Mots clés :

Y.M.C.A., hôtel du Pavillon, insignes, AEF, affiches, les foyers du soldat, Amérique, Young Men's Christian Association, triangle rouge,

Histoire des YMCA

 https://ymca.fr/qui_sommes_nous/histoire_ymca/

Le Y.M.C.A. (Young Men's Christian Association)

Prononcez : « ouaille-m-si-é »

Organisation de jeunesse chrétienne fondée en Angleterre en juin 1844, ayant des ramifications aux Etats-Unis.

Les foyers YMCA  (Young Men’s Christian Association – mouvement de jeunesse chrétienne) se développent avec l’arrivée des Américains pendant la Première Guerre mondiale. Ils proposent aux combattants des salles de repos, de lecture, de conférences, de spectacles, un foyer social ainsi qu’un réconfort religieux et des animations sportives. 

Les YMCA servent avant tout à rendre service, distraire les soldats, adoucir les heures de détente et de repos, leur donner l’illusion d’un foyer familial. Pour réaliser ce programme, l’association aménage des baraquements qu’elle fournit elle-même ou réaménage des locaux indépendants concédés par l’armée. Elle assure ensuite toutes les dépenses. Cette association offre un programme d’activités comme :

Jeux de plein air : jeu de boules, quilles, football, volleyball,

Les Poilus découvrent aussi de nouvelles activités comme le basket, le volley et le base-ball, totalement inconnus en France. 

En France le YMCA s’occupait des échanges postaux, vendait cigarettes, et autres objets pour les soldats. Le YMCA porta plusieurs identités : le triangle rouge ou l’AEF (American Expeditionary Forces).

Bureau YMCA

 Bureau YMCA, 4 rue Montaigne Paris pendant la guerre

YMCA repos

YMCA, soldats américains au repos, hôtel du Pavillon

YMCA Hotel de Pavillon

 YMCA Bordeaux

 Y.M.C.A. de l'American Expeditionary Force, à Bordeaux, 1917

Aff YMCA

Mon cher foyer, je t'aime, tu es la maison de chacun, le chez soi pour tous

Cette affiche de la Première Guerre mondiale, publiée en 1918, montre un refuge de la YMCA (Union chrétienne de jeunes gens) dans les bois, avec des soldats à l'extérieur en train de se détendre ou de se divertir. Un panneau rouge et bleu de la YMCA est visible au-dessus de la porte.

Dans la partie inférieure de l'affiche, la citation : « Mon cher foyer, je t'aime, tu es la maison de chacun, le chez soi pour tous » est attribuée à un « poilu » (terme argotique désignant un soldat de première ligne). Soucieux du bien-être de ses collègues, George Williams, qui travaillait dans le commerce des tentures à Londres, fonda la première YMCA en 1844. Des YMCA furent établies dans d'autres villes britanniques dans les années 1840, et elles devinrent une organisation mondiale dans les années 1850.

Pendant la Première Guerre mondiale, les YMCA fournirent des services de secours aux troupes dans des installations comme celle représentée ici. L'organisation installa et géra des « refuges » qui procuraient un confort de base et un semblant de foyer aux soldats dans les centres de transport, en Grande-Bretagne, et au front, en France. 

American Expeditionary Forces

Ymca tablette

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YMCA stand dans une tranchée

 Stand de ravitaillement YMCA dans une tranchée

YMCA hotel

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 YMCA refuge

YMCA in flanders4

 File d attente YMCA

 File d'attente devant un bureau YMCA

Les affiches Y.M.C.A.

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YMCA for you boy

  Carte YMCA2      Carte YMCA1

 The verse on the card on the left was composed by Argyle Galloway of Brighton and praised the Y.M.C.A. hut workers. It borrowed the popular Y.M. slogan "Home from Home." as its title. Funds generated by the sale of the cards went to the "Y.M.C.A. Work in Sussex Camps."

 Affiche canadienne3

  Affiche canadienne

 YMCA femmes

 Les femmes travaillent jour et nuit pour gagner la guerre

 Durant la première guerre mondiale, toutes les parties ont utilisé des affiches comme outils afin de mobiliser leur population en faveur de l'effort de guerre. Avec les hommes luttant au front, les femmes ont joué un grand rôle dans le maintien de la production industrielle pour l'effort de guerre et les besoins des civils, souvent en travaillant dans des villes situées loin de leurs foyers. Cette affiche britannique dont l'auteur est inconnu montre des femmes travaillant sur une tour dans une usine.

Une structure YWCA (Young Women's Christian Association) est visible à travers la fenêtre. Le YWCA avait pour mission de loger les travailleuses. L'affiche a pour but de collecter 25 000 ₤ pour le Women's War Time Fonds, afin de fournir des salles de repos, des cantines et des hébergements à ces femmes.

