Zone rouge du Chemin des Dames
Mots-clés :
zone rouge, chemin des Dames, Craonne, Ailles, Courtecon, Cerny, Aisne, Chermizy,
Lire les articles :
Craonne
Cartes postales : chemin des Dames-Craonne
1917 - la bataille du Chemin des Dames : un fiasco !
Sur le Chemin des Dames, plusieurs villages ont été complètement détruits au cours de la guerre 1914-1918. Après l'armistice, certains ont été classés en « zone rouge » car inhabitables et incultivables, et ainsi condamnés à disparaître. Entre reconstruction et disparition, tous n'ont pas connu le même destin.
Craonne, le plus célèbre d'entre-eux, reprendra vie, quelques dizaines de mètres en contre-bas et verra ses ruines transformées en arboretum. De même pour Cerny-en-Laonnois dont le nouveau village a été rebâti à l’emplacement de la sucrerie (lieu d'âpres combats entre Britanniques et Allemands, en septembre 1914, puis entre Français et Allemands, en avril 1917). Les ruines de l'ancien Cerny se trouvent, elles, au milieu de la végétation, à proximité du cimetière communal qui est toujours au même endroit, seul lien entre passé et présent.
D'autres villages n’ont pas été reconstruits mais pour qu’ils ne tombent jamais dans l'oubli, ils ont été rattachés à celui des communes qui ont hérité de leur territoire.
Ainsi, Ailles a été rattaché à Chermizy pour former Chermizy-Ailles, Beaulne-et-Chivy à Vendresse pour former Vendresse-Beaulne, Courtecon à Pancy pour former Pancy-Courtecon ; Crandelain-et-Malval à Colligis pour former Colligis-Crandelain, Verneuil-Courtonne à Moussy-sur-Aisne pour former Moussy-Verneuil.
Seule exception, Vauclair-et-La-Vallée-Foulon dont le territoire a été partagé en deux : Bonconville-Vauclair et Oulches-La-Vallée-Foulon.
D'autres ont disparu, tel le hameau de Chevreux, qui dépendait de la commune de Craonne.
/image%2F1145881%2F20260210%2Fob_f38df2_capture-d-ecran-2026-02-10-150739.png)
/image%2F1145881%2F20260210%2Fob_7cd18a_capture-d-ecran-2026-02-10-152246.png)
/image%2F1145881%2F20260214%2Fob_b519c7_capture-d-ecran-2026-02-14-074707.png)
/image%2F1145881%2F20260131%2Fob_b91277_capture-d-ecran-2026-01-31-082306.png)
/image%2F1145881%2F20260131%2Fob_36937d_capture-d-ecran-2026-01-31-082347.png)
/image%2F1145881%2F20260131%2Fob_208dbd_capture-d-ecran-2026-01-31-082326.png)
/image%2F1145881%2F20260131%2Fob_8d9620_capture-d-ecran-2026-01-31-082222.png)
/image%2F1145881%2F20260131%2Fob_bde4e7_capture-d-ecran-2026-01-31-082942.png)
/image%2F1145881%2F20260131%2Fob_945fc1_capture-d-ecran-2026-01-31-083002.png)
/image%2F1145881%2F20260131%2Fob_92c790_capture-d-ecran-2026-01-31-082246.png)
La « zone rouge »
Une instruction du ministère des Régions libérées du 1er février 1919 prévoit l’établissement de « cartes du sol » en couleurs pour définir un zonage des destructions sur les anciens champs de bataille.
C’est ainsi qu’on attribue la couleur rouge aux secteurs les plus ravagés et où toute restauration est à exclure car les frais de remise en culture dépasseraient la valeur des terres.
En 1919, la zone rouge dans l’Aisne inclut 19 000 hectares, comprenant principalement le plateau du Chemin des Dames, la plaine de Corbeny à Berry-au-Bac et Pinon.
Sous la pression des propriétaires et des élus locaux (maires, conseillers généraux, députés), cette zone finit par se réduire en 1927 à 717 hectares, limités pour l’essentiel à des sols pauvres du plateau de Craonne.
Ces terres sont alors expropriées par l’État et confiées pour boisement à l’administration des Eaux et Forêts.
