En construction

Mots clés :

Bouvet,

Bilan des pertes de navires marchands pour la France :

711 navires (280 vapeurs et 431 voiliers) pour un tonnage de 925.970 tonneaux.

Concernant les ports bretons, 252 navires pour 173 960 tonneaux, ont été répertoriés comme ayant été détruits par faits de guerre, 218 d'entre-eux étant des voiliers et 34 des vapeurs, sans qu'il y ait de distinction entre les voiliers marchands, les voiliers caboteurs, les voiliers de pêche armés au cabotage, les voiliers en pêche, ni même entre les chalutiers à vapeur et les cargos. 

Groix perdit 16 dundees pendant cette guerre, dont 10 pendant le seul mois de septembre 1917. Les fiches de chacun de ces thoniers sont établies, plus ou moins importantes, à partir d’archives ou publications françaises et d’ouvrages allemands, dans l’ordre chronologique de leur destruction : Amiral Serres, Dupleix, Démocratie, Océanien, Hortense-Fanny, Kerduran, Versailles, Quatre Frères, Gloire, Jeune Mathilde, Union Républicaine, Deux Jeanne, Peuples Frères, Liberté, Marsouin, Etoile Polaire. 

 Navires coulés en Bretagne

Ce livre apporte un regard nouveau sur des faits de guerre méconnus : la lutte sous-marine sans merci que se sont livrés les Alliés et les Allemands, particulièrement en1916 et1917, pour conserver la suprématie des mers et garantir la sécurité du trafic maritime de commerce. Ce qui était vital tant pour nourrir les populations que les industries de guerre de pays qui dépendaient très fortement de leurs colonies.

Nouvelle bataille navale.

Nous avons été très étonnés de découvrir l'importance du rôle joué par les sous-marins en 14-18 : 252 bateaux bretons ont été victimes des U-Boots». De fait, les Bretons ne sont, en effet, pas épargnés par cette forme de bataille navale qui se substitue aux affrontements entre lourds cuirassés. Les quartiers de Saint-Malo (35) et de Nantes sont particulièrement touchés avec respectivement 53 et 58 navires. Différence toutefois : la taille des bateaux. 11.000 tonneauxcoulés à Saint-Malo tandis que les pertes se montent à 129.000 tonneaux, à Nantes, le plus gros bateau, L'Omnium, jaugeant 8.000 tonnes.

Sans sommation ?

C'est aussi à Nantes que Jacques Roignant et René Richard ont trouvé les rapports de mer les plus nombreux et les plus détaillés. Des documents révélant parfois le côté «barbare» - mais la guerre en elle-même ne l'est-elle pas ? - de ces agressions, dont les marins de commerce, les pêcheurs, voire les passagers des paquebots sont les victimes. On peut ainsi s'interroger sur l'intérêt stratégique de couler - sans sommation - le Bayonnais, une petite embarcation de 3,61 tonneaux et ses trois pêcheurs, dans la baie d'Audierne en 1917 : «Cette guerre impitoyable est vraiment souvent à outrance, avec des torpillages sans sommation et des pertes très élevées... Mais il faut aussi remarquer que bon nombre de bâtiments coulés, surtout de petites unités, le furent après arraisonnement», souligne Jacques Roignant.

La fin des voiliers.

De fait, après un coup de semonce, les occupants de sous-marins montent à bord des bâtiments. Après avoir mis les membres d'équipage dans des canots, ils pillent le navire et l'envoient par le fond, en le canonnant, l'incendiant ou en y plaçant des bombes. Ces faits de guerre, finalement, n'ont pas atteint pas leur but. Les alliés améliorèrent, en effet, l'efficacité de leur lutte anti-sous marine et renouvelèrent leur flotte de commerce grâce à l'apport des États-Unis, entrés en guerre, en raison, notamment de ces agressions contre les navires marchands neutres. En revanche, cette guerre sous-marine va sonner le glas des voiliers de commerce et de pêche, encore fort nombreux, cibles de rêve pour les U-boots. Elle accélère aussi la disparition de la pêche à la morue traditionnelle. Ce sera la fin des goélettes des pêcheurs d'Islande et des doris, l'agonie se poursuivant jusqu'en 1935. Place aux chaluts traînés à la vapeur.

http://calloch.jp.free.fr/Pages/samg12-juin-juillet2010.htm

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/bretagne/14-18-250-bateaux-bretons-coules-par-des-sous-marins

Vapeurs français coulés

 Vapeurs Fr coulés1

Vapeurs Fr coulés2

Vapeurs Fr coulés3

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Vapeurs Fr coulés5

Vapeurs Fr coulés6

Publications Le Sémaphore Algérien, février 1919

Voiliers français coulés

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Voiliers coulés4

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Voiliers coulés6

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Principaux vapeurs coulés

La Provence (Provence II), transporteur de troupes

 Le Provence Timbre

 

La Provence Le Havre

Fleuron de la Compagnie Générale Transatlantique, le paquebot la Provence fit les beaux jours de sa compagnie de 1906 à 1914 sur la ligne express Le Havre-New-York, effectuant son trajet en moins de six jours.

