Mots clés :

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Monuments aux morts en France.

Des poilus dans le catalogue des fondeurs

Maxime Réal del Sartre, sculpteur de monuments aux morts

Lieux des monuments, cimetières commémoratifs des Volontaires et Alliés morts pour la France

Volontaires de la liberté4

Mémorial aux volontaires polonais, La Targette (commune de Neuville-Saint-Vaast) (59)

Le monument est l'œuvre de Maxime Real del Sarte.

Il a été élevé en décembre 1929 grâce aux Polonais du Pas-de-Calais, le monument est inauguré le 21 mai 1933 par l'ambassadeur de Pologne.

Ce monument commémore le sacrifice des volontaires polonais engagés en mai 1915 aux côtés des troupes françaises dans les combats du secteur de Souchez, Carency, Neuville-Saint-Vaast. Le monument a été érigé grâce aux dons des émigrés polonais.

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Inscriptions sur le monument :

ZA NASZA WOLNOSC I WASZA (pour notre liberté et la votre)

À la mémoire des volontaires polonais qui le 9 mai 1915 se sont portés à l’assaut de la côte 140 et sont tombés pour la résurrection de la Pologne et la victoire de la France.

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Le monument est situé à Neuville-Saint-Vaast, en bordure de la route départementale d'Arras à Béthune entre la Targette (commune de Neuville-Saint-Vaast) et Souchez, au lieu-dit Mont de Mortier.

Il est situé juste en face du cimetière militaire tchécoslovaque.

Monument en hommage aux combattants portugais, La Couture près de Béthune (62)

Sur les ruines d'une cathédrale gothique, la Patrie Portugaise brandit l'épée de Nuiv'Alvarez, héros légendaire de l'indépendance, tandis qu'un soldat Portugais (reconnaissable à son casque bourquignote) mène un face à face avec la mort.

Inauguration, 10 novembre 1928.

Sculpteur : Antonio Texeira Lopez

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Arrière du monument

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Dès le début des hostilités, aux premiers jours d’août 1914, la petite nation latine, notre sœur, n’hésitait pas à nous marquer toute sa sympathie, ainsi qu’à la Belgique devant une violation aussi évidente du droit.

On ne peut dire que le Portugal soit resté neutre pour n’avoir pris place immédiatement à nos côtés, puisqu’il manifestait déjà en 1914 une sympathie active en fournissant des renforts précieux à nos alliés britanniques et des armes à nos amis belges. 

Le rude tournant de Verdun en février 1916, décida nos alliés à entrer dans la lutte, à un moment particulièrement critique et où il y aurait eu, s’il s’était agi d’un calcul intéressé, un risque certain à miser contre les empires centraux alors qu’ils semblaient avoir tous les atouts en mains.
Ainsi qu’ils l’ont maintes fois prouvé en luttant avec nous et en collaborant étroitement jusqu’à la victoire finale, ainsi qu’ils l’ont affirmé hier solennellement sur la terre d’Artois fécondée du sang de leurs 7000 morts, les Portugais se sont tout simplement sentis nos frères latins et ils ont ajouté à leur superbe passé historique la gloire de défendre avec nous une civilisation commune.
Le monument qu’ils ont élevé à leurs morts, au cœur même de la petite commune de La Couture, âprement défendue par eux, pied à pied, rappellera aux générations futures cette belle fraternité d’armes qu’une paix chèrement payée ne fera que rendre plus étroite.
Journal le Réveil du Nord, 12 novembre 1928

Voir les liens :

https://memoiresdepierre.pagesperso-orange.fr/alphabetnew/c/couturelaportugal.html

http://chaniers-portugal.over-blog.com/article-le-corps-expeditionnaire-portugais-dans-la-grande-guerre-112075573.html

Monument aux Garibaldiens de l’Argonne et volontaires italiens, Cimetière du Père Lachaise

Créée officiellement le 5 novembre 1914 sous le nom de 4e régiment de Marche du 1er régiment de la Légion étrangère et dissoute le 5 mars 1915, la légion garibaldienne sut se couvrir de gloire en Argonne et ses volontaires, autour des petits-fils de Garibaldi, furent de véritables héros.

