Mots clés :

Orient, Salonique, Macédoine, Général Sarrail, Général Franchet d'EspereyToplica, Armée d'Orient, Mackensen,

Map le front d orient

 Le front d'Orient en 1915

Après le désastre des Dardanelles, un corps expéditionnaire franco-britannique, commandé par le général Sarrail, débarque dans le port grec de Salonique en octobre 1915, pour réaliser une quadruple mission :

  • sauver l'armée serbe en déroute,
  • s'installer durablement dans un pays neutre, la Grèce, en évitant son ralliement à l'ennemi,
  • aider la Roumanie qui vient de rejoindre l'Entente 
  • défaire les Bulgares. 

Les difficultés sont immenses : manque de ravitaillement, conditions climatiques extrêmes, nombreuses maladies, crise morale. En dépit de ces obstacles, les troupes alliées contraignent la Bulgarie à signer le 29 septembre 1918 le premier armistice de la Première Guerre mondiale.

Pendant les années passées à Salonique et en Macédoine grecque, les troupes françaises de l’armée d’Orient ont voulu imprimer leur marque dans plusieurs domaines de la société, notamment dans le domaine culturel. Elles ont eu l’ambition de mener une politique de mise en valeur du patrimoine local par l’intermédiaire de fouilles archéologiques, mais aussi d’études ethnologiques, de recherches en histoire de l’art, et de réalisations urbanistiques.

Dès 1916, on a voulu rattacher l’armée d’Orient et ses réalisations scientifiques à la tradition des expéditions militaro-scientifiques lancées par la France vers les pays du pourtour méditerranéen au XIXe siècle. Le modèle de l’expédition militaro-scientifique suscite une interrogation concernant les rapports entrebla science et la guerre, entre le savoir et le pouvoir, rapports qui sont bien sûr ici liés de façon intrinsèque car ce type de mission scientifique s’inscrit toujours dans un cadre qui dépasse la seule ambition de connaissance.

Ayant été reconstituée à Corfou entre mars et mai 1916, l’armée serbe fut transportée à Salonique pour se joindre aux troupes françaises de l’Armée d’Orient qui s’y étaient installées après l’échec de l’expédition des Dardanelles. Sous commandement français, le front de Salonique se renforça progressivement d’unités variées et fort disparates,
anglaises, italiennes, grecques et russes. Malgré quelques succès sectoriels de l’armée serbe, il resta cependant longtemps sans bouger, les pays de l’Entente faisant des plans irréalistes pour y amener des troupes japonaises et remporter ainsi la victoire décisive !

Pendant ce temps, une insurrection éclata en Serbie dans la région de Toplica (Toplitza) contre la sévérité de l’occupation mais elle ne réussit pas à coordonner ses actions avec les troupes serbes sur le front de Salonique et fut farouchement réprimée. A Salonique, le conflit entre les pouvoirs politique et militaire serbes autour de la responsabilité pour la conduite de la guerre jusqu'alors connut un épilogue au profit des civils. Ce fut seulement le 15 septembre 1918, après des réorganisations dans le commandement et des préparatifs minutieux, que l’Armée d’Orient déclencha l’offensive sous le commandement du général Franchet d'Esperey, ce qui permit à l’armée serbe de percer le front ennemi et d’entamer une poussée victorieuse vers le nord.

Le 29 septembre, elle obligea la Bulgarie à signer à Salonique le premier armistice de la Grande guerre. Le 1er novembre, l’armée serbe, suivie des Français, entra à Belgrade et libéra le territoire national de la Serbie. Elle avança ensuite en territoire austro-hongrois pour l’occuper le plus largement possible, et gagner ainsi de vitesse l’armée italienne qui lui était alliée mais lui disputait l’héritage de la double monarchie.

Les stratégies austro-hongroise et allemande sur le front d'Orient :
Avec l’arrêt de leur offensive à la frontière serbo-grec après la Campagne Serbe, les troupes des Puissances Centrales ont involontairement créé une ligne de front. Cette décision a été rendue par le chef d'état-major général allemand, Falkenhayn, qui l’a ensuite décrété. Ainsi, l'établissement du Front d-Orient était difficile pour les Empires Centraux au début, comme de nombreux désaccords stratégiques et militaires le manifestent très clairement.

Par exemple, les troupes austro-hongroises ont quittés le groupe de l'armée "Mackensen", à cause du conflit intensifié (et personnel) entre Falkenhayn et Conrad sur la stratégie pour les Balkans. Le but de cette contribution est, d’exposer la cible poursuivie de l'Autriche-Hongrie et de l'Allemagne concernant l'Europe du Sud-est. Non seulement, que les Balkans représentait «la cour» de l'Autriche-Hongrie pendant une longue période, mais en particulier, la manifestation de la hégémonie militaire – et aussi économique – de l’Allemagne dans les Balkans représentait un affront contre Vienne. Néanmoins, pour gérer les efforts de guerre sur le Front d'Orient, des coopérations en large mesure étaient nécessaire.

Lire l'article :

    1915 : expédition franco-britannique aux Dardanelles

Gallipoli campaign

    

 Expédition à Salonique

 Les Hommes du jour, 4 mars 1916

Sarrail le Miroir

Nos soldats a Salonique

 Sarrail sur le front fr bulg

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Voir les liens :

http://www.marseille.fr/epresse/documents/thesaurus/documents/31447/MuseeHistoire.pdf

http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/le-front-dorient-1915-1919

https://www.wdl.org/fr/item/20045/

Le front d'Orient