Mots clés :

Jean Jaurès, Raoul Villain, L'Humanité, caricatures, Jaurès, assassin, Panthéon, café du croissant,

Jean Jaurès, 1859 - 1914

  • professeur de philosophie au lycée d'Albi, 1881-1883
  • maître de conférence à l'université de Toulouse, 1883-1885
  • député du Tarn, 1885 centre gauche
  • député du Tarn, 1893 socialiste
  • dreyfusard, il perd les élections de 1898
  • député du Tarn de 1902-1914
  • vice-président de la Chambre des députés en 1903, il soutient le ministère Combes
  • en 1904, il fonde le quotidien : L'Humanité
  • soutient la lutte des travailleurs : 1907, instituteurs et postiers ; 1910, cheminots
  • s'oppose à la colonisation
  • partisan d'une réconciliation franco-allemande
  • assassiné par un étudiant nationaliste français, Raoul Villain, le 31 juillet 1914
  • le 23 novembre 1924, les cendres de Jean Jaurès sont transfèrées au Panthéon

Le vendredi 31 juillet 1914 à 21 h 40, Jean Jaurès soupe avec ses collaborateurs, assis sur une banquette, le dos tourné vers une fenêtre ouverte, au Café du Croissant, 146 rue Montmartre à Paris, 2 nd arrondissement.

Le meurtrier tire violemment le rideau, lève son poing armé d'un revolver, et tire deux fois. Une balle atteint à la tête le tribun socialiste, qui s'affaisse aussitôt.

J'ai déjeuné dans ce restaurant, avec une pensée pour Jean-Jaurès.

Taverne du Croissant

 Café du Croissant, Paris 2 nd arrondissement

café du croissant

Les Hommes du jour

Jean Jaurès1

 N°3, mars 1908

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 Floréal, août 1922

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Caricatures de Jaurès

Jaurès par Veber

 Jean Jaurès par Jean Veber

Jaurès à la tribune, 1904

Je ne suis pas allé vers les honneurs faciles ...

Caricature Jaurès

 Caricature Jaurès1

Inauguration de la verrerie ouvrière :

Je suis parfaitement heureux de montrer Carmaux aujourd'hui à mes amis socialistes de toute la France et de les faire assister a son triomphe.

Caricature de PEPIN en couverture du Grelot du 08/11/1896 avec JAURES et ROCHEFORT.

Jaurès le petit journal

Jaurès Le petit journal1

La presse

L'assassinat : 31 juillet 1914

 Villain

 Raoul Villain, l'assassin

Hum

Le Petit Journal Jaurès1

Le Petit Journal Jaurès2

Le Petit Journal Jaurès3

Le Petit Journal Jaurès4

Le Petit Journal, 1 août 1914

Les obsèques : le 4 août 2014

Le Télégramme du Pas-de-Calais et de la Somme, 6 août 1914.

Archives départementales du Pas-de-Calais, PG 9/22.

Obsèques de Monsieur Jaurès

Les obsèques de M. Jean Jaurès ont été célébrées, hier matin, devant une affluence qui, malgré les vides laissés par la mobilisation, était considérable.
M. Viviani a prononcé un discours. Plusieurs personnalités du parti socialiste ont également pris la parole.
Le cercueil a été conduit à la gare d’Orsay, d’où il sera acheminé dans le Tarn.

M. Gustave Hervé, directeur de la Guerre sociale, a publié hier matin, dans ce journal, l’article suivant :

ADIEU JAURÈS

Jaurès, vous êtes heureux de ne pas assister à l’écroulement momentané de notre beau rêve de paix universelle ; vous êtes heureux de vous en être allé avant d’avoir vu l’Europe se plonger jusqu’au cou dans un bain de sang et piquer une tête dans la barbarie.
Mais je vous plains d’être parti sans avoir vu comment notre race nerveuse, enthousiaste et idéaliste, a accepté d’aller accomplir le douloureux devoir !
Vous auriez été fier de nos ouvriers socialistes, mon cher ami, si vous aviez vu dans quelle simplicité ils quittaient l’atelier pour aller au fur et à mesure qu’ils étaient touchés par leur ordre de mobilisation, et quelle sérénité ils sentent en eux depuis qu’ils ont conscience que la France a tout fait pour éviter la guerre, et qu’elle est victime de la plus brutale des agressions.
Vous auriez pleuré d’émotion de voir avec quelle gravité, exempte de forfanterie, chacun va offrir sa poitrine pour barrer la route aux Von Forstner allemands et autrichiens.
Et vous auriez été attendri de voir avec quelle sublime résignation nos mères, nos femmes, nos filles, nos sœurs, supportent l’amer sacrifice.