Le 17 Décembre 1914, ils furent regroupés sur l’Argonne, plus précisément au Claon où ils séjournèrent jusqu’au 24 Décembre. Ils montèrent en ligne la nuit même de Noël.

Le 26 Décembre 1914 , ils partirent à l’attaque des tranchées ennemies du bois de Bolante aux cris de "Viva Italia, Vive la France", la tunique verte déboutonnée laissant voir la légendaire "chemise rouge".Les unités garibaldiennes subirent de lourdes pertes.

Le 8 Janvier 1915, les survivants de la légion garibaldienne étaient envoyés en renfort à la Haute-Chevauchée dans la zone des Meurissons, où la situation étaient critique : leurs charges héroïques permirent de rétablir la situation et de reprendre une partie du terrain perdu.

Le 11 Janvier 1915, les Garibaldiens, dont les effectifs avaient fondus tant à cause de la mort et des blessures que de la maladie, furent envoyés au repos.

Sculpteur : Alberto Cappabianca (1881-1962)

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Ce monument interprète le modèle de la pietà : un Garibaldien, dévêtu, a la tête posée sur les genoux d'une Marianne, symbole de la France avec son bonnet phrygien. Pleine de tendresse, elle a un geste d’affection devant ce représentant garibaldien, mort dans ses bras pour la défense du sol français.

De chaque côté de l’épitaphe, un flambeau portant la mention 'Justitia' à gauche et 'Libertas' à droite. 

Épitaphe :  

Socle de la statue : 

AUX GARIBALDIENS DE L'ARGONNE ET VOLONTAIRES ITALIENS MORTS POUR LA FRANCE 1914 ET 1918 DANS TOUS LES COMBATS POUR LA LIBERTÉ 

Un vers d’Edmond Rostand, situé sur le socle, au dessus de l'épitaphe : 

LA FRANCE S'AGENOUILLE AUPRÈS DE LUI, REGARDE ET GRAVE, SE RELÈVE EN DISANT, IL MEURT BIEN 

Inauguration :

ce monument en granit fut inauguré le 27 mai 1934 au cimetière du Père Lachaise à Paris devant une troupe en armes, une première dans un cimetière parisien.

Voir les liens :

https://www.bertrandbeyern.fr/spip.php?article563

https://www.appl-lachaise.net/appl/article.php3?id_article=2926

http://memorial14-18.paris.fr/memorial/jsp/site/Portal.jsp?page=directory&id_directory_record=193&view_directory_record=1

Le monument du 2e Régiment Spécial Russe à Saint-Hilaire-le-Grand (51) 

Le Monument du 2ème régiment spécial russe est situé au lieu-dit « L’Espérance » sur la commune de Saint-Hilaire-le-Grand, en bordure de la D21 (cette route relie Auberive à Mourmelon-le-Grand).

Le monument se trouve juste en face du cimetière militaire russe. 

Situé entre Mourmelon-le-Grand et Saint-Hilaire-le-Grand, le cimetière russe est une nécropole nationale de regroupement où ont été inhumés 915 corps de soldats russes de la 1ère et la 3e brigades morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale.

Le contexte historique : la Russie tsariste, conformément aux accords de décembre 1915, a envoyé sur le front français en Champagne une première brigade en avril 1916, remplacée par une seconde en octobre 1916.

Mais la Révolution bolchevique de février 1917 créa alors des tensions entre les "loyalistes" prêts à continuer le combat et ceux qui voulaient rentrer au pays jugeant les accords du tsar caducs. 

La France leur a offert le choix de s'engager dans une légion russe volontaire au service de l'armée française ou d'être interné dans des camps en Algérie, 4.800 réfractaires furent envoyés en Algérie. 11.000 se rangèrent aux côtés de la France dont 400 se battirent jusqu'à l'armistice de 1918.

En 1917, en face de la nécropole, un monument a été érigé par les combattants du 2e Régiment Spécial Russe en l'honneur de leurs morts.

