant le courage de toutes ces victimes. Le président, le secrétaire ou le trésorier des Anciens Combattants, anciens poilus, expriment avec émotion la souffrance endurée.
Ce sont les discours les moins conventionnels, et sans doute les plus intéressants. Certains soulignent que « l’affront de 1870-71 est enfin effacé »,

Des fëtes de nuit sont organisées.

Lire les documents :

inauguration monument aux morts D Labeau

inauguration 1925

 Inauguration_Monument

 Programme d'une journée de l'inauguration d'un monument aux morts

Ce fut l’occasion lors de l'inauguration de ces monuments de réciter le célèbre poème de Victor Hugo : 

Ceux qui sont morts pour la Patrie 

Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie
Ont droit qu'à leur cercueil On adore et l'on prie.
Entre les plus beaux noms leur nom est le plus beau.
Toute gloire près d'eux passe et tombe éphémère ;
Et, comme ferait une mère, la voix d'un peuple entier,
La voix d'un peuple entier les berce en leur tombeau !

Refrain-Chœur
Gloire ! Gloire ! à notre France éternelle !
A ceux qui sont morts pour elle !
Aux martyrs ! Aux vaillants ! Aux forts !
À ceux qu'enflamment leur exemple,
Qui veulent place dans le temple,
Et qui mourront comme ils sont morts !

C'est pour ces morts, dont l'ombre est ici bienvenue,
Que le haut Panthéon élève dans la nue,
Au-dessus de Paris, la ville aux mille tours,
La reine de nos Tyrs et de nos Babylones,
Cette couronne de colonnes
Que le soleil levant (bis) redore tous les jours !

Refrain-Chœur

Ainsi, quand de tels morts sont couchés dans la tombe,
En vain l'oubli, nuit sombre où va tout ce qui tombe,
Passe sur leur sépulcre où nous nous inclinons ;
Chaque jour, pour eux seuls se levant plus fidèle,
La gloire, aube toujours nouvelle,
Fait luire leur mémoire (bis) et redore leurs noms !

Refrain-Chœur

Poésie dédiée aux Morts pour la France

 Poésie monu morts

Charger les documents :

Discours d'inauguration

Inauguration monument Sains lès Fressin

http://www.as-lashha.com/medias/files/2012-10-23-cf-daniel-mouraux-poilu.pdf

http://missiontice.ac-besancon.fr/ienb4/1914-1918/wp-content/uploads/2014/07/1914-1918_monuments.pdf

http://pahclunytournus.fr/documents/portal651/pah-monuments-aux-morts-2014.pdf

http://www.mairie-crouttes.fr/app/download/8151596084/LE+POILU.pdf

http://www.archives-finistere.fr/victoire_endeuillee_apparition_lieux_memoire.xml

http://insitu.revues.org/11326

http://www.klm-mra.be/klm-new/frans/educatief/downloads/dossierpeda.pdf

 

Les sculpteurs célèbres

Maxime Réal del Sartre

 Sarte portrait2   Del Sarte portrait

Voir sa biographie : 

http://xaviersoleil.free.fr/maxime-real-del-sarte/

Il édifia 54 monuments aux morts !

La Victoire de Rouen

La Victoire Rouen

 Rouen La Victoir

 La Victoire Rouen5

 Rouen La Vicyoire7

  Rouen La Victoire1   Roue La Victoire2  

 La Victoire Rouen3 

L’année 1926 verra l’installation d'une œuvre colossale, le Monument de la Victoire. Edifiée devant le Palais de Justice, cette colonne de 9m50 en forme de faisceaux de licteurs romains, est surmontée d’une Victoire ailée et exalte le triomphe français de 1918. Au pied, deux poilus montent la garde, celui de gauche pouvant être Charles Maurras, dirigeant de l’Action Française. Deux bas reliefs rappellent les séjours rouennais des troupes britanniques et des réfugiés belges pendant le premier conflit mondial.

Monument Le Tréport

Monument Le Tréport1

Monument aux morts, Le Tréport

Monument aux Compiègne Del Sarte

Monument aux Compiègne Del Sarte1

Monument aux morts, Compiègne

Monument aux morts Les Eparges

Monument aux morts, Eparges

Monument aux morts St jean de luz

Monument aux morts de St-Jean-De-Luz

Terre de France fut le premier monument exécuté par Réal del Darte après la guerre. Il l'expose au Salon de 1919.

Un certain nombre de municipalités lui passent commande, dont la ville de St-Jean-de-Luz. 

POURQUET Charles-Henri- Sculpteur

Sculpteur - (1877-1943) né à Colombes (Hauts-de-Seine) ; habite Paris

Elève de Barrias et de Coutan. Sociétaire des Artiste français depuis 1907. Figure au Salon de ce groupement. Médaille d’or en 1929, hors concours. Légion d’Honneur en 1931.
Auteur de trois modèles de monuments aux morts coulés par le Val d’Osne : Poilu, Résistance, Buste.

Pourquet1   Pourquet2

Pourquet4   Pourquet5

Pourquet3    Pourquet6

 Articles parus dans L'Art Funéraire N°38 Juin 1922

BÉNET, Eugène-Paul (1863-1942) 

Né à Dieppe et demeurant à Paris, il est avec Charles-Henri Pourquet, un des plus grands pourvoyeurs de monuments au niveau national. Il est surtout connu pour sa collaboration avec la fonderie Durenne à qui il donna quelques modèles promis à une large diffusion tel “Le Poilu Victorieux” fabriqué à plusieurs centaines d’exemplaires. Moulée en fonte de fer bronzée, on trouve cette sculpture à Chevaigné-du-Maine, Saint-Ouen-des-Toits, Sennones et Trans.

Eugène Bénet

 Poilu Victorieux bénet

Monument aux morts, le Poilu victorieux
Sculpture de bronze d'Eugène-Paul BENET (1863-1942)
sur socle de béton, 1920, Beaumesnil (Eure)

http://histoire-des-arts.spip.ac-rouen.fr/Le Poilu Victorieux

https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Poilu_victorieux

http://vdujardin.com/blog/article-un-poilu-victorieux-de-eugene-benet-2-saint-benoit-79030978/

http://www.monumentsauxmorts.fr/cariboost1/crbst_140.html

http://monum1418somme.pagesperso-orange.fr/index.html.html

http://moulindelangladure.typepad.fr/monumentsauxmortspacif/sculpteurs_clbres_de_monuments_aux_morts/

http://lycees.ac-rouen.fr/anguier/memoire/?lang=fr

Monu Bayeux

Monu Bayeux2

Monument aux morts, Bayeux (14)

Inauguration le 1 octobre 1922

Matériau : calcaire

Coût : 55.000 Fr

Henri Poublan, 1871-1931

Henro Poublan

 Henri Poublan dans son atelier.

Revenu du front, il répond à plusieurs commandes de monuments aux morts dans le Béarn (Arthez d’Asson, Bizanos, Gelos, Lescar, Nay, Pardies, Salies-de-Béarn) mais aussi dans toute la France (Montréjeau, Pissos, Le Vigeant) et au Vietnam, à Tourane (aujourd’hui Da Nang).

Enfin, son Buste de poilu est édité en série, en fonte, par la Société anonyme des fonderies et ateliers de construction du Val-d’Osne, que les communes peuvent choisir sur catalogue sous le numéro 512. Ce fut le cas notamment de la commune du Vigeant, dans la Vienne, en 1921.

Monum Gélos    Monum Montréjean

Monuments aux morts de Gelos et Montréjeau

Lire le document : 

Monument aux morts Montréjeau

 

Le livre d'Annette Becker

Un livre de référence sur les monuments aux morts.

Les monuments aux morts Beckett

 Soissons        Mort homme

 Soissons, sculpteurs : Lamourdedieu et Bartholomé

Le Mort-Homme, sculpteur : Jacques Froment-Meurice

 

Monuments en hommage à notre empire colonial

 

 Monum Afr noire reims

tirailleurs sénégalai32

 Monument aux morts, Bamako

tirailleurs sénégalais1   tirailleurs sénégalais2

Aux Tirailleurs Sénégalais morts pour la France

Leopold Sedar Senghor, Hosties noires (Tour, 1938) 

Nous vous apportons, écoutez-nous, nous qui épelions vos noms dans les mois que vous mourriez
Nous, dans ces jours de peur sans mémoire, vous apportons l'amitié de vos camarades d'âge.
Ah ! puissé-je un jour d'une voix couleur de braise, puissé-je chanter
L'amitié des camarades fervente comme des entrailles et délicate, forte comme des tendons.
Ecoutez-nous, morts étendus dans l'eau au profond des plaines du Nord et de l'Est.
Recevez le salut de vos camarades noirs, Tirailleurs Sénégalais
Morts pour la République.

Lire les fichiers

HDA Senghor Poème liminaire

Léopold Sédar Senghor

Mémoires de gloires et d'infortunes les tirailleurs sénagalais au secours de Reims  et de la France

Les monuments aux morts de la Guerre de 14-18 en Guadeloupe 

Monu Basse terre

MonumPointre à Pitre

 Monument aux morts, Pointre à Pitre

 Soldat guadeloupe   Poilu noir

Le monument aux morts de la ville de Saint Louis, à l’entrée du débarcadère, présente la statue d’un « poilu » de race noire. 

Inauguré le 19 octobre 1919, ce monument présentant le traditionnel poilu dans sa tenue bleu horizon tenant le fusil doté d'une baïonnette, fut dédié aux soldats de la Grande Guerre au lendemain de la signature du traité de paix signé à Versailles (le 28 juin 1919). Expression du patriotisme colonial, c'est avec ce monument que la commune de Saint-Louis appréhenda l'après guerre, vécut son deuil et perpétua son souvenir pour les soixante-quatorze de ses ressortissants “morts pour la France“.

 Poème guadeloupe

Voir le fichier :

http://insitu.revues.org/11721

Deux monuments de ma sélection

Villers-Cotterets

Voir le lien : 

http://villerscotterets.over-blog.com/article-86-inauguration-du-monument-au-mort-de-villers-cotterets-56914947.html

 Monument Villiers

Monument Villiers2

 Suippes (Marne)

Suippes monument aux morts

Suippes monument aux morts1

 Sculpteur : Desruelles

Ce monument représente une jeune paysanne venue se recueillir devant la tombe d'un poilu au milieu d'un ancien champ de bataille redevenu un champ de blé qu'on moissonne. 

Aujourd'hui, le champ de blé abrite la croix, la nourrit.

"Heureux ceux qui sont morts dans une juste guerre.

Heureux les épis murs, les épis moissonnés"

                                                                                                                     Charles Péguy

Voir le lien sur l'album des monuments aux morts :

http://monuments.piwigo.com/index?/category/1-monuments aux morts

Voir le film du CNRS

Capture8  Capture12

                                        Péronne, sculpteur : Paul Auban

Capture11  Capture7

 http://videotheque.cnrs.fr/visio=4376

 

   Voir l'article sur les monuments aux morts en Normandie

http://87dit.canalblog.com/archives/2014/10/15/30769821.html

 

Voir l'article sur les monuments aux morts en Bretagne

http://87dit.canalblog.com/archives/2014/02/03/29111160.html

 

Lire l'article sur Gloire à nos morts :

http://87dit.canalblog.com/archives/2015/07/13/32352029.html

27 mai 2016

Tenue militaire

Mots clés :

almanach Hachette, casque Adrien, croix de guerre, godillots, grades des armées françaises, le barda, les brodequins, tenues de alliés, tenues des ennemis, uniformes, grades des armées françaises, têtes et képis, atelier Godillot, cervelière.

La tenue militaire

Uniformes 14-18

Le petit journal habillement

Costumes alliés

Costumes alliés2

Tenues des alliés, Le Miroir du 20 Septembre 1914

 Le Petit Journal Uniformes

Le Petit Journal, 20 Avril 1919

Lire les documents :

Grades des armées françaises1

Grades des armées françaises2 

La tenue militaire

MA Uniformes

Valise pédagogique du poilu

Uniformes du 129 RITenue militaire de 1795 à 1914

Transformation du fantassin

 Têtes et képis

 Uniforme 1914

Visiter les sites sur l'évolution de l'uniforme français durant la première guerre mondiale :

http://www.lesfrancaisaverdun-1916.fr/

http://www.hervedavid.fr/francais/14-18/uniformes.htm

http://www.lesfrancaisaverdun-1916.fr/uniforme1024.htm 

http://gvc.14-18.pagesperso-orange.fr/index.html

Barda Sénégalais

Barda de tirailleurs sénégalais

Le barda 14-18

                                            Le Barda, un équipement encombrant !

Voir le site de la société Maratier, Armes et costumes : 

http://www.maratier.com/

«Le sac, c'est la malle et même c'est l'armoire. Et le vieux soldat connaît l'art de l'agrandir quasi miraculeusement par le placement judicieux de ses objets et provisions de ménage. En plus du bagage réglementaire et obligatoire - les deux boîtes de singe, les douze biscuits, les deux tablettes de café et les deux paquets de potage condensé, le sachet de sucre, le linge d'ordonnance et les brodequins de rechange -- nous trouvons bien moyen d'y mettre quelques boîtes de conserves, du tabac, du chocolat, des bougies et des espadrilles, voire du savon, une lampe à alcool, et de l'alcool solidifié et des lainages (...) Et mon voisin dit vrai : chaque fois quand il arrive à son poste après des kilomètres de route et des kilomètres de boyaux, le poilu se jure bien que, la prochaine fois, il se débarrassera d'un tas de choses et se délivrera un peu les épaules du joug du sac. Mais chaque fois qu'il se prépare à repartir, il reprend cette même charge épuisante et presque surhumaine; et il ne la quitte jamais, bien qu'il l'injurie toujours ».

Extrait de Le feu , Henri Barbusse, 1916

Les pantalons rouges

Une hécatombe touche les soldats français au début de la guerre, causée… par un simple pantalon. En 1829, Charles X a décidé que le pantalon des fantassins français serait non plus bleu mais rouge, ceci pour ne plus dépendre de l’approvisionnement britannique en indigo,

alors que la France cultivait la garance. Au début de la guerre, les Anglais adoptent le kaki, les Allemands le vert-de-gris, les Français s’en tiennent à leur pantalon rouge vif. Après avoir constaté de nombreuses pertes en 1914, la commanderie de l’armée décide dans l’intérêt
des soldats et du maintien des effectifs de supprimer les pantalons rouges pour les remplacer par des pantalons bleu horizon.

Le colorant rouge utilisé pour les uniformes français provenait d'une teinture chimique, l'aniline, produite en Allemagne. Quand la guerre commence, les envois d'alinine provenant d'Allemagne cessent. Les Anglais, nous fournissent la teinture indigo, d'une couleur bleu clair : le bleu horizon.

Les brodequins

Ce nom dérive de la chaussure en toile et peau qui couvrait le pied et le bas de la jambe au XVe siècle. Quatre siècles plus tard, avec le modèle 1881 naît la chaussure militaire de marche, à laçage et cloutée. Le modèle 1917, le plus connu, était toujours fabriqué vers le milieu des années 1950, bien que concurrencé, en particulier par les fameuses Rangers. Le nom de GODILLOT, fournisseur de l'armée française pendant des décennies, lui est souvent substitué.

