Mots clés :

Real del Sartre, Compiègne, Rouen, aux forains, Briey, Le Tréport, Sceaux, Laventie, les Eparges, monuments aux morts, ferme de Navarin, Saint-Jean-de-Luz, Louise de Bettignies, Souain-Perthes-lès-Hurlus, bleuets, Marie-Louise, Bouconville-Vauclair, Neuville St-Vaast,

Maxime Réal del Sartre, 1888-1954

Blessé aux Éparges, sur le front de Verdun le 29 janvier 1916, Real del Sarte dut être amputé de l’avant-bras gauche. 

Légion d’honneur en 1940.

Voir sa biographie :

http://www.wikiwand.com/fr/Maxime_Real_del_Sarte

ISarte portrait2 

Il y a 50 ans mourait Maxime Real del Sarte :

-Le sculpteur catholique et français du XXè siècle. Un grand artiste, un grand français, un grand chrétien.
-Une famille d'artistes
-Une figure de l'Action française
-Portrait de l'artiste. Son caractère
-Le combattant de 14-18
-L'artiste chrétien

Les oeuvres de Maxime Real del Sarte :

  • Personnages officiels et historiques
  • Monuments aux morts
  • Oeuvres chrétiennes
  • La Vierge Marie
  • Les saints
  • Sainte Jeanne d'Arc
  • Varia

L'exclusion d'un artiste
Annexe
Lettre de Charles Maurras à Maxime Real del Sarte

Réal del Sartre Sa Vie

 Maxime Real Del Sarte, sa vie - son oeuvre

Anne André Glandy
Préface de Henry Bordeaux
Editions d'histoire et d'art Librairie Plon, Paris, 1955

Réal del Sartre dans son atelier

 Sartre Combattants1

Réal del Sartre devant une statue représentant des combattants

 Del Sarte portrait

Voir sa biographie : 

http://xaviersoleil.free.fr/maxime-real-del-sarte/

Il édifia 54 monuments aux morts !

Monument, La Victoire de Rouen

Réalisé par Maxime Real del Sarte en 1926, il se compose d’une colonne surmontée d’une femme ailée (symbole de la victoire), d’un groupe de 3 civils (Jeanne d'Arc est entourée d’une veuve et d’un orphelin) et, au pied de la colonne, de deux soldats montant la garde. Le soldat de gauche a les traits de visage de Charles Maurras, ce qui a suscité une polémique en 2010.

Sur les côtés, on peut également voir des bas-reliefs représentant des refugiés belges qui furent accueillis en Normandie pendant la guerre.

La phrase « Ils ont des droits sur nous » est inscrite dans le granit sous le groupe de civils. Elle est extraite du discours d'investiture de Georges Clemenceau en 1917 :

« Ces Français que nous fûmes contraints de jeter dans la bataille, ils ont des droits sur nous. Ils veulent qu’aucune de nos pensées ne se détourne d’eux, qu’aucun de nos actes ne leur soit étranger. Nous leur devons tout, sans aucune réserve. Tout pour la France saignante dans sa gloire, tout pour l’apothéose du droit triomphant. »

Monum Rouen5

 La Victoire Rouen

 Ville de Rouen monum

 La Victoire Rouen5

 Rouen La Vicyoire7

  Rouen La Victoire1   Roue La Victoire2  

 La Victoire Rouen3 

L’année 1926 verra l’installation d'une œuvre colossale, le Monument de la Victoire. Edifiée devant le Palais de Justice, cette colonne de 9m50 en forme de faisceaux de licteurs romains, est surmontée d’une Victoire ailée et exalte le triomphe français de 1918. Au pied, deux poilus montent la garde, celui de gauche pouvant être Charles Maurras, dirigeant de l’Action Française. Deux bas reliefs rappellent les séjours rouennais des troupes britanniques et des réfugiés belges pendant le premier conflit mondial.

Monument de Rouen, Aux forains

Monum Rouen Forains1

 AUX FORAINS

MORTS GLORIEUSEMENT
1914 POUR LA PATRIE 1918

Monum Rouen Forains3

Monum Rouen Forains4

Monum Rouen Forains5

D'importantes festivités marquèrent l'inauguration du monument, le 15 novembre 1931. Le cortège, accompagné par la Musique Municipale, était conduit par le Maire, Georges Métayer et le député Paul Anquetil, suivis par les membres de nombreuses sociétés savantes, philanthropiques ou patriotiques et d'amicales d'anciens combattants. L'Union Foraine Belge avait également envoyé des représentants. Les discours prononcés abordèrent les thèmes de l'union, de la justice et de la paix.

Voir le lien :

http://monumentsauxmorts.fr/crbst_1778.html

Monument de Briey, Meurthe et Moselle

Monum Briey

MonumBriey

Inauguration le 24 sptembre 1914 du monument aux morts, sous la Présidence de Monsieur Reibel, Ministre des Régions libérées ; et de l'Hôtel de la Caisse d'Epargne de l'arrondissement de Briey.

