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Gustave Hervé,

Gustave Hervé, 1871 - 1944

Né le 2 janvier 1871 à Brest (Finistère), mort le 25 octobre 1944 à Paris ; tour à tour professeur, avocat, journaliste ; se singularisa dans le mouvement socialiste avant 1914 par un antimilitarisme violent et une négation totale de la patrie pour verser, aux approches de la Première Guerre mondiale, et le conflit venu, dans un nationalisme exalté qu’il continua à prôner par la suite.

Gustave Hervé est un des personnages les plus originaux et passionnants de la IIIe République. Né à Brest en 1871 et mort à Paris en 1944, il démarre sa carrière de professeur d'histoire et de propagandiste dans l'Yonne, en 1900, sous le pseudonyme de " Sans Patrie ". Révoqué de l'enseignement, devenu avocat et radié du barreau de Paris pour raisons politiques, il est le leader incontesté des antimilitaristes et des antipatriotes au sein de la SFIO et fonde en 1906 un célèbre hebdomadaire révolutionnaire, La Guerre Sociale. Ses articles incendiaires contre l'armée et la police lui valent plusieurs condamnations à de lourdes peines de prison et un sobriquet glorieux : " L'Enfermé ". Pourtant, dès le début de la Grande Guerre, en juillet 1914, ce socialiste insurrectionnel devient un propagandiste acharné de la cause patriotique. Dès lors, il glisse peu à peu vers un socialisme national qui le place aux avant-postes des droites extrêmes dès les années vingt. Admirateur du fascisme italien et du national-socialisme allemand, c'est lui qui lance dès 1935 le slogan " C'est Pétain qu'il nous faut ". Il deviendra un des plus fervents soutiens du maréchal, avec lequel, pourtant, jamais à court de volte-faces paradoxales, il prendra ses distances dès 1940. Journaliste talentueux et provocateur imprévisible, il s'est attiré tout au long de sa vie les admirations les plus fidèles et les haines les plus féroces. Sa plume trempée dans le vitriol, son génie de la propagande - qu'on décrirait aujourd'hui comme l'art d'un " grand communicateur " - en font un des créateurs de la presse moderne. Quant à sa trajectoire singulière, elle est l'incarnation exemplaire de la complexité politique de la première moitié de notre siècle.

Gilles Heuré, Itinéraire d'un provocateur

Lire les documents :

Le Mouvement social Gustave Hervé

Gustave Hervé

        Gustave Hervé portrait

Portrait de Gustave Hervé, par A.-J. Alexandrovitch.

Le role de G Hervé1

Le role de G Hervé2

L'Ouest-Eclair, 28 août 1916

Les Hommes du Jour

 

G Hervé hommes du jour N2

 "Les Hommes du Jour", portrait par Aristide Delannoy de Gustave Hervé (le directeur de "La Guerre Sociale"), en 1908, face aux mains qui se tendent et au poings qui se serrent. Il représentait alors le socialisme révolutionnaire, il n’avait pas encore retourné sa veste.

 G Hervé hommes du jour N2-1

G Hervé hommes du jour N2-3

G Hervé hommes du jour N2-2

  Hommes du jour Hervé

Hommes du jour Hervé1

Hommes du jour Hervé2

 Hervé les hommes libres

Les Hommes du Jour N°12

 

Publications de Gustave Hervé

 

  • Leur Patrie, La Guerre sociale, Paris, 1910
  • Mes crimes, ou onze ans de prison pour délits de presse. Modeste contribution on à l'histoire de la liberté de la presse sous la 3e République, La Guerre Sociale, Paris, 1912 (Réunion des articles qui lui valurent des condamnations pour délit de presse)
  • La conquête de l'armée,La Guerre Sociale, Paris, 1913.
  • L'Alsace Lorraine, La Guerre Sociale, Paris, 1913.
  • Propos d'après guerre, La Guerre Sociale, Paris (1919 ?)
  • Après la Marne (Recueil in extenso des articles de Gustave Hervé dans La Guerre Sociale du 1er novembre 1914 au 1er février), 1915
  • La patrie en danger (Recueil in extenso des articles de Gustave Hervé), Bibliothèque des Ouvrages Documentaires, 1915
  • Nouvelle histoire de France, Fayard, 1930. L'ouvrage commence par cette courte phrase « -Vous ne parliez pas ainsi autrefois? -C'est vrai,mais depuisvous l'avez peut-être oubliéil y a eu la guerre ».
  • Nouvelle histoire de l'Europe, La Victoire, Paris, 1931
  • C'est Pétain qu'il nous faut, La Victoire, Paris, 1935, avec bandeau publicitaire ("Je m'en remets à la France").

