Mots-clés :

Jules Mouazan, marine, remorqueur, navires, voiliers, gabier, matelot, Islandais,

Saint-Malo, morue, cabillaud, terreneuvas, goélette, Saint-Pierre, Miquelon, chalutier, pêche, bancs, père Yvon,

Je remercie une lectrice de ce blog, petite fille d'un marin malouin, Jules Mouazan, habitant près de Lorient, pour sa contribution à la rédaction de cet article.

Saint-Malo, photos anciennes

St Malo carte ancienne

la rue du puy aux braies st malo

terre-neuviers sortant du bassin

St Malo pardon

Biographie de Jules Mouazan, 1872 - 1945

Jules Mouazan est né en 1872 à Saint-Malo. Il sera mousse sur des bateaux se rendant pêcher la morue à Terre-Neuve.

Il se marie en 1896. De cette union naîtront un fils en 1897 et une fille en 1900.

Sa spécialité professionnelle était celle de gabier. 

Il gravit les échelons de matelot, devint Maître à la vieille de la Grande Guerre.

Pendant la Grande Guerre, il fut affecté sur le remorqueur "Le Travailleur" basé à Toulon.

Par arrêté du Ministre de la Marine en date du 7 novembre 1920 (J.O. 9 nov. 1920, p. 17.939), il est inscrit au tableau spécial de la Légion d’honneur pour le grade de chevalier dans les termes suivants :

« Mouazan (Jules-Arthur-Marie), Saint-Malo 874, maître principal de manœuvre : excellent serviteur.

A effectué d’une façon remarquable, comme commandant de remorqueur, un grand nombre de missions particulièrement délicates et a toujours fait preuve des plus belles qualités militaires et professionnelles. »

Il décède le 16 janvier 1945 à Saint-Malo, âgé de 73 ans. 

Légion d honneur

Croix de chevalier de la Légion d'honneur.

Carrière professionnelle

 Grades Mouazan

A l'origine, le mot gabier désignait un matelot travaillant dans la hune (gabie). Puis le terme prit de l'extension et, en 1848, Bonnefoux le définissait comme suit : « Matelot d'élite chargé du service ordinaire et de la visite des mâts, vergues, voiles et gréement d'un navire. Le gabier jouit d'un supplément de solde de 25 centimes par jour et porte un galon en laine jaune sur la manche. »
L'habileté du gabier de la voile était proverbiale ; le nom s'associait à des qualificatifs jugés flatteurs : gabier de combat, gabier d'empointure, gabier volant.

Dans la marine moderne, à propulsion mécanique, le nom de gabier fut d'abord conservé pour être appliqué à tout matelot attaché au service de la manœuvre. Aujourd'hui, la Marine marchande a abandonné le terme traditionnel et la Marine nationale l'a remplacé par « matelot manœuvrier ».

Toutefois, l'expression « apprenti gabier » a été conservée pour désigner un élève de l'école de manœuvre.

Expérience de matelot, 2 expéditions à St-Pierre et Miquelon, 1891, 1892 : 

Il part de St-Malo au mois de mars à bord du Chateau Lafitte, le trajet dure une dizaine de jours.

Il travaille à bord du Myosotis pendant 6/7 mois, d'Avril à Octobre comme matelot.

Il revient en Octobre à St-Malo à bord de la goélette Ernestine la première fois, puis la deuxième fois à bord de la goélette Les Quatre Frères.

Il a 19 ans en 1891, 20 ans en 1892. 

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De retour à St-Malo, il s'engage dans la marine d'Etat, de 1892 à 1919 :

  • comme matelot, de 20 ans à 23 ans, à bord des bateaux : Neptune, Suffren, Melpomène.

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Goélette Neptune

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 Le Suffren

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 La Melpoméne

  • En 1896, à 24 ans, il devient Quartier-maître ; il travaillera sur les bateaux suivants : Laclocheterie, Fukton, Pothuau, Saône.