Le bas relief en bronze a été réalisé par Maxime Real del Sarte (1888-1954) ; il représente Jeanne d’Arc, la Lorraine, qui montre du doigt la cathédrale de Strasbourg (l’Alsace) libéré et soutenant un poilu blessé tenant un drapeau dans ses mains.
Il est en pierre et bronze.
Un monument presque identique a été réalisé par le même sculpteur à Sommières-du-Clain.

Monument de Sceaux, Hauts-de-Seine

Monum Sceaux1

 Monum Sceaux2

Inauguration, le 24 juillet 1921

"Terre de France": Une paysanne tenant à la main des épis de blé regarde une tombe d'un soldat représenté par une croix surmonté d'un casque.

Voir le lien :

http://www.monumentsauxmorts.fr/crbst_404.html

Monument au Tréport

Monument Le Tréport

Monument Le Tréport1

Monument aux morts, Le Tréport

Ce soldat casqué, enveloppé d’un linceul peut faire référence à une mère ou à une femme qui cherche son fils/mari, défunt, pour le couronner de la victoire.

Groupe sculpté "Je t’ai cherché" Il représente un soldat mort, allongé, en train d’être enveloppé dans un linceul par une femme penchée sur lui. Cette femme, qui porte une couronne végétale au-dessus d’un voile de veuve, représente la République en deuil. Elle tient dans la main droite une couronne végétale et maintient de la main gauche le linceul.

Monument de Souain-Perthes-lès-Hurlus (Marne)

Souain1

Monum Souain3

Ferme de Navarin

Navarin commencé en 1923 fut inauguré en 1924 par le général Gouraud et le maréchal Joffre. Il a été construit pour honorer les 107 divisions du front de Champagne. La crypte recèle des milliers de plaques. Le général Gouraud y a été inhumé.

Gouraud Réal del Sartre

 Le général Gouraud et Réal del Sartre devant la maquette du monument

Statue ferme de Navarin

Dans l'atelier du sulpteur

Monument de Bouconville-Vauclair, Aisne

Monument des M Louise

Monum Bouconville1

 Bouconville Monum2    Monum Bouconville-Vauclair

Erigé en 1927,

"A la vaillance de la jeunesse française " 

Marie-Louise de 1814, Bleuets de 1914 unis dans une même gloire 

le monument évoque la mémoire des jeunes recrues de 1814 qui portaient le nom de l´Impératrice (Marie-Louise) en y associant celle des Bleuets de la Grande Guerre, jeunes soldats de la classe 17.
Le groupe en bronze, sculpté par Maxime Real del Sartre, représente un soldat de la garde impériale coiffé d'un shako ainsi qu' un poilu de 1914-1918 supportant tous deux une couronne de laurier en symbole de gloire.

Ce monument commémore donc à la fois la bataille livrée par Napoléon sur le plateau de Craonne en mars 1814 et les combats de la Grande Guerre, cent ans plus tard, au même endroit.

Monument de Compiègne, Oise

Monum Compiègne50

Monument aux Compiègne Del Sarte

Monument aux Compiègne Del Sarte1

Monument aux morts, Compiègne

Monum Compiègne détail2    Monum Compiègne détail1

Ce monument aux morts, accolé au flanc de l’église Saint-Jacques, est une copie de l’œuvre de Maxime Réal del Sarte. L’original est conservé dans la cour d’honneur du Musée Vivenel.
Pour le réaliser, l’auteur s’est inspiré du chant des Camelots du roi, « Demain sur nos tombeaux, les blés seront plus beaux ».

Monument de Louise Bettignies, Lille

Louise de Bettignies Lille5

"A Louise de Bettignies, et aux femmes héroïques des pays envahis".

Louise de Bettignies Lille

 "A Louise de Bettignies, et aux femmes héroïques des pays envahis".

Monum Louise de bettignies Lille5

Louise de Bettignies Lille4

L'inauguration du monument eut lieu le dimanche 13 novembre 1927.

C'est à 10 h 30 que s'étaient rassemblées les sociétés, place de la Gare.
Près de la sortie de la gare se trouvaient massée une compagnie d'honneur du 43e R.I., la musique divisionnaire et l'harmonie municipale.

Parmi les personnalités citons : M. Louis Marin, ministre des pensions ; le général et Mme la générale Weygand ; M. Hudelo, Préfet du Nord ; et de nombreux sénateurs, députés, généraux, et des représentants d'universités, etc.
À 10 h 54 le train de Paris entra en gare amenant M. le Maréchal Foch et Madame ; le Général Gouraud, gouverneur militaire de Paris ; M. le Général Du Bois, attaché militaire belge ; et le colonel Neidham, représentant l'armée britannique. Après avoir passé les troupes en revue et s'être recueilli devant le monument aux morts, les personnalités se dirigèrent en automobile vers le monument.