On peut y lire ce texte émouvant :

"Enfants de France ! quand l'ennemi sera vaincu et que vous pourrez librement cueillir des fleurs sur ces champs, souvenez-vous de nous, vos amis russes, et apportez-nous des fleurs".

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Un peu moins d'un millier de soldats russes du corps expéditionnaire de quelque 50.000 hommes qui fut envoyé en France et dans les Balkans de 1916 à 1918, y sont enterrés autour d'une chapelle orthodoxe et d'un monument aux morts, qui existe depuis 1916 et est entretenu depuis 1925 par les autorités françaises.

Une association des officiers, anciens combattants du corps expéditionnaire, remplacée depuis la disparition du dernier survivant, dans les années 90, par l'association pour le souvenir, organise chaque année un pèlerinage et veille à la mémoire du rôle du Corps expéditionnaire en France et pour les relations franco-russes.

La Russie a délaissé durant toute la période soviétique la mémoire de ses quelque trois millions de morts dans l'effroyable guerre de 14-18. Oubli qui a commencé à être réparé avec la participation d'ambassadeurs de la Russie, après la Perestroïka, aux cérémonies annuelles à Mourmelon.

Cette année, l'ambassadeur de Russie en France, Alexandre Orlov, a rappelé que dorénavant le 1er août serait en Russie jour de mémoire des victimes de la Ière guerre mondiale et qu'une collecte auprès des Russes du monde est lancée pour édifier un monument aux morts à Moscou.

Voir les liens :

https://fr.rbth.com/ps/2013/05/21/les_morts_russes_sur_le_front_francais_de_14-18_commemores_a_mourmelon_mar_23765

https://www.petit-patrimoine.com/fiche-petit-patrimoine.php?id_pp=51486_3

Lire le document :

Fiche  MA01

Monument aux soldats tchécoslovaques, Cimetière du Père Lachaise 

Le monument est dédié aux légionnaires tchécoslovaques engagés volontairement dans les armées alliées et morts au combat, une œuvre du sculpteur Karel Dvorák et de l’architecte Josef Gocár, inauguré le 19 décembre 1934, jour anniversaire du décret instituant en 1917 l’armée tchécoslovaque.

Le groupe de personnages sculpté en bronze représente Marianne (coiffée du bonnet phrygien) accueillant une figure allégorique de la Tchécoslovaquie, à droite, la veuve, à gauche, le soldat mourant, sur un socle en granit sur lequel se situe l'épitaphe :

A LA MEMOIRE DE SES FILS GLORIEUSEMENT TOMBÉS DANS LA GRANDE

GUERRE 1914 - 1918 SUR LE SOL FRANÇAIS POUR LA FRANCE ET POUR

LA LIBERTÉ DE LEUR PATRIE, LA NATION TCHÉCOSLOVAQUE

Puis une plaque à la mémoire des Tchécoslovaques tombés pour la liberté en France, 1939-1945.

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Inauguration, le 19 décembre 1934

Karel Dvorak (1893-1950) (sculpteur)

Josef Gocár (architecte)

Dès juillet 1918, l’armée tchécoslovaque est incorporée à la 53e division d’infanterie et combat auprès des Français. Elle participe ainsi notamment à la seconde bataille de la Somme ou encore à l’offensive Meuse-Argonne, la dernière de la guerre, de septembre à novembre 1918.

Le 28 octobre, la Tchécoslovaquie proclame officiellement son indépendance au nom du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, reconnu dans les quatorze points du président américain Wilson en janvier 1918.

Le nouvel Etat tchécoslovaque est reconnu lors du traité de Saint-Germain-en-Laye, le 10 septembre 1919. 

Voir les liens :

http://memorial14-18.paris.fr/memorial/jsp/site/Portal.jsp?page=directory&id_directory_record=195&view_directory_record=1

https://www.radio.cz/fr/rubrique/histoire/une-exposition-retrace-laventure-des-legions-tchecoslovaques

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Source : Les monuments aux morts, Annette Becker

http://www.grensland-docs.nl/brondocumenten/legion-tcheques-en-france-1918/