Affiche YMCA

Cette bande dessinée originale, encre et lavis, de la Première guerre mondiale par Bruce Bairnsfather (1888-1959) représente des prisonniers de guerre allemands installés devant un baraquement portant le sigle YMCA (Association des Jeunes Chrétiens). La bande dessinée est placée sur une planche grise. La légende holographique amusante se trouve au dos. Bairnsfather était un officier de l'armée britannique, de formation artistique ; pendant son service sur le front de l'ouest en 1914-15, il fit des dessins de scènes de guerre qui furent publiés dans des magazines britanniques.

Il est plus connu pour être le créateur du personnage de fiction "Old Bill", qui en vint à symboliser le soldat britannique stoïque et pragmatique. Cette bande dessinée provient de la Collection militaire Anne S.K. Brown à la Bibliothèque de l'Université Brown, la plus importante collection américaine consacrée à l'histoire et à l'iconographie des soldats et à la vie militaire, et l'une des plus vastes collections au monde dédiée à l'étude des uniformes militaires et marins. 

Affiche canadienne2

Affiche canadienne 1916

 YMCA Verdun

 

Verdun. La route vers la cantine de la YMCA

 

Le 21 février 1916, l'Allemagne lança une attaque sur la ville fortifiée française de Verdun, marquant le début de la bataille la plus longue et la plus sanglante de la Première Guerre mondiale. Initialement, les défenses françaises cédèrent du terrain et, le 25 février, les Allemands capturèrent le fort extérieur de Douaumont. Le 6 juin, ils prirent un autre fort, à Vaux, mais ils ne parvinrent jamais à s'emparer de Verdun. La bataille se solda finalement par une impasse en décembre de la même année. Selon l'histoire officielle française de la guerre, les pertes totales pour la France au cours de cette bataille s'élevèrent à 377 231 victimes, dont 162 308 morts ou disparus. Les pertes côté allemand furent estimées à 337 000 victimes, avec plus de 100 000 morts ou disparus.

Ces pertes stupéfiantes furent en partie le résultat de la stratégie adoptée par Erich von Falkenhayn, chef de l'état-major général allemand. Falkenhayn pensaient que l'Allemagne, avec sa population et ses réserves d'hommes supérieures en nombre, pouvait épuiser les forces françaises.

Cette affiche est inspirée d'une esquisse dessinée par un membre du personnel de la YMCA (Union chrétienne de jeunes gens) britannique alors qu'il participait aux opérations de secours à Verdun. Elle représente une rue jonchée de débris et la destruction provoquée par les lourds barrages d'artillerie allemands.

 

YMCA canadien

YMCA homes

YMCA women

La presse

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http://www.ebay.com/itm/1918-OCT-World-War-I-pictures-magazine-Leslies-YMCA

 L'Illustration, 2 novembre 1918

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Les foyers du soldats 

YMCA Institution humanitaire fondée en 1844, d'abord pour aider à améliorer les conditions de travail des jeunes... puis élargissant son mandat et créant des YMCA indépandantes dans différents pays. Dès 1910, Emmanuel Sautter, Francais, fut secrétaire général du Comité universel des YMCA en France, et devenait par la suite Directeur général responsable du programme des Foyers du Soldat. Les premiers Foyers ouvraient en 1914 à Saint-Dié et à Bacarrat, puis en janvier 1915 à Gérardmer, Valbonne et Villiers-Cotterêts. En septembre le Général Joffre autorisait l'ouverture de nouveaux Foyers. On en compte 78 à l'été 1917. Lors de l'entrée en guerre des États-Unis (avril 1917), les Foyers du Soldat prirent de l'expansion grâce à une association (Union Franco-Américaine) entre la YMCA américaine (Darius Davis représentait l'Association) et l'Armée française (et le Général Pétain qui prenait en main l'Armée après les «mutineries» avril-mai-juin, et voulant aussi rafraîchir le moral des troupes, dont un des aspects fait donc ici figure) de façon à promouvoir le soutien moral au plus grand nombre (Américains comme Français).

De cette association (accord signé le 27 août) naissaient 100 nouveaux Foyers. L'apport en locaux, quartiers généraux, ameublement, ainsi que moyens de transport furent facilités par l'Armée française. En novembre 1917 ont joint plusieurs associations humanitaires, qui ainsi fédérées allaient faire ouvrir près de 1300 nouveaux Foyers. En tout, 1534 Foyers furent créés, dont 1091 en ZI. La YMCA américaine, dès 1917 et l'arrivée du premier contingent en juin 1917, était prête à aider les soldats américains de multiples façons; entre autres en leur fournissant  des «Huts» (égal des Foyers du Soldat); endroits de repos où l'on offrait le soutien moral aux troupes, mais aussi offrant divers produits de plaisirs et de consommation (chocolat, biscuits, activités culturelles, etc)... sans oublier papier, enveloppes et timbres. La YMCA avait aussi commencé à aider les soldats britanniques dès 1914.

Les premiers foyers de l’Union franco-américaine furent ouverts à :
 
   ● Saint-Dié (Vosges), cantonnement de la Voivre.
 
    Inauguré le 25 janvier 1915 dans une salle d’école ; ultérieurement transféré dans au moins deux  localités voisines. Directeur : P. Morisse.
 
   ● Baccarat (Meurthe-et-Moselle).
 
