Mots clés :

devant Vauquois, la butte de Vauquois, lance-flammes, le bilan, mines, obus, Pézard, Vauquois.

 Après 52 mois de guerre, le village fut anéanti ; on ne pouvait même plus voir de restes de caves. Les français dans la vallée de l’Aire pensent que pendant la guerre mondiale, aucun village ne fut autant détruit que Vauquois qui s’envolât littéralement dans les airs. D’immenses entonnoirs produits par les explosions l’ont remplacé.

C’est le résultat de la guerre des mines qui prit une ampleur démentielle à partir du printemps 1915.

La butte dut subir 536 explosions.

   Vauquois plan 

   Map Vauquois

Vauquois se situe à l'est de la forêt d'Argonne, à 35 kms à l'ouest de Verdun. 

Vauquois, village construit sur une butte (hauteur : 300 m environ) était peuplé de 168 habitants (recensement 1911).

Le village fut reconstruit au pied de la butte (hauteur: 130 m) et compte aujourd'hui 22 habitants (recensement 2012).

Afin d'assurer la maîtrise des voies de communication entre Verdun et Sainte-Menehould, il importait aux allemands d'occuper la butte de Vauquois. 

Armes utilisées pour détruire le village :

  • Obus de gros calibres
  • Mines
  • Lance-flammes

vauquois église

 Vauquois histo0

 Vauquois histo1

 Vauquois histo2

 Vauquois, début XX siècle

DSC_1162

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 Entrée du Village, chemin de Boureuilles

 Entrée du Village, chemin de Boureuilles

Vauquois hill

 

 Phot Vauquois

Plan du village en 1914

La butte de Vauquois 2015

De l'observatoire stratégique de la butte de Vauquois, les Allemands interdisent le trafic sur la voie ferrée Chalons-Verdun, ce qui impose le recours à la ‘’Voie Sacrée’’ et au chemin de fer ‘’Le petit Meusien’ pour le ravitaillement de Verdun. 

Images du web et personnelles.

Vauquois Vue d avion

 Le chemin de mines

Vauquois butte2 

Butte Vauquois 44

 Des marmites de 4 m de profondeur et de 8 m de diamètre.

 Vauquois42

 Chevaux de frise

 Vauquois41

 Vauquois tranchée

Vauquois 40

Vauquois poilus

 Vauquois tranchée reconstituée

Vauquois tranchée reconstituée1

Vauquois entrée de galerie    P9045312

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Guerre des mines à Vauquois

On a recensé 519 explosions de mines à Vauquois (320 par les Français, 119 par les Allemands).

Mines à Vauquois

A partir de février 1915, la guerre des mines est intense sur la butte de Vauquois transformée en termitière. Plus de 500 explosions bouleversent la crête coupée en deux par des cratères immenses ; le village a totalement disparu. Vauquois est conquise par les soldats américains le 26 septembre 1918.

En mai 1915, l'explosion d'une énorme mine allemande décalottait la colline en anéantissant une centaine de soldads français qui tenaient la tranchée. André Pézard vit cela de près et le raconta dans Nous autres à Vauquois.

MA Vauquois doc fiche 70

MA la guerre des mines

Images de guerre

Butte de Vauquois00

 Flameng Vauquois

 Aquarelle de Flameng

Sur la butte de Vauquois0

 Sur la butte de Vauquois

 Vauquois Mamelon blanc

 En Argonne Vauquois

 L'Evénement Illustré, 01 avril 1915

Ruines de Vauquois

  Vauquois1915

Vauquois passage des barbares   Une tranchée Vauquois    

 Vauquois 1916

 Canon révolver Vauquois1

Crapouillot à Vauquois1

Crapouillot à Vauquois

Bois de Vauquois

Le panorama de la guerre, 11 février 1915

Près de Vauquois

Le panorama de la guerre, 1 juillet 1915

Articles de presse

Situation 2 03 1915

L'Ouest-Eclair, 2 Mars 1915

Héroisme de nos combattants1   L héroisme de nos combattants2

 Le Matin, 9 Septembre 1915

Vauquois le matin1

Vauquois le matin2

Vauquois le matin3

Le Matin, 15 Mars 1915

Petit Journal devant Vauquois

 Le Petit Parisien, 25 Avril 1915

Vauquois bois2

 Vauquois Bois1

 Le Miroir, 2 Mai 1915

Vauquois clocher2

Vauquois clocher1

Vauquois Arbre2

Vauquois arbre1

Le Miroir, 9 Mai 1915

Vauquois crete du pion2

Piton de Vauquois1

Vauquois tete de cadavre2

Vauquois tete de cadavre1

Le Miroir, 23 Mai 1915

 Vauquois Pézard

Le témoignage de guerre d’André Pézard, publié en juillet 1918, peu avant la fin de la Première Guerre mondiale, considéré comme l’un des plus vrais et des plus beaux par Jean Norton Cru, à l’égal des récits de Maurice Genevoix, est celui d’un lieutenant d’infanterie de vingt-cinq ans qui, avant d’être grièvement blessé sur la Somme en septembre 1916, avait participé dix-huit mois durant à la lutte acharnée entre Français et Allemands pour la colline de Vauquois, près de Verdun.

Né à Paris, le 22 juin 1883, de parents instituteurs, André Pézard est admis en juillet 1914 à l’École normale supérieure dans la section de lettres. En décembre 1914, il rejoint la 10e division d’infanterie. Après la guerre, André Pézard, amoureux de l’Italie, devint l’un des plus grands connaisseurs de sa poésie. Titulaire de la chaire de littérature et civilisation italienne au Collège de France, il traduira et éditera dans la collection de La Pléiade les oeuvres complètes de Dante. Il quittera le Collège de France à soixante-dix ans.     

Voir l'article, Nous autres à Vauquois :

http://87dit.canalblog.com/archives/2017/02/20/34960835.html

Les liens :

https://www.verdun14-18.de/fr/?page_id=125

Ceux de Vauquois

 N°99, paru en 1918

Le bilan

On estime que le nombre de morts fut entre 10.000 et 14.000 (allemands, français).

C'est un chiffre énorme pour une butte de 130 m !