Réquisitionné au déclenchement de la Grande Guerre, et rebaptisé Provence II, le bâtiment, transformé en croiseur Auxiliaire est armé de onze canons dont cinq de très gros calibre.

Le ProvenceII 2

 

La Provence la timonerie

Le Provence le Gd salon

Provence salon de correspondance

Le Provence II cabine de luxe

  • Le 2 août 1914, " La Provence " est réquisitionné et converti en croiseur auxiliaire.
  • Le paquebot est rebaptisé Provence II, un cuirassé français portant déjà le même nom.
  • À partir de janvier 1915, il est utilisé pour le transport de troupes vers les Dardanelles.
  • Le 26 février 1916, il est torpillé par l'U35.

Ce paquebot, construit aux Chantiers et Ateliers de Penhoët de Saint-Nazaire en 1905 par la Compagnie Générale Transatlantique assure la traversée Le Havre-New-York à partir du 21 avril 1906.

Il est transformé en croiseur-auxliaire pour les besoins de la guerre. Les soldats du 3e régiment d’infanterie coloniale y embarquent à Toulon le 22 février 1916 à destination de Salonique. Le 26 février 1916, le navire est torpillé par un sous-marin allemand U35 et coule en mer Méditerranée au large du cap Matapan (cap Tenare actuel, dans le Péloponnèse). Sur les 2000 hommes présents à bord, 999 d’entre eux disparaissent dont 108 Vendéens et 36 soldats de la Loire-Inférieure.

Voir le lien :

http://leblogdepaulo.eklablog.com/paquebot-la-provence-a114826764

Chantiers et Ateliers de Penhoët, Saint-Nazaire

 Le Lorraine en armement

Chantiers de St Nazaire4

Chantiers de St Nazaire3

Chantiers de St Nazaire1

Chantiers de St Nazaire2

 Navire France

 Navire France2

 France IV

 Navire Diderot

Le Gallia

Le 4 octobre 1916, le croiseur auxiliaire français le Gallia, de 15.000 tonneaux, du commandant Vandier, transportant deux mille hommes Serbes et Français, est torpillé en Méditerranée par l’U-35. La torpille provoque l’explosion d’une soute et détruit totalement le poste de radiotélégraphie, mettant le navire dans l’impossibilité d’appeler du secours.

Caractéristiques :

  • Forges & Chantiers de la Méditerranée, La Seyne sur Mer    
  • Commandé en 1912, numéro de construction 1 056    
  • Mis à flot : 26.03.1913          
  • En service : 16.05.1916         
  • Retiré : 04.10.1916          
  • Tonnage :14 966 t
  • 182 m (574,2 x 62,8 x 36,9 pieds)
  • 2 machines alternatives à triple expansion et une turbine basse pression
  • 26 000 cv ; 18 nds (20,85 aux essais)

Conçu pour assurer l'exploitation des services maritimes et postaux entre la France, le Brésil et l'Argentine. 

16.05.1916 : le Gallia est réquisitionné pour assurer le transport des troupes de l'Armée d'Orient, est transformé en croiseur auxiliaire et navigue en Méditerranée.

Le 3 Octobre 1916, le "GALLIA" embarque à Toulon avec environ 2050 passagers à destination de Salonique.

Il y avait 1650 soldats français, 350 serbes et à peu près 50 marins. 

04.10.1916 : un message parvient au GALLIA le prévenant de la présence d'un sous-marin ennemi venant des Baléares et se dirigeant vers la mer Adriatique. Le Commandant Kerboul fait aussitôt modifier la route pour éviter la rencontre. Le GALLIA se trouve entre les côtes de la Sardaigne et la Tunisie lorsque l'attaque a lieu par temps clair. A 35 milles de l’île de San Pietro (Sardaigne), il est torpillé et coulé par le sous-marin U 35 du Cdt Lothar von Arnauld de la Perrière. La torpille a touché le navire par le travers de la cale chargée des munitions du navire. En explosant à leur tour, tous les projectiles destinés à alimenter les canons du bord, agrandissent les brèches et jettent à bas l'un des mâts. L'antenne de T.S.F, a été détruite dans l'explosion et de ce fait, aucun message de détresse n'a pu être envoyé. Le commandant coule avec son navire qui s'enfonce rapidement par l'arrière,  engloutissant plusieurs centaines de victimes, 950 personnes y ont laissé la vie. 