Godillots

Brodequins et bandes molletières

Alexis Godillot est « l’inventeur » de la différenciation du pied gauche et du pied droit. Fournisseur exclusif aux armées de matériels d’ambulance, objets de campement, de tentes, de selles, de chaussures montantes, etc., il s’enrichit en 1853 grâce à la guerre de Crimée, puis à la guerre d’Italie. Son brodequin clouté fera entrer Alexis Godillot dans l’Histoire. Le langage populaire va consacrer le personnage de son vivant. Dès 1865 le dictionnaire d’argot « le Lorédent-Larchey », donnera « godasse » comme déformation du mot Godillot.

Alexis Godillot

Atelier Godillot

Atelier Godillot

P9123997Tenue militaire en 1918, de gauche à droite :

Fusilier mitrailleur, grenadier fusilier, voltigeur, grenadier à main, tenue d'assaut.

Voir le lien :

http://france3-regions.francetvinfo.fr/Godillots

Casque Adrien M 1915

Avant le port de ce casque, 77% des blessures de guerre sont à la tête, le taux diminue  à 22% ensuite. Un attribut métallique fixé par une agrafe-crampon sur le devant du casque représente le régiment : une grenade surmontée d’une flamme pour l’infanterie, une ancre pour l’infanterie coloniale,  une grenade brochant deux canons croisés pour l’artillerie,  le caducée pour le service de santé  etc. 

Au début de la guerre, les soldats portent un képi de toile rouge. Ce couvre-chef offre une protection dérisoire et est peu discret sur le champ de bataille. Face au nombre important de pertes et de blessures à la tête, on imagine plusieurs solutions. Pour gagner en discrétion, les képis reçoivent des manchons de toile bleue, qui les rendent moins visibles aux yeux de l’ennemi. Pour améliorer la protection de la tête, on distribue aux soldats une cervelière, sorte de bol métallique qui se plaçait sous le képi. Cette parade n’est pas satisfaisante : la cervelière est inconfortable et donne fréquemment des migraines. Le casque d’acier réglementaire qui équipe progressivement les soldats à partir de 1915, ou casque Adrian, porte le nom de l’officier qui fut responsable du suivi du projet.

Cervillière2   Cervillière1

 La cervelière

Casque Adrien 26 08 1915

 Le 26 août 1915, essayage des casques

DSC_3277

 DSC_3774      DSC_3772

Casques Adrien ayant subits des impacts d'éclats d'obus

Voir le lien :

http://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/593/reader/reader.html#!preferred/1/package/593/pub/594/page/6

Fabrication casques Adrien

 

Fabrication des casques Adrian chez Japy,

 

Les établissements Japy fabriquent aussi gamelles, bidons, plaques d’identité, pièces de précisions pour obus et machines à écrire pour l’armée.

La société Japy, emploie 7000 ouvriers dans l’ensemble de ses filiales (2000 ouvriers employés à Beaucourt au sud de Belfort, maison mère).

  Ancetres casques Adrien

Ancetres casques Adrian2

Les Annales, 23 Juin 1918

le casque adrian1

 casque adrian2

 Le Flambeau, 15 Octobre 1915

OriginaleL'illustration casque Adrien

 Casque Adrien

Casque Miroir2

Casque Miroir1

Le Miroir, 5 Septembre 1915

DSC_3308   

Casque du 102 RI

DSC_3314

Casque d'un médecin militaire

En 1914, le fantassin français ne possède pas de casque en acier, mais une casquette rouge ou un képi. Le premier casque en acier, dit casque Adrian, est fabriqué en 1915 ; c'est une sorte de calotte en métal très épais, 5 à 7 mn, avec une pointe descendant sur le nez, pesant 670 à 750 grammes.

Le casque à pointe allemand était début 1914 en carton bouilli, plus léger certes mais guère plus protecteur que la casquette !

La nécessité du casque se mesure au fait que plus de 80 % des blessures étaient des blessures à la tête.

 Attributs des différentes armes : 

  • Artillerie : grenade brochant sur canons croisés ;
  • Artillerie Spéciale (chars) : heaume brochant sur deux canons croisés ;
  • Chasseurs alpins : cor de chasse ;
  • Génie : Cuirasse et pot-en-tête (casque léger porté par les sapeurs ; ce type de protection a été instauré par Vauban. Tous les officiers du Génie portent ce symbole sur leurs boutons d’uniforme depuis 1775) ;
  • Troupes d’Afrique du Nord, communément appelées « Armée d’Afrique » (Il s’agit des Chasseurs d’Afrique, des Spahis, des Zouaves et des Tirailleurs) : croissant ;
  • Infanterie : grenade à 12 flammes ; de même pour la gendarmerie (grenade en maillechort nickelé, en laiton pour la garde mobile) ;
  • Infanterie coloniale, tirailleurs coloniaux et sénégalais : grenade brochant sur ancre câblée ;
  • Troupes de marine : ancre ;
  • Corps médical : un caducée entouré de feuilles de laurier et de chêne ;
  • Infirmiers : croix rouge ;
  • Intendance : épées, drapeaux et faisceau. 

Visiter les sites :

http://www.world-war-helmets.com/Casque-Francais-Adrian

http://france3-regions.francetvinfo.fr/playlist-histoires-14-18/Casque à pointre

Casque Adrien Isaac

Jules Isaac : Une Histoire dans la Grande Guerre

Lettre du 18 Avril 1915

Le casque à pointe Stahlhelm M1916 allemand

Les Allemands sont équipés dès le début de la guerre d'un casque à pointe conçu en 1842, dont l'extrémité est censée dévier sur les côtés les coups de sabre. Confectionné en cuir bouilli, il n'offre aucune protection réelle dans les combats de tranchée et est remplacé en 1916 par le Stahlhelm (casque d'acier). Symboliquement, le casque à pointe continu d'être utilisé pour les cérémonies, avant d'être complètement abandonné à la fin de la Première Guerre mondiale, avec la chute de l'Empire allemand.

Ce casque en acier, épais de 1,2 mm, poids de 2 kg environ, est plus résistant que le casque Adrien.

DSC_3303     DSC_3305

casque all

 24-septembre-1916

 

Le Petit Journal, 24 septembre 1916

19140101-Illustrierter_kriegs-kurier_=_oorlogskoerier_=_courrier_de_guerre-001-CC_BY

19140101-Illustrierter_kriegs-kurier_=_oorlogskoerier_=_courrier_de_guerre-004-CC_BY

Allemands devant Anvers

Lire le document :

Le stahlhelm

Almanach Hachette 1918

 L'artillerie française

 Artillerie belge

 Artillerie italienne

 Voir le lien :

http://www.delcampe.net/ALMANACH-HACHETTE-1918

http://bleuhorizon2.canalblog.com/diplomes civils et militaires

http://france3-regions.francetvinfo.fr/playlist-histoires-14-18/capotes bleu horizon

La Belle Jardinière habille les poilus

La Belle Jardinière

 Belle Jardinière2

Images d'Epinal

Epinal GG1

Epinal GG2

Epinal GG5

Epinal GG4

Epinal6

 

Voir l'article sur les décorations militaires :

http://87dit.canalblog.com/archives/2016/05/09/33774338.html

 

Voir l'article sur les armements :

http://87dit.canalblog.com/archives/2012/10/11/25475557.html

 

19 mai 2016

Rôle des femmes à l’arrière

Mots clés :

agriculture, armement, Croix-Rouge, Femmes, Franciscaines, industries, infirmières, munitionnettes, obus, réquisitions, usines de guerre.

Appel à la mobilisation

Aux femmes fr 14Lire le document :

Appel aux femmes françaises 2 août 1914

Aux femmes françaises

 P1060947

Lire le document :

Parisien Femmes aux champs et solidarité

 The french women

P1050766

Le ministère des Munitions fait appel à l'aide féminine pour ses usines de guerre.

P1050769

Recrutement immédiat.

 P1060951

Voir les liens :

http://centenaire.org/sites/default/files/references-files/livret_extrait_femmes_dans_la_guerre.pdf

http://www.bridgemanimages.com/fr/explore/news/features/2014/mai/Women%20WWI

http://www.museedelagrandeguerre.eu/sites/default/files/pdf/2011/expo femmes g guerre journal.pdf

Femmes dans l'agriculture

Le petit journal agricole 11-12-2015_006

Les semailles2

 Les semailles1

Le Miroir, 30 Avril 1916

 

Les Annales 26 10 1917

 

  Femmes aux champs

Travaux femmes 1915

 19181001-De_oorlog_in_beeld_=_la_guerre_illustree_=_the_war_pictorial-001-CC_BY

 19181001-De_oorlog_in_beeld_=_la_guerre_illustree_=_the_war_pictorial-005-CC_BY

19181001-De_oorlog_in_beeld_=_la_guerre_illustree_=_the_war_pictorial-004-CC_BY

De Oorlog in bleeld, Octobre 1918

Au début du 20e siècle la France était un pays essentiellement agricole. Une fois les hommes mobilisés (Août, mois des moissons) les femmes et les enfants durent assurer les travaux agricoles.

En 1914, il y avait 8 500 000 travailleurs de la terre (5 237 000 hommes, 3 238 000 femmes).

3 700 000 agriculteurs furent mobilisés.

Population agricole pendant la guerre = 5 000 000 environ.

Femmes aux champsPhotographie de Jean-Baptiste Tournassoud prise en 1917 dans l'Oise.

Plus de chevaux pour tirer la herse. N'importe !

Trois robustes paysannes s'attellent à l'outil, peinent si bien que le permissionnaire,

à sa prochaine venue, retrouvera son champ en pleine prospérité.

http://clioweb.canalblog.com/trois robustes paysannes

Manque d'hommes pour les travaux agricoles, manque de chevaux également qui avaient été réquisitionnés pour la logistique.

mmm

L'armée réquisitionne 730 000 chevaux en 1914 soit un cheval sur quatre.

Au total 1 500 000 chevaux ont été réquisitionnés ou achetés à l'étranger entre 1914 et 1918.

On utilise les chevaux pour le transport de l'artillerie lourde, des munitions, pour la nourriture des poilus.

Il faut 3 750 tonnes d'avoine par jour pour leur nourriture.

En 1917, la France manque d'avoine. L'armée réduit ses effectifs de 150 000 têtes sur les 960 000 en présence.

Les Franciscaines de St-Brieuc

FranciscainesP1040921

Les Franciscaines de la maison de retraite des Châtelets près de St Brieuc assurent les moissons au mois d'Août.

Texte et gravure publiés par L'Illustration.

Appel du Président du Conseil René Viviani aux femmes fançaises en Août 1914 :

Debout donc, les Femmes françaises, jeunes enfants, filles et fils de la Patrie !

Remplacez  sur le champ du travail ceux qui sont sur le champ de bataille.

Préparez-vous à leur montrer demain la terre cultivée, les récoltes rentrées,

les champs ensemencés !

Il n'y a pas dans ces heures graves de labeur infime, tout est grand qui sert le pays.

Debout, à l'action, au labeur !

Il y aura demain de la gloire pour tout le monde.

                                                                                                     René Viviani

 tréguier arrière

Marquage tonneaux de vin

 Le Miroir, 07 janvier 1917

Salut de la France

Almanach du Petit Parisien illustré, 1920

Voir le lien :

http://france3-regions.francetvinfo.fr/Agriculture

Femmes dans l'industrie

Les Annales ouvrières anglaises

 Les Annales, 27 Août 1916

Femmes dans les usines de guerre

Les Annales, 02 Juillet 1916

 

travail des femmes GB

 

Femme à l usine de guerre

 femmes fabriquant des obus

 Fabrication d'obus, usine Darracq

Bellanger Athis

Lire le document :

Bellanger Athis

19160422-L__illustration-001-CC_BY

 

19160422-L__illustration-002-CC_BY

 Fabrication d'obus

L'Illustration, 22 avril 1916.

PB153666

Les femmes furent surtout employées dans l'industrie de l'armement, des chemins de fer et dans les services de santé.

En 1913, les industries d'armement employaient 5 % de femmes, en 1917 elles en employaient 26 %.

Pou nos usines

Taux horaire de la main-d’œuvre :

35 centimes pour les jeunes filles de 14 à 18 ans.

75 centimes pour les femmes.

1,50 franc pour les hommes.

Féminisme en Angleterre

 De_oorlog_in_beeld-femmes

 L'Illustration usine de Lyon Flameng

 Aquarelle de Flameng

Usine de l’Eclairage électrique à Lyon, installée en trois mois dans le grand hall de l’Exposition de 1914 pour l’usinage d’obus de tous calibres.

Aujourd’hui, il y a plusieurs milliers d’ouvriers et d’ouvrières occupés dans cette usine, devenue une des plus importante de France par sa production.

Emplois des femmes en 1918

  • armement : 425 000
  • chemins de fer : 58 000
  • santé : 27 000

 Usine de munitions

Ces femmes sont appelées les "munitionnettes" notamment dans les usines Schneider.

Elles seront 5.200 à travailler à l'arsenal de Brest, 2.900 à la poudrerie de Pont-de Buis.

Elles travaillent dans les entreprises d'armement parfois plus de 10 heures par jour.

Les femmes ont fabriqué en quatre ans 300 millions d’obus et plus de 6 milliards de cartouches.

Emplois des femmes usines renaultEvolution de l'effectif aux usines Renault
production des usines renault

Femmes dans les usinesLire les documents :

Charger le document :

http://www.museedelagrandeguerre.eu/expo femmes guerre.pdf

Excelsior 12 février 1917Edition du 12 Février 1917

obus suzette

Usine Brest femmes

Munitionnettes de la pyrotechnie Saint-Nicolas, près de Brest

Tourner des obus1Munitionnettes de la pyrotechnie Saint-Nicolas, près de Brest

Marquage des obus

Le nombre d'obus usinés passe de 13.000 par jour en 1914 à 80.000 par jour en 1915.

Lire les documents sur le travail des femmes dans la région de Montbéliard :

Voir le lien :

http://www.ww1propaganda.com/posters/women posters

Femmes_britanniques

Extrait du Petit Journal illustré  du 18 Février 1917

GrandeMunitionnettes5

Lire le document de Historia :

Pas de victoire sans les femmes

Citroen femmes1

Lire le document :

Les dames de Javel

 Dans les usines de guerre1

 Dans les usines de guerre2

 http://gallica.bnf.fr/Usines de guerre

Voir les liens :

http://gallica.bnf.fr/Atelier Citroën

http://www.industrie-techno.com/14-18-les-usines-en-guerre.38092

http://www.ville-lepecq.fr/uploads/2016/02/expo-14-18-ECPAD-bdef.pdf

http://www.ville-lepecq.fr/uploads/2016/02/expo-14-18-Hennef-bdef.pdf

le feminisme et la guerre

 

Voir l'article sur les femmes remarquables : 

Edith Cavell, Anne Morgan, Reine de Belgique...

http://87dit.canalblog.com/archives/2014/10/15/30769815.html

Femmes infirmières dans les hôpitaux de guerre et maisons de convalescence. 

 Infirmières1

Infirmières2

Infirmières3

Infirmières4

Extrait du guide du Poilu publié par le commandant Charton, le 15 Janvier 1916

 Comment les femmes voient la guerre 1 10 14

Article du journal Le Matin, 01 Octobre 1914

Comment les femmes voient la guerre 4 10 14

Aticle du journal Le Matin, 04 Octobre 1914

Comment les femmes voient la guerre 09 10 14

Article du journal Le Matin, 09 Octobre 1914

Diplome d'infirmière de guerre

Médiale infirmière

Brancardières

Soeur Gabrielle

Les infirmières militaires en service durant la Première Guerre mondiale sont surnommées les « oiseaux bleus » en raison de leur robe bleue et de leur voile blanc.