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Le Laclocheterie

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Le Fulton 

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Le Pothuau

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La Saône

  • Toujours au service de l'Etat, à 32 ans, en 1905, il devient second Maître de 1905 à 1914 . Il travaillera sur les bateaux suivants : le Condé, La Bretagne, Massena, Lavoisier, Jeanne Blanche, Victor Hugo.

Jules Mouazan, inscrit au quartier de Saint-Malo, f° 438, n° 874 ; classe 1892, n° 986 au recrutement de Saint-Malo.

  • Par décision ministérielle du 11 janvier 1905 (J.O. 12 janv. 1905, p. 251), il est nommé au grade de second maître de manœuvre de 2e classe à compter du 1er janvier 1905.
  • Par décision ministérielle du 26 juillet 1906 (J.O. 27 juill. 1906, p. 5.299), il est promu au grade de second maître de manœuvre de 1re classe à compter du 1er août 1906.
  • Par décision ministérielle du 30 décembre 1910 (J.O. 31 déc. 1910, p. 10.840), il est promu au grade de premier maître de manœuvre à compter du 1er janvier 1911.
  • En Décembre 1913 (J.O. 31 déc. 1910, p. 10.840), à la suite d’examens professionnels, promu au grade de premier maître manœuvrier à compter du 1er octobre 1913.

Le-Conde

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Le Condé

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La Bretagne 

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Le Massena

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Le Lavoisier

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Le Jeanne-Blanche

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Victor Hugo, croiseur cuirassé, (1907 - 1928)

Chantier :

Lorient

  • Commencé : 03.07.1902
  • Mis à flot : 30.03.1904
  • En service : 16.04.1907
  • Retiré : 20.01.1928
  • Radié : 1930
  • Caractéristiques : 12 550 t ; 29 000 cv ; 22 nds ; 148 x 21,4 x 8,2 m ; 3 hélices ; 750 h.
  • Armement : IV de 194 + XVI de 164 + 22 + 4 T.


Observations :

  • 16.04.1907 : armé à Lorient
  • 11.01.1908 : remorque transport SHAMROCK d’Oran à Toulon
  • 1909 : protection des Chrétiens au Levant
  • 15.11.1910 : remorque CHATEAURENAULT de Gibraltar à Toulon
  • 1915 : opérations en Adriatique et Méditerranée
  • 1916 : transport de l’armée serbe de Corfou en Tunisie
  • 1917 – 1918 : Méditerranée orientale
  • 11.08.1923 : en réserve à Toulon
  • 26.11.1930 : vendu pour démolition à Toulon. 

Carrière militaire de Jules Mouazan pendant la Grande Guerre

Jules Monazan GG

En 1914, Jules Mouazan âgé de 42 ans est mobilisé sur Le Travailleur.

  • Par décision ministérielle du 4 juillet 1918 (J.O. 5 juill. 1918, p. 5.831), il est promu au grade de maître principal de manœuvre à compter du 1er juillet 1918.

Distinctions honorifiques :

  • Par décret du Président de la République en date du 31 décembre 1913 (J.O. 1er janv. 1914, p. 57), il lui fut conférée la Médaille militaire dans les termes suivants :

« Mouazan (Jules-Arthur-Marie), premier maître manœuvrier ; 21 ans de services, dont 14 ans 11 mois à la mer. Maroc 1908. 1 blessure en service commandé. »

  • Par arrêté du Ministre de la Marine en date du 7 novembre 1920 (J.O. 9 nov. 1920, p. 17.939), il est inscrit au tableau spécial de la Légion d’honneur pour le grade de chevalier dans les termes suivants :