 

Histooire de Fr Gustave Hervé

Les caricatures

Assiette au beurr Hervé

  Hervé D Hampol

Hampol Clemenceau2

 Prochainement, changement de conviction.

 Canard 1916-2

Canard 1916-1

 N°1 du Canard, 5 juillet 1916

Les directeurs de journaux :

  • Gustave Téry de L'Œuvre (les imbéciles ne me lisent pas)
  • Arthur Meyer du Gaulois
  • Gustave Hervé de La Victoire 
  • Emile-Adrien Hébrard du Temps qui figure sous la forme d'une allégorie, portant faux et sablier

A gauche, Maurice Barrès : Soyez sans crainte, je ne lis que moi !

A droite, Clemenceau, enchainé par la censure, salue l'arrivée d'un confrère (le Canard Enchaîné).

 Canard 1916-3

Gustave Hervé fut directeur du journal Le Piou-Piou de l'Yonne

Il fut aussi directeur de la revue « La Guerre Sociale » qu'il transformât en journal « La Victoire », le 1 janvier 1916.

Hervé à la Santé

 Les Hommes du Jour, 3 octobre 1908

Directeur de La Guerre Sociale

Journal antimilitariste fondé en 1906 par Gustave Hervé, Miguel Almereyda et Eugène Merle. Il rassemble à l’origine des socialistes révolutionnaires et des anarchistes sur une ligne communiste libertaire et tire, vers 1910, à 60 000 exemplaires. Après la conversion de Gustave Hervé au nationalisme (1912-1914) La Guerre sociale, ralliée à l’Union sacrée, devient La Victoire (1916).

Gustave Hervé La Guerre Sociale

La Guerre Socale prolétariat

La Guerre sociale au bois

La Guerre Sociale Clemenceau

La Guerre sociale Jaurès

 

Jean Jaurès est assassiné au Café du Croissant, près des bureaux de L’Humanité, le 31 juillet. Ce 31, celui qui avait été le chef de file des antipatriotes, Gustave Hervé, en éditorial de La Guerre sociale, exige des socialistes le reniement des thèses qu’il avait cherché pendant toutes ces années à leur imposer : il faut, dit-il, « déclarer officiellement, solennellement, qu’on ne fera pas la grève générale préventive contre la guerre menaçante et qu’on ne fera pas la grève générale insurrectionnelle contre la guerre déclarée ». Les socialistes doivent marcher comme un seul homme à la frontière. Le 1er août, la mort de Jaurès est mise au service de la ligne nouvelle du journal :

«DÉFENSE NATIONALE D’ABORD ! ILS ONT ASSASSINÉ JAURÈS, NOUS N’ASSASSINERONS PAS LA FRANCE».

La guerre sociaale 29 juil 1914

La Guerre Sociale du 29 juillet 1914 réclame la paix, mais dénonce par avance toute tentative de s’opposer à la mobilisation. 

Ses articles de presse

Hervé cri de pris 27 12 1914

Le Cri de Paris, 27 décembre 1914

L embusqué Cri de Patis 29 11 1914-1

L'embusqué 29 11 1914-2

Le Cri de Paris, 29 novembre 1914

 Eloge roi des belges1

 Eloge roi des belges2

 Le Cri de Paris, 1 novembre 1914

Voir les liens :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k898140p?rk=21459;2

 https://infokiosques.net/imprimersans2.php?id_article=608

Directeur de La Victoire

Journal fondé le 1 er janvier 1916 

La Victoire 1 N°

 

1 er janvier 1916

 

 Hervé homme qui rend

 Les Hommes du Jour, 8 juillet 1916

 DSC_3618

 Gustave Hervé

 Portrait de Gustave Hervé 

L'excellent Gustave Hervé qui refile aux repris de justice les livrets militaires de ses collaborateurs réformés ne manquera pas, lui aussi, d'entonner le grand air : 

Des poupons ! des nourrissons ! 