   Inauguré le 26 janvier 1915 dans une salle d’école ; transféré fin Février 1915 dans une salle démontable venue de Paris, édifiée au bord de la Meurthe. Directeur : A. Munier.
 
   ● Gérardmer (Vosges).
 
   Inauguré fin Février 1915 dans une caserne, en présence du général de Pouydraguin.  
 
   ● Saint-Michel-sur-Meurthe (Vosges).
 
   Inauguration improvisée dans une vaste salle de bal située au dessus d’un café, qui fut interrompue par une alerte due à une tentative de coup de main allemande en avant de Saint-Dié.  
    
   ● Lyon (Rhône).
 
   Initialement établi au printemps 1915 dans une baraque démontable au camp militaire de la Valbonne, à 30 km de la ville ; puis adjonction au local primitif d’une vaste salle, comportant diverses annexes ; fréquenté quotidiennement par 1.200 à 1.500 hommes.
   A la demande de personnalités lyonnaises, création ultérieure de deux foyers dans la ville même, l’un dans un vaste dépôt de convalescents, l’autre sur les quais du Rhône, sur un emplacement octroyé par la municipalité.
 
   ● Région d’Arras (Pas-de-Calais).
 
   Existence éphémère en 1916 dans le secteur de la Xe Armée : rapidement abandonné par suite de l’extension du front britannique.
 
   ● Martignas-sur-Jalle (Gironde).
 
   Création en 1916 au Camp militaire de la Souge.
 
   ● Saint-Fons  (Rhône).
 
   Création en 1916 pour les ouvriers mobilisés des usines de guerre.
 
   ● Vallée de Saint-Amarin (Vosges).
 
   Création en 1916 pour les troupes engagées à la Schlucht et à Gaschney. 
 
   A partir de 1917, et cette fois avec le concours actif du Grand quartier général, d’autres foyers furent créés en grand nombre par l’Union franco-américaine sur l’ensemble des secteurs du front. Au début de l’été 1917, 78 étaient en fonctionnement. Pour assurer leur administration et leur ravitaillement, l’association se dota alors de quatre directions régionales, qui furent respectivement établies à :
 
   — Revigny-sur-Ornain (Meuse), pour le secteur de Verdun (créée le 1er janvier 1917 et dirigée par M. Casalis) ;  
 
   — ...,  pour le secteur des Vosges (dirigée par M. P. Morisse) ;
 
   — à Lyon ;
 
   — à Bordeaux.
 
   A noter que, dès 1915, l’œuvre avait constitué un Comité de patronage, placé sous la présidence du général de Lacroix ; il tint sa séance constitutive le 24 novembre 1915.
 
   Au cours de la période comprise entre l’automne 1917 et l’armistice, les foyers furent créés à raison de deux et demi en moyenne par jour. Ainsi, le 23 septembre 1918, à l’occasion de l’inauguration du Camps de Cercottes, près d’Orléans, fut fêtée l’ouverture du millième foyer, ouvert quelques jours auparavant à Saint-Mihiel (Meuse).
 
   Hors de France, des foyers furent établis à la même époque à Salonique, sur la ligne d’étape de l’armée d’Orient, en Grèce, dans la région du Danube, à Constantinople, ainsi que dans les cantonnements des côtes de la mer de Marmara. De même, à la demande du général Lyautey, furent ouverts au Maroc environ 250 foyers ou annexes.  
                                                                          
Source : Emmanuel SAUTTER : « Une œuvre de charité de guerre, les Foyers du Soldat de l’Union Franco-Américaine », préface du Maréchal Pétain, Librairie Hachette & Cie, Paris, ca. 1920, 270 p., 23 photographies hors texte.
  

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Dorival, Géo., artist

Un soldat marchant dans la neige vers les maisons des soldats.

Les Foyers du Soldat était l'une des trois organisations de bien-être officielles ; la Croix-Rouge et le Y.M.C.A. étaient les deux autres. Ils installent des cantines où les soldats peuvent se rendre en permission, où ils peuvent dormir, se détendre, manger, se baigner ; ils ont même fourni des divertissements tels que de la musique ou des films.

Foyer YMCA

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 Enveloppe de correspondance

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 Ticket de cinéma

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 Le millième foyer du soldat

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 L'Illustration, 28 septembre 1918

 

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La guerre censurée, Frédéric Rousseau

 

Les insignes

Le triangle rouge YMCA

 Ce logo, est un triangle qui symbolise l'équilibre entre « le corps, l'intellect et la spiritualité ».

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  Médaille sportive du YMCA

 Médaille sportive du YMCA

Le caporal suppléant Cyril Percy Green remporta cette médaille au cours de la Première Guerre mondiale. La médaille porte l'inscription de la mission du YMCA : « spirit, mind, body » (l'âme, l'esprit, le corps). Elle lui fut remise lors des championnats d'automne du Corps canadien en France, en 1917.

 

Voir l'article sur Anne Morgan :

http://87dit.canalblog.com/archives/2014/10/15/30769815.html 

Médaille A Morgan