« Mouazan (Jules-Arthur-Marie), Saint-Malo 874, maître principal de manœuvre : excellent serviteur. A effectué d’une façon remarquable, comme commandant de remorqueur, un grand nombre de missions particulièrement délicates et a toujours fait preuve des plus belles qualités militaires et professionnelles. »

https://forum.pages14-18.com/viewtopic.php?f=29&t=46140&start=0

Le Travailleur, ex Abeille 10 : remorqueur de port et de haute mer

Les ABEILLES

En 1864, au Havre, Charles Louis Walter fonde la compagnie de remorquage et sauvetage, les Abeilles, et fait construire un immeuble de bureaux au 16 quai de l' Ile. Elle fait construire en 1865 son premier remorqueur, l' "Abeille I", la coque étant construite à Honfleur, machine et chaudière Louvet.

L' "Abeille II" est construite en 1866, l' "Abeille III" en 1870, la coque étant construite par Barbot au Havre, machine Mazeline. L' "Abeille IV" est construite en 1872.

En 1880, Charles Walter dirige la compagnie, puis en 1895 Charles Dumaye, petit-fils du fondateur.

http://frenchtugs.free.fr/cies/portuaires/abeilles.htm

Les abeilles3

Les abeilles1

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 Abeille 10 devient "Le Travailleur" en 1895

"Abeille 10" 1892, travailleur 1895, Marine Nationale, condamné 1938.

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Travailleur, ex Abeille n° 10, construit en 1892 par Lobnitz & amp ; Co à Renfrew,
396 tjb, 517 t, 46,31 x 8,45 x 4,71 m, 1090 cv, 2 hélices, 2 cheminées.

En service au Havre, Compagnie de remorquage Les Abeilles.

  • 18/4/1895 acheté par la Marine française, devient Travailleur, basé à Toulon.
  • 1909, remorque de Toulon à Bizerte le sous-marin Thon.
  • 2/8/1914 au 24/10/1919, campagne de guerre.
  • 9/1922, remorque Durance d'Oran à Toulon pour réparations.
  • 25-26/2/1931, remorque avec Goliath le torpilleur Bordelais en avarie de machine et dérivant dans la tempête jusqu'à Ajaccio.
  • 13/10/1938, Condamné, sert encore un peu après 1938.
  • 25/10/1940, une note de la DP précise que sa coque est toujours présente à Toulon et demande sa remise aux Domaines.

En 1919, Jules Mouazan âgé de 47 ans, est démobilisé.

Il exercera la profession de Maître au cabotage (acheminement de marchandises et de passagers par mer entre des ports rapprochés) en Bretagne.

Emile Mouazan, son frère, 1874 - 1898

Gabier, lui aussi, parti de St-Malo pour Terre-Neuve, fin mars 1898, est victime d'un naufrage à bord de la goélette Paul-et-Marie.

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Le Journal, 30 juin 1898

Goélette Paul et Marie

Trois-mâts goélette terre-neuvier — Armement Émile Honduce, Saint-Malo (1902~1917).

Il fut lancé le 4 juillet 1902 par le chantier de la Société de constructions navales (Gautier père), de Saint-Malo, pour le compte de l’armateur Émile HONDUCE, également établi dans ce port.
Immatriculé au quartier de Saint-Malo. Signal distinctif : K.N.P.T.

   

 Pêche à la morue, St-Pierre et Miquelon

   

Les navires partaient pour une saison de pêche de 6 à 7 mois avec des équipages de 20 à 30 hommes.

Ils parcouraient la distance France - Terre-Neuve de 4.000 kms en 25 jours environ.

La saison de pêche durait 25 jours environ.

Au XVII ème siècle, les pêcheurs tiraient des lignes le long du pont du navire, puis au début du XVIII ème siècle, ils tendirent des lignes à partir de chaloupes, remplacées vers 1873 par des doris, bateaux à fond plat plus manœuvrables et plus facilement empilables sur le pont.