N’est-ce pas, Jaurès, que vous permettez de chanter la Marseillaise aujourd’hui derrière votre cercueil ? N’est-ce pas que la Marseillaise, chantée gravement, par nos bouches socialistes, à cette heure ù les monarchies et les aristocraties féodales d’Autriche et d’Allemagne viennent de commettre contre l’humanité le plus lâche des attentats n’est pas un chant bassement nationaliste, mais le grand hymne révolutionnaire qu’il était en 1792 ? N’est-ce pas que, tout en gardant notre cœur de toute haine contre le peuple allemand, contre nos frères les socialistes allemands, nous pouvons chanter hardiment ?
Qu’un sang impur abreuve nos sillons !
N’est-ce pas, Jaurès, que votre grande voix nous ordonne de chanter aujourd’hui le sublime chant du Départ ?

La République nous appelle,
Sachons vaincre ou sachons mourir !

N’est-ce pas, Jaurès, que lorsque les nôtres la chanteront la Marseillaise en face des soldats allemands, nos frères les socialistes allemands sentiront qu’ils ne doivent pas déposer les armes, eux, avant d’avoir proclamé la république allemande !

N’est-ce pas que la République française ce jour là ne doit pas empêcher la république allemande d’englober la partie allemande de l’Autriche ?

N’est-ce pas que la République allemande ainsi agrandie ne devra pas trouver mauvais que la Pologne prussienne soit détachée de l’Allemagne, soit jointe à la Pologne autrichienne et à la Pologne russe pour reconstituer la République de Pologne ?

Car n’est-ce pas, Jaurès, qu’en nous entendant chanter la Marseillaise, la Pologne sortira vivante de son tombeau ?

N’est-ce pas, Jaurès, vous dont le grand cœur fut sans haine, vous qui avez pardonné à votre assassin au moment même où cet aliéné vous portait le coup fatal, n’est-ce pas que j’ai raison sur toute la ligne ?

N’est-ce pas qu’il faut cimenter avec votre sang de martyr le bloc de la défense nationale, et que j’ai raison d’appeler les patriotes à venir se mêler à nos jeunes gardes révolutionnaires derrière votre cercueil ?

N’est-ce pas vrai, enfin, qu’aujourd’hui le drapeau tricolore porte dans ses plis glorieux les mêmes espérances qu’il portait à Valmy, et qu’aujourd’hui il vous semble aussi beau, aussi sublime que le drapeau rouge de notre Internationale ?

N’est-ce pas que puisque nous avons pris les armes, il faut que ce soit pour fonder, avec l’aide de la république allemande, la République des Etats-Unis d’Europe ?

C’est la lutte finale
Groupons nous et demain,
L’Internationale
Sera le genre humain.

Gustave HERVÉ

" À Jean Jaurès ", Discours prononcé aux obsèques par Léon Jouhaux Paris,

La Publication sociale, 1915. 

Le 4 août 1914, trois jours après la mobilisation générale et au lendemain de la déclaration de guerre de l'Allemagne à la France, les obsèques de Jean Jaurès assassiné, permettent à la gauche réunie de confirmer son passage dans le camp de la " défense nationale ". Léon Jouhaux, sécrétaire général de la C.G.T., se fait le porte-parole de cette initiative au cours de la cérémonie funéraire, n'omettant pas de faire l'éloge du chef de file des socialistes, mythe vivant de la gauche.