Croix-Rouge

Les années 1916 -1917 représentent un véritable tournant pour la Croix-Rouge. Elle ouvre ici un nouveau champ d’action, celui du secours sanitaire et social à la population, d’urgence puis suivi, qu’elle avait déjà touché du doigt avec les dispensaires puis l’assistance aux réfugiés. Elle met également en place une véritable méthodologie d’action dans ce domaine, pensée sur le long terme et constate ses grandes capacités de mobilisation, nationale et internationales. Cela se concrétise par l’inscription de cette nouvelle mission dans les statuts de la Croix-Rouge française et avec la création en 1919 de la Ligue des Sociétés de Croix-Rouge. En cette fin de guerre, alors que la France est exsangue et dépeuplée, cette nouvelle approche est aussi un soutien considérable pour l’Etat qui se lance dans une politique nataliste et sanitaire pour relever le pays.

A la gloire des femmes française

Dessin de S. Séeberger

Infirmières vannes 56

 Hôpital militaire, 56-Vannes 1914-1915

En Bretagne, 800 hôpitaux accueilleront plus de 800.000 blessés.

Femmes infirmières2

Action Croix Rouge

Actions de la Croix-Rouge Française de 1914 à 1925 

Poème Croix Rouge

Texte paru dans La Gazette des Ardennes

 Revue30-1

Lire le texte de Tony d'ULMES :

Revue hebdomadaire mobilisation des femmes1

Revue hebdomadaire mobilisation des femmes2

 Gestes d infirmières

Lire le document :

http://gallica.bnf.fr/Gestes d infirmières

Aux armes , citoyens ! Forgeons des nourrissons ! 

Fusil à répétition

 Voir le lien : 

http://musee.artillerie.asso.fr/Victoire-pdf/Petit%20journal.pdf

Humour

 Graine de poilus

Albert Guillaume Nos infirmières

Dessin d'Albert Guillaume

Et puis...dites leur que vous m'avez soigné comme un ange...

Ça vous coûtera un peu, mais ça leur fera tant de plaisir !

Fabiano grave blessure

Dessin de Fabien Fabiano

La plus grave blessure n'est pas celle qu'on panse.

 

03 mai 2016

La bataille de Verdun 1916 : 300 jours, 300.000 morts

Mots clés :

Argonne, armement, Bretagne, Colonel Driant, Colonel Raynal, Douaumont, Falkenhayn, Fleury, fort de Vaux, Guynemer, Hindenburg, les forts, Mort-Homme, munitions, Nivelle, obus, Pétain, Souville, Vaux-Chapitre, Verdun, Fernand Léger.

 

Voir l'article, le Mémorial de Verdun :

http://87dit.canalblog.com/archives/2016/09/21/34350383.html

 

Voir l'article, Verdun à travers la presse :

http://87dit.canalblog.com/archives/2016/06/07/33927102.html

 

Résumé de la bataille de Verdun

Verdun mai 1916-1

 Verdun mai 1916-2

Le Matin, 11 mai 1916

 Résumé Bat Verdun1   Résumé Bat Verdun2

 Le Petit Journal Illustré, 4 juin 1916

Carte Verdun Etain

Verdun et ses forts

Verdun et ses forts5

 

Verdun et ses forts

  Ceinture des forts Verdun

Verdun carte

Verdun, c'est une guerre tout entière insérée dans la Grande Guerre.

Ce fut aussi une manière de duel devant l'univers, une lutte singulière en champ clos.

Paul Valéry

 Bataille Verdun1

 Verdun et ses forts

 verdun eeee

Bataille Verdun2

 Le Petit Journal Illustré, 4 juin 1916

Les stratégies des Etats-majors

Côté français :

La situation fin 1915 :

  • L'Italie a choisi son camp : alliance avec l'Entente.
  • La Russie a subie de terribles défaites (Tannenberg 1914) et doit se reconstruire militairement.

Joffre médite une grande offensive coordonnée entre Français, Britanniques, Italiens, Russes.

Nous devrons attaquer tous en même temps et sur tous les fronts aux alentours de Juin 1916.

Côté allemand :

Le plan de Falkenhayn est différent.

Puisque l'Allemagne n'a rien à craindre de la Russie, il faut concentrer des forces colossales sur le front Ouest et tenter une percée au saillant de Verdun.

La décision d'attaquer sera fixée au 21 Février 1916.

Les Allemands lancent une grande offensive à Verdun, bien décidés à percer le front et « saigner à blanc » l’armée française selon une expression de l’Etat-major allemand. Les Français, sous la conduite du général Pétain, résistent au prix de pertes très élevées et de terribles conditions de combat.

Près de 259 bataillons d’infanterie français, sur les 330 existants, se sont battus à Verdun, presque une génération entière qui restera marquée par l’horreur des combats. Des combats dont la brutalité laissent de profondes séquelles chez les soldats touchés dans leur chair et dans leur esprit.

Plus de 300.000 morts, 400.000 blessés des deux côtés. Des corps pulvérisés empêchant les familles de faire le deuil. Par la violence qu’elle représente, sous toute ses formes, la brutalité, l’intensité et l’étendue des combats, le nombre de tués, de mutilés, Verdun demeure le symbole de la Grande guerre.

La « voie sacrée », sera empruntée par des millions de soldats pour rallier le saillant de Verdun.

L’industrie se met au service d’un gigantesque massacre avec environ 37.000.000 d’obus seront tirés, soit environ 4 obus par m².

Fort de Douaumond

Impacs d obus

Impacts d'obus.

On estime à 26 millions d'obus qui ont laminé les collines, fracturé les roches et rayé de la carte neuf villages.

Les forces en présence :

Côté français

le 21 février 1916 :
1 140 000 hommes,
281 pièces d'artillerie ;
le 28 mai 1916 :
1 727 pièces d'artillerie

Côté allemand 

le 21 février 1916 :
1 250 000 hommes,
1 257 pièces d'artillerie ;
le 28 mai 1916 :
2 200 pièces d'artillerie

 Chrono Bat de Verdun

Chronologie de la bataille de Verdun,1916

La bataille de Verdun chrono

 

L'avancée allemande

  • 21 février : attaque allemande sur la rive droite de la Meuse.
  • 25 février : prise du fort de Douaumont.
  • 26 février : prise de commandement de Pétain.
  • 6 mars : attaque allemande sur les deux rives.
  • 7 juin : le fort de Vaux est investi par les Allemands.
  • 23 juin : violente offensive (19 régiments) allemande - le village de Fleury tombe mais l'ouvrage de Froideterre résiste.
  • 11 juillet : ultime effort allemand vers Verdun mais le fort de Souville repousse l'assaut. L'état-major allemand renonce à poursuivre sa stratégie d'offensive.

La reconquête française

  • 26 février : le général Pétain est appelé pour réorganiser l'artillerie française et prendre les commandes de la bataille.
  • 17 août : reprise du village de Fleury.
  • 24 octobre : reprise du fort de Douaumont.
  • 2 novembre : réoccupation française du fort de Vaux.
  • 12 décembre : le général Nivelle remplace Joffre à la tête des troupes françaises.
  • 15-18 décembre : dernière offensive française, menée pour constituer une zone de sécurité autour des forts.

Cartes de la bataille de Verdun

Verdun l'enlisement2

 Verdun l'enlisement1

Front allemand : bleu

Front français : rouge

  Bataille de Verdun50

Verdun50

Bataille de Verdun51

Map of Verdun 1916

Map of Verdun 1916-1

Reconquêtes française Verdun

Voir le document :

Cartes Verdun

L'armement utilisé

 les munitions à Verdun-1

Munitions à Verdun

Le Miroir, 02 Avril 1916

Gros calibre verdun2

Gros calibre Verdun1

 Le Miroir, 9 Avril 1916

Mitrailleuses Vaux1

matrailleurs vaux2

 Le Miroir, 23 Août 1916

Obus Verdun2

Obus Verdun1

 Le Miroir, 23 Août 1916

Voir le lien :

http://france3-regions.francetvinfo.fr/Artillerie lourde

Verdun, images de Guerre

 Verdun images de Gloire

 Pour la gloire de Verdun     Clairon de Dauomont

Lire le document :

http://gallica.bnf.fr/Verdun, images de guerre

Verdun Argonne

http://gallica.bnf.fr/Verdun Argonne

Voir les liens :

http://education.francetv.fr/site-thematique/dans-l-enfer-de-verdun-o12005

http://histoiregeo.wixsite.com/verdun

1-Verdun 23 01 1916

Concentration des troupes allemandes dans la plaine de la Woëvre, à proximité de la région fortifiée de Verdun.

Fay

 

Hindenburg1

Maréchal Hindenburg

Le maréchal Hindenburg remplace le maréral Falkenhayn en septembre 1916.

Voir le lien :

http://france3-regions.francetvinfo.fr/Plan allemand

Attaque de la V ème armée allemande au nord de Verdun, sur la rive droite de la Meuse.

Verdun Fev 1916

 Avancée allemande en Février 1916

Colon Driant

Monument Col Driant

 http://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/?q=content/emile-driant#overlay-context=

  Déluge de feu

Un déluge de feu !

P1015718

P1015720

Colonel Driant

3-Verdun 25 02 1916

Les troupes françaises se replient, abandonnant sur place de nombreuses pièces d'artillerie et du matèriel.

Verdun 1 bataille 1916

 Illustration Pétain

4-Verdun 11 03 1916

La bataille s'étend sur la rive gauche de la Meuse. Violents combats au Mort-Homme et au village de Cumières.

Cote 304

Cote304-1

Bombardement cote304

5-Verdun 12 03 1916

 Brancardiers

6-Verdun 13 03 1916

Guynemer dans le ciel de Verdun.

 Chaput Guynemer2

 Chaput Guynemer1

 Le Miroir, 20 Août 1916

  Guynemer 100

Voir le lien :

http://france3-regions.francetvinfo.fr/Aviation à Verdun

 

Voir l'article sur Georges Guynemer :

http://87dit.canalblog.com/archives/2013/11/10/28393110.html

 

7-Verdun 10 04 1916

Verdun 2 avril 1916

 Verdun 2 avril 1916-1

Situation au 2 Avril 1916

Les français résistent avec acharnement aux poussées allemandes. Pétain déclare dans son ordre du jour : Courage, on les aura !

aff22 fr

 

On les aura. Charles Toché, 1916

 Pétain on les aura

 8--Verdun 01 05 1916

Joffre procède au remplacement de Pétain par le général Nivelle.

 Fort Douaumont 01 1916

Fort Douaumont 2015

9-Verdun 02 06 1916

Reddition du commandant Raynal : après une semaine de pilonnage, le fort de Vaux passe aux mains des allemands.

Les 22 et 23 juillet, les allemands utilisèrent des obus au gaz phosgène, un puissant gaz suffocant qui inprègne durablement les effets des combattants français.

Vaux le fort

 

Vaux galerie1   Vaux Galerie2

 

Les galleries du fort de Vaux 

Fort de Vaux 1916

  P1015708

P1015709

Pigeon fort de Vaux

 Héros à Vaux

 

Raynal image

 

L'Image de la guerre N°115 de janvier 1917

Voir le lien :

http://france3-regions.francetvinfo.fr/playlist-histoires-14-18/Raynal

Patrie fort de Vaux

Lire les documents :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6313612d.r=.langFR

http://france3-regions.francetvinfo.fr/Vaux

 N7588160_JPEG_1_1DM

Notre journal, août 1931

N7588160_JPEG_2_2DM

10-Verdun 11 07 1916

Une attaque allemande se heurte à la résistance du fort de Souville. Les allemands ne sont plus qu'à 4 km de Verdun.

P1015700

P1015703

Fort de Souville

11-Reprise de Fleury du 6 au 18 08 1916

Lire le document :

Carnet de guerre d'un chef de section devant Verdun

Verdun est terrible

Capture4 juilet 1916

 3 ponts Verdun2

3 pont Verdun1

 Le Miroir, 20 Août 1916

 Bataille de Dauoumont

 12-Verdun 15 12 1916

Une vaste opération française est lancée avec succès pour dégager la rive droite de la Meuse.

Verdun reconquete fr

Bataille de Louvemont

 Verdun monument aux morts

Salut aux soldats de Verdun

héroique défenseur verdun

Médiale de Verdun

Médiaille de Verdun

 Scott Douanmont

 Affiche de Georges Scott

 Patrie Verdun

Lire le document :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k889074z/f1.image.r=

Les grands hommes de Verdun

http://www.lesfrancaisaverdun-1916.fr/theme-grands-hommes.htm

Pétain 15-16

Philippe Pétain, 1856 - 1951

Général 3 étoiles, 60 ans en 1916

Miroir Mangin   Pays de Fr g Nivelle

 Général Nivelle, 1856- 1924

 Mangin5

 Général Mangin, 1866 - 1925

Voir les liens :

http://france3-regions.francetvinfo.fr/Pétain

http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/Philippe-Pétain 

http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/Robert Georges Nivelle 

http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/Charles Mangin

Joseph Joffre

La Voie sacrée

voie sacrée mémorial

 

La voie ferrée est anéantie dès 1914. Pour transporter hommes et matériels on utilisa la route départementale longue de 55 km entre Bar-le- Duc et Verdun.

Villes traversées :

  • Bar-le Duc
  • Rumont
  • Chaumont-sur -Aire
  • Souilly
  • Vadelaincourt
  • Lemmes
  • Moulin Brulé
  • Verdun

Les territoriaux vont entretenir cette voie pendant 6 mois.

Flameng Verdun

6.000 camions transportent jour et nuit 15 à 20.000 hommes et 2.000 tonnes de munitions  par 24 heures sur 75 Km/7 m de large de Bar-le-Duc à Verdun (1 véhicule toutes les 5 secondes) : la noria.

8.200 territoriaux se relayent pour entretenir cette route large de 7 mètres.

Voie Sacrée9

Territoriaux Verdun

Territoriaux à l'entretien de la voie, peinture de Georges Scott

Voie sacrée Scott

Tableau de Georges Scott : la « Voie sacrée ».

 Voie sacrée40

Voie Sacrée NixévilleVoie sacrée 03 1916

 

Voie sacrée18

  Route sacrée Verdun1

Route sacrée Verdun2

L'Echo de Paris, 15 Avril 1916

Verdun Epinal

 Patrie voie sacrée

 berliet   camion panhard

 

Le CBA de Berliet a été le type de camion le plus utilisé lors de l’épopée de la « Voie Sacrée » de Bar-le-Duc à Verdun en 1916.

Maurice Ravel

Maurice Ravel revêtu d'une pelisse,

conducteur de camion sur la Voie sacrée durant l'hiver 1916

Lire le document :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63160306.r=.langFR

Voir les liens :

http://warartblog.wordpress.com/2014/06/11/la-grande-guerre-vue-par-georges-scott/

http://france3-regions.francetvinfo.fr/Route sacrée

http://france3-regions.francetvinfo.fr/Le Varinot train du front

MC14_voie sacrée

Verdun bataille de logistique

 Verdun bataille de logique2

Les Bretons à Verdun

12.000 bretons en première ligne à Verdun

 118 RI Verdun

Parcours du 118 ème RI à Verdun

Le 118 ème RI est stationné à Quimper et dispose d’une conscription cornouaillaise. Il sera des pires batailles, avec les autres régiments bretons comme le 116ème RI (Vannes), le 19ème RI (Brest) ou le 62ème (Lorient).