Autour du monument étaient groupés M. Roger Salengro, maire de Lille, et ses adjoints. En face se tenaient Madame de Bettignies, mère de l'héroïne, MM. Albert et Henri de Bettignies, ses frères.
Au nom du comité, Mme la Générale Weygand remit le monument à la ville, salua les autorités et dit sa reconnaissance aux auteurs de l'œuvre : MM. Réal DelSarte et Cordonnier. M. R. Salengro, après avoir déposé une gerbe au pied du monument, et salué les membres de la famille, prit la parole pour rendre hommage à Louise de Bettignies. Puis M. Antoine Redier, auteur de "Guerre des femmes" évoqua la vie de l'héroïne.
M. René Wibaux, M. l'abbé de Bettignies, Melle Thuilliez, compagne de Louise de Bettignies parlèrent tour à tour.
Enfin M. Louis Marin, termina la série des discours.
De nouvelles gerbes de fleurs furent déposées au pied du monument.
Puis le cortège se referma et se dirigea vers les fossés de la citadelle pour aller déposer une gerbe de fleurs au pied du mur des fusillés lillois.

À 14 heures, un banquet fut servi salle des Ambassadeurs, Square Jussieu, en l'honneur des personnalités officielles.

La presse anglaise et la presse belge avaient envoyé des représentants à la cérémonie de l'inauguration.

La Voix du Nord, 25 septembre 1988

BREYE Vincent, Le Nord-Pas-de-Calais à travers cent statues, Voix du Nord, 2000, p. 54

Louise de Bettignies, née à St-Amand-les-Eaux s'engagea dans l'Intelligence Service à la déclaration de la guerre.
En octobre 1915, elle fut arrêtée dans les environs de Tournai. Après son jugement, les Allemands la condamnèrent à être emprisonnée dans la forteresse de Siegburg, en Prusse rhénane. [...] Elle y mourut le 17 décembre 1917.

L'inscription portée sur le monument mentionne "À Louise de Bettignies, et aux femmes héroïques des pays envahis". Le monument de Maxime Réal del Sarte, installé depuis 1927, à l'entrée du boulevard Carnot, célèbre ces femmes.

À l'époque, on a reproché au sculpteur de ne pas avoir représenté Louise de Bettignies, mais une allégorie dans laquelle toutes les femmes pouvaient se reconnaître. Si Miss Cavell est inscrite sur le bas-relief gauche, celui de droite présente une femme guidant un groupe. Lousie de Bettignies est adossée à une stèle, les yeux levés vers le ciel, la tête auréolée de branches et des épées de la croix de guerre, tandis qu'un poilu lui embrasse les mains en signe de reconnaissance. Louise de Bettignies a libéré de ses chaînes le soldat. Maxime Réal Del Sarte est un artiste intéressant car la majorité de son oeuvre se situe pendant la période de l'entre-deux-guerres."

Voir le lien :

http://statues-monuments-npdc.pagesperso-orange.fr/louise%20de%20bettignies%20album%20page%2012.htm

   

Voir l'article sur Louise de Bettignies :

http://87dit.canalblog.com/archives/2016/07/26/34122871.html

Monument des Eparges, Meuse

Monument aux morts Les Eparges

Monument aux morts, Eparges

Inauguration en 1935

Monum Eparges5

Monument aux morts des 106eme et 132eme régiments d’infanterie constitué d’un monument de forme trapézoidale en pierre surmonté d’une forme de tête et avec un bas-relief en bronze représentant une “Piétà” ou la Vierge est remplacée par Jeanne d’Arc et le Christ par un soldat mourant. 

Inscriptions :

  • sur la face : Je crois
  • sur le côté gauche une citation de Maurice Genevoix :
"Vous qui avez pris votre vie à deux mains et l'avez portée d'un élan jusqu'aux lèvres de l'entonnoir sous les balles"

Monument de Laventie, Pas-de-Calais

Edition du 9 octobre 1933 (Mémoire de Pierres)

La petite commune de Laventie qui s’est trouvée pendant quatre années en pleine zone du front, a été, par rapport à la faible densité de sa population, particulièrement éprouvée : plus de 150 de ses enfants tombés au champ d’honneur ; 31 victimes civiles. Actuellement la cité est reconstruite, sauf la mairie qu’on est en train d’aménager et qui sera terminée au printemps prochain. Les habitants n’ont pas attendu cet automne 1933 pour rendre hommage à leurs morts et le mémorial, au cimetière communal, recevait chaque année la visite des anciens combattants, qui se rendaient ensuite sur les tombes de leurs camarades dans une partie de la nécropole qui leur est réservée.