Il y avait 2 techniques de pêche :

  • La pêche de la morue sèche, ou pêche sédentaire : Elle se faisait principalement le long des côtes poissonneuses de Terre-Neuve, depuis le navire ancré à la côte et chargé de sel, partaient des chaloupes avec trois hommes, pour pêcher le poisson à la ligne. A la fin de la journée, elles revenaient à terre débarquer le poisson sur "l'échafaud", sorte de plate-forme en bois bâtie sur pilotis. Le poisson était alors découpé puis salé quelques jours, lavé et mis à sécher sur les graves. Une fois bien sèches, les morues étaient alors empilées dans les cales du navire, celui ci retournait en France quand il était plein ou en fin de saison de pêche vers la mi-août. Il n'y avait qu'une campagne par an. 

Morues Graves

  • La pêche à la morue verte dite aussi pêche errante :  

    Cette pêche s'est développée après la pêche sédentaire ; elle était plus pénible et plus dangereuse que la pêche côtière. Elle se faisait en pleine mer sur les Bancs où le navire dérivait en permanence.

    Les 2 hommes des doris ramenaient leurs cargaisons à la goélette. Les « piqueurs » vidaient les doris, « les décolleurs » coupaient la tête et les tripes des morues, et les « trancheurs » les fendaient en deux et enlevaient l’arête dorsale. Les morues étaientt ensuite envoyés en cale où les « saleurs » le salaient et l’empilaient.

La pêche à la morue a duré 4 siècles environ. 

La mortalité et les pertes de navires étaient importantes en raison d’accidents à bord, des pertes de doris dans la brume, de tempêtes ou de rencontres avec des icebergs…

La fin des années 1960 vit l’arrivée des bateaux-usines (pêche au chalut) avec une mécanisation de la préparation du poisson en cale.

 Phot Morue

La morue : poisson de une taille commerciale qui varie de 50 cm à 140 cm et son poids se situe entre 1,3 kg et 24 kg.

On appelle "morue" le poisson salé et séché ou bien salé seulement.

On réserve le nom de "cabillaud" au même poisson, vendu et consommé frais.

Terre-Neuve et les terre-neuvas

Les terre-neuvas sont les pêcheurs qui, du XVIe siècle au XXe siècle, partaient chaque année des côtes européennes pour pêcher la morue sur les grands Bancs de terre-Neuve, au large du Canada.

Ces pêcheurs étaient majoritairement français mais également basques espagnols, portugais et anglais. Cette pêche a pris fin à cause de la raréfaction du poisson à la fin du XXe siècle due à la surpêche.

Par extension, le nom de terre-neuvas est aussi donné aux pêcheurs qui ont pratiqué une pêche similaire sur les bancs d'Islande (en Bretagne, ces derniers sont appelés « islandais »).

Cette pêche représenta une activité économique importante pour les populations du littoral français. Saint-Malo et Fécamp, ainsi que Granville devinrent d'importants ports de terre-neuvas.

https://www.wikiwand.com/fr/Terre-neuvas

Carte ports de péche

 plaque sur cairn de st pierre et miquelon

Distance Fr St Pierre

Terre-Neuve1

https://www.heritage.nf.ca/articles/en-francais/exploration/le-french-shore.php

Map Terre neuve

Terre neuve grd banc

St Pierre er Miquelon    Map St Pierre1

St Pierre Phare

Saint-Malo, port morutier

Saint-Malo, port de tradition morutière jusqu'à nos jours, a commencé dès le XVIe siècle à prospecter à Terre-Neuve où de nombreuses anses et caps ont toujours les noms donnés par les premiers malouins : les Bréhats, Saint-Lunaire, Boutitou.