Les trois bataillons du 118ème arrivent ainsi fin mars 1916 dans le secteur de Verdun, avec les 116ème, le 19ème et le 62èm. Ce sont 12 000 Bretons qui veillent sur le secteur considéré à ce moment de la bataille comme le plus dangereux et le plus terrifiant de tout le frontde Verdun.

Depuis le 21 février 1916, les Allemands ont déclenché l’opération “Jugement” : ils veulent écraser l’armée française sous une pluie d’acier grâce à l’utilisation massive et concentrée de l’artillerie. Ce sera une gigantesque boucherie faisant 300 000 tués et 700 000 blessés en 10 mois.

Le 118ème s’installe dans le terrible “Ravin de la Mort”, le 30 mars 1916 pour y prendre position. Le nom donné à ce lieu par les soldats donne la mesure de ce qu’il incarne.

Ravin de la mort

Ravin de la mort4

 Poilus dans le ravin de la mort

Ravin de la mort2

 Ravin de la mort Miroir2

Ravin de la mort Miroir1

 Le Miroir, 7 Mai 1916

 Ravin de la Dame

 Le 116 ème RI de Vannes s'est illustré à Verdun le 17 Avril 1916 (Bras, Fleury, Douaumont) avec une perte de 75 hommes.

Les articles de presse

Février-Mars 1916 : Douaumont, rive gauche de la meuse.

 Les Annales Douaumont1

 Les Annales Douaumont2

 Les Annales, 25 Juin 1916

 Attaque All Verdun Le Miroir1 05 03 1916

Attaque All Verdun Le Miroir 05 03 1916

 Le Miroir, 05 Mars 1916

 Douaumont 25 02 -2

   Dauoumont 25 02-1

 Le Miroir, 04 Juin 1916

   Les héros de Douaumont

 Article paru dans Le Progrès de Finistère, le 4 mars 1916

 Juin-Juillet 1916 : Souville, Fleury, Vaux.

Rive droite rive gauche meuse2

Rive droite rive gauche meuse1

Le Miroir, 3 Juillet 1916

 

 Bretons la Guerre 23 juin 1916    Aux soldats de Verdun

L'Eclaireur du Finistère, 01 juillet 1916

Fort de Vaux

 La chute de Vaux est forcée

Souville Belleville1

 Souville,Belleville

Le Miroir, 27 Août 1916

 Le Miroir 3 Sept 1916

 Relève devant Verdun

Relève devant Verdun1

Le Miroir, 17 Septembre 1916

 

 

Les carnets de Verdun

Carnets de Verdun

Lire des extraits de cet ouvrage :

Carnets de Verdun

Les villages disparus

Vil détruits 1916

 Villages détruits

 Les villages détruits

 Villages détrits1916

 Bezonvaux

Bezonvaux 1

BEZONVAUX, 3

Fleury-devant-Douaumont

Fleury-devant-Douaumont

 

Voir le lien :

http://france3-regions.francetvinfo.fr/Fleury

Louvemont

Louvemont village 1913

 

Louvemont église

Louvemont

Haumont

 

Haumont village

 

Haumont église

 

Avocourt

 Avocourt

Voir le lien :

http://tourisme-pays-verdunois.eu/villages-detruits9-villages-detruits/

La bataille de Verdun vue par la philatélie

Verdun 1916       

Verdun 1916 1939

Verdun, Porte Chaussée, émis en 1939

Ossuaire Douaumont

Timbre émis en 2006

Colonel Driant

Timbre émis en 1956

Voie sacrée timbre

Timbre émis en 1976

anniversaire Verdun

Timbre émis en 1956

50 ème anniversair victoire de Verdun

Timbre émis en 1966

 

Timbre centenaire de Verdun

Timbre du centenaire

 

Voir les timbres émis sur la Grande Guere :

http://www.phil-ouest.com/Series.php?Nom_serie=Guerre_1418

Chansons sur Verdun

 Chanson sur Verdun1

 Chanson de verdun2

 

Chanson de la woevre    Ils ne passeront pas2

  Les enfants de Verdun

Verdun on ne passe pas

soldats de verdun 1918

 

Voir l'article sur les chansons pendant la Grande Guerre :

http://87dit.canalblog.com/archives/2013/03/09/26603845.html

 

Bilan de la bataille de Verdun : 2.000 morts/jour pendant 6 mois !

Sur quatre hommes qui montent au front, un seul revient indemme !

Bilan Verdun

 Pertes Verdun

Nombre de morts français par mois en 1916

Bilan Verdun

 

Verdun cimetières

 

De nombreux soldas, tombés sur un champs de bataille de Verdun et de l'Argonne, reposent encore dans le sol qui fut témoin de leur sacrifice. Les cimetières nationaux où leurs glorieuses dépouilles ont été rassemblées, demeurent, plus que les ruines, plus que la terre aux blessures encore ouvertes en beaucoup d'endroits, comme une évocation singulièrement poignante de luttes meurtrières et de souffrances indicibles. Daignent les pèlerins du souvenir, après s'être recueillis aux lieux mêmes de la bataille, venir s'incliner au passage sur ces tombes, modestes, mais combien riches en leçons d'héroïsme !

Voir les liens :

http://www.lesfrancaisaverdun-1916.fr/

http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/la-bataille-de-verdun

1916 ou l’année de rupture en matière d’utilisation de l’arme aérienne :

http://rha.revues.org/4102

Mobilisation industrielle et guerre totale : 1916, année charnière :

http://rha.revues.org/4072

Verdun 1916 : un choix stratégique, une équation logistique :

http://rha.revues.org/4122

Félix Valotton, 1865 -1925

Vallotton GV

http://www.lemondedesarts.com/DossierVallotton.htm

Verdun, tableau de guerre interprété, projections colorées noires bleues et rouges terrains dévastés, nuées de gaz,

1917. Huile sur toile. H. 114 ; L. 146 cm. Paris, musée de l’Armée, dist. RMN-GP. Inv. 21889, Eb 1518, achat, 1976, Succession F. Vallotton – Madeleine Lecomte du Nouÿ. 

En décembre 1917, Vallotton, pour peindre la bataille la plus meurtrière de toute la Grande Guerre, tente une expérience picturale où le symbole de la résistance de l’armée française à l’invasion ennemie apparaît sous une forme quasi abstraite. Je termine mon Verdun, essai d’expression par des droites, ce qui ne veut pas dire cubisme, mais représenter des forces n’est pas commode et la droite s’indique
elle-même pour ces tentatives, note l’artiste dans son journal tandis que son article, Art en guerre, rejoint la réflexion menée dans Verdun : Que représenter dans tout cela ? Pas l’objet, bien sûr, ce serait primaire, encore qu’on n’y manquera pas, et cependant un Art sans représentation déterminée d’objet est-il possible ? Qui sait ! ...Peut-être les théories encore embryonnaires du cubisme s’y pourront-elles appliquer avec fruit ? Dessiner ou peindre des « forces » serait bien plus profondément vrai qu’en reproduire les effets matériels, mais ces « forces » n’ont pas de forme, et de couleur encore moins. ». La longueur du titre pourrait être une manière de légitimer par les mots la métamorphose de son style. Il représente un champ de bataille en proie au déluge dont l’espace est structuré de façon géométrique. La composition s’organise autour de faisceaux lumineux colorés se croisant au dessus de flammes et de nuées de gaz en formant des triangles, tandis que sur la gauche s’abattent les lignes obliques de la pluie. La vision d’ensemble est celle d’un paysage de guerre où s’affrontent 
des forces antagonistes, la violence des intempéries et celle des hommes qui se battent. Le tableau concentre visuellement le déchaînement des moyens mis en oeuvre pour détruire l’adversaire, la violence extrême des combats provoquant la désagrégation du paysage et l’effacement de l’humain derrière la machine. Le peintre ne cherche pas à rendre compte des instants décisifs du combat mais à donner une image synthétique de la guerre, d’où toute présence humaine a disparu. En 1919, chez Druet, Vallotton expose Verdun en compagnie de 1914... Paysage de ruines et d’incendies rebaptisé La Marne et de L’Yser, autre paysage dans le style de ceux de Champagne, comme si ces différentes façons de représenter la guerre étaient également acceptables ou également incomplètes.
«Voilà bien la guerre des machines et de la science sans les éléments de pittoresque chers à la peinture militaire d’autrefois. Par des volumes savamment juxtaposés et des grands pans colorés, Vallotton fixe les aspects infernaux du combat moderne ; sombres volutes, flammes géantes, fusées tragiques, bouillonnements de gaz jaunâtres, telle est l’oeuvre que lui suggère le nom légendaire de Verdun.

Le Crapouillot, 1er avril 1919

Lire le document :

Vallotton Verdun

Cartes postales humoristique

Verdun carte51

Forain Verdun

Dessin de Forain

A la gloire de Verdun   Verdun carte50

Carirature Verdun

Ils n'ont pas eu Verdun !

 Hécatombe boche

26 Février 1916

http://www.fortiff.be/index.php

http://gallica.bnf.fr/Imagerie satirique sur Verdun

Figaro Bataille Verdun

Mémorial de Verdun

Mémorial Verdun3

 

Mémorial de verdun2

 Mémorial de Verdun intérieur

Lire le document :

Verdun dossier de presse

Verdun dévasté

verdun détruit

 Le panorama de la guerre, 24 juin 1915

Ruines Verdun Cathédrale5

La Cathédrale

Ruines Verdun Pl d'armes

Place d'armes

Ruines de Verdun3

Ruines de Verdun

Ruines Verdun Rue Jacobins

Verdun, rue des Jacobins

 Ruines Verdun maison2

Ruines Verdun Séminaire

 Le séminaire

Ruines Verdun maisons4

Ruines Verdun maisons1

Ruines Verdun maisonns3

 Verdun bombardé

http://verdun2016.centenaire.org/fr/verdun-1916-la-bataille-par-antoine-prost

F.Léger Verdun

 

 

Verdun regards croisés

 

30 avril 2016

Les Tommies et Jocks en Somme

Mots clés :

19 RI, Albert, britannique, Combles, Douglas Haig, Général Fayolle, jocks, Joffre, Longueval, Pipers, Seeger, Somme, tanks, Thiepval, tommies, Wilfred Owen, bilan, Sir William Orpen, calvaire breton d'Ovillers la Boisselle,

somme les forces

 Les forces en présence

 

12-décembre-1916-470x1500

Le Petit Journal, 12 décembre 1916

somme carte

Les cartes

bataille de la somme

somme bataille mondiale

somme bataille mondiale1

 somme bataille mondiale2

Centenaire :

https://www.francebleu.fr/infos/societe/centenaire-de-la-bataille-de-la-somme

Bataille de la somme timbre1    Bataiille de la somme timbre2

La bataille de la Somme désigne une confrontation opposant les Britanniques et les Français aux Allemands pendant la Première Guerre mondiale, dont ce fut l'une des batailles les plus sanglantes.

 Bilan Somme GG

Voir les liens :

http://www.somme14-18.com/

http://www.cwgc.org/the-somme.aspx

https://www.youtube.com/watch?v=Kjg8RmPIoHw

The bloodiest Day

La première journée de cette bataille, le 1er juillet 1916,

détient le triste record de la journée la plus sanglante

pour l'armée britannique,

avec 58.000 victimes dont 19.240 morts.

Le front de moins de 40 km, vit s'affronter tour à tour plus de 3 millions d'hommes.

La bataille prit fin le 18 novembre 1916, avec parmi les belligérants environ 1 060 000 victimes, dont environ 442 000 morts ou disparus. 

Une reconstitution de la marche du corps expéditionnaire britannaique "The Pals March" se déroule chaque année du 27 juin au 1 er juillet entre Serre et Maricourt.

Voir les liens :

https://www.youtube.com/watch?v=C2KeNk_kiLU

http://www.dtic.mil/dtic/tr/fulltext/u2/a145295.pdf

Map british line1916-1  Map british line1916-2

 bat somme

 Carte 1 er juillet 1916

 Positions des armées au 1er juillet 1916

 Carte Somme 1916

 DSC_1447

 Le "Lochnagar Crater", à la Boisselle

À la Boisselle, le "Lochnagar Crater", impressionnant trou de mine de 100 mètres de diamètre et de 30 mètres de profondeur, est un vestige de la série d'explosions qui se déroula le 1er juillet 1916. Ici, elle eut lieu à 7h 28 marquant ainsi le déclenchement de la bataille de la Somme par les Britanniques.

Crater mémorial

 Cratère Boiselle1

Cratère Boiselle

Le trou de mine3    Le trou de mine5

La 34 ème division britannique perdit 6.380 officiers et hommes, le 1er juillet 1916

Voir les liens :

http://www.graveshamscouts.org.uk/lochnagar.html#top

http://www.ww1battlefields.co.uk/somme/laboiselle.html

Bilan de cette bataille de la Somme :

12 kms gagnés par les Britanniques, 10 kms gagnés par les Français !

7.500 morts par jour !

pertes somme

 Pertes britanniques 1 juillet 1916

 

Les pertes journalières se répartiraient, en moyenne, comme suit :

  • 3.100 pour les Allemands (contre 1.115 pendant la bataille de Verdun) ;
  • 2.976 pour les Britanniques ;
  • 1.437 pour les Français (contre 1.250 pendant la bataille de Verdun qui dura 302 jours).

La durée de la bataille de la Somme fut de 141 jours.

 D Haig Le Miroir 2 01 1916

 Le Miroir, 02 Janvier 1916

Haig le Miroir 09 01 1916

Haig 09 01 1916

Le Miroir, 09 Janvier 1916

Haig Le Miroir05 03 1916 -2

Haig le Miroir 05 03 1916-1

Le Miroir, 05 Mars 1916

 L Excelsior 25 07 1916

L'Excelsior, 25 Juillet 1916

  L'illustration 29 juillet 1916

L'Illustration, 29 juillet 1916

En Picardie : Tommy vainqueurs des huns.

(On sait que nos alliés disent : les Huns, comme nous disons les Boches)

dessin  de J. Simont

Artllerie GB2

Artllerie GB1

Le Miroir, 20 Août 1916

Canne Somme2

Canne Somme1

Le Miroir, 20 Août 1916

Coloniaux britanniques1

Colloniaux britanniques2

Le Miroir, 27 Août 1916

 Artillerie dand la Somme

Le Miroir, 23 juillet 1916

 annales-anglais-1916-2-avril

 annales-canadien-16-déc-17

 Somme Artillerie Canadienne

 Peinture par Capitaine Kenneth Keith Forbes

Collection d'art militaire Beaverbrook

Thiepval le 16 juillet 1916, au cours de l'offensive de la Somme. L'artiste rend l'épuisement des artilleurs, qui semblent au poste depuis des heures. Une exposition prolongée au bruit et aux chocs des tirs faisait éclater les tympans et abîmait l'ouïe.

La plupart des artilleurs devenaient au moins partiellement sourds.