Et peut-être placera-t-il à bon escient les livrets de mariage de ses rédacteurs inféconds. 

Tiens, mon vieux, dira Gustave à un volontaire de la repopulation, voilà le livret d'un camarade qui n'a jamais su faire le moindre gosse à sa femme. Va prendre sa place et engendre sous son nom. C'est pour la France ! 

Gustave Hervé donnait jadis non seulement dans l'antimilitarisme, mais encore dans le malthusianisme. Il a changé bigrement d'avis après l'âge du service militaire et du service conjugal. 

Il a changé aussi le titre de son journal. Après La Victoire, il l'appellera la Famille nombreuse, et demandera à son camarade 

Montehus, une Marseillaise de polichinelles dans le tiroir.

Le Rire Rouge, 11 novembre 1916

Le mouvement Hervéisme

De la même époque date une chanson de Montéhus, citée partiellement au chapitre 6, qui appelle les mères à « la grève des ventres » pour ne pas produire de la "chair à canon" pour les patrons1. Gustave Hervé (1871-1944) était la figure de proue de ce courant d'opinion — de nombreux déserteurs se réclamaient de lui. Professeur agrégé d'Histoire, révoqué pour avoir écrit dans un article sur la bataille de Wagram, publié en juillet 1901 dans le Travailleur socialiste de l'Yonne2 et signé du pseudonyme "Sans-Patrie", que la bonne place du drapeau était "dans le fumier"3, il était devenu journaliste et conférencier (surtout dans les milieux ruraux), plus tard avocat (il fut radié au bout de deux ans), et s'était fait le héraut de "l'antipatriotisme", c'est-à-dire d'un pacifisme radical et révolutionnaire. Dans sa grande période, il proclamait par exemple (dans une affiche placardée à Paris en octobre 1905, qui lui valut six mois de prison) : « conscrits, désertez. Cela vaut mieux que de servir de jouet aux brutes alcooliques et aux fous furieux galonnés auxquels vous serez soumis dans les bagnes militaires. Si vous n'avez pas le courage de déserter, prenez les fusils que l'on vous donne, non pour frapper l'ennemi, mais pour frapper vos chefs, les bourgeois et les capitalistes ». Il allait à l'occasion jusqu'au défaitisme, assurant que la botte du "kayser" n'était pas forcément plus insupportable que le capitalisme français. Ce qu'il faut noter surtout, c'est que son antimilitarisme ne le rendait pas moins violent, simplement il remplaçait la guerre des nations par la guerre de classes : « notre patrie, c'est notre classe », professait-il en radicalisant une formule de Marx (« les prolétaires n'ont pas de patrie ») : lorsqu'il fonda son propre journal en décembre 1906, il l'appela La guerre sociale. Hervé était assez isolé dans son radicalisme au sein de la S.F.I.O., qui refusait cependant de l'exclure ; mais il exaspérait Jaurès, qui l'accusait de vouloir "détruire" et non "socialiser". En 1908-1910, il rêva de fonder sur la gauche de la S.F.I.O. un "Parti révolutionnaire", petit "parti d'insurrection" dans la tradition blanco-guesdiste4 ; faute d'avoir pu rallier les libertaires à ce projet, il finit par y renoncer ; lorsqu'il n'était pas en prison il se contentait de "tenir" la fédération socialiste de l'Yonne et d'animer une petite tendance extrémiste, critique envers la modération et l'"électoralisme" de Jaurès5, lequel cependant le tolérait (à la grande fureur de Péguy, qui considérait que c'était une compromission grave envers l'extrémisme).

Voir le document :

Le temps des radicaux

Hervéistes1

Hervéistes2

Hervéistes3

Hervéistes4

 

Le plan B

Eté 14, les derniers jours de l'ancien monde

Nouvel manuel du soldat

Nouvel manuel du soldat1

Nouvel manuel du soldat2

Nouvel manuel du soldat4

Nouvel manuel du soldat5

 Nouvel manuel du soldat6

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k990983p?rk=21459;2