Le nouveau monument qu’on a inauguré hier au centre du terre-plein de la grand place est dû au ciseau du maître Réal Del Sarte et s’harmonise très bien avec la sobre architecture conçue par M. Louis Cordonnier.

La journée s’est déroulée selon les rites habituelles, à 10 h., les associations d’anciens combattants, mutilés et réformés ont assisté à une messe solennelle célébrée en l’église paroissiale par M. l’abbé Leuridan, lieutenant de réserve, chevalier de la Légion d’honneur. à la fin de l’office, M. le doyen Duquesne prononça une allocution de circonstance et bénit le monument.

A 13 heures, un banquet fut offert à l’hôtel du Cygne par les membres du comité d’érection. Dès 14h30, les sociétés se groupaient rue de la Gendarmerie, tandis que les personnalités officielles gagnaient la grande place où une enceinte leur était réservée face au monument.

On remarquait notamment MM. Lefebvre du Prey, sénateur, ancien ministre ; le chef de bataillon Couhé, vice-président du conseil général du Pas-de-Calais, inspecteur de la navigation civile et de la navigation aérienne ; Emile Canda, député, Paul Dumont, maire ; Delbart et Debarge, adjoints ; Chavin, sous-préfet de Béthune, Facon, président des anciens combattants ; le lieutenant colonel Monbailly, président des officiers de réserve de l’arrondissement ; Feutry, maire de Fleurbaix, conseiller d’arrondissement ; le colonel Delannoy, représentant le général commandant le 1er corps d’armée ; le commandant de réserve Ployart, de Sailly-sur-la-Lys ; le capitaine Sauvage, etc. Les sociétés d’anciens combattants étaient venues nombreuses de toute la région : Richebourg, Steenwerck, Sailly, Croix du Bac, Vieille Chapelle, Violaines, Aubers, Béthune, Bois-Grenier, Erquinghem, Estaires, La Gorgue, Fromelles, la Fosse-Lestrem, Herlies, Ulies, Fleurbaix.

Encadrées des sapeurs-pompiers et des musiques de Laventie et Bruay-en-Artois, elles se rendirent au cimetière communal ou des fleurs furent déposées au pied du mémorial. Elles défilèrent ensuite devant les autorités pour se masser avec leurs drapeaux autour du monument.

Une cantate fut exécutée du perron de l’église par la jeunesse de Laventie, puis, M. Facon fit l’appel des morts et procéda à la remise du monument au maire M. Paul Dumont. Des discours furent également prononcés par MM. Emile Canda et Lefebvre du Prey, au nom des parlementaires du Pas-de-Calais ; Corché, au nom de l’assemblée départementales ; M. le colonel Monbailly et M. le sous-préfet Chavin.

 Monum Laventie3

Monum Laventie4

Monum Laventie1

Inauguration du monument aux morts de Laventie, le 9 octobre 1933

 Une femme (la France) tient dans ses bras un poilu mort.

Derrière eux, une gigantesque croix de guerre. Une gerbe de blés mûrs croît à leurs pieds

Voir le Lien :

http://memoiresdepierre.pagesperso-orange.fr/alphabetnew/l/laventie.html

Monument de Neuville St-Vaast, Pas-de-Calais

Monum Polonais1

Monum Polonais2

Monum Polonais3

Le monument commémore le sacrifice des volontaires polonais engagés en mai 1915 aux côtés des troupes françaises dans les combats du secteur de Souchez, Carency, Neuville-Saint Vaast. Le monument a été érigé grâce au dons des émigrés polonais.

Le monument est l’œuvre de Maxime Real del Sarte. Il a été élevé en décembre 1929 grâce aux Polonais du Pas-de-Calais, le monument est inauguré le 21 mai 1933 par l'ambassadeur de Pologne.

La Croix des volontaires polonais, érigée grâce aux dons des Polonais du Pas-de-Calais, rend hommage à ceux qui sont "tombés pour la résurrection de la Pologne et la victoire de la France".

Détruit en 1940, endommagé en 1967 par la tempête, le monument est à chaque fois relevé. Il continue ainsi à porter la devise de ces volontaires :

« Za nasza wolnosc i wasza »

« Pour notre liberté et la vôtre ».

 

Monument de Saint-Jean-de-Luz

Monument aux morts St jean de luz

Monument aux morts de St-Jean-de-Luz

Monum St Jean de Luz

Terre de France fut le premier monument exécuté par Réal del Sarte après la guerre. Il l'expose au Salon de 1919.

Un certain nombre de municipalités lui passent commande, dont la ville de St-Jean-de-Luz. 

Voir la liste de ses oeuvres :

https://wiki2.org/en/List_of_works_by_Maxime_Real_del_Sarte

Voir le lien :

http://monumentsmorts.univ-lille3.fr/auteur/171/realdelsartemaxime/