Fayolle le Miroir 17 09 1916-2

Fayolle Le Miroir 17 09 1916-1

 Le Miroir, 17 Septembre 1916

  Bataille de la Somme1

 Bataille de la Somme2

 Bataiile de la Somme3

 Mémorial de thiepal5

Carte Somme

La prise de Thiepval, le 26 Septembre 1916

Avance britannique

carte bapaume

le Petit Parisien, 28 Septembre 1916

Le temps Bataille de la Somme1

Le temps bataille de la Somme2

Le Temps, 23 Septembre 1916

O-F Thiepval

 L'Ouest-Eclair, 30 Juin 1916

Voir la vidéo :

https://www.youtube.com/watch?v=ubMWhn7vkw8

Thiepval, Sir William Orpen, 1917

 Tirpal20

Né en Irlande en 1878, William Orpen est désigné durant la Première Guerre mondiale comme l'un des peintres officiels auxquels le ministère de la Guerre britannique confie la mission d'arpenter le front occidental pour représenter le conflit. William Orpen réalise ses observations lors de deux séjours au front, en 1917 puis en 1918. Il en revient profondément marqué par les horreurs des tranchées. Il choisit, à l'inverse de la plupart de ses homologues, de représenter les cadavres et d'évoquer directement la mort dans ses œuvres.

           L'huile sur toile intitulée Thiepval (63x76 cm) est réalisée par William Orpen en 1917. Elle est élaborée à partir des observations réalisées par le peintre dans la commune du même nom, située dans le département de la Somme, siège, du 25 au 28 septembre 1916, de violents combats qui coûtent la vie à plus de dix milles Britanniques et à un nombre inconnu mais probablement similaire de soldats allemands.
           L'œuvre est une évocation directe des ravages, tant humains que matériels, causés par la guerre, suggérés par l'amoncellement de matériels abandonnés, les débris d'arbres et la présence de plusieurs ossements, dont deux crânes humains (l'un d'entre eux percé par une balle). Ces restes gisent encore sur place, un an après la fin des combats. Mais, comme un signe d'espoir, le cycle naturel reprend ses droits peu à peu, et quelques plantes, quelques touffes d'herbes éparses suggèrent que ce lieu où s'est déchaînée la violence humaine sera bientôt à nouveau recouvert par les près qui se trouvaient là avant les combats.

Le mémorial des pipers à Longueval

 Piper1    Piper

Pipers mémorial

 

Voir l'article, Musique au front :

http://87dit.canalblog.com/archives/2016/02/12/33354230.html

 

La Presse

       Troupes britanniques Somme Le Miroir 02 11 1916

Troupes britanniques Somme 1 Le Mirooir 02 11 1916

Le Miroir, 02 Novembre 1916

L Ancre canon chevaux

 Le Miroir, 18 Mars 1917

Albert somme1

Albert somme23

 L'Ancre (Albert) en 1917

Albert ruines   Basilique d Albert

Albert blessés anglais

 Somme1 tommy

 Somme2 tommy

 Somme3 Tommy

 Somme4 tommy

 Somme5 Tommy

 La Science et la Vie, juillet 1916

Fayolle Somme1

Fayolle Somme2

Le Miroir, 20 Août 1916

 Fayolle Somme

Foch Somme

Le Miroir, 23 juillet 1916

Le monument franco-britannique : Thiepval

 Monument fr Brit

Le Mémorial de la Somme, érigé en 1932 par le gouvernement britannique, est dédié aux 73 367 disparus britanniques et sud-africains tombés entre juillet 1915 et mars 1918, et qui n'ont pas de tombes connues. Leurs noms sont gravés sur les 16 piliers qui constituent la base de l'édifice en arche, haut de 45 mètres. Il s'agit du plus important monument britannique en France, réalisé par l'architecte Sir Edwin Luytens. Ce "Memorial to the Missing" reste un véritable lieu de pèlerinage pour les Britanniques.

Le cimetière militaire témoigne des principes de commémorations britanniques : noms gravés sur une stèle ou un monument, uniformité des stèles et absence de toute distinction entre les morts, quels que soient leur grade militaire, leur rang social, ou leur religion. La Croix du Sacrifice, fixée sur une base octogonale, porte sur sa flèche une épée de bronze. Enfin la Pierre du Souvenir porte l'inscription tirée du livre de l'Ecclésiaste : « Leur Nom vivra à jamais » (Their Name Liveth for Evermore).

Voir les liens :

http://www.somme14-18.com/sites/www.prod/files/assets/files/livret final complet 1.pdf 

Figaro Bataille de la Somme

Les ravages de la guerre dans le département de la Somme

http://centenaire.org/sites/default/files/references-files/80-somme.pdf

http://www.cs.mcgill.ca/~rwest/wikispeedia/wpcd/wp/b/Battle of the Somme

http://fr.calameo.com/read/00011152640933cf9383e

http://www.museedelaguerre.ca/premiereguerremondiale/la-somme/

la bataille de la somme 1916

http://www.museedelaguerre.ca/premiereguerremondiale/histoire/batailles-et-combats/batailles-terrestres/la-somme/ 

Fine Somme sucsess

Lire le document :

En Somme film

Battle of Somme

 Tank C-15

 Patrie Tanks Somme

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63136859.r=La%20guerre%20des%20tanks

 Tommies et Gourkas

N°15, paru en 1917

Les Gurkhas (Gourkas) sont des unités des armées britanniques et indiennes recrutés au Népal.

Char Britannique Somme

 Char britannique dans la Somme

 Flameng Bat Somme3

 Flameng Somme 1916

 Flameng Somme1

Aquarelles de Flameng

Illustration tank

 L'Illustration du 2 décembre 1916

montre la "Première apparition d'un des nouveaux cuirassés de terre de l'armée britannique au milieu des positions allemandes,

à l'attaque du village de Flers, au nord de la Somme, le 15 septembre". 

 Lire le document :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63136859.r=.langFR

Le Rire En Somme

 Le Rire Rouge, 11 Novembre 1916

 Le Rire Haig

 Le Rire Rouge, 16 Septembre 1916

Le Petit Journal 05 06 1918

Le Petit Journal, 05 Juin 1919

Le Poilu de la Somme

Villages détruits

 

Ruines Albert1   Ruines Albert2

 Ruines Albert4

Eglise d'Albert

Soldat Britan Longueval

Soldat britannique dans les ruines de Longueval

 Ruines de Combles

Le village de Combles

 Patrie Prise de Combles

 Lire le document :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6314821c.r=

Tom et Gourkas2

Lire le document :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/Tommies et Gourkas

Alan Seeger

Jeune poète américain, engagé volontaire à 26 ans dans la Légion Etrangère (au sein de la Division marocaine),, en Champagne dès l’hiver 1914-1915, il participe à l’offensive française de septembre 1915. Les pertes sont très importantes et son régiment gagne une citation à l’ordre de l’armée, avant d’être porté sur les champs de bataille de la Somme.
Le légionnaire Alan Seeger est tué devant Belloy-Santerre (au sud de Péronne) le 4 juillet 1916, jour de la fête nationale américaine.
Son service sous les armes lui a inspiré le célèbre et prémonitoire poème « Rendez-vous avec la mort » (I have a rendezvous with Death),

Ses restes seraient dans l'ossuaire de Lihons. Ce jour-là son régiment a perdu 869 hommes sur 2 000 pour prendre le village de Belloy-en-Santerre.

J'ai un rendez-vous avec la mort,

Je ne manquerai pas ce rendez-vous.

J'ai RV avec la mort

Alan Seeger portrait    seeger fiche

 Wilfred Owen, 18 mars 1893 - 4 novembre 1918 

Wilfred Owen

Dulce Et Decorum Est est un poème écrit par Wilfred Owen en 1917, pendant la Grande Guerre, et publié à titre posthume en 1920.

Ce poème est connu pour les images d'horreur qu'il évoque et sa condamnation de la guerre.

Il est doux et honorable de mourir pour la patrie.

Wilfred Owen4

Poème écrit les 8 Octobre 1917 - Mars 1918

Bretons en Somme

Carré Breton 19 RI Albert

 19 RI de Brest

 

somme site mémore

 

calvare breton1

 

calvare breton2   calvare breton3

Le 17 décembre 1914, afin de tromper l'ennemi en vue des offensives d'Artois et de Champagne, Joffre ordonna des opérations secondaires sur différents points du front dont une attaque sur Ovillers, menée par le 19ème RI de Brest et sur La Boisselle, menée par le 118ème RI de Quimper. Malgré la prise d'un blockhaus, le 19ème RI, fut toute la journée sous le feu de l'ennemi et contraint de se retirer au prix de pertes élevées : 1158 tués, blessés, disparus et prisonniers. Parmi ces morts, le lieutenant Augustin Bréart de Boisanger dont la famille fit ériger ce calvaire dix ans plus tard.

Ce calvaire se trouve donc à l'endroit même où est tombé Augustin Bréart de Boisanger . On y découvre gravées ses dernières paroles, "Je n'abandonne pas mes Bretons", ainsi que "A la mémoire des Braves du 19ème d'infanterie 17 décembre 1914 ". Sont également mentionnées les noms du Capitaine Henry Raillard, de l'adjudant André Pitel et donc du lieutenant Augustin de Boisanger. Inauguré le 17 mars 1924, la famille de Boisanger, propriétaire du calvaire, en a fait don à la commune d’Ovillers-la-Boisselle en 2011, année de sa restauration (les photos de cette page datent de 2009).

Rare monument français dans un secteur où cimetières et mémoriaux rendent hommage aux troupes britanniques engagées lors de la bataille de la Somme débutée le 1er juillet 1916, ce calvaire rappelle que de l'automne 1914 au début de l'été 1915, le secteur d'Albert était tenu par les troupes françaises. A Ovillers, une rue porte d'ailleurs le nom du 19ème RI et une autre celle de Bréart de Boisanger. La grande partie des Bretons tués au cours des combats du 17 décembre 1914 reposent juste à côté à Ovillers military cemetery (cimetière du CWGC dont on peut imaginer que, pendant le conflit,les britanniques ont inhumé leurs soldats là où se trouvaient initialement les tombes françaises) mais d'autres peuvent également reposer à la nécropole nationale d'Albert ou dans le cimetière communal de cette ville où a été édifié un carré breton.

Alain Pouteau - Publié le vendredi 8 mai 2015

Voir les documents :

Les lieux de mémoire, le calvaire breton d'Ovillers

Restauration du Calvaire breton d'Ovillers la Boisselle

Les Britanniques vus par La Baïonnette :

 Les britanniques N123-1

Les britanniques N123-22

 GUS BOFA

Vue, scrupuleusement exacte, du front de l'armée anglaise, qui est, comme chacun sait en France, une armée confortable.
- Sir, les Huns voudraient attaquer !
- Tout à l'heure, mon garçon, après le thé !       

Les britanniques N123-33

GUS BOFA

SOLLICITUDE
- Vous voilà trois et un mort... vous allez pouvoir faire un bridge !

Les Tommies Gus Bofa

La baionnette Tommy

La Baionnette Tommy 2

Les Tommies Sem

SEM
LA PART DE L'ANGLETERRE

Tommies 15 06 1915 

ALBERT GUILLAUME
ENTENTE CORDIALE
- Dites donc, quand vous serez enfin arrivé à Tipperary, vous m'enverrez des cartes postales !...

Voir le lien :

http://labaionnette.free.fr/

Thiepvev chemin de fer

 Tourisme de guerre

 

26 avril 2016

La Grande Guerre en chansons et poésies

Mots clés :

Alsace et la Lorraine, bleuets, Botrel, Butte rouge, Bérard, Canons, Cocorico, Craonne, Gothas, Libérateurs, Madelon, Marcelly, Montehus, On les aura ! , Oncle Sam, pioupious, Poilus, Tipperary, Tommy, Verdun, Victoire.

la guerre en chanson

A chaque évènement de la Grande Guerre, une chanson peut être associée.

1914

La mobilisation, Août 1914

     Petits pioupious, soldats français, 1914
  Léon Marquet -Musique A.Michalon

   Petits pious

 Petits pioupious ! Soldats français 

Épris de lauriers et de gloire
Gardez la foi dans le succès
Enfants du Père "La Victoire"
Aux durs combats pour quelque temps
Partez gaiement pleins d'espérance
Petits pioupious, braves enfants !
Allez vous en sauver la France

 

Quand les clairons et les tambours
Pour le combat sonnent la charge
Les coeurs émus battent toujours
Et les All'boches n'en mènent pas large
Car en France comme au Maroc
Tu n'as pas peur de la mitraille
Coeur de français dur comme un roc
Quand vient l'instant de la bataille !

 

Petit soldat remplit ton coeur
Plein d'ardeur et plein de courage
De tous combats reviens vainqueur
Sachant tenir tête au carnage
Petit pioupiou fier et joyeux
Qui regarde la mort en face
Reste digne de tes aïeux !
Allons mon gars ! Rend nous l'Alsace !

 Réplique du soldat :

Refrain: 

Petits pioupious ! Soldats français
Épris de lauriers et de gloire
Nous partons tous, sûr du succès
Vrais fils du Père "La Victoire"
Aux durs combats pour quelque temps
Nous allons, remplis d'espérance
Tous bons soldats, tous bons enfants !
Nous allons défendre la France

 

Quand les clairons et les tambours
Pour le combat sonnent la charge
Nos coeurs émus battent toujours
Et les All'boches n'en mènent pas large
Mais en France comme au Maroc
Nous ne craignons pas la mitraille
Coeur de français dur comme un roc
Quand vient l'instant de la bataille !

 

Dans nos âmes pleines d'ardeur
Nous portons tous force et courage
Avec l'espoir d'être vainqueurs
Sachant tenir tête au carnage
Oui nous partons le coeur joyeux
Et regardons la mort en face
Dignes enfants de nos aïeux !
France ! Nous te rendrons l'Alsace !  

     Ah ! C'est la guerre, 1914

    X- Musique de E. jaquinot

 Les cris populaires 

Des " faut pas s'en faire"
"Nous on les auras"
Où "Tu marches dans les bégonias"
T'abîmes les plate-bande
Descends on te demande
"Les ? ou les rubans"
Ou bien "T'occupe pas des cancans"
"Et bouscule le pot d'fleur "
"Où encore est ta soeur ?"
"Est-ce qu'elle bat l'beurre ?"

 Mais le cri le plus réputé 

Est celui qu'on vient de lancer
C'est la guerre !
Quand on s'plaint chez les commerçants
Que tout augment ils disent vivement,
C'est la guerre !
Chez l'charcutier, chez le bougnat
Et même chez Mme Tiremoid'là
C'est la guerre !
Et la grand Coquotte maintenant
Au lieu d'quatr' sous vous prend vingt francs
C'est la guerre !

S'plaignant de la vie chère 

Quelques ménagères
Disaient l'autr' matin
En f'sant la queue d'vant de chez Potin
Ah vrai ! Tout augmente
Et ceux qu'on pas d'rente
Peuvent se brosser l'nombril
Où l'passer à la toile d'émeri
Il parait qu'l'on va 
Taxer les chiens, n'est ce pas ?
Et même les chats
 Ah ! Pour ça 
Dit Mme Durondard
J'ferai du pétard :
C'est la guerre !
J'ai pas d'chien, j'm'en fouts
Mais qu'on touche pas à mon matou
C'est la guerre !
 Pour qu'y soit content, mon poilu
Quand y r'viendra on n'd'ira plus
C'est la guerre !
Et je n'ai plus rien ajouté
Car la censure me l'a coupé
C'est la guerre !  