Cette tradition de pêche à Terre-Neuve s'est perpétuée longtemps, ce sont les guerres et les
traités qui les ont suivies qui furent les principaux obstacles à la pêche sur les côtes. Par la suite, les Malouins ont pêché sur les Bancs, puis à Saint-Pierre-et-Miquelon puis en Islande et un peu au Groenland.
On estime à 10 649 le nombre de départs de morutiers depuis Saint-Malo en 450 ans. Ils représentent 1 107 662 tonneaux et ils ont rapporté 746 433 tonnes métriques de morue. Saint-Malo est un port essentiellement terre-neuvier, 98 % des morutiers sont allés pêcher dans la zone de Terre-Neuve dont 2 % à Saint-Pierre-et-Miquelon.
Du nord-ouest atlantique, ils rapportent 91,5 % de la pêche totale de ce port. Autour de 1930, 146 bateaux partent en pêche au Groenland, représentant 1 % des bateaux malouins, mais ils reviennent avec 63 958 tonnes métriques de morue soit 8 % de la production du port.
Enfin, 120 morutiers vont en Islande, soit 1 % des départs et pêchent 5 351 tonnes métriques de poisson soit 0,5 % du total. Les Malouins ne vont pas en mer du Nord qui attire plutôt les bateaux de Fécamp et de Dunkerque.

Au XXè siècle, trois ports reprennent leur commerce morutier après 1944 alors que celui-ci avait été nul depuis 1939, il s'agit de Fécamp qui totalise 1 584 départs jusqu'à 1950, Bordeaux avec 228 départs en pêche, Saint-Malo reste, avec 2 543 départs, le plus important port morutier de France au XXe siècle.

Types d'armement pour Terre-Neuve :

                          Voiliers   Vapeurs        Voiliers    Vapeurs

                                  Français                     Etrangers

1914  nombre         78             62                867             5

1922  nombre        121           122             1686           134

  • Chalutier à vapeurs

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L'Ouest-Eclair, 20 mars 1911

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  • Les goélettes 

Une goélette est un voilier entre deux et sept mâts, apparu entre le XVIe et le XVIIe siècle et qui connut son apogée aux XVIIIe et XIXe siècles.

Elle est  particulièrement utilisée pour les campagnes de pêche à Terre-Neuve.

Elle se caractérise :

  • par des voiles auriques (ou voile triangulaire) dans l'axe du navire, à la base de tous les mâts, surmonté ou non, d'une voile aurique (flèche) ou d'une voile carrée (hunier)
  • par un mât arrière (grand-mât) plus grand que le mât avant (mât de misaine), dans le cas d'un navire à deux mâts.

Le mot goélette vient d'une francisation du breton gwelan. Son ancienne orthographe était goëlette, son ancienne prononciation goilette. Il est pratiquement l'équivalent français du terme américain schooner, qui, à la fin du XIXe siècle et jusqu'en 1925 environ, fut employé dans le vocabulaire maritime français.
Le nom goélette employé seul désigne un navire à voiles aux formes élancées, portant deux mâts légèrement inclinés sur l'arrière par rapport à la verticale (le mât arrière, ou grand-mât, étant plus haut que le mât avant, ou mât de misaine) et dont la grand-voile et la misaine ne sont jamais des voiles carrées.
On distingue les goélettes franches, les goélettes à hunier (ou à huniers), les goélettes à gréement Marconi et même des goélettes à plus de deux mâts.

Au XXè siècle, la goélette est alors le bateau morutier par excellence, il est le mieux adapté au "métier de pêche" avec son pont très dégagé qui permet d'y loger les barils et de laisser de la place aux hommes pour pêcher (du Rin, 1938). Des améliorations ont lieu par rapport à la première génération de "goélette franche à deux mâts".

Ainsi, dans la seconde moitié du siècle on construit des goélettes à trois mâts baptisées "à trois mâts latins". Par la suite, on ajoute d'autres mâts, jusqu'à sept. On voit apparaître aussi la "goélette à hunier", gréée d'une voile carrée au mât de misaine, et le "brick-goélette" à 3,4 ou 5 mâts. 