Éloge du martyr socialiste Jean Jaurès

" Devant ce cercueil, où gît, froid ; insensible désormais, le plus grand des nôtres, nous avons le devoir de dire, de clamer avec force, qu'entre lui et nous, classe ouvrière, il n'y eut jamais de barrière. On a pu croire que nous avions été les adversaires de Jaurès. Ah ! comme on s'est trompé ! Oui, c'est vrai, entre nous et lui, il y eut quelques divergences de tactique. Mais ces divergences n'étaient, pour ainsi dire, qu'à fleur d'âme. Son action et la nôtre se complétaient. Son action intellectuelle engendrait notre action virile. Elle la traduisait lumineusement dans les grands débats oratoires que soulevaient, dans les pays, les programmes sociaux. C'est avec lui que nous avons toujours communié.

Jaurès était notre pensée, notre doctrine vivante ; c'est dans son image, c'est dans son souvenir que nous puiserons nos forces dans l'avenir.

Passionné pour la lutte qui élève l'humanité et la rend meilleure, il n'a jamais douté. Il a rendu à la classe ouvrière, cet hommage immense, de croire à sa mission rénovatrice. Partisan du travail, il était pour l'activité, estimant que même dans ces outrances l'activité recèle toujours des principes bons.

Penché sur la classe ouvrière, il écoutait monter vers lui ses pulsations, il les analysait, les traduisait intelligiblement pour tous.

Il vivait la lutte de la classe ouvrière, il en partageait ses espoirs. Jamais de mots durs à l'égard des prolétaires. Il enveloppait ses conseils, ses avertissements du meilleur de lui-même.

Sa critique, aux moments de difficile compréhension, à ces moments où l'action déterminée par les nécessités de la vie rompt brusquement avec les traditions morales et où il faut pour saisir avoir vécu ces nécessités, se faisait tendre, s'entourait de toutes les garanties de tact et de sincérité, pour ne pas froisser ceux qu'ils savaient ardemment épris de leur indépendance.

C'était le grand savant humain qui se penchait plus encore anxieux, hésitant à formuler son jugement, ayant peur, par un mot qui choque, d'arrêter ne fût-ce qu'une minute ce gigantesque travail d'enfantement social.

Jaurès a été notre réconfort dans notre action passionnée pour la paix. Ce n'est pas sa faute, ni la nôtre, si la paix n'a pas triomphé. Avant d'aller vers le grand massacre, au nom des travailleurs qui sont partis, au nom de ceux qui vont partir, dont je suis, je crie devant ce cercueil toute notre haine de l'impérialisme et du militarisme sauvage qui déchaînent l'horrible crime.

Cette guerre, nous ne l'avons pas voulue, ceux qui l'ont déchaînée, despotes aux visées sanguinaires, aux rêves d'hégémonie criminelle, devront en payer le châtiment.

Acculés à la lutte, nous nous levons pour repousser l'envahisseur, pour sauvegarder le patrimoine de la civilisation et d'idéologie généreuse que nous a légué l'histoire. Nous ne voulons pas que sombrent les quelques libertés si péniblement arrachées aux forces mauvaises. Notre volonté fut toujours d'agrandir les droits populaires, d'élargir le champ des libertés. C'est en harmonie avec cette volonté que nous répondons " présent " à l'ordre de mobilisation. "


Source : " À Jean Jaurès ", Discours prononcé aux obsèques par Léon Jouhaux Paris, La Publication sociale, 1915.

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Eloge à Jaurès

L'Humanité, 5 août 1914

Panthéonnisation, 23 novembre 1924

Cri du peuple 22 11 1924

 Le cri de peuple 1924 jaurès

Jaurès et la presse2

Jaurès Ode au Panthéon

Jaurès et la presse1

Jaurès un deuil mondial

 Jaurès et la presse3

Jaurès et la presse4

Jaurès et la presse5

Lire le document :

biblio Jaurès

Gloire à Jaurès1

 Gloire à Jaurès2

Voir le lien :

http://enenvor.fr/eeo_actu/commemo/jaures_au_pantheon.html

 O-F Jaurès 23 11 1923

O-F Jaurès 23 11 1923-1

L'Ouest-Eclair, 23 novembre 1923

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