Mots clés :

Fernand Léger, Normandie, Argentan, Brancardier, cubisme au front, Gif-sur Yvette, correspondance de guerre, la partie de cartes, Verdun.

Fernand Léger : Argentan, 4 février 1881 - Gif-sur-Yvette, 17 Août 1955.

Fernand Léger est né à Argentan en Normandie le 4 février 1881. Peu studieux, mais bon dessinateur, il travaille tôt, chez un architecte à Caen, comme apprenti.
Dès 1900, il s'installe à Paris où il est admis à l'Ecole des Arts Décoratifs. Pour vivre, il travaille chez un architecte et un photographe. Ses premières peintures sont marquées par l'impressionnisme.

En 1914, Léger a 33 ans. Il est bon pour le service. Sa mobilisation, est une rupture dans son travail. Le 12 août, il est affecté au 1er régiment de génie, il monte au front à l’automne en qualité de sapeur, puis de brancardier. L’artiste qui laisse la vie civile pour la vie militaire est très sérieusement engagé dans l’aventure de l’art moderne. Il va écrire des lettres qui racontent le quotidien du soldat. Il n’oublie pas la peinture, c’est certainement ce qui le rattache à l’espoir de sortir de l’enfer de la guerre. Alors il dessine sur des couvercles de boites de munitions, ou sur des cartes d’Etat major à la manière cubiste.

 Léger sur le front 1914

Fernand Léger est à gauche

Léger en Argonne

Léger à la Maison-Forestière, Argonne, 16 janvier 1915

Le poste de secours

Les blessés sur leur brancard attendent dans un poste de secours.

Léger2

 Les deux zones de combats de Fernand Léger

Chrono Léger

 Parcours de campagne 1914-17

 Léger autoportrait

 Autoportrait

Cubisme au front

Leger un cubiste

Cubisme aux Armées1

 Cubisme aux Armées2

Mercure de France, 19 mars 1916

 

Arts visuels F Léger

 Léger1

La cuisine roulante, automne 1915

Léger roulante 1915

La cuisine roulante, 1915

léger le soldat

Le Soldat, 1915

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Joueurs de cartes dans un abri

Léger9

 Soldats dans un abri, 1915

Léger10

 Soldat à la pipe

Léger homme singe 1915

 La Preuve que l'homme descend du singe, 1915

La popote de la vache enragée Léger

La popote de la Vache enragée, 1915

Léger4

 Le soldat à la pipe, huile sur toile, 1916

Léger5

 Verdun, paysage animé, 1916

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Gouache, 1916

 La partie de cartes Léger 1916

La partie de cartes, 1916

 Le blessé

Le blessé, 1917

  Léger7

Composition aux éléments mécaniques, 1917

Soldat assis

 Soldat assis

Léger dessin du front

 Verdun, dessin au font

Léger soldats

 Soldat dans une maison en ruines

Léger élément mécaniques

Eléments mécaniques

Léger3

L'avion brisé, aquarelle, 1916-17

 

Fernand léger La Cocarde, l'avion brisé

La Cocarde, l'avion brisé

 

 Léger11

 Etude pour la partie de cartes, 1916

Léger partie de carte

Fernand Léger, La partie de cartes, 1917, huile sur toile, 129 x 193 cm,

Kröller-Müller Museum, Otterlo, Pays-Bas.

Léger a peint cette toile, la plus vaste et la plus achevée de ses peintures de la guerre - bien moins nombreuses que ses dessins - alors qu'il se trouve en convalescence près de Paris. Si le sujet n'a rien de tragique, ni même de guerrier à proprement parler, Léger développe là, pour la première fois sur un format si vaste, l'idée de l'homme-machine qu'il avance dans ses dessins. Les soldats, dénués de physionomies et de regard, se décomposent en cônes, tiges, pyramides, cylindres. Ils ne se distinguent que par les insignes de leurs grades et leurs décorations. L'espace où ils jouent est celui, étroit, fermé, d'une géométrie rythmée par des verticales à l'arrière-plan et des lignes brisées au centre. Des couleurs, ne restent qu'un peu d'ocre et le rouge, alors que dominent les gris bleutés des capotes, des casques et du métal.

Lire le document :

La partie de cartes

Correspondance de guerre

Ses lettres sont les témoignage réalistes, sans détour, écrites à chaud, juste après l’orage du combat. Il est là, en Argonne, dans la Marne, à Verdun, en Champagne, témoin donc survivant d’une action invraisemblable qui n’a pas d’exemples antérieures : la Grande Guerre. 

Malgré lui, il assiste et contribue avec les autres Poilus à la fin d’un monde et à la naissance d’un autre qui efface par la ruine les ultimes traces d’une civilisation à jamais perdue.
De nombreuses lettres sont envoyées à son ami d'enfance d'Argentan, Louis Poughon, conseiller de préfecture à Niort auprès d'Alexandre Rang des Adrets, préfet des deux Sèvres de 1911 à 1920. 

15 octobre 1914 : désigné brancardier près du major de la compagnie.

Léger En Argonne 1915

En Argonne 1915

Léger M-Forestière1

Léger M-Forestière2

Verdun 1916 

Léger Verdun1

Léger verdun2

Léger Verdun3

En champagne

Léger champagne1

Léger champagne2

Léger champagne3

Les textes cités ci-dessus proviennent des Cahiers du musée national d'art moderne

Voir les liens :

http://www.photo.rmn.fr/Fernand Léger 

https://www.histoire-image.org/etudes/cubisme-front-dessins-guerre-fernand-leger

 

Voir les autres articles sur les peintres pendant la Grande Guerre :

   

Voir l'article Peintres aux armées :

 http://87dit.canalblog.com/archives/2016/06/04/33913037.html

 

 Voir l'article sur Fernand Léger :

http://87dit.canalblog.com/archives/2016/09/14/34321143.html

 

Voir l'article sur Mathurin Méheut :

 http://87dit.canalblog.com/archives/2014/12/26/31199274.html

  

Voir l'article sur Julien Lemordant :

 http://87dit.canalblog.com/archives/2016/02/22/33410524.html

 

Voir l'article sur Peindre la Grande Guerre :

 http://87dit.canalblog.com/archives/2014/02/05/29124759.html

  

Voir l'article sur Dessins de guerre :

 http://87dit.canalblog.com/archives/2016/02/27/33433926.html

 

Voir l'article sur Francisque Poulbot :

 http://87dit.canalblog.com/archives/2016/03/30/33575127.html

  

Voir l'article sur Henri Henriot :

 http://87dit.canalblog.com/archives/2016/05/22/33849546.html