Goellette type

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Pêcheurs de morue 

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Doris : bateau à fond plat

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 Patron et mousse    Capitaine Islandaiis

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Retour des Terreneuvas à Saint-Malo

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Saint-Pierre et Miquelon

St Pierre et Miquenon

Panorama

 St Pierre Panorama

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 Vue de St-Pierre, depuis la route de Galantry

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 Le phare de Galantry

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 Quai la Roucière

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St-Pierre, le Barachois

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 St-Pierre, les morues sur le grave

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La presse

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 L'Ouest-Eclair, 29 janvier 1903

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Terreneuvas la presse3

La Presse, 17 septembre 1905

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 Terreneuvas engagement2

La Croix, 3 décembre 1911 

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L'Humanité, 27 février 1928

St Malo terreneuvas

 L'Ouest-Eclair, 20 février 1935

Cardinal Charost

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 Le Petit Journal, 10 février 1936

R P Yvon     Père Yvon

                                                                                    R.P. Yvon

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3321926h?rk=21459;2

RP YVON avec les péchers

 Yvon (révérend père)

Avec les pêcheurs de Terre-Neuve et du Groënland

Éditions du nouvelliste de Bretagne, Rennes, 1935 ( in 16°, 310 p.).

(réédition : l'Ancre de Marine, Saint-Malo, 1993)

Récit de la campagne d'assistance aux pêcheurs de Terre-Neuve, en 1934, sur la Ville d’Ys. Préface du Dr Charcot.
Ouvrage in-8°, broché, couronné par l'Académie Française et la Société Nationale de l'Encouragement au Bien, il connut un très grand succès et a fait l'objet de plus de vingt éditions successives, jusqu'en 1948.

Le St Yves

Père Yvon1    Père Yvon2

 Une visite St Pierre Miquelon

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5800686h?rk=21459;2

... quant à la morue elle va être livrée aux êbrégueurs qui sont plusieurs suivant le travail qu'ils ont à faire, ce sont :

Le piqueur qui, saisissant la morue de la main gauche, le pouce et le premier doigt sur les yeux de l'animal, donne un coup de couteau à piquer de chaque côté des ouïes et un à la gorge, puis éventre la morue jusqu'au 2/3 à partir de la tête.

Le décolleur qui, mettant la morue sur une table, enlève les intestins et les jette à la mer, enlève le foie qu'il jette dans une baille, ainsi que les rogues, qu'il jette dans une autre, retourne la morue la place de façon que sa tête dépasse le bord de la table, puis saisissant celle-ci d'une main et le corps du poisson de l'autre, le décapite et en jette la tête à la mer.

Le trancheur généralement le patron du bateau, armé d'un petit couteau à lame hélicoïdale, achève d'ouvrir la morue jusqu'à la queue, l'étale, prend l'épine dorsale par le milieu et de son couteau, sépare celle-ci de la chair jusqu'au 2/3 de la longueur en partant du cou, la coupe en ce point et la fait sauter à l'eau.

L'énocteur, généralement le mousse, enlève à l'aide d'une cuiller en forme de gouge, les quelques gouttes de sang qui sortent de la' partie de l'arrête qu'on a conservée, lesquelles tacheraient la morue, met ensuite celle-ci sur une planche inclinée et la fait ainsi glisser dans la cale.

Le saleur la reçoit, là sale et l'arrime, c'est-à-dire la met en Couches. 

Dans ces conditions la morue peut être expédiée directement en France, on la désigne alors sous le nom de morue au vert ; ou bien elle est envoyée à St. Pierre pour y être séchée.

Voir les liens et documentations :

http://www.fecamp-terre-neuve.fr/

https://www.duboysfresney.fr/index.php?page=docu803

http://patrimoinedahouet.over-blog.com/article-la-flottille-dahouetine-en-islande-103295397.html

http://www.navires-14-18.com/nom_navires.php

Nos navires coulés pendant la grande guerre

génèse de la goélette islandaise Paimpol

deux anciens yachts armés Islande

Manoeuvre d'une goélette islandaise