Gallia navire de guerre1

Gallia navire de guerre4

 Salon de musique en 1913

 Gallia navire de guerre

 Gallia navire de guerre5

 Gallia navire de guerre2

 Croix blanche : point d'impact de torpille tirée par UB 35

Voir le lien :

http://www.saintmartin89.free.fr/hier/gallia.htm

 

Le Bouvet  

Le cuirassé d’escadre Bouvet fait partie des cinq cuirassés du programme de 1890 dont la construction s’étale jusqu’en 1898. Construits sur des plans différents, le Charles Martel, le Jauréguiberry, le Carnot, le Masséna et le Bouvet ont ainsi chacun une silhouette caractéristique mais l’armement principal comprend toujours deux canons de 305 mm, deux de 274 mm et huit de 138 mm. Ils sont plus réputés pour leurs défauts, notamment un manque de stabilité, que pour leurs qualités. 

Le Bouvet sert en Méditerranée, sauf une période à Brest entre 1910 et 1912. Il constitue ensuite une 3e escadre à Toulon, à partir d’octobre 1912 puis en novembre 1913, forme une division de complément qui, au début de la guerre, regroupe le Suffren, le Saint Louis, le Gaulois et le Bouvet, sous le commandement du contre-amiral Guépratte. 

Le Bouvet participe à l’escorte des convois en août 1914 puis à la surveillance du golfe de Gênes et du détroit de Messine. 

Début 1915, la division de complément est engagée dans les opérations qui doivent aboutir à la prise des détroits turques par les Alliés. Le 18 mars 1915, huit cuirassés entrent dans le détroit des Dardanelles, la première ligne étant formée par le Suffren, le Bouvet, le Gaulois et le Charlemagne et la seconde de cuirassés britanniques. L’artillerie turque touche les navires alliés dont le Bouvet. Les cuirassés français manœuvrent pour laisser la première ligne aux Britanniques lorsque le Bouvet touche une mine d’un champ mouillé par les Turcs la nuit précédente. Il chavire et coule en moins d’une minute, ne laissant que 56 survivants sur les 721 hommes à bord. Le Bouvet est un cuirassé particulièrement connu après la rapide publication dans la presse française des photographies du naufrage.

  • Constuit à Lorient
  • Mise à l'eau le 27 juillet 1898
  • Longueur, 118 m
  • Coulé le 18 mars 1915
  • Perte, 622 hommes 

 Bouvet2

 Le Bouvet incendie

 Tableau du Bouvet aux Dardanelles (Musée de la Marine, aquarelle de Brenet)

 Hommage aux victimes du Bouvet

 L'image de la guerre Dadanelles

 L'Image de la Guerre, avril 1915 

 

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Bouvet6

Bouvet8

 L'Illustraion, 17 avril 1915

Le Petit Journal 21 03 1915 Dardanelles-1

Le Petit Journal, 21 mars 1915

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Ancienne cathédrale Saint-Tugdual, Tréguier (22) - Vitrail du Bouvet

Le vitrail fait référence au Bouvet. Il montre des marins se débattant dans les éléments du détroit des Dardanelles où le cuirassé coula très rapidement après avoir été éventré par une mine devant Tchanak le 18 mars 1915, causant la mort de 637 marins. Leur commandant, le capitaine de vaisseau Rageot de la Touche, que l’on aperçoit en uniforme sur le vitrail fit preuve d’un héroïsme sans faille. Seuls 60 rescapés pourront être récupérés par des navires anglais et français sous les bombardements ennemis.

La région de Tréguier déplorait de nombreuses victimes originaires de Pleubian, Plouguiel, Plourhan, Lézardrieux et autres communes avoisinantes des Côtes du Nord.

L'Athos

Caractéristiques :

Ateliers & Chantiers de France, Dunkerque      
Mis à flot : 25.07.1914        
En service : 11.1915        
Retiré : 11.02.1917        
Caractéristiques : 18 570 t ; 13 000 tjb ; 161,7 m ; 2 machines alternatives chauffées par 9 chaudières au charbon ; double cheminée ; 112 passagers en premières, 96 en secondes, 90 en troisièmes, de 390 à 1 000 rationnaires. 

Athos navire de guerre1

Le cuirassé Suffren

Suffren couleur

Le Suffre 1 classe

 

Suffren 1 Clas

Suffren2

 

 

Les voiliers coulés

 Voilier de Boideffre

 Voilier coulé le 27mai 1917 par le sous-marin allemand UC 70, aucun survivant.

 Voilier Rancagua

 Voilier coulé par un UB 39, le 15 mai 1917, aucun survivant.

 

Voir les liens :

http://navires-14-18.com/admin/voiliers_marchands.php 

http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/Forum-Pages-d-Histoire-aviation-marine/marine-1914-1918/

 

Voir l'article sur la guerre sous-marine :

http://87dit.canalblog.com/archives/2017/08/30/35631379.html