/image%2F1145881%2F20260210%2Fob_057089_capture-d-ecran-2026-02-09-105411.png)
Villages avant guerre
/image%2F1145881%2F20260210%2Fob_087bca_capture-d-ecran-2026-02-10-095152.png)
/image%2F1145881%2F20260210%2Fob_1814fb_capture-d-ecran-2026-02-09-125702.png)
/image%2F1145881%2F20260210%2Fob_a2e840_capture-d-ecran-2026-02-09-125919.png)
Le Vieux Craonne
/image%2F1145881%2F20260214%2Fob_07d537_capture-d-ecran-2026-02-14-113408.png)
/image%2F1145881%2F20260214%2Fob_52b33d_capture-d-ecran-2026-02-14-113549.png)
/image%2F1145881%2F20260214%2Fob_017519_capture-d-ecran-2026-02-14-113521.png)
Chermizy
/image%2F1145881%2F20260214%2Fob_7ab5f3_capture-d-ecran-2026-02-14-120552.png)
Ailles
/image%2F1145881%2F20260214%2Fob_22f34d_capture-d-ecran-2026-02-14-121205.png)
Courtecon
Le plateau de Californie
/image%2F1145881%2F20260210%2Fob_7ce0be_capture-d-ecran-2026-02-09-130824.png)
/image%2F1145881%2F20260210%2Fob_06b6ce_capture-d-ecran-2026-02-09-133307.png)
Les ruines du plateau
/image%2F1145881%2F20260210%2Fob_6e204f_capture-d-ecran-2026-02-09-130416.png)
/image%2F1145881%2F20260210%2Fob_1cceb9_capture-d-ecran-2026-02-09-132244.png)
/image%2F1145881%2F20260210%2Fob_d5cacd_capture-d-ecran-2026-02-09-131020.png)
/image%2F1145881%2F20260210%2Fob_4f77c8_capture-d-ecran-2026-02-09-131207.png)
/image%2F1145881%2F20260210%2Fob_e561ea_capture-d-ecran-2026-02-09-130905.png)
Les hommes combattants
/image%2F1145881%2F20260210%2Fob_f926a9_capture-d-ecran-2026-02-09-133511.png)
/image%2F1145881%2F20260210%2Fob_417202_capture-d-ecran-2026-02-10-110037.png)
Des fantassins prennent leur repas devant un abri construit dans les ruines de la ferme de l'Ange Gardien détruite lors de l'offensive de La Malmaison (23 au 26 octobre 1917).
/image%2F1145881%2F20260211%2Fob_3ba559_capture-d-ecran-2026-02-11-092350.png)
Un groupe d'artilleurs prépare un repas au plateau des Cravettes, quatre jours après la fin de l'offensive française de La Malmaison.
/image%2F1145881%2F20260211%2Fob_a10ca8_capture-d-ecran-2026-02-11-092636.png)
Deux soldats appartenant au 1er BCP (bataillon de chasseurs à pied) posent sur un canon allemand de 105 mm récupéré puis retourné vers l'ennemi.
Les villages détruits
/image%2F1145881%2F20260212%2Fob_7e63ee_capture-d-ecran-2026-02-11-093531.png)
/image%2F1145881%2F20260212%2Fob_6358d1_capture-d-ecran-2026-02-11-093727.png)
/image%2F1145881%2F20260210%2Fob_4df769_capture-d-ecran-2026-02-09-132510.png)
/image%2F1145881%2F20260210%2Fob_eee59e_capture-d-ecran-2026-02-09-125825.png)
/image%2F1145881%2F20260210%2Fob_1c9440_capture-d-ecran-2026-02-09-125735.png)
/image%2F1145881%2F20260210%2Fob_20239b_capture-d-ecran-2026-02-09-132712.png)
/image%2F1145881%2F20260210%2Fob_9fab38_capture-d-ecran-2026-02-09-132355.png)
/image%2F1145881%2F20260210%2Fob_c10696_capture-d-ecran-2026-02-09-132606.png)
/image%2F1145881%2F20260210%2Fob_e683c1_capture-d-ecran-2026-02-09-133541.png)
/image%2F1145881%2F20260210%2Fob_cb1372_capture-d-ecran-2026-02-10-105825.png)
/image%2F1145881%2F20260210%2Fob_4eb684_capture-d-ecran-2026-02-10-105134.png)
Le village de Pinon et la campagne qui l'entoure sont dévastés après l'offensive française de la Malmaison qui se déroula du 23 au 26 octobre 1917.
/image%2F1145881%2F20260211%2Fob_eb62d1_capture-d-ecran-2026-02-10-103936.png)
https://imagesdefense.gouv.fr/fr/la-ferme-de-l-ange-gardien-en-ruines-legende-d-origine.html