Entrée des Britanniques le 13 Août 1914

It's a Long Way to Tipperary

 C'est loin jusqu'à Tipperary

Ecrite en 1911 par Jack Judge et Harry Wiliams, It’s a long, long way to Tipperary était au départ une ballade irlandaise sentimentale et que Florrie Forde, une artiste de music hall populaire à l'époque, décida d’intégrer dans son tour de chant lors de sa tournée de l'île de Man en 1913. Cette chanson fut ensuite popularisée par les Connaught Rangers lorsqu'ils traversèrent Boulogne-sur-Mer le 13 août 1914. L'air est dès lors régulièrement repris par d'autres soldats de l'Armée britannique et cette chanson d’amour devint alors un des plus célèbres chants de marche des troupes alliées anglo-saxonnes lors de la Première Guerre mondiale.

It is a long way

 It's is a long way    It'is a long way1

 (Chorus) 

It's a long way to Tipperary,
It's a long way to go.
It's a long way to Tipperary
To the sweetest girl I know!
Goodbye, Piccadilly,
Farewell, Leicester Square!
It's a long long way to Tipperary,
But my heart's right there.

Up to mighty London
Came an Irishman one day.
As the streets are paved with gold
Sure, everyone was gay,
Singing songs of Piccadilly,
Strand and Leicester Square,
Till Paddy got excited,
Then he shouted to them there:

(Chorus) 

Paddy wrote a letter
To his Irish Molly-O,
Saying, "Should you not receive it,
Write and let me know!
If I make mistakes in spelling,
Molly, dear," said he,
"Remember, it's the pen that's bad,
Don't lay the blame on me!"

(Chorus)

Molly wrote a neat reply
To Irish Paddy-O,
Saying Mike Maloney
Wants to marry me, and so
Leave the Strand and Piccadilly
Or you'll be to blame,
For love has fairly drove me silly:
Hoping you're the same!

(Chorus)

  Version française

  Refrain 

C'est loin jusqu'à Tipperary,
C'est bien loin pour y aller.
C'est loin jusqu'à Tipperary,
À la plus douce fille que je connaisse!
Au revoir, Piccadilly,
Adieu, Leicester Square!
C'est loin jusqu'à Tipperary,
Mais mon cœur est là-bas.

 Jusqu'à la puissante Londres

Est un jour venu un Irlandais.
Comme les rues sont pavées d'or,
Bien sûr, tout le monde était gai,
Chantant des chansons de Piccadilly,
Strand et Leicester Square,
Jusqu'à ce que Paddy s'énerve,
Puis il leur a crié là-bas :

(Refrain)

 Paddy a écrit une lettre

À son irlandaise Molly-O,
Disant : "Si tu ne la reçois pas,
Écris et dis-le moi !
Si je fais des fautes d'orthographe,
Molly, ma chérie, dit-il,
Souviens-toi, c'est que la plume est mauvaise,
Ne rejette pas la faute sur moi !"

(Refrain)

 Molly a bien répondu

À l'irlandais Paddy-O,
Disant Mike Maloney
Veut m'épouser, aussi
Quitte le Strand et Piccadilly
Ou ce sera de ta faute,
Car l'amour m'a rendue bien bête :
J'espère que c'est pareil pour toi !

(Refrain)

Tommy s'en va en guerre1

Tommy s'en va en guerre2

 La Baïonnette N°50, 15 Juin 1916

L'invasion de la Belgique, Août 1914

Le Rhin franco belge, 1914
Georges Parmentier-H.Van deer Zanden
"Au vaillant peuple belge & son héroïque souverain le roi Albert 1er"
 

Le rhin franco-belge

 

Rhin FR Belge

 

Bataille de la Marne, 6-12 Septembre 1914

     Ce que chantent les flots de la Marne, 1915

J.Lenoir - Willems

Ce que chante les flots de l Marne

 

Le ciel est clair et bleu c'est dimanche
Et tout Paris a déserté le nid
Chacun sort et met sa toilette blanche
De grand matin le pêcheur est parti
A la Marne tout rayonne tout chante
Comme des vieux encore amoureux
Et les femmes sont toutes plus charmantes
On boit on rit on danse on est joyeux
Quand le soir descend silencieux
L'on entend un bruit mélodieux

 

C'est le chant des flots berceurs
De la Marne rieuse
Rythme qui charme le coeur
C'est la chanson joyeuse
Elle nous parle d'amour
A cette heure bénie
Bercez bercez les amants tout un jour
Aux flot joyeux de la Marne jolie

 

Mais certains jours de la Marne attristée
On  vit s'assombrir les jolis flots d'or
Car l'ennemi dans une folle poussée
Jusqu'à chez nous osa venir encore
Chacun connaît la célèbre bataille
L'effet complet de leur sinistre plan
Pourtant chez eux canons obus mitraille
Se fabriquait depuis quarante quatre ans
Aussi quand le combat fut fini
On disait en écoutant ce bruit

 

C'est le chant des flots berceurs
De la Marne rougie
Rythme qui brise le coeur
C'est la chanson meurtrie
Elle parle de combats
A cette heure émouvante
Pleurez pleurez nos chers petits soldats
Aux flots rougis de la marne sanglante

 

Depuis la rivière a repris sa lumière
Et sa splendeur et sa gaieté d'antan
Près des parents et des bons vieux grands-père
Les enfants jouent, c'est un tableau charmant
Sur les genoux ils écoutent l'histoire
De la Marne, de ses fiers défenseurs
Émerveillé par ce récit de gloire
Bébé s'écrie : Honneur à nos vainqueurs !
Maintenant sous l'étoile qui luit
Un murmur' monte de l'infini

 

C'est le chant des flots berceurs
De la Marne rêveuse
Rythme qui grise le coeur
C'est la chanson glorieuse
Elle parle des succès
De la France si belle
Chantez chantez la Liberté, la Paix
O flots sacrés de la Marne immortelle ! 

 

1915

 Incorporation par anticipation de la classe 16

Les bleuets, 1915

Botrel

Botrel les bleuets

I
Les fiers soldais de France,
Du falzard au képi
Etaient jadis garance :
Ils sont bleus aujourd'hui !
Refrain en chœur :
V'ià les bleus, les bleus, les bleus,
Les bleuets bleus des champs de France,
V'ià les bleus, les bleus, les bleus.
Les bleuets bleus victorieux !
Pour nous rendre invisibles
Sur les lignes de feu
C'est Joffre l'invincible
Qui nous a voués au bleu !
Via les bleus...
III
Les Poilus bien en forme.
Nos « Terribles Toriaux »,
Sont «bleus» sous l'uniforme
Comme les Bleus nouveaux !...
V'ià les bleus...
IV
L'Acier des « Rosalie »
Domine les bleuets :
C'est la moisson fleurie
De célestes reflets !
V'ià les bleus...
V
Fuyant à notre approche
Quand nous fondrons sur eux,
Eux aussi les sal's Boches
En resteront tout bleus !
V'ià les bleus...

Voir l'article : Théodore Botrel, chansonnier des armées

http://87dit.canalblog.com/archives/2014/12/12/31128708.html

 

Première bataille de Champagne, 12-16 février 1915

Hurlez , canons !

René Lecoeur

Bérard

 

Devant soudain l'orage, une armée accourue
Puis une autre est entrée
L'écho s'éveille et gronde aux lointains horizons
Hurlez canons

Voici le régiment, c'est la cavalerie
On charge, on s'échauffe, et l'on crie
Puis tout à coups dans l'air éclatent les clairons
Hurlez canons, hurlez canons !

Ardente est la mêlée, et sombre la fournaise
Dans la lutte que rien n'apaise
Un  appel retentit : Rendez-vous !
On répond : Hurlez canons !

Sous les balles de plomb, plus d'un homme succombe
Et meurt, et la boue est sa tombe
Et ce martyr est mort sans qu'on sache son nom
Hurlez canons, hurlez canons !

La guerre est monstrueuse, et lâche barbarie
Elle prend ses fils en batterie
Pour assouvir l'orgueil d'un grand Napoléon
Hurlez canons

Pauvre soldat couché dans la haute herbe noire
Soldat, ouvrier de la gloire
Sur vos os décharnés, les siècles passeront
Hurlez canons, hurlez canons !  

Batailles de l'Artois, 9 mai-18 juin 1915

2 grandes batailles soldées par des charges patriotiques sans espoir qui firent 100.000 fantassins et 2.200 officiers morts.

Le Cri du Poilu

Nine Pinson

 Le cri du poilu1

 V'là plus d'une année

Que dans les tranchées
Nos petits soldats,
Loin de tout l' monde, sont là-bas
Seuls dans la bataille
Ils bravent la mitraille
Ils n' pensent plus à rien
Qu'à tirer sur ces sales Prussiens
Mais quand ils sont au repos
Et qu'ils n'ont plus d' flingot
Couchés sur l' dos

À nos poilus qui sont su' l' front
Qu'est-ce qu'il leur faut comme distraction ?
Une femme, une femme !
Qu'est-ce qui leur ferait gentiment
Passer un sacré bon moment ?
Une femme, une femme !
Au lieu d' la sale gueule des Allemands
Ils aimeraient bien mieux certainement
Une femme, une femme !
Cré bon sang ! Qu'est-ce qu'y donneraient pas
Pour t'nir un moment dans leurs bras
Une femme, une femme !

Quand, en ribambelle,
Ils bouffent la gamelle
C'est vite avalé
En deux temps, ça n'a pas traîné
Penchés sur la paille
Allons-y, ils bâillent
Se f'sant, nous le tenons,
Presque tous la même réflexion
Et dans ces moments-là
À quoi pensent-ils tout bas ?
Ne cherchez pas !

À nos poilus qui sont su' l' front
Qu'est-ce qu'il leur faut comme distraction ?
Une femme, une femme !
Quand ils ont bouffé leur rata
Qu'est-ce qu'ils demandent comme second plat ?
Une femme, une femme !
Sapristi, pour calmer leurs nerfs
S'il leur arrivait comme dessert
Une femme, une femme !
Qu'elle soit grande ou petite, ma foi
Ça fait rien pourvu que ce soit
Une femme, une femme !

Quand, dans la tranchée,
Ils passent la journée
Par les p'tits créneaux
Ils envoient aux Boches des pruneaux
Puis ils se reposent
Pensent à des tas d' choses
Qui leur font, cré nom
Passer dans tout l' corps des frissons
Avant de s'endormir
Ils ont dans un soupir
Le même désir

À nos poilus qui sont su' l' front
Qu'est-ce qu'il leur faut comme distraction ?
Une femme, une femme !
Il y a tant d'amoureux là-bas
Qui pourraient faire plaisir à
Une femme, une femme !
À ce moment, c'est l'essentiel
Il faudrait qu'il leur tombe du ciel
Une femme, une femme !
Et comme prière du soir
Bon Dieu d' bon Dieu, fais-nous donc voir
Une femme, une femme !

Souscription à l'emprunt national, premier emprunt
On les aura ! Quand on voudra !
Chanson lancée en Avril 1915 par le comique Henri Vilbert dans la "Scène du poilu" de la "Revue de guerre du chansonnier" Rip au Théâtre de Palais-Royal.

On les aura3   Emprunt on le aura

On les auras 2

On les aura

1916

Verdun, 1916

Pertes françaises : 300.000 morts, 500.000 blessés.

Les troupes allemandes sont commandées par le Prince héritier.

 POUR VERDUN

Elle est toujours debout, l'héroïque cité.

Opposant aux Germains, le mur infranchissable,

Des poitrines de nos preux, elle a résisté,

Sous un bombardement infernal, intenable.

Prodige de vaillance elle a improvisé,

Sous le feu des teutons, des travaux de campagne,

Il fallait se blottir. pour ne pas succomber.

Dans les trous des obus, et la faim pour compagne,

Nuit et jour, stoïque, sans ravitaillement,

Soutenir de l'airain, la plus grande avalanche,

Que l'on ait jamais vue! dans la neige et le sang,

Miracle d'héroïsme et superbe revanche,

De Verdun martyre, mais tenant sous son feu,

Les régiments entiers, qu'un César en furie.

Envoyait au combat, Horreur, « au nom de Dieu! »

Ce démon commandant l'infâme boucherie.

Excitait ses hordes, à se ruer sur nous !

Mille monstres d'airain, semaient les hécatombes,

Cet horrible charnier, rendait les vivants fous !

Un tumulte d'enfer tirait les morts des tombes !

Si Verdun, la martyre, a souffert et pleuré,

Elle n'a pas fléchi,sous la tragique épreuve.

Elle a vengé le Droit, l'Honneur, la Liberté,

De sa vallée ombreuse et pleine de sanglots,

Une voix a jailli, du fond de la fournaise.

Et cette jeune voix, promet des renouveaux

Écoute-là Kaiser, c'est notre Marseillaise.

(Août 1917)

Verdun !! On ne passe pas, 1916

Bérard

 PetiteVerdun on ne passe pas

 Un aigle noir a plané sur la ville, 

Il a juré d'être victorieux.
De tous côtés, les corbeaux se faufilent
Dans les sillons, dans les chemins creux,
Mais tout à coup, le coq gaulois claironne:
Cocorico, debout petits soldats,
Le soleil luit partout, le canon tonne,
Jeunes héros, voici le grand combat.

 Refrain :

 Et Verdun la victorieuse
Pousse un cri que portent là-bas
Les échos des bords de la Meuse,
Halte là ! On ne passe pas.
Plus de morgue, plus d'arrogance,
Fuyez, barbares et laquais,
C'est ici la porte de la France
Et vous ne passerez jamais.

 Les ennemis s'avancent avec rage
Énorme flot d'un vivant océan
Semant la mort partout sur son passage
Ivres de bruit, de carnage et de sang,
Ils vont passer... quand relevant la tête,
Un officier dans un suprême effort
Quoique mourant crie : à la baïonnette,
Hardi les gars, debout, debout les morts !

 Mais nos enfants, dans un élan sublime
Se sont dressés, et bientôt l'aigle noir
La rage au coeur impuissant en son crime,
Vit disparaître son suprême espoir,
Les vils corbeaux devant l'âme française
Tombent sanglants, c'est le dernier combat.
Pendant que nous chantons La Marseillaise,
Les assassins fuient devant les soldats.  

 L'Angélus de Verdun

Marcelly

Fiers soldats de Verdun, c'est l'angélus qui sonne 

Ouvrez vos coeurs, tous vos espoirs
Vous verrez fuir les aigles noirs
Et d'immortels lauriers, votre front se couronnent
C'est l'angélus, c'est l'angélus qui sonne

D'un coteau de Verdun, l'aube blanchit le faîte
Debout soldats français !
Une cloche ignorant la peur et la défaite
Prélude à son succès
Il la brandit, un jeune camarade
Qui parmi vous a fait le coup de feu
Et dédaignant l'atroce canonnade
A votre secours appelle son Dieu

Fiers soldats de Verdun, c'est l'angélus qui sonne
Ouvrez vos coeurs, tous vos espoirs
Vous verrez fuir les aigles noirs
Et d'immortels lauriers, votre front se couronnent
C'est l'angélus, c'est l'angélus qui sonne  

Reprises le 24 Octobre 1916 du fort de Douaumont, 2 Novembre 1916 du fort de Vaux.

Victoires du Général Mangin.

Les Coqs d'or

Botrel

Coq d'Or, du clocher de Calais
Que vois-tu là-bas dans les Flandres ?
Je vois tout un pays en cendres
La reine et le roi s'envoler

Coq d'Or, du clocher amiénois
Que vois-tu qui te désespère ?
Je vois la Vierge de Brebières
Sur son Jésus crisper ses doigts

Coq d'Or, du clocher de Soissons
Que vois-tu dans nos hautes plaines ?
Je vois des hordes inhumaines
Ramper à travers nos moissons

Coq d'Or, du clocher de Senlis
Vois-tu Reims et sa basilique ?
Je vois flamber la ville antique
De Jeanne d'Arc et de Clovis

Coq d'Or, du clocher de Verdun
Que vois-tu dans les Hauts de Meuse ?
Je vois une ruée affreuse
Qui se déclenche à vingt contre un

Coq d'Or, du clocher de Vitry
Que vois-tu là-bas dans l'Argonne ?
Je vois la forêt qui frissonne
Comme pour un second Valmy

Coq d'Or, du clocher de Strasbourg
Ne vois-tu rien venir de France ?
Je vois venir la délivrance
Qui s'avance au son du tambour

Coqs d'Or, prenez vite l'essor
Qu'attendez-vous là dans l'espace ?
L'heure proche où l'aigle rapace
Épuisé, s'offrira demi-mort
Aux ergots des Coqs d'Or 

Bataille de la Somme, 1916

Anglais ( Rawlonson) et Français (Fayolle) sont sur un front de 30 kilomètres.

Pertes considèrables côté anglais.

La butte Rouge

Francis Marry

 
La butte rouge

  La butte rouge2

1917

L’offensive du Chemin des Dames et de Craonne en avril 1917.

Les Héros de Craonne

J. Lanusse

 Les héros de Craonne

 Les héros de craonne1

 Chanson de Craonne, 1917

auteur anonyme 

 Chanson de craonne

Chanson de Craonne

 Chanson de Craonne1

http://www.youtube.com/watch?v=z-yRaEYQNQs

http://lhistgeobox.blogspot.fr/2010/11/226-la-chanson-de-craonne.html

http://www.crid1418.org/espace_pedagogique/documents/ch_craonne.htm

Lire le document :

Chanson de craonne

8 Août 1917, les allemands se replient sur la ligne Hindenburg.

Les troupes franco-anglaises attaquent sur la Somme, la résistance allemande faiblit, des unités entières se rendent.

 

Entrée en guerre des Etats-Unis, 1917

 Vive l'oncle Sam

Marcelly

Partant pour la guerre 

L'Tommy d'Angleterre
Chantait le joyeux "Tipperary"
La belle république
La grande Amérique
A son chant de victoire elle aussi
Tout ses soldats magnifiques
Viennent de lancer ce cri

 

Le plus joyeux refrain
C'est mon oncle Sam, Sam, Sam
Qui vient d'Amérique
Le plus grand citoyen
C'est mon oncle Sam, Sam, Sam
Il est sympathique
L'plus grand républicain
C'est mon oncle Sam, Sam, Sam
Vive la république
Chantons avec entrain
Vive les améris
Les amériquis
Américains !

 

Et quand ils défilent 
A travers la ville
En chantant ces couplets entraînants
Leurs yeux lancent des flammes
Et toutes les p'tites femmes
Leur lancent des baisers en les suivant
La foule partout les acclame
Et d'un air triomphant
Tous reprennent ce refrain :

 

C'est mon oncle Sam, Sam, Sam
Qui vient d'Amérique
Chanteurs et musiciens
C'est mon oncle Sam, Sam, Sam
Il est sympathique
Tout le long du chemin
C'est mon oncle Sam, Sam, Sam
Vive la république
Chantons avec entrain
Vive les améris
Les amériquis
Américains !

 

A cette jeune armée
Les nations alliées
Envoient leur plus fraternel salut
Et tous nos gavroches 
Leur ont dit, qu'les boches
Ils n'parlent que d'ces nouveaux poilus (?)
C'est mal parti pour les boches
Guillaume II est foutu

 

Notre meilleur copain
C'est mon oncle Sam, Sam, Sam
Qui vient d'Amérique
La terreur des germains
C'est mon oncle Sam, Sam Sam
Il est sympathique
La victoire de demain
C'est mon oncle Sam, Sam, Sam
Vive la république
Chantons avec entrain
Vive les améris
Les amériquis
Américains 

 

1918

La revanche française.

Cocorico ! ou l'aigle et le coq, 1918

    M.Bloch-L.Maubon / Musique de L.Daniderf

 Cocorico

 Il était un aigle puissant

Qui faisait des rêves de sang
Et qui voulait tenir le monde
Entre ses deux griffes immondes
Il roulait vers le coq gaulois
Ses gros yeux fourbes et sournois
Et l'entourait, diplomatique,
D'ambassadeurs trop pacifiques
Mais le jour où l'on a compris
Qu'il fallait prendre le fusil

Cocorico ! Le coq a chanté
Notre Marseillaise immortelle
Et quand il a battu des ailes
Au soleil de la liberté
L'aigle a compris dans un long sursaut
Que devant ses vaines menaces
Le coq lançait vibrant d'audace
Son appel à tous les échos
Debout les gars ! Debout les gars !
Cocorico !

Et quand l'aigle bouffi d'orgueil
De la France a violé le seuil
Il crut serrer la capitale
Dans ses deux griffes triomphales
Mais brisant l'élan du pillard
Du pays surgit en rempart
De milliers de fières poitrines
Qui lui firent courber l'échine
Et pour mieux le blesser au cœur
Dans un mâle frisson vainqueur

Cocorico ! Le coq a chanté
Notre Marseillaise immortelle
Et quand il a battu des ailes
Au soleil de la liberté,
L'aigle a compris qu'un mot, rien qu'un mot
Lancé sur notre territoire
Suffit pour que, couvert de gloire,
Tout soldat devienne un héros
Hardi les gars ! Hardi les gars !
Cocorico !

Désormais l'aigle est dépouillé
Et le sol qu'il avait souillé
Porte la fière cicatrice
De tout l'immense sacrifice
Ce n'est pas pour rien que des gars
Sont tombés bravement là-bas
Leur sang fait que dans tout le monde
La terre est déjà plus féconde
Pour saluer cet avenir
Et tous ceux qui surent mourir

Cocorico ! Le coq a chanté
Notre Marseillaise immortelle
Et quand il a battu des ailes
Au soleil de la liberté
L'aigle a compris que ce coq plus beau
Et toujours plus grand que la veille
Sait faire encore mille merveilles
Quand il lance à tous les échos
Cocorico ! Cocorico !
Cocorico ! 

 

30 Janvier 1918, attaque allemande sur Paris.

14 tonnes de bombes sont déversées sur Paris.

Sous les Gothas

Dranem

 Quand les Gothas viennent sur Paris 

J'vais à la cave me mettre à l'abri
Je retrouve là 
En pyjama
Un tas de gens 
Assis  sur des pliants
Le long du mur 
Dans un angle obscur
J'vis dernièrement 
Un couple étonnant
Deux bons vieux bourgeois
Madame aux abois
Criait à pleine voix

 Sers moi contre toi
Sers toi contre moi
Sers moi bien bien bien
Dis mon Hadrien
C'est fou c'que j'ai peur
J'sens plus mon coeur
Je vais mou, mou, 
Mourir de frayeur
Ah non de non j'entends l'canon
C'est pire que d'être au front
Et toujours plus fort 
Il redisait encore
Sers moi dans tes bras
Sers toi contre moi
Car voilà les Gothas !

 Ça leur suffit, et le lendemain
Nos deux bourgeois avaient pris le train
D'un coeur léger, 
Ils ont logé 
Dans le plus beau 
Des hôtels de Bordeaux
Mais le mari 
Durant toute la nuit
A quel écueil
N'a pu fermé l'oeil
Madame dans l'plumard
Ayant des cauchemars
Criait l'oeil hagard

 Sers moi contre toi
Sers toi contre moi
Sers moi bien bien bien
Dis mon Hadrien
C'est fou c'que j'ai peur
J'sens plus mon coeur
Je vais mou, mou, 
Mourir de frayeur
Ah non de non j'entends l'canon
C'est pire que d'être au front
Et toujours plus fort 
Il redisait encore
Sers moi dans tes bras
Sers toi contre moi
Car voilà les Gothas !

Neuf mois après tous ces incidents
Bien qu'la dame ait plus d'soixante quinze ans
Elle donna l'jour 
A un amour
De petit loupiot 
Qui f'sait cinq kilos
Les deux bon vieux 
Furent tellement heureux
Que chaque nuit 
Dès qu'on fait du bruit
Pour recommencer
Il faut s'embrasser
Et crient sans s'lasser

 Sers moi contre toi
Sers toi contre moi
Sers moi bien bien bien
Dis mon Hadrien
C'est fou c'que j'ai peur
J'sens plus mon coeur
Je vais mou, mou, 
Mourir de frayeur
Ah non de non j'entends l'canon
C'est pire que d'être au front
Et toujours plus fort 
Il redisait encore
Sers moi dans tes bras
Sers toi contre moi
Car voilà les Gothas !  

L'armistice, 11 Novembre 1918

 Gloire à nos libérateurs

Albert Geis

Bonne année 1919

Des héros comme jamais le monde n’en a connus
Tu as donné, ma France, à l’humanité
Des géants et des titans
Qui n’avaient pas peur de l’ennemi
Et qui n’ont jamais chancelé
Ni dans la tourmente, ni dans le vent
Fiers comme des sapins dans la tempête
Jamais ils n’ont recherché ni la puissance, ni l’argent
Ils ont combattu toujours pour un monde libre
Géants et titans
Ils ont souffert maintes années
Durs comme l’acier dans la misère et le danger
Fiers comme des sapins dans la tempête
Ils nous ont rendu la liberté
Ils ont infligé un sort terrible aux Boches
Géants et titans
L’Alsace restera reconnaissante aux Poilus
Qui sous le feu nourri de leurs armes
Ont repoussé les Boches au‐delà du Rhin
Forts comme des sapins dans la tempête

 

      Ils ont rendu l'Alsace et la Lorraine, 1919

 Ch Borel-Clerc/Ch.Potier

 Quand le bien aimé trésaille d'aise 

Au bruit des fers de nos chevaux
Entend vibrer la Marseillaise
Au bord du Rhin coulant ses eaux,
Nos régiments dans les rues de Saverne
Chantent gaiement nos airs nationaux
Et leur gaité dans les vieilles tavernes
A fait pâlir les sinistres bourreaux

Ils ont enfin rendu l'Alsace et la Lorraine
Eux qui raillaient la France et qui disaient "jamais ! "
Ils n'avaient su là-bas que déchaîner la haine
Mais le coeur de l'Alsace était resté français
Oui le coeur de l'Alsace était resté français

Metz et Strasbourg on vous pavoise
Grisez vous donc des trois couleurs
Aux toits pointus couverts d'ardoise
Flottez gaiement drapeaux vainqueurs
Vieux alsaciens, soldats et blondes filles
Passent légers sous des couches de fleurs
Et lentement voient dans les yeus qui brillent
La douce joie qui fait couler les pleurs

Ils ont enfin rendu l'Alsace et la Lorraine
Eux qui raillaient la France et qui disaient "jamais ! "
Ils n'avaient su là-bas que déchaîner la haine
Mais le coeur de l'Alsace  était resté français
Oui le coeur de l'Alsace était resté français  

La Madelon de la Victoire, 1919

Ch Borel-Clerc/Boyer  

La madelon de la Victoire    La madelon de la victoire6

 

Madelon de la Victoire5

 

Refrain : 

Madelon, emplis mon verre,
Et chante avec les poilus,
Nous avons gagné la guerre
Hein ! Crois tu, on les a eus !
Madelon, ah ! verse à boire
Et surout n'y mets pas d'eau
C'est pour fêter la victoire
Joffre, Foch et Clemenceau !

 

Après quatre ans d'espérance
Tous les peuples alliés
Avec les poilus de France
Font des moissons de lauriers
Et qui préside la fête ?
La joyeuse Madelon,
Dans la plus humble guinguette
On entend cette chanson : 

Oui Madelon !
A boire et du bon !

 Refrain

 II 

Madelon la gorge nue
Leur versait le vin nouveau
Lorsqu'elle vit toute émue
Qui ? le général Gouraud.
Elle voulut la pauvrette
Se cacher dans la maison
Mais Gouraud vit la fillette
Et lui cria sans façon : 

Ohé, Madelon !
A boire et du bon !"

 Refrain

 III 

Alors ce fut du délire
Chacun reprit ce refrain
Que l'écho se fut redire
A ceux du brave Mangin
Cette clameur enflammée
Courut le long du front
Et boentôt toute l'armée
Répétait à l'unisson :

 Ohé, Madelon ! 

A boire et du bon !"

 Refrain

 IV 

Sur les marbres et dans l'histoire
Enfants vous verrez gravés
Les noms rayonnants de gloire
De ceux qui nous ont sauvés
Mais en parlant de vos frères
N'oubliez pas Madelon
Qui versa sur leur misère
La douleur d'une chanson

Chantez Madelon 

La muse du front !

 Refrain

Le poème « La Victoire » écrit et déclamé par Mme Pascal Cazalis sera couronné par la Société Archéologique Scientifique et Littéraire de Béziers. Il est extrait du livre « Ecrit dans l’Ombre », Sommières 1918-1933 :

La Victoire

Elle sourit enfin aux combattants du Droit,

Dont les yeux éblouis regardent avec foi,

Dans un ciel empourpré, se dresser la Victoire !

O soldats, ô guerriers, c’est à ne pas y croire !

Ses ailes faisant l’arc sont le dais glorieux

Sous lequel passeront les hommes valeureux,

Ses bras sont surchargés de branches et de palmes

Qu’elle laisse tomber, sur leurs pas, lourds et calmes.

Elle marche en avant des troupes en renom,

Et sa force indomptée arrête le canon.

Son regard lumineux découvre tout l’espace,

En un rite sacré son geste plein d’audace

Fait surgir à nos yeux les pays reconquis ;

Sur l’Alsace debout plane un frisson exquis !

C’est le souffle vainqueur qui traverse la France,

Strasbourg, Metz et Colmar, voici la délivrance !

Dans le cri frémissant des peuples libérés,

La Victoire a mêlé ses hymnes préférés.

Sa grande voix s’étend jusqu’aux confins du monde,

Le Rhin qui vient à nous roule plus fort son onde,

L’ennemi terrassé mesure avec effroi

L’écroulement total du rêve de son roi,

L’humanité sauvée acclame la lumière,

Et les femmes en pleurs achèvent leur prière.

Venez, tous les soldats, venez vous apaiser,

La Victoire, aujourd’hui, vous donne son baiser.

Vous avez mérité l’heure d’apothéose,

Sur chacun de vos fronts, sa lèvre en feu se pose

Pour vous dire « merci » d’avoir voulu mourir,

D’avoir beaucoup souffert pour la reconquérir.

La traîne de sa robe a bravé la mitraille,

Ainsi que les drapeaux, elle a vu la bataille,

Dans le sang des martyrs, elle a rougi ses pieds ;

Sur sa tête, pourtant, sont restés les lauriers !

Peuples ! pour l’escorter servez-vous du délire,

De l’histoire écrivez une page à relire ;

Et vous aussi, debout, debout, ô tous les Morts !

Pour vivre l’Epopée animez-vous encore !

Vous, qui fûtes fauchés aux jours des hécatombes,

En ce jour triomphant, quittez un peu vos tombes.

Dans l’air impondéré, montez en unisson,

Vous avez une part de la riche moisson !

Et le long défilé suit la route guerrière,

Les troupes ont repris toute leur foi première,

La race délivrée en sa noble fierté

De la Mère-Patrie attend la Liberté !

1919

L'armistice, 11 Novembre 1919

Les troupes alliées défilent sous l'arc de triomphe et descendent les champs-Elysées.

Le Défilé de la Victoire

Leur jour de gloire (14 juillet 1919)

Botrel

Le défilé de la Victoire

C'est le jour de l'apothéose
Derrière leurs chefs à cheval
Nos héros dans le matin rose
Marchent vers l'arceau triomphal

 Déridant son front redoutable 

Voici Foch à l'oeil sibyllin
Pourquoi n'est il pas connétable 
Notre moderne Du Guesclin ?
Près de lui, Joffre, en qui s'incarne 
Le miracle du premier jour
Alors qu'il fixa sur la Marne
Son légendaire " - demi-tour !"
Voici l'ex généralissime, 
Le vainqueur de Verdun, Pétain, 
Complétant le trio sublime
Qui fixa, France, ton destin.
Plus loin, un glaive sur sa manche
Voici le sauveur de Nancy
Castelnau, qui tient la revanche 
De ses deuils cornéliens

Voici ceux qui changèrent en déroute 

Le dernier assaut du Kaiser,
Maistre, Fayolle, Humbert
Degoutte, Davenet, Gérard, Hirschauer, 
Renarque, et ses gars impassibles
Terre, et ses sombres artilleurs
Estienne, et ses tanks invincibles
Duval et ses aviateurs
Voici l'entraîneur énergique
Au profil de César altier
Mangin, le compagnon d'Afrique
De Marchand et de Martier
Voici cambrant sa fine taille, 
Gouraud, le martyr immortel
Gouraud, l'ange de la bataille
Jeune et beau comme un Saint-Michel

Mais derrière eux brillent des armes 

Ce sont les poilus, taisons nous...
Et l'on sent que la foule en larmes
Est prête à tomber à genoux
Car ils sont les grands anonymes
Humbles soldats et caporaux
Choisis parmi les plus sublimes
De nos plus sublimes héros
Sous sa grande arche triomphale
Paris les regarde passer
L'allure grave et martiale
Si grands qu'ils devraient se baisser
Ceux de Champagne, et du Mort-Homme
Ceux de la Meuse et de l'Artois
Des Dardanelles, de la Somme
Des Effarges et du Vauquois
Ceux du Vartard, ceux du Dickmud
Ont passé sous le bras levé
De la Marseillaise de Rude
Leur jour de gloire est arrivé !

 Mais tout en chantant l'allégresse  

De ceux qui défilent là-bas
Je songe aussi plein de tristesse 
A ceux qui ne défilent pas
Je songe aux aveugles sans nombre
Qui vont à tâtons devant eux
Pour que la France en sa nuit sombre
Puisse voir claire par leurs jeunes yeux
Je songe aux mutilés atroces
Dont les saints moignons se tendront 
Toujours vers leurs bourreaux féroces
Et pour toujours les maudiront
Je songe à ceux qui sous la terre
Dorment du sommeil de la mort
Dans le grand charnier solitaire
Qui va de l'Alsace à Nieuport
A ceux qui loin de notre rive
Dorment au fond dans leur vaisseau
Ou bien voguent seuls en dérive
A travers l'infini des eaux
Et c'est pour que sur chaque tombe
Sur chaque oublié, chaque mort
Sur chaque aveugle aujourd'hui tombe
Comme un petit brin d'ajonc d'or
Que sur ma lyre armoricaine
Je chante aussi de tout mon coeur
Ceux là qui furent à la peine
Et qui ne sont pas à l'honneur....  

Pour nos morts ! Sonnez clairons !

Botrel

 Des morts tombés pour que la France vive encore 

Voici l'affaire :

 Après les sourds "de profondis" 

Chantez leur, oh clairon de votre voix sonore
Des refrains martiaux qu'ils ont aimés jadis
Ils n'ont pas oublié la discipline ancienne
Qui les jetait debout au lever du soleil
Ils comprendront bien mieux leur voix que la mienne
Clairons sonnez leur le réveil

 Vous avez entendu le rude appel du cuivre 

Oh ! vous dont nous parlons en frémissant d'orgueil
Et Dieu pour un instant vous permet de revivre
Devant les bien-aimés qui portent votre deuil
Hors du charnier qui va de la Flandre à Alsace
Vous vous être dressés silencieux et doux
Officiers et soldats, chacun est sa place
Clairon, prenez le garde à vous !

 Ah comme maintenant votre âme si vaillante 

D'orgueil, d'amour, de joie aussi va tressaillir
Comme tremble un martyr devant la croix  sanglante
Pour laquelle il a su longtemps saigné, souffrir
Car c'est pour vous montrer l'étendard tricolore
Pour lequel à vingt ans vous entrez au tombeau
Que je vous ai voulus, debout là, tous encore
Clairon, sonnez leur vos drapeaux

Mais à nos morts tombés joyeux pour la patrie 

Afin que son renom soit plus fier et plus grand
Vous espérez encore une autre sonnerie
La dernière par vous entendue en mourant
Celle qui vous promet la goutte à boire, celle
Dont le rythme entraînant fera que nous mourrons
Comme vous si la France au combat nous rappelle
Sonnez nous la charge, oh ! clairon

Oh ! jeunes Dieux, tombés pour le salut du monde 

Mais à jamais vivants dans notre souvenir
Rentrez tous à présent dans la glaise féconde
Où grâce à vous demain va germer l'avenir
Et vous clairons ardents, que votre voix rageuse
Se modère, se radoucisse un peu
Pour chanter à nos morts une ultime berceuse
En leur sonnant le  couvre feu  

Les traités de 1920 : des traités de compromis.

Qui a gagné la guerre

Qui a gagné la guerre ?

C. Pothier, C. Borel-Clerc, 1919

C'est une question, qui devient populaire 
On entend partout sur des tons différents 
Quel est donc celui qui gagna cette guerre 
Dont le monde entier souffrait depuis longtemps ? 
Les uns disent : c'est l'Amérique ! 
Au blocus, dit l'autre, va l'honneur. 
Moi je réponds, cessez vos polémiques 
Car le vrai, le seul grand vainqueur,

Refrain :

C'est le Poilu, soldat de France 
Qui sans peur marchait au combat 
Bravant la lutte et la souffrance 
Le Poilu était toujours là! 
Le sac au dos, couvert de terre 
Oui c'est lui qui fit nos succès 
C'est lui qui l'a gagné, la guerre 
Le Poilu, le soldat Français!

Le civil s'écrie, j'ai tenu, j'imagine 
En faisant la queue au tabac, au charbon, 
Le sucre a manqué, j'ai bu d'la saccharine 
J'ai gagné la guerre avec mes privations! 
Du tout, dit un' jolie marraine, 
C'est l'amour qui fit t'nir jusqu'au bout. 
Taisez vous donc, clame un vieux capitaine, 
De tout temps, qui donna le grand coup ?

refrain

 

Gloire au Pt Wilson1

 

Gloire au Pt Wilson

 

Voir les liens :

http://www.chansons-net.com/histoire/index.php?param1=MI0296.php

http://darkmp3.ru/album-voix-et-chansons-de-l-histoire-1914-1918-9462454.html

http://www.le-blog-de-roger-colombier.com/2014/11/ma-grande-guerre.html

Livret Concert Poilus 2014

 

Voir l'article : chansons de la Grande Guerre

http://87dit.canalblog.com/archives/2013/03/09/26603845.html

10 avril 2016

La presse : magazines illustrés

Mots clés :

Excelsior, Le Monde illustré, L'Abeille de Seine-et-Oise, Le Petit Journal Illustré, L'Illustration, La Science et la Vie, Le Flambeau, Le Miroir, Le Pays de France, Les annales, La guerre illustrée.

Le Miroir

Le miroir 02 04 1916

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb40360453x/date

L'Illustration

 L'Illustration journal universel

19181116-L__illustration-001-CC_BY-1

 http://hetarchief.be/fr/zoeken?sort=issued-asc&Serie[0]=L%20%20illustration

 

Voir l'article sur L'Illustration :

http://87dit.canalblog.com/archives/2016/07/23/34113036.html

L'Excelsior

L'excelsior 01 11 1915

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32771891w/date

Les Annales

 19181208-Les_annales-001-CC_BY

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb34429261z/date.item

Le Flambeau

Le flambeau

 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32775703g/date

Le Pays de France

Le Pays de Fr Guynemer

Le_Pays_de_France,_No_137,_scan09,_page7 prise de craonne

 

La Guerre mondiale

La guerre mondiale 8 05 1915

Voir les éditions de cette revue de 1914 à 1917 :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb327844744/date&rk=21459;2

L'Abeille de Seine et Oise

L'abeille de Seine et Oise

 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb326806798/date

La Science et la Vie

Science et la vie

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb328658898/date

Le Petit Journal Illustré

Le Petit Journal Arras

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32836564q/date

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb328366671/date

http://expositions.bnf.fr/guerre14/albums/petit-journal/index.htm

Le Monde illustré

Fayolle le monde illustré

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32818319d/date

 Je sais tout

Je sais tout Pershing

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32795534m/date

 L'Evénement illustré 

 19170717-L'evenement_illustre__revue_hebdomadaire__documentaire__artistique_et_litteraire-001-CC_BY

 https://hetarchief.be/fr/L'évenement Illustré

De Oorlog in bleeld

 

19170301-De_oorlog_in_beeld-001-CC_BY

 

https://hetarchief.be/fr/media/de-oorlog-beeld-la-guerre-illustr%C3%A9e-war-pictorial/A2WfdRPJbTG8nrlWfv5f7BRM

 

Chargement des documents page par page

Les éditions illustrées :

http://www.supplement-illustre-du-petit-journal.com/histoire-presse-illustree.html

http://gallica.bnf.fr/html/und/presse-et-revues/revues-illustrees-durant-la-grande-guerre

 

02 avril 2016

Correspondance de guerre

Mots clés :

lettre, courrier, colis, franchise militaire, correspondance militaire, censure, carte en franchise, carte-lettre de l'espèrance, lettres du front, wagon poste,

Le courrier maintient le contact entre le soldat et ses proches. Il est indispensable pour le moral du combattant. Il prend toutes sortes de formes : lettres, cartes postales, bulletins de santé... Cette correspondance est gratuite : il suffit d'expédier son courrier avec la mention FM= Franchise Militaire ou Correspondance militaire.

Les colis sont importants car il permettent d'améliorer l'ordinaire du combattant. Ils viennent de la famille, des marraines de guerre. Ils se composent le plus souvent de nourriture : charcuterie, chocolat, sucre, boites de lait, de vêtements chauds : chaussettes, manteaux, de petits matériels : papier, encre, enveloppes, fil, aiguilles...

En 1915 ... 

150.000 à 200.000 colis sont échangés chaque jour , soit 75 millions de paquets en un an.

(22 juin) Loi qui autorise les familles de 4 enfants, qui bénéficient des allocations militaires à envoyer gratuitement et une fois par mois, un paquet de moins d’1 kg, vers le front.

(Décembre) Loi qui autorise l’envoi gratuit de colis /paquets aux militaires de la zone des armées pour la période de fin d’année.

(29 décembre) 590.000 colis/paquets traités ce seul jour (Pic de l’année).

colis de noel

 Le Petit Journal, 24 décembre 1916

Le règlement 

15-07-27_courrier-censure_affiche_lightbox

 Applicable au 10 Août 1915

Toutes les lettres ou cartes sont soumises au contrôle d’un officier d’état-major régimentaire, puis à chaque étape de son acheminement.
Les courriers prélevés sont remis aux autorités supérieures pour un contrôle statistique, puisqu’aucune indication stratégique, de lieu, d’opérations ou de mouvements de troupe ne doit être mentionnée.
Un rapport est par ailleurs établi chaque semaine sur le moral des troupes au vu de la teneur des lettres examinées. C’est sans compter sur les codes utilisés par certains soldats pour contourner le contrôle et communiquer avec leurs proches, d’autres écrivant dans un patois difficile à traduire par l’officier de relecture.

La censure (Anastasie) est mise en place dès août 1914. Des officiers sont chargés de contrôler, au hasard à cause du trop grand nombre de lettres, une partie des correspondances venant du front et de l'arrière. Les soldats ont interdiction de mentionner leur numéro de régiment, le lieu où ils se trouvent, d'évoquer les combats, de donner les chiffres des pertes, de porter un jugement sur un officier, d'avoir des propos défaitistes ou pacifistes.

La censure a pour objectif de maintenir le moral et de ne pas divulguer des informations à l'ennemi. Chaque semaine, les censeurs établissent un rapport sur le "moral des troupes" après la lecture des lettres. Les familles craignent de recevoir leur courrier avec la mention "le destinataire n'a pu être touché à temps". Cela signifie que le soldat est mort, blessé, disparu ou prisonnier.

 

crrespondance aux armées carte

 Carte en Franchise de type A1 (14,4x9cm) avec drapeaux.

Cette carte de type A1 comporte 6 drapeaux : ceux de la France, Belgique, R-U, Russie, Serbie, Monténégro.

Certaines en comportent 7 puis 8 avec l’augmentation du nombre d’alliés (Italie, Japon, Etats-Unis).

Le dessin des drapeaux, les textes ainsi que les papiers présentent une multitude de différences.

 correspondance aux armées5

 Carte en Franchise de type B.

correspondance aux armées4

 Carte-Lettre de l'espérance 

Carte lettre de l'espérance12

 Carte-Lettre de L’espérance comportant au verso un dessin «en Alsace récompenses méritées»

Carte letrre de l'espérance1

De nombreuses Cartes-Lettres dites «de l’espérance» ont été émises. Sur le recto un timbre est pré-imprimé en médaillon, représentant une semeuse ou l’effigie de Joffre. Tantôt des dessins figurent au recto ou au verso. Des modèles doubles, issus de carnets ont été disponibles. Il y eut également des formats type cartes postales.

13-août-1916

 Le Petit Journal, 13 août 1916

ptt logo 1914

 Logo des PTT en 1914

nos soldats en italie

L'Image de la guerre N°161 de décembre 1917

lettre au pays

 bureau de la poste aux armées

Dépôt de colis et paquets dans un « bureau de poste » aux Armées sur le front (non daté)

 

bureau du vaguemestre 1916

 

Bureau du vaguemestre du QG de la 5e armée. Marne, 14 mai 1916.

 

 bureu postal 81

Lettres du front

Lettre du front

Lettre du front

Lettre du front1

Lettre du front2

L'Image de la guerre, juin 1915

Lettre du front3

Lettre du front4

 Lettre du front6

L'Image de la guerre, mai 1915

Lettre du front10

lettre poilu morlais

lettre poilu morlais1

 

 Le Petit Journal La Poste

Le Petit Journal La Poste1

le facteur espèrence

15-07-27_courrier-censure_carte-partition_lightbox

st désiré

 

Lire l'article sur Les Postes et Télégraphes :

http://87dit.canalblog.com/archives/2014/05/05/29805683.html